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Mondial U21 M: Robin Dourte défie son futur pays d'accueil
Mondial U21 M: Robin Dourte défie son futur pays d'accueil
24 Juillet 2019 | International > Mondial

Avant de rejoindre Valladolid où il est prêté par le PSG pour une saison, Robin Dourte veut laisser une 1ère empreinte sur le sol espagnol. Avec ses partenaires de l'équipe de France des moins de 21 ans, il va tenter ce mercredi (21h), d'éliminer l'Espagne dès les 8èmes de finale du Mondial. Un sacré défi qui pourrait même prendre des allures de crime de lèse-majesté.

par Yves MICHEL, envoyé spécial à Vigo


« Avant de penser à Valladolid, il y a l’équipe de France. C’est ma priorité absolue, surtout avec le défi qui nous attend ce mercredi. » Ce défi, les Bleus et Robin Dourte le tentent justement face à l’Espagne dont ils ont hérité en 8ème de finale du Mondial U21. Le contexte est particulier pour le Parisien qui a décidé de changer ses habitudes, de s’éloigner de la capitale française et rejoindre le club vallisolétan auquel il est prêté. Depuis qu’il a  posé les pieds en Espagne pour le Mondial, le longiligne pivot n’a pas eu trop le temps de se perfectionner dans la langue de Cervantès. La compétition l’a tout de suite accaparé et surtout, après une entrée en matière plutôt aisée, tout s’est compliqué avec les deux dernières défaites face à la Suède et l’Egypte. « Et pour ne rien arranger, entre ces deux rencontres, on a perdu Gaël (Tribillon) sur blessure qui était un vrai leader, aussi important sur le terrain qu’en dehors. A chaque fois, on a été battu par meilleur que nous sans qu’on puisse réagir, Deux défaites à la suite, c’est très difficile à accepter. » Une éclaircie est pourtant venue embellir le ciel menaçant de l’équipe de France. Suffisamment rétabli après sa lésion au niveau du sternum, Elohim Prandi peut réintégrer le groupe et il sera sur le terrain pour ce 8ème. De quoi ramener un peu de confiance parmi les Tricolores. « C’est sûr que le retour d’Elo, c’est une bonne nouvelle. En même temps, on est conscient de nos carences. On sait qu’un seul joueur, même s’il est talentueux ne pourra pas tout solutionner. Si on veut s’en sortir, on doit retrouver une cohésion et surtout avancer tous ensemble sur le même chemin. » Et ce chemin passe donc par l’Espagne. Prochain pays d’adoption du natif de Morfontaine.

En manque de temps de jeu au PSG, il a donc décidé de faire le grand saut et de tenter au moins pour une saison, l’expérience à l’étranger. « Tout est en effet parti d’une discussion que j’ai eue avec Raul (Gonzales). Au PSG, le poste de pivot est bien fourni (avec Luka Karabatic, Henrik Toft Hansen et la nouvelle recrue polonaise en provenance du Barça, Kamil Syprzak) et pour ne pas regarder les autres jouer, c’était la bonne solution que je sois prêté à un club de bon niveau. Et Raul qui a gardé des liens avec Valladolid, a été très efficace (le coach est né dans cette agglomération de presque 300 000 habitants, il y a même effectué toute sa carrière de joueur). » Aussitôt dit, aussitôt fait. Après un essai très convaincant en avril, Robin Dourte et les deux clubs ont trouvé un accord qui satisfait toutes les parties. « Je n’y suis resté que quelques jours mais déjà, l’accueil qu’ils m’ont réservé, a été très chaleureux. L’ambiance est très bonne au sein du groupe, je pense que toutes les conditions sont réunies pour que je progresse rapidement.  Cela ne me déplaît pas de changer mes habitudes, moi qui n’avait pas encore franchi la Loire (sourire convenu) et c’est tout aussi bien de me sortir de mon confort.» Le longiligne  Meurthois va découvrir un club au passé bien rempli avec de nombreux accessits mais qui a connu des difficultés financières en 2014, au point d’être relégué au niveau inférieur et finalement mettre la clé sous la porte. Des fidèles ont retroussé les manches et la structure où avait évolué Guillaume Joli entre 2010 et 2012 a pu retrouver des couleurs et son rang, deux ans plus tard.

7ème de la Liga Asobal en mai dernier, Valladolid a entre temps, laissé partir son entraîneur David Pisonero vers le Vardar, une péripétie qui ne contrarie pas pour autant la recrue parisienne. « Tout se fait dans la continuité puisque c’est le coach adjoint (Oscar Ollero) qui a repris les commandes. Il a une idée bien précise sur la façon de faire jouer l’équipe. Un jeu de transition rapide et une défense renforcée. Nous sommes plusieurs pivots mais il m’a assuré que j’aurai du temps pour m’exprimer. Autant en défense qu’en attaque. Ce sera aussi à moi de tout donner pour répondre aux attentes. » Le Français devra composer avec trois autres partenaires sur le même poste, l’enfant du pays et patron de la défense Nico Lopez, Claudio Ramos un Cubain de 21 ans recruté comme lui cette saison et… Alvaro Martinez Lobato. Les deux hommes ont l’avantage de se connaître puisqu’ils se croisent dans les compétitions internationales. Ce sera très certainement le cas ce mercredi soir puisque l’intéressé et son jumeau Miguel (qui évolue lui sur le poste d’arrière droit) sont dans les 16 de la "Rojita" (photo ci-dessus). « J’ai déjà sympathisé avec eux quand j’y suis allé et en Suisse, à l’Airport Trophy, je les même taquinés. Bon, j’aurais dû m’abstenir parce qu’ils nous ont battus (rires). Il faut aussi que je me perfectionne en espagnol. Même si le handball a un langage universel, savoir parler la langue est un avantage. » Robin Dourte ne néglige donc aucun détail. Il sait que sa marge d’erreur est étroite et qu’il y aura toujours un Raul Gonzalez présent d’ailleurs à Vigo en fin de semaine dernière, pour le recadrer s’il devait sortir de la piste. « Même quand j’étais mis à la disposition de la N1, il se tenait informé. Encore plus, je pense, quand je serai en Espagne. C’est vrai qu’il y a l’incertitude de ce que je ferai au terme de cette saison qui arrive. Après, je me dis que si le club m’a prêté, si les coaches et les dirigeants veulent me voir progresser, je n’ai pas à me mettre une pression inutile. Je dois tout simplement accomplir ce qui me sera demandé. » Et à le voir déambuler dans les coursives du Pavillon de Vigo, répondre aux sollicitations bienveillantes de ceux qui savent que « El gran Frances » évoluera dès septembre en Asobal, on pourrait croire qu’il se sent déjà chez lui. « (sourires) C’est vrai que j’ai envie de réussir dans ce pays, je veux relever ce beau challenge qui m’est proposé. » Mais avant celui-là, retour au plus important: l’équipe de France des moins de 21 ans.

C’est la dernière fois qu’avec les Bleus de la même génération, ils vivent ensemble une compétition. Autant que tout se termine en beauté même si ces derniers jours, ils se sont rendus la tâche un peu plus difficile.  « On s’est fait marcher dessus, il est hors de question que cela continue. » La guerre des nerfs a commencé. Lors du tirage au sort des poules du Mondial, Isidoro Martinez, le technicien espagnol avait profité de son avantage de pays hôte et choisi de croiser avec le groupe de la France pensant l'éviter au moins jusqu’à la finale. Mauvais calcul. Les Espagnols ont désormais la pression même si leur capitaine Ian Tarrafeta (voir plus bas) réintègre le groupe. Robin Dourte lui, n’a que faire de ces considérations. Mais si ce mercredi soir, lui et ses potes sortent vainqueurs de ce duel, il pourra se remettre à taquiner les frangins Lobato avant de les retrouver… à Valladolid.   



Ian Tarrafeta ne ratera pas LE rendez-vous

Isidoro Martinez avait grand espoir de récupérer son demi-centre Ian Tarrafeta pour le grand rendez-vous contre la France. Ce mercredi matin peu avant 9h, le joueur de Granollers a été réintégré dans le groupe au détriment de Miguel Martinez Lobato, un des futurs partenaires de Robin Dourte à Valladolid. La cuisse droite ne le faisant plus souffrir, Ian Tarrafeta est déclaré apte au service. Hier mardi, il a bénéficié d'un entraînement spécifique alors que ses coéquipiers profitaient de la journée de repos.

Du déjà vu chez les arbitres

Le 8ème de finale entre l'Espagne et la France sera arbitré par le binôme algérien Belkhiri-Hamidi. Ce qui ne va pas inspirer de très bons souvenirs aux Français puisque c'est ce tandem qui avait sifflé le match contre la Suède et qui avait fait preuve d'un certain laxisme notamment sur le sort réservé à Gaël Tribillon. A noter que la paire tricolore de LNH Karim et Raouf Gasmi, dirigera le 8ème entre l'Egypte et la Serbie.

Un aperçu du tableau jusqu'à la finale



© Yves Michel
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