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Mondial U19 M: Daouda Karaboué couve ses trois guerriers "Jedi"
Mondial U19 M: Daouda Karaboué couve ses trois guerriers "Jedi"
11 Août 2019 | International > Mondial
Ce sera pratiquement un 16ème de finale que les Français auront à disputer ce lundi (14h30) face à la Suède tant cet ultime match de la phase préliminaire du Mondial U19 masculin revêt une importance capitale pour le classement du groupe et l'affiche en 8ème. Comme ils le font depuis le début de l'épreuve, les gardiens tricolores chaperonnés par Daouda Karaboué auront une part importante dans le rendement de l'équipe. 

par Yves MICHEL

Veillée d’armes pour les U19 Français avant l’ultime match de la phase préliminaire face à la Suède (ce lundi 14h30) que le staff n’hésite pas à qualifier de 16èmes de finale tant il revêt une réelle importance pour le classement du groupe B. Les Tricolores ne sont pas totalement maîtres de leur destin mais s’ils venaient à battre les Nordiques, leur tâche pour la suite n’en serait que plus facilitée. Ils restent sur deux prestations d'inégalé intensité. L’ensemble est encore perfectible et si sur le champ, Sadou Ntanzi et Drévy Paschal se sont montrés à leur avantage, la prestation des deux gardiens a donné quelques satisfactions. Charles Bolzinger est dans le top 5 du Mondial, Valentin Gouy dans le top 15. Ils ont quasiment partagé leur temps de jeu dans les cages tricolores. Sous le regard bienveillant de leur coach, l'ancien portier international Daouda Karaboué.  

Pour le moment, Daouda, tes deux gardiens assument leurs responsabilités…
Sans préjuger de ce qui va suivre, je dois dire que je suis satisfait de la prestation des deux qui sont sur le terrain. Mais je ne veux pas oublier le 3ème (Loïc Spady) qui occupe dans les tribunes une position très inconfortable parce qu’il ne joue pas et dont le comportement est exemplaire.  Ce qui me plait c’est que Charles autant que Valentin respecte les consignes et même avec la fatigue qui commence à se faire sentir, ils tiennent la baraque.

On se demande si le mental de Loïc Spady ne doit pas être plus fort pour supporter ce qu’il vit ?
Pour moi, oui. Comme les choses sont très claires entre les trois, l’entente est parfaite. Les deux qui ont été choisis doivent faire le boulot sur le terrain et le 3ème qui est dans les tribunes, doit montrer qu’il est concerné.

Tu en as passé douze en revue pour tomber sur ceux-là…
Je n’ai rien à envier à Eric et son staff qui ont convoqué pas mal de joueurs de champ (une soixantaine environ). Après, le poste de gardien est spécifique mais sur cette génération, on a attendu d’être pleinement satisfait pour fixer notre choix. Si j’avais trouvé dès le départ, il n’est pas du tout sûr qu’on soit obligé de tourner autant.

Et puis la maturité pour un gardien arrive plus tard…
C’est vrai mais le paradoxe dans cette histoire, ce sont ceux qu’au départ, on aurait pu penser les plus immatures qui sont avec nous. Et ils prouvent tous les jours qu’ils répondent présents et qu’ils sont surtout à l’écoute. Le défi était de taille et ils ont accepté le challenge.

Quelle est ton approche vis-à-vis d’eux ?
J’insiste sur le relationnel entre l’entraîneur et les joueurs. Je n’ai pas une âme de militaire mais je définis un cadre en accord avec Eric et on essaie de fonctionner ainsi. Après, je prends tous les avis. Je suis aussi à l’écoute des jeunes. Il est essentiel de ne pas leur mettre une pression inutile.

Tu braves même certains interdits pendant les matches…
(rires) Oui, c’est vrai, je donne quelques conseils verbalement, je ne maîtrise pas le langage des signes. Je propose à ceux de l’IHF de venir coacher depuis les tribunes (sourires), c’est assez compliqué. C’est sûr on n’a pas le droit mais comment faire pour communiquer ? Je veille en tout cas à ne pas perturber le gardien qui est dans le feu de l’action. Ce que j’ai à lui dire parfois, je préfère attendre le moment opportun pour le faire.


                     Charles Bolzinger et Valentin Gouy écoutent attentivement Daouda Karaboué

Il y a eu récemment la nomination en France A de Jean Luc Kieffer au poste d’entraîneur spécifique des gardiens… Qu’en penses-tu ?
J’applaudis et j’aurais tendance à dire… enfin ! Cela manquait en France alors que dans d’autres pays comme dans les Balkans, c’était naturel. Chez nous, c’est une révolution et merci à Didier et à la DTN d’y être arrivé.

On aurait pu y penser plus tôt !
Et ce n’est pas faute d’avoir demandé ! A mon époque (sourires), on aurait parfaitement accepté un coach. Les joueurs de champ en avaient plusieurs, nous, on se débrouillait dans notre coin. Ce n’est pas normal. 

Qu’est ce que cela va changer ?
C’est un accompagnement, chacun des gardiens va garder sa façon de bosser, à la vidéo, etc… mais l’œil d’un pro du bord du terrain est une valeur ajoutée. Il sait ce qui se passe dans la tête du gardien et donnera son ressenti. Ce qui va être important, c’est de trouver la bonne manière de fonctionner. Et les responsabilités concernant par exemple les choix stratégiques pourront aussi être partagées. La relation sera plus étroite que celle entre le coach principal et les joueurs de champ.

Chez les jeunes, Eric Quintin t’a recruté très tôt pour que tu t’occupes des gardiens…
Oui et je l’en remercie de l’avoir fait et d’avoir pensé à moi. Sans cela, à la fin de ma carrière, je serais rentré en Côte d’Ivoire, j’aurais continué à m’occuper de mon association et j’aurais cultivé ma terre. Chose que j’ai toujours envie de faire et que je ferai. Très sincèrement, je n’avais pas envisagé de m’engager dans cette voie. Et je ne le regrette pas.

Est-ce que tu apprends de ces jeunes ?
Bien-sûr ! Je leur transmets mon expérience et ce qu’on m’a appris et de leur côté, ils me font grandir en découvrant leurs particularités. Cela impose une certaine approche, une certaine pédagogie en fonction de la personnalité et de la gestuelle de chacun. Tout cela est très riche.

On sort de deux générations exceptionnelles, est ce un handicap pour celle qui arrive ?
C’est très difficile de passer derrière des champions. Par contre, ce qui doit être excitant pour eux, c’est qu’ils ont quelque chose à écrire. Cela doit être une remise en question permanente.

Sur ce Mondial, il y a presqu’un 16ème à disputer contre la Suède…
L’équipe que nous avons ici est bien meilleure que celle de l’an passé à l’Euro. C’est vrai qu’il y a beaucoup d’insuffisance, de l’incompréhension parfois et il faut bien réaliser que le trophée est loin. Si les gars en sont conscients, c’est une bonne chose. Ce qui me comble, c’est que depuis le début, Valentin et Charles rassurent le collectif. La difficulté pour eux sera d’apporter le plus longtemps possible. Car plus on va avancer dans la compétition, ce que j’espère, plus les adversaires vont être costauds.

Pour terminer, un mot sur tes trois gardiens…
Loïc (Spady), c'est le fantasque
Valentin (Gouy), le méticuleux
Charles (Bolzinger), l’artiste
Ce sont trois bons et respectables… Padawans

© Yves Michel
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