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Après la Tunisie et le Qatar, Alain Portes accoste en Algérie
Après la Tunisie et le Qatar, Alain Portes accoste en Algérie
15 Mai 2019 | International

Le Maghreb lui avait tant réussi qu'après la Tunisie et deux succès au championnat d'Afrique des Nations en 2010 et 2012, Alain Portes prend la direction de l'Algérie. L'ancien entraîneur de l'équipe de France féminine a signé un contrat de deux ans à la tête de la sélection nationale masculine. Il a bien voulu nous expliquer ses motivations, ses objectifs et surtout les enseignements qu'il a pu tirer du temps passé.

par Yves MICHEL


Il dit avoir tourné la page et ne plus trop s’intéresser à ce qui se passe dans le handball français. Début mai, Alain Portes est rentré chez lui à Nîmes avec le sentiment du devoir accompli. Appelé quatre mois plus tôt par le club de Duhail avec pour seule mission de mener l’équipe qatarie au plus haut de la Coupe d’Asie des Clubs champions, il s’est plongé sans trop réfléchir dans une aventure qui sera couronnée de succès. Mais pas le temps de gamberger sur son avenir. Quelques propositions ont afflué et parmi les plus solides, celle de l’Algérie. « J'étais en contact avec eux depuis près de deux ans mais jusque-là, rien ne s’était concrétisé. Et puis, j’ai trouvé des personnes à l’écoute, attentionnés qui n’avaient pas oublié ce que j’avais fait avec la Tunisie (entre 2009 et 2013) et j’ai fini par accepter leur proposition. » Malgré la contestation populaire qui a agité le pays et qui a conduit au départ du président Bouteflika.  « Bien-sûr que j’ai suivi la situation mais tous les signaux que j’ai reçus, au Qatar mais aussi provenant d’entraîneurs et de connaissances algériens étaient positifs et m’ont aidé à prendre ma décision. » Le projet de la Fédération Algérienne de Handball est on ne peut plus clair. « Essayer de se qualifier pour le Mondial 2021 qui est en Egypte avec 32 équipes dont six représentants africains. C’est tout à fait jouable même si à la dernière CAN, la sélection n’a terminé qu’à la 6ème place.» C’est donc un édifice totalement craquelé mais aux solides fondations sur lequel Alain Portes va devoir se pencher. Incapable de se qualifier pour les deux derniers Mondiaux, l’Algérie a disparu du podium des trois meilleures nations africaines. « Je suis conscient de l’ampleur de la tâche. Tout est à reprendre dans le fonctionnement mais le potentiel est là. Des clubs existent, il y a toujours un savoir-faire au niveau du handball. Il faut aussi remotiver certains joueurs qui se sont un peu lassés par un certain désintérêt autour de la sélection. C’est ce que je compte faire. » A la recherche du temps perdu et surtout se mettre au travail, le plus rapidement possible. En quelques jours, le Français a mis sur pied un programme de préparation afin d’arriver sur le 1er objectif, la CAN en Tunisie en janvier 2020. Comme un clin d’œil pour lui, sur la même terre où pendant près de quatre ans, les bons résultats se sont enchaînés. Alain Portes contactera dans un 1er temps, les joueurs algériens qui évoluent à l’intérieur du pays et à l’étranger puis très rapidement s'intéressera au statut des binationaux du championnat français. « Même si je pense qu’il lorgne sur l’équipe de France, j’ai l’intention de discuter avec Samir Bellahcène (le gardien de Dunkerque), je peux faire pourquoi pas la même démarche auprès du Nîmois Micke Brasseleur. Si un jour il veut participer à un Mondial, il est fort peu probable qu’il le fasse avec la France. » A 57 ans, Alain Portes reste toujours un passionné. Par un sport qui lui a tant apporté. Comme joueur avec l’USAM et les récompenses nationales mais aussi l’équipe de France et l’élément fondateur en 1992 avec le bronze olympique à Barcelone.



Un sport ou plutôt son environnement qui l’a aussi meurtri dans sa chair et lui a fait traverser les pires moments. Successeur d’Olivier Krumbholz à la tête de la sélection féminine en juin 2013, il est déchu de ses fonctions, deux ans et demie plus tard par ceux-là même qui l’avaient investi. La blessure est toujours présente. « Evidemment. Mais je suis plus fort que ce que les gens croient. Après ma mise à l'écart, j'ai passé une saison à Besançon (Proligue), cela m'a permis de me remettre à fond dans le hand. C'est dommage qu'on n'ait pas pu se maintenir. Les quelques mois que j’ai vécus au Qatar m’ont fait beaucoup de bien. J’ai eu le résultat qu’on attendait, c’est ça l’essentiel. Ce que peuvent penser les gens en France, je m’en fous un peu. » Détaché de ce qui s’est passé ? Pas tout à fait puisqu’une action en justice est toujours en cours et que l’intéressé compte bien mener à son terme. «J’ai été victime d’un complot. Cela ne retire rien à ce que j’ai fait avant et je poursuis mon chemin entaché de cette parenthèse… désolante. C’est désormais à la justice d’agir. C’est vraiment moche ce qu’on m’a fait subir… J’ai fait ce que j’avais à faire dans le handball français… il y a des gens qui connaissent ma valeur et d’autres qui ont voulu me détruire. » Les Algériens et Habib Labane, le président de la Fédération (le frère de Tahar l'ancien joueur de Istres, Aix, Nantes et Saintes) sont prêts à l'accueillir à bras ouverts.

© Yves Michel
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