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Mondial U19 M: Face à la Hongrie, la France paie ses approximations
Mondial U19 M: Face à la Hongrie, la France paie ses approximations
9 Août 2019 | International > Mondial

Malgré une entame quasi parfaite et les parades de Valentin Gouy qui a bien souvent retardé l'échéance et montré sa complémentarité avec Charles Bolzinger excellent contre l'Egypte, la France s'est inclinée face à la Hongrie (25-26) et a concédé sa 1ère défaite depuis le début du tournoi. Les imprécisions en attaque placée et un certain laxisme en défense ont été fatals aux Tricolores qui ont tenté d'emballer la rencontre dans le money-time mais les Magyars ont montré une plus grande vigilance et du sang-froid. Rien n'est perdu pour les minots d'Eric Quintin mais il va falloir vite se ressaisir ce samedi, face à Taiwan.  

par Yves MICHEL

Un championnat du monde est une course de fond où il faut maîtriser ses efforts et ne pas brûler toute son énergie lors des 1ers tours de piste. Les U21 le mois dernier en Espagne avaient sacrifié deux jokers lors de la phase préliminaire, ce qui ne les a pas empêchés d’avoir une fin d’aventure plutôt heureuse. Avec la génération pilotée par Eric Quintin, le travail est de longue haleine et il y a encore de la marge pour envisager ce que pourrait être la suite. Mais si les Tricolores avaient plutôt séduit malgré quelques imperfections face à l’Egypte, leur prestation face à la Hongrie peut laisser des regrets et plus inquiétant, quelques interrogations.

Sans être parfaite, l’entame avait été quasi idéale. Un jeu de transition bien maîtrisé, Sadou Ntanzi insufflant le tempo et surtout dans les cages, Valentin Gouy. La gestion des portiers de la part de Daouda Karaboué est très judicieuse. L’ancien international prône l’alternance et après la brillante prestation deux jours plus tôt de Charles Bolzinger face à l’Egypte, Valentin Gouy était amené à faire ses preuves. Le Villeurbannais s’est très vite mis en évidence. Bref, dans ce 1er quart d’heure, tout s’enclenchait bien et les Hongrois étaient plutôt en retrait. Les Tricolores maintenaient une distance confortable au tableau d’affichage et rien ne laissait supposer qu’ils pouvaient subir une éventuelle réaction adverse. C’est pourtant ce qui va advenir. Pertes de balle, oublis de marquage en défense, approximations dans les relations et les trajectoires, infériorité numérique et les parades de Kristof Gyori, il n’en fallait pas plus pour semer le doute et réduire l’écart (11-11 à la 23ème). En à peine cinq minutes, le vent avait tourné. «On a encore montré aujourd’hui qu’on n’était pas capable de stabiliser des phases de temps faible avec cette équipe-là, explique Pascal Bourgeais, l’adjoint d’Eric Quintin. Nous ne sommes pas encore fiables dans ce secteur, pourtant c’est ce genre de match qui doit aider nos joueurs à grandir et à passer le cap, pour certains, on s’aperçoit que ce n’est pas encore évident. Il faut assurer la gestion des ballons importants et on n’y est pas arrivé. Le constat est amer car on a souvent eu la sensation d’avoir les moyens de gagner le match mais dans la mesure où on ne maîtrise pas nos deux temps faibles, face à ce type d’équipes comme la Hongrie, cela ne pardonne pas. » Au retour des vestiaires, les apparences vont être trompeuses. On avait vu les Français si malmenés sur la fin, en panne d’inspiration et de continuité en attaque placée, qu’on redoutait que les Hongrois prennent l’ascendant. Mais lorsque Valentin Gouy a repris possession des cages et que le duo Ntanzi-Paschal s’est mis à remonter des ballons, à soigner la finition et à mettre ce petit grain de folie qui manquait tant, la crainte s’est estompée. D'autant qu’en défense, la 5-1 décalée parvenait à gêner les enclenchements hongrois.



Pour autant, les Français vont retomber dans leurs travers, dans un excès de précipitation au tir et quelques coupables absences en défense notamment sur le côté gauche qui avait instauré "une journée portes ouvertes" ce dont les Magyars vont profiter. « Lorsqu’on perd les fondamentaux collectifs, cela ne pardonne pas. On n’a pas suffisamment su conserver le ballon et vouloir résoudre certaines difficultés individuellement, n’est pas la bonne solution. Et c’est vrai, en défense, c’est dans ces moments-là qu’il faut serrer les rangs, montrer un peu plus d’énergie. » A un quart d’heure du terme, les Tricolores avaient encore les clés en mains mais on sentait leur jeu se déliter et le changement de gardien (Nagy ayant remplacé Gyori) va s’avérer positif. Quelques ballons repoussés par l’apprenti de Veszprém, un engagement physique qui laissait des flaques de sueur sur le parquet, tout pouvait basculer dans un des deux camps. Le chrono défilait et la Hongrie qui en neuf minutes venait de passer un 5-0, avait retrouvé la tête et une meilleure énergie. Les Bleus restaient sans réaction, seul Ntanzi avait encore de la ressource et surtout montrait plus de lucidité. A 25 secondes du buzzer, le partage des points aurait pu être envisagé. Il y avait un but à remonter (25-26), la possession était française et Eric Quintin avait posé son ultime temps mort. Un dernier ballon intercepté par l’adversaire va maintenir le score en l’état. Les Tricolores concèdent leur 1ère défaite sur la plus petite des marges, il en aurait pu être autrement mais il va falloir l’assumer. « Tel que ce championnat est configuré et vu la composition de la poule et quel que soit l’adversaire envisagé, il faut de toute façon qu’on se prépare à jouer un 8ème de finale, conclue Pascal Bourgeais. On va devoir tirer des leçons de ce qui ne fonctionne pas actuellement pour être prêt au bon moment. Il y a des motifs de satisfaction. On peut compter sur une bonne paire de gardiens très complémentaires et il ne faut pas occulter les deux bons débuts de mi-temps qui ont précédé nous deux trous d’air de 2 fois 10 minutes. Si on parvient à négocier la totalité d’un match sur la base des deux entames, on pourra voyager. Dans le cas contraire, ce sera compliqué. » En résumé, les minots de Quintin ont des atouts pour séduire mais il y a encore du boulot pour consolider l’ensemble. 

Ce samedi (16h30), place à Taiwan qui a d’entrée collectionné les gamelles (-18 face à la Hongrie et -30 face à la Suède) et qui ce vendredi, a été (tout est relatif) moins ridicule face à l’Egypte (défaite 36-25).



A Skopje (Nord Macédoine), SC Jane Sandanski Arena
Tour préliminaire - Groupe B, vendredi 09 août 2019

FRANCE - HONGRIE   25 - 26  (mi-temps: 13-13)

Arbitres: Igor and Alexei Covalciuc (Macédoine)

FRANCE: Bolzinger (4' - 0 arrêt/2 à 7m), Gouy (56' - 8 a/32 dt 0/2 à 7m) - Laden, De la Bretèche, Tissot (5/7) Gaillard, Ntanzi (8/12) Damatrin (2/3 dt 1/1 à 7m) Paschal (4/7 dt 1/2 à 7m) Lenne (1/1) Zaepfel (1/3) Thellier, Verin (1/2) Yamdjeu (1/1) Mandiangu (0/1), Salou (2/7)

HONGRIE: Gyori (7 a/26), Nagy (6 a/12) - Holdosi (3/4) Bognar (3/6) Tovizi, Kecskes (6/7 dt 3/3 à 7m) Papp (1/3) Dely, Kohegyi (3/4) Hornyak (3/5 dt 1/1 à 7m) Melnyicsuk (2/8) Szuharev, Bajusz, Gal (1/3) Vajda (4/4) Kovacs (0/1)

Evolution du score: 0-2 (2) 4-1 (6) 6-2 (8) 10-6 (13) 11-9 (19) 11-11 (23) 12-13 (27) 13-13 (MT) 14-14 (33) 18-14 (37) 19-17 (40) 21-19 (46) 21-21 (51) 22-25 (55) 25-26 (FIN)

                    Revoir la rencontre (production - images : IHF)

© Yves Michel
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