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Mondial U21 M: Elo Prandi « je viens apporter ce que j’ai à apporter »
Mondial U21 M: Elo Prandi « je viens apporter ce que j’ai à apporter »
23 Juillet 2019 | International > Mondial

On l’avait crû définitivement forfait lorsque le dernier jour de la préparation, un Japonais l’avait percuté, l’envoyant à l’hôpital avec une lésion à hauteur du sternum. Elohim Prandi a respecté le protocole médical et très rapidement n’a plus ressenti de douleur. Il sera ce mercredi à Pontevedra pour disputer le 8ème de finale du Championnat du Monde des moins de 21 ans. Pas sûr que ce retour soit bien accueilli au sein de l’équipe d'Espagne qui elle, reste dans l’incertitude de la participation de son meneur de jeu, Ian Tarrafeta. Depuis leurs deux contre-performances, la cote des Tricolores n’a pas beaucoup baissé. L’exploit est-il à leur portée ?

Par Yves MICHEL, envoyé spécial à Vigo

« D’abord, on ne fait pas venir "Elo" en qualité de sauveur. Mais dans la situation où on est, je pense que sur le plan psychologique, cela peut mettre du baume au cœur à tout le groupe et lui faire redresser la tête un peu plus vite. de retrouver de la confiance et redonne à tous, cette force collective. » Yohan Delattre a comme un poids en moins depuis qu’il sait qu’il va pouvoir utiliser la force de frappe d’Elohim Prandi dès les 8èmes de finale. Lorsque nous l’avions quitté ce lundi, le technicien français était apparemment entre deux eaux, à court de solutions pour redonner une nouvelle impulsion à une équipe qui avait le moral dans les chaussettes. Pourtant, il a dû attendre la fin d’après-midi pour être fixé. Il avait été informé que l’état du joueur blessé pendant la préparation était en nette voie d’amélioration. Autant fallait-il que l’essai prévu lors du 1er entraînement de reprise avec l’USAM soit concluant et surtout que le staff médical du club, le président Tébib et Franck Maurice donnent leur feu vert. « Après le coup qu’il a reçu au niveau du sternum (lors du match de prépa face au Japon), on savait que la fissure était sur l’articulation et pas sur l’os, explique le coach nîmois. La consolidation et la reprise allaient dépendre de la capacité de récupération du joueur. » Et tout s’est enchaîné. L’échographie passée lundi matin, n’a rien décelé de particulier et les tests lors de l’entraînement au Parnasse sous le contrôle de Marc Teissonnière, ancien membre de l’encadrement des U21 français et nouveau préparateur physique de l’USAM,  se sont très bien déroulés. Tout était réuni pour que l’intéressé fasse son sac et dans la soirée prenne un avion pour Paris avant de rejoindre l’Espagne, le lendemain matin. «A partir du moment où tout était réuni pour que cela se concrétise, poursuit Franck Maurice, il n’y avait aucune raison pour qu’on s’y oppose. J’ai parfaitement communiqué avec Yohan et c’est toujours resté dans le rationnel. Le danger c’est qu’il arrive comme Zorro et ce n’est pas le cas. C’est l’équipe de France et ça se respecte. » Ce dont Yohan Delattre qui nous a fait part de sa gratitude envers Nîmes, est parfaitement conscient. Elohim Prandi lui, a réintégré le groupe comme s’il ne l’avait jamais quitté. Son message est simple, empreint d’humilité et de détermination. « Je viens apporter ce que j’ai à apporter, ni plus ni moins. » Il sera qualifié auprès de l’IHF dans le matinée de mercredi et même si la décision n’est pas encore validée, c’est a priori Nori Benhalima qui devrait sortir des 16 et faire tribune commune avec le 3ème gardien, Bastien Soullier.

Il n’est pas du tout sûr que le retour d’Elohim Prandi dans l’effectif français soit bien accueilli par les Espagnols et notamment par leur mentor, Isidoro Martinez (notre photo). A voir déjà sa mine à l’issue de la défaite des siens face à la Slovénie et à l’idée de retrouver la France si tôt dans le déroulement de l’épreuve, n’étaient pas pour le rasséréner. Au moment où nous l’avons rencontré, la possible venue d’Elohim n’avait même pas fuité. « Ce 8ème n’est une chance ni pour la France, ni pour l’Espagne mais c’est ainsi.» Et quand on lui fait remarquer que les Bleus étaient en difficulté et peut-être moins bien armés qu’il y a un an… « Je ne suis pas tout à fait d’accord car même si des joueurs sont blessés, c’est aussi notre cas. Certains peuvent aussi se révéler et être un véritable danger. Il n’y a pas que Kyllian (Villeminot) dans cette équipe ! Sur un match sec, tout est possible. » Si un semblant de sérénité entourait encore la formation espagnole, une interrogation persiste sur la participation ou non du maître à jouer Ian Tarrafeta. Touché au niveau des ischios, le demi-centre de Granollers est sorti du groupe avant le 3ème match contre la Serbie. « Je pense qu’il pourra jouer le 8ème. Le risque sera calculé mais il s’est bien reposé. Et puis, celui que j’ai incorporé pour le remplacer (Cadarso) s’est très bien débrouillé. Nous verrons… Aucune décision n’a été encore prise mais j’ai bon espoir. » Les arguments de la "Rojita" ne sont pas les mêmes avec ou sans Ian Tarrafeta. On se souvient de son dernier but décisif il y a un an à l’Euro pour le match de classement face à la Croatie ou récemment contre la France en préparation à l’Airport Trophy. En compétition officielle sur cette génération (Euro U18, Mondial U19 et Euro U20), l’Espagne ne s’est jamais imposée face aux Français. Et si la série se poursuivait ? D’autant qu’Elohim Prandi n’a pas joué le match en Suisse tout comme Kyllian Villeminot et que l’an dernier, le Nîmois avait inscrit sept buts à la formation ibère.

                        ESPAGNE - FRANCE     Ce qu'ils en pensent

Jure Natek (sur notre photo, 2è à droite), chef de la délégation slovène, ancien arrière droit de Chambéry (2007-2009) : « C’est sûr que nous préférons affronter la Corée que la France (sourires). C’est loin d’être terminé pour les Français. Ils peuvent faire comme nos joueurs, supporter la pression du public et gagner leur match. Si je pouvais, j’aimerais encore jouer ce genre de match très serré mais j'ai dépassé la limite d'âge (rires). Je ne dis pas que ce sera facile pour les Français mais je les mets favoris contre l’Espagne. Certains jouent en Ligue française et ils ont plus d’expérience. Pour eux, cela commence maintenant.


Mohamed Sghir, entraîneur national des U21 de la Tunisie : « Je me rappelle qu’au Mondial juniors 2013, nous avions battu la France (de 5 buts) et elle s’était qualifiée dans la souffrance  (4ème grâce à un meilleur G.A que la Russie). Cela ne l’a pas empêchée de terminer à la 3ème place de l’épreuve. Les Français n’ont pas de droit à l’erreur mais ils ont les capacités à dépasser les contraintes qu’ils vont rencontrer. Je les vois sur le podium. En tous cas, je les vois facilement passer contre l’Espagne.


Quatre questions à Xavi Pascual, entraîneur du FC Barcelone

Est-ce une surprise de voir la France en difficulté avant les 8èmes ?
Ce que je veux dire tout d’abord, c’est que les Français sont tombés sur une très bonne équipe d’Egypte. C’est vrai que France-Espagne, on pouvait s’attendre à ça, un peu plus tard mais toutes les équipes ne sont pas totalement entrées dans le Mondial et je pense que la France est dans ce cas. Il y a encore des joueurs capables de renverser une situation à eux tous seuls. Je connais les Français, ils retrouvent toujours des vertus dès que les éliminatoires commencent.

Sur cette génération, l’Espagne a souvent perdu des rendez-vous importants contre la France. Existe-t-il un complexe ?
Bon, ce qui est sûr, c’est que l’Espagne a la pression sur les épaules. Devant son public, elle a l’obligation de gagner. Elle va devoir faire abstraction de l’environnement et ne penser qu’à ce 8ème. S’il y avait un complexe peut-être avant, il ne doit plus exister.

Cette dernière année U21 est très difficile pour certains car c’est là que commence véritablement leur carrière professionnelle
C’est vrai, les saisons reprennent de plus en plus tôt et dans certains clubs, ces jeunes comptent déjà beaucoup. On parle en général des calendriers, des fréquences des matches mais il faudrait se pencher sur le programme des jeunes joueurs. D’un point de vue économique, les clubs comptent sur ces jeunes et s’ils arrivent fatigués dès le début de la saison parce qu’ils n’ont pas eu de vacances, c’est un problème.

Dans l’équipe espagnole, on parle beaucoup de l’ailier droit Mamadou Diocou (photo ci-dessous). A peine 19 ans, vous êtes son entraîneur au Barça. Est-ce une perle ?
C’est un joueur prometteur qui doit atteindre le haut niveau. Mais il a encore à faire ses preuves sur le parquet. On doit se montrer très prudent car souvent quand on encense un joueur, il perd la notion de la réalité. Je crois beaucoup en lui mais il doit encore travailler. Et cela se fera progressivement.



Le programme des 8èmes de finale du Mondial U21

à Vigo

A Pontevedra

14h15

Egypte - Serbie

Danemark - Hongrie

16h30

Slovénie - Corée

Norvège - Brésil

18h45

Croatie - Islande

Portugal - Allemagne

21h00

Tunisie - Suède

France - Espagne


© Yves Michel
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