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CDF M: Chambéry est resté à l'image de sa saison... exemplaire !
CDF M: Chambéry est resté à l'image de sa saison... exemplaire !
25 Mai 2019 | France > Coupe de France
Sans manquer de respect à Dunkerque, il n'y a pas eu de match ou si peu tant l'équipe nordiste a montré ses limites et n'a jamais pu prendre la mesure de cette finale. Chambéry n'a jamais faibli et surtout a honoré un titre qui lui était promis bien avant le coup d'envoi. L'espace d'une heure, les Savoyards sont devenus les maîtres du temps et leur succès (31-21) est amplement mérité. Ils ont été dominateurs dans tous les secteurs de jeu. Leur 6ème tentative en finale a été la bonne ! 

par Yves MICHEL, à Bercy 


Une entame loupée, une défense un peu trop perméable, aucune organisation offensive, Dunkerque n’a jamais été en mesure de gêner une équipe de Chambéry qui de bout en bout a dégagé un peu plus de sérénité. Les Savoyards s’étaient dit que cette sixième finale à laquelle le club était convié ne devait pas se conclure en rendez-vous manqué. Campés sur un bloc défensif homogène et très mobile, ils n’ont pas mis très longtemps à mettre la main sur le match. Ce sont eux qui ont réglé le tempo et imposé à peu près ce qu’ils ont voulu. L’entame sera fidèle à ce qu’on pouvait attendre. Beaucoup de contacts mais une certaine passivité nordiste et un jeu trop lisible en attaque placée. Au fil des minutes, avec un magistral Niko Mindegia à la baguette, Chambéry a réussi à mettre de la distance et surtout au moindre un contre un, la panique dans la défense adverse. Et dire qu’il n’y a pas si longtemps, ce secteur était le signe de reconnaissance de l’armada nordiste, celle qui en 2014 avait été championne de France ! Ce samedi, on en était très loin. Alors qu’ils commençaient à prendre le large, les Savoyards vont même profiter d’une double supériorité numérique pour accentuer leur avance (11-6 à la 18ème). Dunkerque va rester sans solution et surtout sans réussite pendant une éternité. Neuf minutes sans inscrire le moindre but alors qu'en même temps, les Savoyards passaient un 4-0. Le fossé commençait irrémédiablement à se creuser (16-8 à la pause). Au retour des vestiaires, Dunkerque était-il animé d’intentions plus louables ou du moins une envie plus prégnante ? Les hommes de Patrick Cazal vont donner l'illusion d'une réaction pendant moins de deux minutes, le temps d’inscrire deux buts consécutifs.



Mais à chaque impression donnée de sortir la tête de l’eau, ils vont buter sur une formation de Chambéry imperméable qui va s’en sortir notamment grâce aux parades de Julien Meyer. Préféré dès l'entame à Yann Genty, le jeune portier alsacien s'est montré à son avantage et a parfaitement répondu aux attentes de son entraîneur. « La Coupe cette année, c’est la seule compétition dans laquelle j’ai eu le plus de temps de jeu puisque Yann a été très performant en championnat. J’ai eu un peu de temps pour m’exprimer et j’espère que l’année prochaine, il y en aura un peu plus. C’était vraiment un match qui était très bien construit défensivement et je pense avoir été présent où et quand il le fallait. On s’est rendu la tâche facile en faisant l’écart très rapidement.» En seconde période donc, les intentions chambériennes n’ont pas changé de registre. En haussant même le ton et en insistant sur ce qui avait fait tant de dégâts dans le bloc adverse. Fahrudin Melic qui s’était déjà bien signalé dans les trente 1ères minutes, continuait sur sa lancée et comme sa défense ne faiblissait pas, Dunkerque était tenu en respect. Les ballons gagnés étaient tout de suite exploités. Les Nordistes n’avaient aucun moyen de répondre. Le jeu au près était la plus mauvaise option et le manque de moyens réduisaient au maximum les frappes lointaines. Langaro aux abonnés absents (ou déjà à Copacabana ?), Pelayo complètement essoré (il paye sans doute les efforts consentis tout au long de la saison), les quelques timides tentatives de Dylan Garain notamment en 1ère période puis de Reinier Taboada à 9 mètres ne vont pas changer grand-chose. Les Dunkerquois peuvent regretter de n’avoir pas pris assez de risques. Mais en avait-il les moyens ? La réponse est dans la question. Malgré les apparences qui étaient contre eux et la différence de niveau qui n’a fait que se creuser, ils ne se sont pas résignés mais Chambéry n’a jamais donné des signes de faiblesse. Les joueurs d’Erick Mathé avaient même de la ressource, à l’image d’Alexandre Tritta, plus de trois-quarts d’heure sur le parquet et auteur des trois derniers buts de son équipe, dont un de sang-froid, des 9 mètres, plein centre comme si ceux qui lui faisaient face, l’avaient invité à tirer. Au final, la sanction est lourde (31-21), dix buts d’écart, il faut remonter à un certain OM Vitrolles-Créteil en 1993 pour trouver une telle différence. Traoré, Tritta, Babarskas, Marescot, Meyer, encore moins Richert et Anquetil n’étaient même pas nés ! « C’est notre 1er vrai trophée, se réjouit Julien Meyer, ça promet de belles choses sur les années à venir parce que ce groupe est demandeur et en veut plus. Ce qu’on vient de faire c’est une belle récompense et quand on est capable de montrer une telle force de caractère, il ne faut jamais douter. Les épreuves du sport, ce sont des hauts et des bas, il faut les accepter en gardant toujours la même confiance et la même sérénité.» Côté nordiste, la plupart des mines étaient abattues. Les yeux rougis, le gardien Samir Bellahcène avait du mal à cacher sa déception tout en rendant hommage à Chambéry. « C’est à l’image de leur saison exceptionnelle et là encore, ils ont été largement au-dessus de nous dans tous les secteurs. C’est le sport mais je suis assez déçu car personnellement, je n’ai pas été bon, il fallait qu’il y ait des gardiens et il en manquait de notre côté. On avait pourtant bien préparé ce match mais au coup d’envoi, ce n’est plus pareil. J’espère que ce qu’on vient de vivre nous servira de leçon. Au départ, je pense qu’ils avaient autant d’expérience que nous, je pense qu’on en avait plus et pourtant ils ont été au-dessus. Bravo à eux, c’est amplement mérité.» Et ce succès chambérien fait au moins un autre heureux, Nîmes assuré de disputer la saison prochaine, la coupe EHF.


Alexandre Tritta, auteur d'un sans faute avec 8 réalisations en autant de tirs, termine avec son partenaire Fahrudin Melic (8/10) au Panthéon des meilleurs buteurs de cette finale. Quelle maîtrise pour ce pur produit du centre de formation de Chambéry et qui se plait dans son environnement puisqu'en octobre dernier, il a prolongé son bail jusqu'en 2022 !

Alex, la notion de plaisir vous a accompagnés tout au long de cette finale…
Quand un match se passe aussi bien, qu’on a de la réussite, qu’on sait que l’avance est conséquente, à +8 ou +9, on veut que ça ne se termine jamais. Il reste quelques minutes, il faut aller vers l’avant et essayer de marquer.

A l’image de tes trois derniers buts en 2 minutes ?
Oui mais voilà, on ne sait jamais, même s’il ne reste que trois minutes, on se dit qu’ils peuvent revenir (rires)… Non, au-delà de la plaisanterie, c’est à l’image de notre saison, cette envie qu’on a eu de toujours performer, repousser les limites et aller jusqu’au bout de ce qu’on s’était fixé. C’est une constante dont on se sert dans les fins de match et même quand il y a de l’écart, il faut continuer à mettre la pression sur l’adversaire. En plus, à la fin, on sentait ce public qui nous poussait, il ne fallait pas le décevoir.

C’est une nouvelle aventure qui débute pour Chambéry…
Il y en avait quasiment aucun qui était là en 2011, très peu en 2014, donc c’est à nous à écrire notre histoire. Il faut rester humble et ne pas oublier que des fois, les lendemains de victoire peuvent être difficiles, il faut profiter et croyez-moi, on va le faire mais il ne faut pas s’enflammer non plus. On a encore le temps de penser à l’année prochaine. En plus, la saison n’est pas terminée.

En un an et demi, la métamorphose est totale…
C’est sûr que "Bubu" puis Erick ont apporté du sang frais et on en profite un max.

Le diaporama de cette finale Chambéry - Dunkerque par Lorie Couvillers



A l'Arena de Bercy, samedi 25 mai 2019
Finale de la Coupe de France masculine 

CHAMBERY SAVOIE MONT BLANC HB - DUNKERQUE HGL    31-21  (MT: 16-8)


Arbitres: Raouf et Karim Gasmi
Spectateurs: 12 000

Evolution du score: 2-0 (4) 6-3 (10) 7-5 (14) 10-5 (17) 14-6 (26) 16-8 (MT) 18-10 (35) 19-12 (38) 23-13 (42) 26-15 (48) 27-19 (52) 30-20 (57) 31-21 (FIN)



Joyeux anniversaire Erick Mathé !


Il y a un an, à deux jours près (c’était un 27 mai), Erick Mathé remportait dans le sillage de Patrice Canayer et de Montpellier, la finale de la Ligue des Champions à Cologne.  De l’adjoint qu’il a été durant trois saisons dans l’Hérault, il imprime sa marque dès sa 1ère année en Savoie. Réputé exigeant parfois cassant avec ceux qu’il a à diriger, c’est grâce à lui que Chambéry renait de ses cendres. A donc un an d’intervalle, deux trophées, deux médailles. Laquelle à ses yeux vaut plus cher ? « Ce n’est pas pareil, ma position n’est pas la même c’est une certitude, malgré tout gagner la plus belle des coupes d’Europe, ça marque quand même et on ne peut pas la mettre au second plan. Même si effectivement, remporter un trophée en tant qu’entraîneur principal, c’est une fierté supplémentaire mais sur la comparaison des titres, malgré tout, la Ligue des Champions reste pour moi, quelque chose de fort. » Et que sa famille et ses proches se rassurent, Erick Mathé est bien né un 23 juillet !
© Yves Michel
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