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Mondial U21 M: Gaël Tribillon... gardien de la cohésion du groupe
Mondial U21 M: Gaël Tribillon... gardien de la cohésion du groupe
15 Juillet 2019 | International > Mondial
On y est ! Dans ce que d’aucuns appellent la Bretagne espagnole, Vigo et Pontevedra attendent l’équipe de France des moins de 21 ans pour un championnat du Monde de la catégorie où les Tricolores ont toujours la cote au même titre que les Espagnols, les Allemands, les Slovènes et les Portugais. Plus que quiconque l’ailier toulousain Gaël Tribillon, un des tauliers du groupe sait que le chemin est semé d’obstacles pour espérer entrevoir l’apothéose, à la fin du mois. 

par Yves MICHEL, envoyé spécial à Vigo

Ses mimiques amusent autant ses partenaires qu’elles agacent ses adversaires. Du haut de son mètre 74, Gaël Tribillon, un des ailiers gauches de l’équipe de France (il partage le poste avec Dylan Nahi), ne passe pas inaperçu. Et comme si la gestuelle ne suffisait pas, le Vierzonnais d’origine revendique un droit permanent à la parole. Qu’il soit en dehors ou sur le périmètre du 40x20, il ne peut s’empêcher de donner son avis ou de commenter la moindre action. « C’est vrai, j’ai besoin d’ouvrir ma grande bouche, je ne peux pas me retenir (rires). En équipe de France et même à Toulouse. Mais ce n’est jamais dans l’abus, j’essaie toujours d’être au soutien de quelqu’un. Je comprends que parfois ça puisse faire ch… mais cela reste bienveillant. Quand aussi, j’en vois un qui tire la gueule, je vais vers lui. » Et ces derniers temps chez les moins de 21 ans, le joueur de Toulouse a dû puiser dans ses ressources pour surmonter l’adversité. Il y a tout juste une semaine lorsque à l’issue du match de préparation contre le Japon, Elohim Prandi a annoncé qu’il renonçait sur blessure, le groupe a pris un grand coup sur la tête. Et Gaël a vite mesuré quels dégâts, cette annonce pouvait engendrer. « Même si c’est une grosse perte, on s’est vite réuni et on a tous décidé de tourner la page rapidement. Parce qu’il ne faut pas que cet épisode nous mine le moral. Il y aura assez d’obstacles sur la route du Mondial, ce n’est pas la peine d’en rajouter.» La blessure d’Elohim comme celle d’Hugo Brouzet fait partie des aléas du sportif de haut niveau. Gaël Tribillon n’est pas du genre à se laisser abattre. « On va faire comme on a toujours fait, réagir… collectivement. Ça va être plus difficile mais pas insurmontable. Je pense même que ça peut nous souder encore plus qu’avant. En tous cas, j’ai confiance en chacun de mes partenaires, nous n’avons peur de personne et comme l’a dit Yohan (Delattre), il faudra se dire que c’est impossible pour que ça soit possible. » Et cette phrase prend encore plus de sens chez le Toulousain qui cette saison en club, n’a pas été épargné par les mauvaises nouvelles. 



A commencer par cette entame catastrophique où à la trêve, l’équipe dirigée par Philippe Gardent n’avait toujours pas quitté les profondeurs du classement de l’élite. « Cela a été riche en émotions, on ne va pas dire le contraire ! En plus, en janvier quand on reprend, on était donc toujours avant-derniers et on nous annonce que le capitaine buteur (Nemanja Ilic) est prêté (à Barcelone) et que le 2ème gardien (Kévin Bonnefoi) prend la direction de Nantes. Je me retrouve du coup, seul sur mon poste. Dans ces cas-là, ça ne sert à rien de gamberger. Il faut plutôt prendre ça comme une grande marque de confiance à ton égard. C’est pour cela que j’ai encore plus envie de faire partager ce que je vis à des gars qui ont peut-être moins de temps de jeu que moi. » Le bavard mais aussi le confident refait surface. Il est encore pour deux ans au Fénix mais à la reprise et surtout à son avenir au sein de l’équipe, il aura le temps d’y réfléchir. L’immédiateté a pour cadre la province espagnole de Galice et deux villes, Vigo et Pontevedra. 


                                         Vous avez dit... complicité ? 

C’est dans la 1ère que ce mardi (12h), l’équipe de France U21 entame face au modeste Nigéria (qui s'est déplacé à 14 joueurs) son championnat du Monde. Un an après avoir décroché l’argent à l’Euro qu’avaient précédé trois médailles d’or (au FOJE 2015, à l’Euro U18 et au Mondial U19). « Sur le coup, on a mal digéré cette défaite en finale. Mais on est mal entré dans la compétition avec une 1ère défaite face au Portugal. On a vécu tout le temps sous pression et on a laissé beaucoup de jus. Là, on aimerait traverser le Mondial  avec un peu plus de sérénité. Au moins jusqu’aux matches à élimination directe. Je pense que si on reste méfiant sur nos limites, on peut faire de belles choses. » Les adversaires historiques que sont la Croatie, l’Espagne, l’Allemagne ou la Slovénie n’ont pas changé d’un iota leur ligne de pronostic. La France reste parmi les favoris et les Tricolores auront encore une pancarte dans le dos même si certains ne sont pas là. « Il ne faut pas penser qu’on est la cible. Déjà, quand on est arrivé chez les U18, on passait derrière les Richardson, Minne, Lagarde et Mem…certains ont même dit qu’il fallait entretenir l’héritage. Ce qui nous différencie d’eux, c’est qu’on a moins d’individualités et que tout repose sur le collectif. Pour le moment, on a assumé le rang et si c’est logique d’avoir un écriteau dans le dos après deux titres et une médaille d’argent, il faut faire avec. » Le challenge à relever est des plus excitants. Gaël Tribillon se veut pragmatique en ayant une seule idée en tête « on doit faire abstraction de tout ce qui n’a rien à voir avec l’équipe de France. A la fin, on verra ce qu’on pourra ramener même si on y va pour la médaille d’or. Ça peut être plus compliqué que prévu mais c’est tous ensemble qu’on va y parvenir.»  Et comptez sur le Toulousain pour veiller à la cohésion du groupe.  



                                             BREVES EN STOCK

"Aussie" en Galice ou en galère ?

Vingt-cinq minutes de retard pour les Bleus sur le vol de 1h50 en direction de Porto où un bus attendait toute la délégation afin de rallier Vigo. Rien à voir avec les presque 40h que les Australiens (notamment ceux arrivant de Brisbane) ont passées dans les airs en fin de semaine dernière pour atteindre la péninsule ibérique. Ils ont eu le temps d’encaisser le décalage horaire. Avec les Egyptiens, ils seront les 1ers ce mardi à ouvrir la compétition au complexe sportif As Travesas de Vigo (photo ci-dessus). Les Kangourous à l’assaut des Pharaons, l’image prête à sourire mais les ‘’Aussie’’ sont très honorés de participer pour la 1ère fois à un Mondial juniors. Ils sont en mode découverte sur l'épreuve et ont apporté quelques épuisettes.



Une nouvelle tête dans l’encadrement


Durant toute la durée de la compétition, Barthélémy Bonneau aura la lourde tâche de maintenir toute la troupe en forme. Il était déjà là début juillet pour le 1er tournoi en Suisse et il a géré la préparation physique. A 33 ans, il prend la suite de Marc Teissonière qui vient d’être recruté par l’USAM Nîmes. Barthélémy est un pur Picard passé par Abbeville où il a d’ailleurs joué et détaché sur le pôle Espoirs des Hauts de France (Amiens et Dunkerque) où œuvrent également Yohan Delattre et Arnaud Parisy. La récupération des U21 reste entre de très bonnes mains.  

Chef de délégation aux petits soins

Aussitôt arrivé à l'hôtel ce lundi, Philippe Bouthemy, le chef de la délégation tricolore s'est empressé de demander où se situait le magasin le plus proche. Dans la perspective du ravitaillement supplémentaire en bouteilles d'eau. Quand le thermomètre ne veut pas descendre en dessous de 30 degrés, il faut toujours prévoir un peu plus. Pour l'eau bénite, le Breton qui entame son 8ème Mondial chez les juniors (le kiné Denis Delanaud en est à son 5ème) attendra le début des matches à élimination directe.



Sarah les attendait à l'aéroport

Et en voyant celle qui sera leur accompagnatrice durant toute la compétition, c'est un gaucher de l'équipe qui a remporté le concours du visage le plus resplendissant. Sarah Valero (notre photo) connait le handball français sur le bout des doigts et pour cause, c'est une de nos compatriotes et il y a un an, elle quittait Octeville-sur-mer où elle évoluait en D2F sur le poste de pivot pour rallier le club d'A Guarda (Mecalia Atletico Guardes) qui venait de remporter le titre de championne de la Ligue Espagnole. La Française a re signé une saison supplémentaire après une 1ère expérience tronquée suite à une rupture des ligaments croisés et du ménisque du genou gauche en novembre 2018.

Retrouvez toutes les infos et reportages consacrés aux U21 français et au Mondial espagnol ICI
© Yves Michel
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