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Mondial U19 M: La France bat Taïwan au petit trot
Mondial U19 M: La France bat Taïwan au petit trot
10 Août 2019 | International > Mondial

Il n'y avait pas de quoi s'inquiéter sur les facultés de la France à rebondir, 24h après s'être inclinée d'un but face à la Hongrie. Sans forcer leur talent, les Tricolores qui ont montré quelques suffisances et une concentration très sinusoïdale ont battu la modeste mais vaillante équipe de Taïwan (32-23). Si Charles Bolzinger a encore réalisé en 1ère mi-temps, la prestation qu'on attendait de lui, dans le sillage de Drevy Paschal (photo de tête) métronomique, la base arrière a été cette fois-ci, plus convaincante. Pas de quoi s'enflammer pour autant mais cette opposition a permis à Eric Quintin de passer en revue tout son effectif. Repos pour les minots ce dimanche avant d'attaquer lundi, l'ultime rencontre du tour préliminaire face à la Suède. Quatre équipes, celles annoncées pour les 8èmes se retrouvent à égalité. La France peut terminer 1ère comme 4ème de son groupe...
 

par Yves MICHEL

Cela ne devait être qu’une formalité tant l’écart entre les deux formations (du moins sur le papier) paraissait abyssal. A l’instar des Canadiens dans cette catégorie d’âge, les joueurs de Taïwan participent pour la 1ère fois à un championnat du monde et  leur résistance face à leurs trois premiers adversaires (Hongrie, Suède, Egypte) avait volé en éclats. Contre la France, d’aucuns leur réservaient le même sort. Neuf buts d’avance, l’écart est honorable mais il aurait pu être plus conséquent. Les Tricolores ont certes fait le boulot mais ils sont par moments tombés dans une certaine facilité qui n’a pas été du goût d’un certain Eric Quintin. « Notre équipe est un peu fragile mentalement. Je ne peux pas être satisfait de notre jeu même si le plus important est d’avoir gagné. Parfois, nous ne savions que faire du ballon et chacun a pensé qu’il pourrait s’en sortir tout seul. Si nous persistons ainsi avec un niveau qui va augmenter, il ne sera pas possible d’être compétitifs face aux meilleures équipes de ce Mondial. » Un tantinet agacé, l’ancien Barjot avait voulu faire de cette opposition, une vraie séance de travail. En partant d’un sept classique et en se servant progressivement de la profondeur de son banc. Il fallait que les Bleus parviennent à prendre confortablement le large. D’entrée, Drévy Paschal affichait de belles intentions, Arthur Lenne et Mathieu Salou étaient (enfin !) en réussite, Baptiste Damatrin (photo ci-dessous) bien inspiré. Pour autant, les Asiatiques s’accrochaient, abusaient souvent avec réussite, des prises d’intervalles, du 1c1, des décalages (puisque aux deux extrémités, les postes 1 pointaient aux abonnés absents), et avaient du mal à se laisser distancer (à peine trois buts de retard après 20’). Heureusement pour les Français, Charles Bolzinger comme à son habitude, restait vigilant dans les cages et mettait en échec quelques contre-attaques adverses. Sans avoir convaincu sur une totale implication, les Bleus terminaient le 1er acte sur un matelas confortable (18-11).

A la reprise, le duo Ntanzi-Paschal accélérait la cadence et la 5-1 avec le Parisien en pointe, désorganisait les intentions des Taïwanais. Un excès de gourmandise dans la finition, une approximation dans les passes, un manque d’agressivité et la montée en puissance du gardien Chuang ne permettaient pas aux Français de prendre le large. Après quelques parades bien senties de Valentin Gouy qui avait remplacé Charles Bolzinger, ils vont donner l’impression d’aggraver la marque. Pas plus de douze buts au plus fort, neuf donc à l’arrivée, un handball brouillon et à l’emporte-pièce, ce succès (32-23) est un minimum syndical. Taïwan n’avait pas les moyens de rivaliser mais a eu le mérite de ne jamais baisser les bras. Et c’est tout à son honneur. On a aimé la prestation des Tricolores face à l’Egypte, l’indulgence était de rigueur face à la Hongrie mais dans deux jours, l’ultime confrontation de la phase préliminaire face à la Suède doit impérativement faire oublier la suffisance face à Taïwan.

Finalement, le match le plus intéressant de la journée dans ce groupe B restait l’opposition entre la Hongrie et la Suède. Les Hongrois qui pouvaient enchaîner sur un 4ème succès en autant de sorties, vont très rapidement prendre l’ascendant et grâce au bras de leur ailier droit Hornyiak, creuser progressivement l'écart, jusqu'à la 24ème minute (14-8). Menés de six longueurs les Suédois piqués au vif se devaient de réagir. Ils le feront en deux temps. En fin de 1ère période (par le pivot Alexander Regen) et à la reprise, grâce au duo de la base arrière Norrbrink-Ljungqvist. Ils attendront pourtant l'entame du dernier quart d'heure pour virer en tête (22-23) et trouver la délivrance dans les toutes dernières secondes (28-29). Ce succès de la nation championne d'Europe en titre rebat considérablement les cartes puisqu'avant l'ultime journée de la phase préliminaire, trois équipes la Suède, la Hongrie et la France se retrouvent en tête à égalité avec 6 points. Elles devraient être rejointes par l'Egypte qui dans la soirée affronte le Canada.



A Skopje (Nord Macédoine), SC Jane Sandanski Arena
Tour préliminaire - Groupe B, samedi 10 août 2019

FRANCE - TAIWAN   32 - 23  (mi-temps: 18-11)

Arbitres: Akram Al-Zayyat & Yaser Eial Awwad (Jordanie)

FRANCE: Bolzinger (32' - 9 a/20), Gouy (18' - 7 a/19) - Laden (2/4), De la Bretèche (1/2), Tissot (0/1) Gaillard (2/2), Ntanzi (4/9) Damatrin (4/7 dt 2/3 à 7m) Paschal (6/7 dt 2/2 à 7m) Lenne (3/3) Zaepfel (2/3) Thellier (2/3), Verin (2/2) Yamdjeu, Mandiangu, Salou (4/6)

TAIWAN: Joueurs les plus en vue... His-Shing Ting (6/10) Yue Che Tsuai (4/6) Po Hsiang Chuang (GRD - 7 a/27)

Evolution du score: 2-0 (3) 3-3 (7) 9-5 (13) 11-6 (17) 11-8 (20) 15-9 (25) 18-11 (MT) 20-11 (32) 21-14 (36) 26-14 (43) 28-19 (49) 31-22 (54) 32-23 (FIN)



Soupe à la grimace à la table des Français


Jean Louis Guichard en papa-poule plutôt qu’en chef austère de délégation, des entraîneurs très attentifs et disponibles auprès des joueurs, un staff médical aux petits soins qui ne compte pas son temps pour réparer les petits bobos des muscles et de l’âme, l’équipe de France des moins de 19 ans s’articule comme une famille nombreuse. Mais lorsque les joueurs rendent une copie aussi fade que celle face à Taïwan, malgré les neuf buts d’écart, personne n’est satisfait et hier soir, c’était plutôt la soupe à la grimace lorsque tout le monde s’est retrouvé au moment du repas. « C’est sûr qu’on ne peut pas être content, peste Pascal Bourgeais. Ce que les garçons ont montré ne nous met pas dans une dynamique de confiance pour aborder le match contre la Suède et celui couperet en 8èmes. Par rapport à ce qu’on avait vu face à la Hongrie, on n’a certainement pas avancé. » Le staff au grand complet a suivi le match entre la Suède et la Hongrie, remporté par les Nordiques dans les toutes dernières secondes (29-28). Avec le succès attendu des Egyptiens face au Canada, tout se resserre en tête du groupe B puisque la Suède, la Hongrie, la France et l’Egypte sont comme prévu, qualifiées pour les 8èmes mais se retrouvent avec le même total de six points, chacune ayant perdu un match. La journée de lundi sera donc décisive pour déterminer le classement. La Hongrie rencontrera l’Egypte et la France suivra face à la Suède. « Il faudra être sérieux et surtout ne pas croire que tout nous sera offert, prévient l’adjoint d’Eric Quintin. On l’a vu contre les Hongrois, les Suédois ne lâchent rien, leur gestion du money-time ce samedi a été plutôt heureuse mais ils se sont donnés les moyens d’y être. » Ils rebattent les cartes et place au boulier… « C’est très simple, les deux vainqueurs de ces deux rencontres occuperont les deux 1ères places.  Si la France bat la Suède et qu’en face l’Egypte prend le meilleur sur la Hongrie, nous serons en tête du groupe et nous rencontrerons le 4ème du groupe A, si on gagne et que la Hongrie en fasse de même, on sera 2ème. » Les Tricolores ne sont pas à l’abri d’une défaite face aux Suédois. Combiné à un succès égyptien sur les Magyars, ils pourraient même terminer 4èmes et hériter du 1er de l’autre groupe. « Dans tous les cas, nous ne sommes pas maîtres de notre destin. » Pour se mettre à l’abri de toute déconvenue et pour ne pas sortir de la compétition dès mercredi et les 8èmes, les Bleus doivent retrouver la confiance et l’énergie nécessaire pour battre la Suède dans deux jours. « L’avantage, c’est qu’au moment où nous jouerons, nous connaîtrons le résultat de l’autre match mais par contre, on ne saura pas contre qui nous pourrons jouer en 8èmes car dans l’autre poule, c’est très indécis. »  Alors qu’il reste deux journées à disputer dans ce groupe A (ce dimanche et lundi), avec au final un explosif Croatie-Espagne, les deux formations sont en tête avec un point d’avance pour les joueurs des Balkans qui ont jusque-là remporté leurs trois matches. La Slovénie est 3ème (4pts), la Norvège 4ème (3 pts). Quand on sait qu’un Mondial se construit sur la durée et qu’il y a trois semaines, les U21 n’étaient pas dans des conditions favorables au sortir de la phase préliminaire, les joueurs tricolores doivent croire en leur chance, ne compter que sur eux-mêmes et provoquer le destin. On attend qu’ils relèvent le défi ce lundi (14h30) face à la Suède.


                         Revoir le match   (production Images / IHF)

© Yves Michel
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