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LSL: Paris n'a plus de rival sur le sol national
LSL: Paris n'a plus de rival sur le sol national
21 Avril 2019 | France > LSL

S'il fallait encore le démontrer, en franchissant une nouvelle fois l'obstacle montpelliérain, le Paris Saint Germain a fait un peu plus le vide autour de lui dans le championnat national. Les Parisiens qui passeront dès cette semaine en mode Ligue des Champions, sont en mesure de se succéder à eux-mêmes et de décrocher leur 5ème titre d'affilée, le 6ème en 7 saisons. Derrière la bagarre fait rage. Nantes l'autre européen qui affronte Barcelone, retrouve seul la seconde place, Montpellier est sous la menace de Nîmes et pourquoi pas de Chambéry. En bas de classement, Pontault Combault est voué à la descente, rien n'est joué entre Istres, Cesson et Ivry pour la 2ème place de relégable.

par Yves MICHEL

Si Charles Aznavour avait été encore de ce monde, il aurait pu réadapter une chanson pour le seul PSG handball et la transformer en « J’aime Paris au mois d’avril, quand les bourgeons renaissent, qu’une nouvelle jeunesse s’empare de la vieille cité ». A Coubertin, le plus que trentenaire Uwe Gensheimer (notre photo de tête) qui effectue ses dernières sorties sous le maillot parisien avant de rentrer en Allemagne semble avoir rajeuni. On l’a surtout apprécié en 1ère période et il a rallié la pause rendant une copie parfaite (un 8/8) qui ferait croire qu’il n’avait pas besoin de réapparaître par la suite tant son travail avait paru abouti. Face à Montpellier, Paris s’est comporté en patron. Patron qu’il est depuis septembre et qu’il restera jusqu’à la fin de la saison. Les tauliers ont pris le large passé le 1er quart d’heure (8-5 à la 17ème), ont rapidement accru leur avance et sont parvenus à réguler le tempo. Pourtant comme le fait remarquer un impeccable Luka Karabatic (6/6) au micro de beIN sports, « on a dominé du début à la fin mais malgré ça, on est resté sous la menace de Montpellier. On aurait pu prendre un écart conséquent mais ils n’ont pas craqué quand ils sont revenus à 3-4 buts. On a quand même dû batailler durant 60 minutes, la faute aussi à Vincent qui nous a fait très mal. »  C’est en effet un excellentissime Vincent Gérard (15 arrêts autant que Rodrigo Corrales) qui a retardé l’échéance et permis aux siens d’avoir des raisons d’espérer. Sauf que Montpellier a péché offensivement. Et à ce stade, la sanction est quasi immédiate. Sur les temps morts qu’il a posés, Patrice Canayer avait l’impression de se répéter sans être véritablement compris. Quatre longueurs à combler après la pause, on s’attendait à une révolte, un sursaut des champions d’Europe en titre. Leur base arrière avait produit jusque-là un tel déchet qu’elle ne pouvait qu’être meilleure. Certains comme Mohamed Soussi ou Melvyn Richardson vont se réveiller en début de seconde période, réduisant l’écart à deux unités (17-15), Kyllian Villeminot apportant à son tour un peu de fraîcheur, Mohamed Mamdouh qui avait gardé la tête hors de l'eau en 1ère période, aura du mal à faire preuve d’autorité par la suite. Quand Montpellier, même maladroitement parvenait à emballer le jeu, Paris avait du répondant. L’ultime quart d’heure ne servira qu’à accentuer la démonstration et l’écart au tableau d’affichage (33-26).

Le diaporama du match PSG-Montpellier par Lorie Couvillers


Guigou, tenue immaculée

Désormais, le MHB doit assurer ses arrières, en espérant tout simplement pouvoir conserver sa place sur le podium, ce qui est loin d’être fait puisque Nantes est devant et Nîmes en embuscade. Chambéry vainqueur jeudi d'Aix, n'est pas bien loin. Et quand on sait que les deux premières équipes citées font partie des cinq adversaires que Montpellier devra affronter, le suspense reste entier. Tous les joueurs du MHB ont été sollicités, tous... sauf un. Le moins expérimenté d’entre eux, le moins titré sans doute qui a passé ses 60 minutes dans les confortables fauteuils de Coubertin. Montpellier pourrait même faire des économies et se déplacer à quinze joueurs puisque Michaël Guigou ne semble plus servir à grand chose. C’est moche d’en arriver là. Le temps détruit tout, jusqu’à la mémoire. L’international tricolore n’aurait pas à lui tout seul renversé la tendance mais il aurait contribué à faire bien mieux sinon aussi bien que ceux qui paraissent épuisés par une saison qui à leurs yeux, a tendance à traîner en longueur.



Nédim Pétrossian

Ce samedi, c’est vrai, le PSG a évolué plusieurs tons en dessus. Souverain en défense, démonstratif en attaque avec une montée de balle très satisfaisante, solidaire, en parfaite maîtrise dans la récupération alors que les tirs sur les poteaux adverses ont frôlé le record. Même Mikkel Hansen utilisé au compte-gouttes a su lorsqu’il en a eu l’opportunité,  tirer profit des "caviar" offerts par un stratosphérique Nédim Rémili. « On essaie d’être dans le même timing tous ensemble pour justement essayer de faire déjouer les adversaires, explique le gaucher. On n’a pas été trop mal en attaque, en défense, on a su les piéger et c’est ce qui a fait la différence. On a su les amener dans des mauvaises situations. Pour ma part, c’est très agréable de servir des ballons à mes coéquipiers, Niko et Sander le font parfaitement pour moi depuis deux ans, donc j’essaie de leur apporter de la même manière. » En fait, et là est la plus grande satisfaction pour Raul Gonzales, c’est le collectif qui a forgé ce succès et non l’exploit individuel d’untel ou un autre. Là, tout le monde a participé à l’entreprise, à sa façon et selon son potentiel. C’est de très bon augure pour ce qui attend les Parisiens dans les deux semaines à venir. Place à l’exceptionnel, au piment de la saison, la Ligue des Champions et l’ultime étape en deux temps avant ce que tout le monde espère, le voyage pour Cologne. Il y aura samedi un 1er déplacement en Pologne à Kielce, l’équipe dirigée par Talant Dujshebaev et le match retour, à Coubertin, le dimanche de la semaine suivante.


Nantes, en pensant au Barça

L’Aixois Aymeric Minne qui très certainement dès cet été ralliera Nantes et croisera dans l’ascenseur Nicolas Claire qui fera le chemin inverse jusqu’en Provence, a dû apprécier le succès de son futur club à Toulouse. Enfin, si le demi-centre ne rallie pas la Loire-Atlantique en juillet qui arrive, il le fera à coup sûr un an après. En Haute-Garonne, le « H » a mis une dizaine de minutes à trouver la faille chez son adversaire. Ensuite, tout a semblé facile d’autant que Kévin Bonnefoi (notre photo) s’est montré intraitable mais surtout très régulier comme dernier rempart (7 arrêts en 1ère, 8 par la suite). Mais la performance est à mettre au crédit de l’attaque nantaise dans le 1er acte avec 90% de réussite ! Rivera, Gurbindo et Tournat avaient déjà pointé leur nez au tourniquet avant la pause, ils bonifieront leur rendement dans les 30 minutes restantes. La moyenne générale baissera mais restera honorable à 74% pour un succès net et sans équivoques (25-32). Les Toulousains qui ont perdu autant de balles que leur vis-à-vis (10) ont commis bien trop de fautes pour pouvoir rester dans le rythme. Perméables en défense, ils n’ont pas aidé un Yassine Idrissi cette fois en retrait malgré 8 parades. Désormais, les hommes de Thierry Anti vont se mettre en mode Ligue des Champions avec dès mercredi, le rendez-vous, n’ayons pas peur des mots, de l’année avec à la H Arena, le quart de finale aller face au FC Barcelone. Le choc de cette semaine avant celui de Kielce-PSG pour des Nantais qui ne partiront pas favoris mais qui ont de sérieux atouts à faire valoir.

Le diaporama du match Toulouse - Nantes par Mélody Ramirez

Istres... le partage des points n'aurait pas été volé

Istres a bien joué la majeure partie du temps face à une équipe de Tremblay qui a attaqué le match à contre-courant. On a bien senti en 1ère période notamment qu’il s’agissait d’une opposition entre des Provençaux qui jouaient leur vie parmi l’élite et un adversaire francilien qui ne court après plus grand-chose. Mené de 4 buts après 37 minutes, Tremblay a eu une réaction d’orgueil en grignotant progressivement son retard et a égalisé à l’entame du dernier quart d’heure (21-21). C’en était terminé des espoirs des Istréens qui se sont tout de même accrochés mais qui sur la fin et un peu avant, n’ont pas été favorisés par un arbitrage sur lequel il faudra vite passer. A ce sujet, Gilles Derot a eu une attitude exemplaire durant toute la rencontre avant d’extérioriser sa colère au coup de buzzer ultime auprès de la paire Sami-Bounouara. Car son équipe aurait pu réaliser le coup parfait et prendre au moins un point. Personne n’aurait crié au scandale. Alors qu’il restait moins de 3 minutes à écluser et que la parité était parfaite (25-25), un arrêt du portier tremblaysien Arsic (qui avec 13 arrêts, a fait jeu égal avec son vis-à-vis Cappelle) et une perte de balle istréenne, ponctués par un but de Pierre Marche et de Luc Steins ont suffi à faire basculer la rencontre en faveur des locaux (27-25). Il ne restait que 50 secondes à disputer, Nicolas Boschi réduira ce handicap mais ce sera insuffisant (27-26). N’en déplaise à certains, la prestation des joueurs de Seine St Denis reste… laborieuse. On peut simplement leur reconnaître le mérite de ne pas avoir lâché alors qu’ils ont été longtemps en difficulté. Istres attendra avec intérêt mercredi, la prestation de Cesson qui se déplace à St Raphaël (avec donc ce match en moins à disputer, les Bretons devancent les Provençaux d’un point avec une différence particulière de +1 but). Quant à Tremblay, la saison se terminera au chaud (c’est la période) dans l’anonymat le plus total.

Dunkerque ne pouvait pas moins faire

Nous passerons très rapidement sur la prestation de Dunkerque face à Pontault-Combault. Les Nordistes qui se sont imposés face à la lanterne rouge (30 à 26) n’ont jamais été inquiétés mais se sont contentés du minimum syndical après avoir mené de 8 longueurs à la 26ème, de 9 à la 47ème, de 8 encore à la 51ème avant de prendre un 0-4 entrecoupés de nombreuses maladresses (toute la panoplie dans ce registre y est passée). Dans les 9 dernières minutes, les hommes de Patrick Cazal ne sont parvenus qu’à inscrire deux buts. Si c’est comme ça qu’ils comptent battre Chambéry dans un peu plus d’un mois en finale de coupe de France, ils font totalement fausse route. Peut-être ce jour-là seront-ils un peu plus sérieux et inspirés jusqu’au bout. A noter toutefois les neuf réalisations  à 100% (dont 7/7 en 1ère période) de Baptiste Butto (photo ci-dessus) et la régularité de Tom Pelayo dans les deux actes (7/8). Même Guillaume Joli, l'oublié, a mis ses dix orteils sur le parquet !

Nîmes reste aux aguets

Rémi Desbonnet, mais ce n’est pas une surprise, sait tout faire avec un ballon. Les arrêter, c’est son job premier, les relancer, courir et participer à sa manière au jeu d’attaque mais il lui arrive de perdre quelques munitions. Quand le positif (15 arrêts et 4 passes décisives) compense largement le négatif (3 loupés), tout le Parnasse est à ses pieds. Il est le métronome du succès nîmois. Si face à Ivry, ce succès a mis 20 bonnes minutes à prendre forme, une fois que les lévriers et canonniers en tout genre ont été lâchés, les Gardois (en tête Elohim Prandi avec 5 buts) ont mené la danse jusqu’à la fin. Dans ses cages, Mate Sunjic a fait ce qu’il a pu mais avec 8 parades, cela ne s’est pas avéré suffisant et quand son attaque ne dépasse pas les 48% de réussite avec un Cuni Morales à côté de ses chaussures (4/11) c’est difficile de l’emporter. Cela n’a d’ailleurs pas été le cas (25-20). Ivry fait du surplace, conserve sa 11ème place avec toujours 2 points d’avance sur le 1er relégable.


Guillaume Joli n'est pas resté longtemps en place mais plus que Mika Guigou sur la 21ème journée

LSL   | Journée 21
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreDateStats
ChambéryAix en Provence302318/04>>
NîmesIvry252020/04>>
ParisMontpellier332620/04>>
TremblayIstres272620/04>>
DunkerquePontault-Combault302620/04>>
ToulouseNantes253220/04>>
St RaphaelCessonà jouer  01/05à 20h 

Classement

PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Paris4121200168553117 
2Nantes352117316485681 
3Montpellier33211641597546-1 
4Nîmes322115426045671 
5Chambéry312115515875313 
6Aix en Provence222111100567537-1 
7Tremblay182171045796182 
8Toulouse17217113616621-22
9St Raphael172071035825700-2
10Dunkerque152161235095301 
11Ivry10214152509585-3 
12Cesson92031434675500 
13Istres8213162537618-3 
14Pontault-Combau.4212190521636-9 

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© Yves Michel
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