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LDC M: Un Paris Sans Génie balayé par Kielce
LDC M: Un Paris Sans Génie balayé par Kielce
27 Avril 2019 | Europe > Champion's League
Quelle déconvenue ! Quel désastre ! Quelle démission collective ! Car même s'il reste un match retour à disputer dimanche à Coubertin, comment le PSG a-t-il pu être dominé de la sorte (34-24) ? Par une équipe de Kielce qui avait mieux préparé son rendez-vous et qui a donné une véritable leçon de handball à des Parisiens totalement dépassés dans pratiquement tous les secteurs de jeu. A Kielce, si le gardien Cupara est à mettre au tableau d'honneur, les Dujshebaev, Kulesh, Karalek et autres Cindric ont parfaitement rempli leur mission. 

Même s’il savait que ses joueurs auraient l’envie et surtout les armes pour livrer un combat qui lui paraissait à la base inégal face au PSG, il n’est pas sûr que Talant Dujshebaev ait prévu un tel scénario. 34 buts inscrits, 24 encaissés, à un heure d’un match retour programmé dimanche prochain à Coubertin, la performance est parfaite. Les Polonais s’étaient préparés à la guerre et la bouillante Hala Legionow était au rendez-vous. Elle n’avait pas apprécié que la saison dernière, ces mêmes Parisiens viennent lui saper le moral et s’imposent de 6 buts au même niveau de la compétition. Le PSG va bien tenter d’emballer la rencontre, en lançant Gensheimer (le seul à avoir surnagé) sur son aile ou grand espace, au bout de six minutes, Kielce était revenu à hauteur et au bout de 11, était passé devant. Il y avait de l’intensité, du rythme mais de mémoire, les relations entre certains Polonais n’avaient jamais aussi bien fonctionné. L’axe Kulesh-Karalek a montré son efficacité, tout comme la maîtrise de Luka Cindric, génial petit farfadet capable de faire déjouer n’importe quelle défense. Et que dire de Vladimir Cupara (photo de tête)? Le portier serbe s’est véritablement révélé sur ce match. Il a surtout été mis en confiance par les échecs répétés de Luc Abalo. Pauvre Lucio… ce n’était pas son jour. D’ailleurs, il paiera son manque de réussite après une vingtaine de minutes lorsque Raul Gonzalez faute de mieux, lancera Stepancic sur l’aile droite. Cupara continuait son festival, aidé parfois par des corps étrangers (montants et transversale) alors qu’en face Thierry Omeyer, héros du match de l’an passé, se retrouvait le plus souvent les fesses au sol, contraint d'aller chercher le ballon au fond de ses filets. Même s’ils étaient menés, les Parisiens ne sombraient pas totalement. Les 9 dernières minutes de la 1ère période vont leur être préjudiciables. Un ballon gratté par Alex Dujshebaev, une défense parisienne aux abonnés absents, un Nedim Redim un peu trop hésitant dans ses intentions, tout cela suffisait à changer le cours des évènements. Kielce ralliait la pause avec un avantage conséquent (16-11). Pas suffisant pour déjà crier victoire encore moins pour envisager la qualification mais intéressant pour une éventuelle capitalisation.

Effacé dans le 1er acte, Nédim Rémili allait montrer le bout de son nez dès le retour des vestiaires. Tout comme l’imperturbable Uwe Gensheimer, si bien qu’après 38 minutes on se disait que le PSG allait se ressaisir et que son adversaire n’allait pas indéfiniment continuer sur le même rythme. Les Parisiens s’étaient heurtés à une défense rugueuse, mobile, parfois à la limite de l’irrégularité que deux arbitres russes ont très peu sanctionnée. Trois buts à remonter (20-17), rien n’était définitif. Il eut fallu pourtant que le PSG retrouve un semblant de sérénité et d’esprit de corps, "Vivre ensemble" était le slogan d’une célèbre radio nationale dans les années 90. A Paris, ce slogan avait du mal à s’imposer. Quelques ballons grattés par les Polonais, un jeu à 7 risqué de la part de Raul Gonzales et deux buts dans des cages parisiennes désertées, suffisaient à remettre de la distance. Tout souriait aux Polonais qui malgré une double infériorité numérique, parvenaient non seulement à tenir la barre mais également à accentuer leur avance. Les Parisiens montraient des lacunes en défense mais également en attaque, négligeant la construction et ne trouvant le plus souvent des solutions que sur jeu de transition.



Il fallait limiter au maximum les dégâts pour préserver ses chances en vue du match retour, mais le PSG restera cloué au sol, l’écart au tableau d’affichage prenant des allures de véritable punition. 34-24… si dimanche à Coubertin, la "remontada" doit être dans toutes les têtes parisiennes, les Polonais savent que Cologne n’est pas si loin que cela. « Nous savons qu’à Paris, reconnait Talant Dujshebaev, ce sera très dur. Ils sont capables de faire basculer le score en deux mi-temps. Beaucoup de choses peuvent changer. Nous avons eu beaucoup de chance aujourd’hui. Ils ont souvent tiré sur les barres, ce qui nous a permis de bénéficier de buts faciles sur contre-attaques. Nous avons gagné cette 1ère manche mais nous les respectons. Nous n’avons encore rien à célébrer. » Raul Gonzales, celui qui restera son ami mais aussi son élève en souvenir de l’époque Ciudad Real a un sacré défi devant lui. Remotiver sa troupe qui a pris un sacré coup de bambou et tenter de trouver la solution miracle pour signer un exploit retentissant. Car dimanche 5 au soir, on pourra parler d’exploit si Paris parvient à renverser la tendance et valider son billet pour le Final Four à Cologne. Mais très sincèrement, on en est encore loin.  Vraiment très loin.

A Kielce (Pologne), Hala Legionow, samedi 27 avril 2019 à 18h
Quarts de finale aller de la Ligue des Champions 
PGE Vive Kielce - PSG Handball         34 - 24  (mi-temps: 16-11)

Arbitres: MM Zotin et Volodkov (Russie)

Evolution du score: 0-2 (2) 3-3 (6) 7-6 (11) 9-8 (16) 11-8 (20) 14-10 (25)  16-11 (MT) 17-11 (31) 17-14 (35) 20-17 (38) 22-17 (41) 24-20 (45) 28-21 (49) 32-23 (55) 34-24 (FIN)

KielceKielce
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
A.KARALEK6/80/06/800000616
V.KULESH6/90/06/900000615
L.CINDRIC5/80/05/800000512
J.AGUINAGALDE AKIZU3/31/14/400010410
B.JANC3/41/14/500000410
M.JURKIEWICZ3/30/03/30002034
A.DUJSHEBAEV DOVICHEBAEVA3/70/03/70010033
M.JACHLEWSKI1/10/01/10000013
A.MORYTO1/10/01/10000013
B.BIS0/00/00/00000000
A.FERNANDEZ PEREZ0/00/00/00000000
M.MAMIC0/00/00/0000100-2
Total31/442/233/46001403374
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
V.CUPARA13/341/414/3800000115
F.IVIC0/00/00/00000000
Total13/341/414/38001403489
ParisParis
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
U.GENSHEIMER8/113/411/15000001127
N.REMILI6/80/06/800110612
M.HANSEN5/90/05/900000510
S.SAGOSEN1/30/01/30000011
R.DOURTE0/00/00/00000000
K.EKDAHL DU RIETZ0/00/00/00000000
L.KARABATIC1/20/01/20001010
A.KEITA0/00/00/00000000
V.MORROS DE ARGILA0/00/00/00000000
D.NAHI0/00/00/00000000
L.STEPANCIC0/00/00/00000000
H.TOFT-HANSEN0/10/00/1000000-2
L.ABALO0/40/00/4001000-6
N.KARABATIC0/20/00/2002000-6
Total21/403/424/44004202436
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
R.CORRALES RODAL1/60/11/7000000-4
T.OMEYER6/310/16/32000000-11
Total7/370/27/39004202421

© Yves Michel
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Talant d'or, Raul aussi mais il ronfle
emmanuel clerc | Lundi 29 Avril 2019 (12h39)
Raul victime d'une Talantite aigüe ?.. À voir la bouche bée du technicien espagnol ou ses regards bas, fuyant son banc, devant la prestation de ses joueurs, on est en droit de le penser... Pas de réaction, hors celle de sanctionner un Lucio en difficulté, ou un Titi abandonné par sa défense, pas un temps mort opportun, pas de plan C,D,E, même quand les buts sur le jeu à 7 s'enchaînaient dans les filets comme des perles de mauvais sens tactique... Le PSG est-il un trop gros morceau pour Gonzales ?...
Les Polonais ont pratiquement tous marqué... En face, 3 joueurs ont tenté de sauver le club, et sans que jamais un élan collectif ne se mette en place... Sangosen et Hansen font la paire face à des défenses qui les laissent , même relativement, prendre leurs positions, bouger, lâcher les ballons... Mais devant des défenseurs très souvent au-delà de la légalité handballistique, il fallait produire autre chose que jérémiades et gestuelle offusquée... Remili s'y est collé, récoltant un 2mn forcément injuste, après avoir été victime d'un attentat fessier dont Aguinagalde est fondamentalement coutumier...
Pourtant c'est de cette chimie là que le PSG a manqué... Un mix de rébellion contre les mauvais coups et le laxisme quand même un peu honteux des Russes siffleurs... Las, la 1-5 permettait seulement à Cindric de gagner ses duels, après avoir enrhumé le lourd Toft-Hansen, de déchirer la défense parisienne ou de mettre ses tireurs sur orbite, quand ce n'était pas du jeu en triangle avec le pivot...
Et que dire des 14 arrêts de Cupara ?... Pas grand chose, sinon qu'ils ont acter la fébrilité des tireurs parisiens...
10 buts, ça paraît clairement difficilement surmontable... Le sourire presque surpris mais intense de Talant Dujshebaev disait autant son extrême satisfaction que sa volonté intacte de préparer le retour avec la même excellence tactique que l'aller...
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