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Mondial U19 M: Lucas De la Bretèche, au nom de tous les siens
Mondial U19 M: Lucas De la Bretèche, au nom de tous les siens
8 Août 2019 | International > Mondial

Dans la famille De la Bretèche, le handball est plus qu'une vocation, c'est avant tout une passion. Amplifiée depuis avril dernier lorsque Lucas, le petit dernier de la famille a honoré sa 1ère sélection en équipe de France des moins de 19 ans. Le demi-centre n'a plus quitté le groupe et il se retrouve parmi les seize qui disputent depuis mardi en Macédoine du nord, le championnat du Monde de la catégorie d'âge.

par Yves MICHEL


Certains diront que c’est par atavisme, d’autres par mimétisme… Et si tout simplement, au sein des De la Bretèche, le handball n’était qu’une question de passion ? Car la petite balle a toujours rythmé le quotidien de la famille guérandaise. « C’est Olivier, notre père qui nous a transmis le virus, témoigne Mathieu, ancien pro au HBC Nantes. J’ai une grande sœur qui n’en a pas fait sinon, avec mes deux frères (Julien et Lucas) et notre 2ème sœur Solène (qui a évolué en pro au NLA), on s’est tout naturellement piqué au jeu. »  Sans pour autant que cela devienne une obsession. En 2015, l’ailier nantais qui vient de fêter son 26ème anniversaire, n’hésite pas à tout remettre en question, à changer d’univers. «J’avais besoin de sortir d’un certain confort. En restant lucide, je me suis dit qu’à Nantes, j’avais peut-être atteint mes limites. Surtout vu l’importance que le club prenait sur la scène européenne.» Road-trip à travers l’Amérique du sud avec en tête, la volonté de devenir charpentier. Le retour en Loire-Atlantique est programmé moins d’un an plus tard, le virus du handball est toujours dans le sang. Des potes d’enfance mais surtout Olivier, le papa entraîneur le poussent vers St Nazaire, en N2. « Lucas était en moins de 18, Julien est venu y finir sa carrière. Cela a été une vraie régalade de partager ça en famille. C’était aussi symbolique avec la transmission du père et des deux frères vers le plus jeune. » Depuis donc, Lucas De la Bretèche a repris le flambeau. Et pour lui, tout arrive en même temps. A la rentrée, il intègre le centre de formation du HBC Nantes et en avril dernier lors d’un stage au Portugal, il a goûté aux sensations de la sélection nationale au sein des U19. « Toute la famille est vraiment fière de voir comment il progresse. Au début, "Lulu" venait nous encourager lorsqu’on jouait. Petit à petit, il a pris le meilleur de chacun de nous. C’est le plus doué et le plus talentueux. Là sur ce Mondial, il a un vrai rôle, le temps de jeu est partagé et il est loin d’être ridicule. » 


                      Mathieu, Lucas et Julien De la Bretèche entourent Olivier, le papa

A 2600 kilomètres du cocon familial, à Skopje au cœur des Balkans, Lucas De la Bretèche profite pleinement de l’expérience tricolore. Sans se mettre la pression mais avec des idées bien arrêtées sur ce rôle de meneur de jeu qui lui est attribué. « J’ai toujours aimé participer à la construction du jeu mais je ne suis pas un leader par la voix. Ce n’est pas dans mon tempérament de crier partout. J’ai toujours évolué sur le poste de demi-centre et j’adore prendre l’initiative. Je partage ce rôle avec Sadou (Ntanzi). Il est en plus le capitaine de l’équipe, c’est lui le patron. » Le gamin sait rester dans son rôle et se complait parfaitement dans ce jeu de mouvement prôné par Eric Quintin et ses adjoints. D’où la nécessité d’avoir un banc homogène et des profils complémentaires. « Ça, c’est très important sur la durée d’un championnat du Monde. Tout le monde est utilisé et se sent impliqué. Cela peut faire notre force. On a énormément de rotations et logiquement, on devrait avoir des joueurs plus frais sur la seconde partie de la compétition. Il y a une excellente ambiance au sein du groupe, il faut tout simplement nous faire confiance. On a la volonté de bâtir notre propre histoire. » Pour être dans la continuité, dans le sillage de ceux qui depuis quatre ans, enchaînent les trophées et les podiums. La génération qui vient de remporter le Mondial U21 en Espagne a instauré une telle régularité, a mis la barre tellement haut que Lucas De la Bretèche et ses partenaires pourraient nourrir une certaine forme de complexe ou comme le soulignait récemment Eric Quintin, soutenir la comparaison comme un fardeau. « Je ne pense pas, répond d’emblée l’intéressé. Je peux comprendre que les gens pensent ça parce qu’on va nous considérer comme les successeurs, capables d’avoir d’aussi bons résultats. Ce n’est pas aussi simple. C’est normal aussi qu’on soit attendu. Ce que je peux dire c’est qu’à l’intérieur de l’équipe, on ne se met pas du tout la pression par rapport à ceux qui nous ont devancés. Notre préoccupation, c’est de bien jouer avec nos moyens. C’est de cette façon qu’on peut arriver à atteindre nos objectifs. »  Les débuts en Macédoine sont satisfaisants. Si l’imposante victoire sur le Canada était attendue, le comportement des Tricolores face à l’Egypte a donné quelques motifs de satisfaction. Même si de l’avis même des membres du staff quelques erreurs d’appréciation et des absences ont été relevées. Ce vendredi, la Hongrie inspire non pas de la crainte mais de la méfiance. Les Magyars ont su apparemment pendant la phase de préparation et les deux premières sorties à Skopje, compenser l’absence de leur meneur de jeu et buteur Bence Balint (blessé en début d'année). Deux éléments, l’ailier droit Bence Hornyak qui est déjà dans l’antichambre du grand Veszprém et le gardien Kristof Gyori se sont démarqués. Enfin, face à Taiwan et au Canada, les deux adversaires les plus faibles du groupe. Pour eux comme pour les Français, ce 3ème match aura valeur de test. « Sur ce qu’on a pu voir des Hongrois témoigne Lucas De la Bretèche, c’est costaud physiquement et il va falloir aller au combat. Ce qu’on veut en tout cas, c’est poursuivre sur notre belle dynamique. On doit se montrer exigeants avec nous-mêmes et viser ce qu’il y a de meilleur.» A Guérande et dans les environs, le dernier de la fratrie peut compter sur le soutien inconditionnel des siens. Et ramener une médaille, peut-être contre toute attente, ne manquerait pas de sel.

Le programme de la journée :

12h30 ce vendredi… Jane Sandanski Arena – Skopje   FranceHongrie

© Yves Michel
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