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LDC M: Il faudra renverser Coubertin et tout le reste !
LDC M: Il faudra renverser Coubertin et tout le reste !
3 Mai 2019 | Europe > Champion's League

Il ne sera pas seulement question de victoire. Pour décrocher son 4ème billet consécutif vers Cologne, le PSG doit battre les Polonais de Kielce d’au moins 11 buts. L’écart peut paraître abyssal mais l’exploit reste possible. Comme il l’avait été pour Montpellier en 2003 en finale de la Ligue des Champions. Déjà à l’époque, Nikola Karabatic, Thierry Omeyer et Bruno Martini étaient concernés. Si les deux 1ers se retrouveront ce dimanche sur la feuille de match, le 3ème ne sera pas très loin du terrain, en tribune officielle, à se ronger les sangs.

par Yves MICHEL

Toute la semaine, le service de presse du PSG a tenté d’écarter la moindre intrusion d’un corps étranger dans l’univers du club. Vivons heureux, vivons caché. Un postulat qui peut se comprendre puisque ce dimanche, c’est finalement toute la saison européenne des champions de France qui va se jouer face à Kielce. Le défi est de taille. Samedi dernier, lors du match aller, le boulot a été bâclé. Après une nuit à ressasser ce qui a été un vrai cauchemar, les Parisiens sont rentrés de Pologne. A leur arrivée, il parait même qu’ils ont eu la visite de Jean Claude Blanc, le directeur général délégué du PSG mais comme rien n’a filtré, l’information n’a pas pu être vérifiée. Les interviewes ont été rares, même Bruno Martini, d’habitude si disert, a fait savoir qu’il ne s’exprimerait pas avant le rendez-vous dominical. Aussi superstitieux qu'un chamane coréen l'ancien gardien de buts champion du monde !

L’heure est grave du côté de Coubertin. Le PSG est-il capable de soulever des montagnes, de renverser une tendance qui lui est totalement favorable et de remonter dix buts ? Par le passé, quelques scénarios sont allés dans ce sens. Il y a bien eu la "remontada" de Montpellier en 2003 lorsque la finale de la Ligue des Champions se disputait en match aller et retour. Il s’agissait de combler un retard de huit longueurs et les Héraultais n’avaient pas fait dans de détail puisqu’au retour, ils s’étaient imposés de douze (voir plus bas). L’année suivante, ces mêmes Montpelliérains s’étaient retrouvés dans une situation similaire en 8èmes de finale avec neuf buts à rattraper face aux Danois de Kolding. Le handicap avait été effacé une semaine plus tard en 1ère mi-temps et les hommes de Canayer avaient gagné de 11.

Depuis la déroute en Pologne, la parole parisienne s’est donc faite rare. Sur le site du club, Luka Karabatic a tenté d’apporter quelques explications sur le fiasco. «Forcément, on ne s’attendait pas à perdre d’autant. On est vraiment tombé dans un piège, les éléments se sont acharnés contre nous et cela a été difficile de sortir la tête de l’eau. On peut avoir l’impression d’être déjà éliminés, après, on se dit que tout est possible et qu’en aucun cas, il faut baisser les bras. » Les raisons d’espérer sont multiples et d’ailleurs dans le camp d’en-face, il a fallu du temps pour réaliser l’ampleur de la performance. Le président de Kielce et l’entraîneur Talant Dujshebaev ont mis en garde leurs joueurs sur un excès de confiance. « Il faut se souvenir que l’an passé, en quart aller, Paris avait pris un avantage de 12 buts à la mi-temps, insiste un des demi-centres Marius Jurkiewicz. Il sera difficile de les surprendre comme nous l’avons fait le week-end dernier. Et s’ils jouent vraiment, s’ils s’appuient sur leurs forces, ils peuvent renverser la situation. » Bouger les lignes, désorganiser l’équipe dirigée par Talant Dujshebaev, voilà ce que vont devoir tenter les Parisiens. Dès 17h à Coubertin, ils prendront place dans une fusée à plusieurs étages. «Aujourd’hui, au-delà de penser à une éventuelle qualification qui est très compromise, il faut déjà montrer un autre visage, poursuit Luka Karabatic. Il faut espérer qu’on soit dans un jour où tout nous réussit. Il faut se lancer à fond dans la bagarre et on fera les comptes à la fin. Il n’y a pas de place à la gamberge et on va avoir besoin de tout le monde.» Comme c’est devenu une habitude et qui plus est en pareille situation, les "Ultras", les supporters des footeux occuperont leur carré et du début jusqu’à la fin tenteront d’enflammer la salle. Si dimanche soir, le scénario même avec un succès, n’était pas favorable et que le PSG soit privé de voyage à Cologne début juin, cela serait un véritable coup d’arrêt après trois années consécutives de participation au Final Four.

Eparpillés par petits bouts façon puzzle

C’est l’impression qu’avaient eu les Basques de Pampelune lorsqu’après une heure de jeu, ils étaient sortis de l’essoreuse de Bougnol complètement exsangues. L’avance de huit buts acquise à l’aller s’était retournée contre eux et Montpellier était devenu champion d'Europe en s'imposant 31-19.

En 2003 à Montpellier, il y aura eu un avant et un après 4 mai. Un de ces dimanches qui reste en mémoire. Où le moindre geste, la moindre prouesse technique est décortiquée et surtout magnifiée. Une semaine plus tôt, le samedi, les Espagnols de Pampelune dans le sillage de Jackson Richardson et Arnaud Calbry avaient frappé un grand coup en gagnant de huit buts. Il était dit que rien ne pouvait leur arriver et que Montpellier, même en triomphant à Bougnol ne parviendrait pas à refaire son retard. « Avec Jack, se souvient l’actuel entraîneur adjoint dunkerquois, on était les deux seuls à savoir que Montpellier n’avait pas joué sur sa valeur. Au club, on sentait nos partenaires dans l’instant d’après. Les bouteilles étaient déjà au frais, les préparatifs pour une fête, très avancés. Sauf qu’à Bougnol, tout est allé de travers pour nous. » Ce jour-là, les Héraultais se sont découverts des vertus insoupçonnées. Même les arbitres, danois, ont rapidement épousé leur cause. Ils n’ont pas eu à se forcer pour le faire tant la mainmise du MHB était totale. « Le mental et l’impact physique ont joué un très grand rôle, témoigne "Dédé" Golic, montpelliérain de l'époque. On n’avait pas eu besoin de trop se parler pour savoir ce qu’on avait à faire. Peu importe l’époque et la façon de jouer, ce qui compte ce sont les fondamentaux. Il y a aussi une question d’orgueil. Je connais assez Niko (Karabatic) et Titi pour dire qu’ils ont l’affront du match aller à laver. Une remontada ne sera possible que s’ils partagent tous le même objectif. C’est cette volonté commune qui nous a permis de réussir il y a 16 ans. Kielce ne va pas se laisser faire mais ce sera à Paris d’imprimer son tempo. Et à partir de là, tout est réalisable d’autant qu’au PSG, la majorité des joueurs a connu par le passé, des situations aussi complexes à gérer.» Le souvenir de 2003 est encore présent dans les mémoires. Nikola Karabatic pourra aussi se rappeler des quarts de finale, il y a cinq ans. Sous les couleurs du Barça, il avait été le principal artisan de la remontée catalane face à Rhein Neckar Löwen. Battu en Allemagne de sept buts, c’est exactement ce qu’avait inscrit le Français au retour pour que la balance penche en faveur des "Blaugrana". Egalité parfaite, c’est grâce à un meilleur total de buts inscrits à l’extérieur, qu’ils avaient obtenu leur ticket pour Cologne. Pour les Parisiens, les 24 buts inscrits en Pologne pèseront-ils assez lourd ? 33-23 serait la marque idéale minimum.

© Yves Michel
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