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EDF M : vacances méritées pour des Tricolores appliqués
EDF M : vacances méritées pour des Tricolores appliqués
16 Juin 2019 | International

Pas facile de se motiver lorsque la qualification pour l'Euro 2020 est déjà acquise ou lorsqu'à domicile tout est réuni pour s'imposer dans les grandes largeurs. Mais l'équipe de France s'est encore une fois montrée sérieuse en dominant nettement la Roumanie. Place désormais aux vacances pour des Tricolores pas mécontents d'en terminer ici.

Vainqueurs de la Lituanie à Klaipeda ce jeudi (17-37), les Bleus ont d'ores et déjà assuré l'essentiel, à savoir un ticket pour l'Euro 2020. Le plus dur a été fait en amont, reste à finir proprement le travail. Premier de son groupe de qualification, la France avait une toute dernière formalité, battre la Roumanie à Nantes pour clôturer une campagne de qualifications faite de hauts et de bas. On oubliera Guimarães et cette défaite surprise au Portugal, les hommes de Didier Dinart ont appris de leurs erreurs et confirment leur retour en forme. La preuve avec ce duel remporté face à une Roumanie qui avait posé des problèmes au match aller à des Bleus malmenés en première période… mais capables tout de même d'hausser le ton après le repos pour s'imposer au final de dix buts. Gare donc à ces Roumains sans complexes qui débutent tambour battant (3-3, 5'). Un début de match prometteur de parts et d’autres, Nedim Remili plante les premières banderilles chez les Bleus, le Parisien fera un match plein avec six buts en huit tentatives… assurément l’un des meilleurs Tricolores sur le 40 x 20 Nantais en ce dimanche soir. Et la première impulsion collective se termine par un joli kung-fu conclu par Adrien Di panda (5-3, 6’). La jeunesse d’entrée au pouvoir avec Romain Lagarde – Kentin Mahé – Nedim Remili sur la base arrière. Les imprécisions de début de rencontre (6-5, 8’) empêchent de prendre rapidement le large. La faute à une solidité défensive encore balbutiante, certes Di Panda et Sorhaindo sont les costauds de service secteur central… certes, Yann Genty nous livre une première période intéressante. Mais la défense Tricolore peine encore à stopper toutes les initiatives Roumaines (9-6, 14’). Pas forcément d’étincelle dans le jeu, surtout de l’application chez ces Bleus méthodiques pour user la sélection Slave. Maladresses de début de match à l’image de Luka Karabatic à peine rentré… sitôt exclu, mais il ne faut pas attendre longtemps avant de voir le cadet de la fratrie inscrire son premier but (10-6, 16’). Le sélectionneur Roumain sent alors le danger et prend son premier temps mort. Peine perdue… car la France prend son temps en attaques placées, Valentin Porte et Michael Guigou offrent des solutions dans le dos des défenseurs Roumains (12-8, 19’) et l’avantage net au tableau d’affichage se précise.

Rien d’exceptionnel non plus au cours d’une première période sans grand relief, le manque cruel d’enjeu n’étant pas étranger à l’ambiance quelque peu discrète de la « H Arena ». Défense entend -on descendre des travées, il est vrai que l’arrière-garde Tricolore laisse quelques espaces à son rival… le jeune Buzle se montre notamment à son avantage dans le premier acte. Mais la France  Le pastis de Genty à la 25ème minute doublé d’un missile signé Nedim Remili porte l’écart à +4, l’avance est solide au terme d’une première période correctement maîtrisée. Et comme l’on pouvait s’y attendre, la seconde période sera le théâtre d’expérimentation… et le turn-over initié par coach Dinart est l’occasion d’apercevoir de nouvelles têtes. A l’image de Jean-Jacques Acquevillo qui prend confiance au fil des minutes, le Cessonnais aura pris un temps de jeu conséquent en deuxième mi-temps. Melvyn Richardson effectue lui aussi son entrée après la pause, tout comme Vincent Gérard dans la cage. Bonne fin de première période… et retour des vestiaires tout aussi convaincant chez les Bleus (21-15, 32’).

On récite ses gammes et on prend peu à peu confiance dans les enclenchements. Du sérieux encore et toujours dans les rangs Tricolores, Jean-Jacques Acquevillo tout en sobriété fait brillamment le job. Richardson au relais et la France porte naturellement son avantage à sept buts (24-17, 38’). Le travail d’usure fait son effet et les lignes se distendent au sein de la défense Roumaine… le gardien Iancu ne pourra rien face au désir de bien faire des joueurs locaux. Moins fringants, les Roumains baissent peu à peu de pied, quelques jolies initiatives individuelles masquent péniblement la différence de niveau criante entre les deux sélections (26-19, 42’). Le dernier quart d’heure ne soulèvera pas les foules, même si ce second acte est plutôt plaisant à regarder. La France atteint la barre des 30 buts à la 47ème minute grâce à un lob savamment dosé de Mathieu Grébille. De beaux gestes individuels au final, cette rencontre offre au public Nantais un spectacle de qualité. A défaut de suspense, Tricolores comme Roumains réussissent à s’offrir une dernière heure de jeu saison 2018/19 plutôt plaisante (30-23, 49’). Acquevillo toujours efficace au shoot, la France reste dans son match jusqu’au coup de sifflet final. Pas facile lors que l’intérêt est quasi inexistant et l’adversité un ton en dessous. Il n’y aura pas de baisse de rythme côté Français, les hommes de Didier Dinart terminent correctement leur parcours en éliminatoires… et peuvent désormais goûter à un repos bien mérité. Le repos des guerriers après une fin de parcours solidement maîtrisée.

Commentaires d'après-match :

Jean-Jacques Acquevillo (arrière de l'équipe de France) :
"C'est un match qu'on voulait gagner à tout prix à la maison. On a bien travaillé durant tout le match, on s'était dit qu'il fallait rester sérieux jusqu'au bout même si les changements ont été nombreux. Malgré tout, on a su rester concentré. Didier Dinart m'a dit fais toi plaisir, joues comme tu sais le faire. C'est sûr que j'ai pu saisir ma chance. Je ne me suis pas pris la tête, j'ai pris du plaisir. Très content de la victoire, il fallait gagner pour pouvoir être en vacances tranquillement. Ca fait bizarre de terminer la saison comme ça surtout avec des moments compliqués et la descente (de Cesson). Il fallait donc terminer sur une bonne note, c'est ce qu'on a fait".

Cédric Sorhaindo (pivot de l'équipe de France) :
"C'est bien de finir de cette manière en ayant de bonnes sensations. On a su respecter nos adversaires. Ce qui est bien, c'est d'avoir retrouvé le sourire, cette joie de vivre. C'est ce qui nous a manqué à certains moments. Comme toute équipe en reconstruction, on fait de belles choses mais on peut encore mieux faire. C'est l'état d'esprit qu'il faut garder, ça nous permet de surpasser lors des moments difficiles. Les défaites font parti de l'apprentissage. On a été tellement habitué à gagner qu'à certains moments, perdre nous remet au travail plus soigneusement ou avec plus d'application. Il y a beaucoup de jeunes joueurs, de manque d'expérience… mais c'est une équipe qui a énormément de talents. Maintenant, les vacances font faire du bien… moi je suis déjà parti depuis longtemps en vacances (rires)".

Nedim Remili (arrière de l'équipe de France) :
"On a fait deux très bons matchs avec beaucoup de rigueur, de discipline dans notre jeu. Beaucoup d'intensité aussi… car on a énormément couru. Je pense que ça fait longtemps qu'on a pas autant couru. Très content de la manière dont ça se termine. Chacun a eu des saisons plus ou moins compliqués, plus on moins longues. Finir de cette façon, c'est toujours bon pour le moral. On va tirer un trait sur cette saison qui n'a pas été si facile pour nous et revenir encore plus fort. Place aux vacances et les vacances ne demandent pas beaucoup de préparation (rires). Dans une semaine, je rentre à Paris et je vais en profiter pleinement".

A Nantes, Palais des sports de Beaulieu
Le dimanche 16 juin 2019 à 18h00
France – Roumanie : 34 – 25 (Mi-temps : 19-14)

6.010 spectateurs
Arbitres :
MM. Marek BARANOWSKI & Bogdan LEMANOWICZ (Pologne)
Délégué EHF :
Francis Leon DONVEN (Luxembourg)

Evolution du score : 5-4 (7'), 9-6 (14'), 11-8 (18'), 14-11 (23'), 18-14 (29'), 22-15 (33'), 23-17 (37'), 25-18 (40'), 27-19 (43'), 30-23 (49'), 31-24 (55').

France
Gardiens : Gérard (30', 5 arrêts), Genty (30', 7 arrêts), Pardin.
Joueurs : Acquevillo (5/6), Di Panda (1/3), Grebille (2/3), Guigou (5/5), L. Karabatic (4/5), Lagarde (0/2), Lenne (0/1), Mahé, Mem, Porte (6/7), Remili (6/8), Richardson (4/9 dont 0/1 pen.), Sorhaindo (1/1).

Roumanie
Gardiens :
Iancu (49', 4 arrêts), Lazar (11', 4 arrêts).
Joueurs : Becheru, Botea (4/11), Bujor (4/5 dont 2/2 pen.), Buzle (), Caba, Cabut (0/2), Csog, Dumitru (2/2), Fotache, Grigoras (1/3), Manescu (5/7), Mocanu (1/1), Rata (2/3), Thalmaier (1/1 pen.)

Le diaporama du match par Philippe Riou



© Davy Bodiguel
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