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Mondial U19 M: Mathieu Salou sent venir l'appétit
Mondial U19 M: Mathieu Salou sent venir l'appétit
13 Août 2019 | International > Mondial

Parmi les seize Français engagés dans le championnat du Monde des moins de 19 ans, Mathieu Salou est assurément un de ceux qui est le plus attendu. Le Cessonnais aux mensurations impressionnantes est capable à lui tout seul de déverrouiller la situation la plus tordue. Il faut pour autant qu'il s'en donne les moyens et s'en persuade. Face à la Norvège, ce mercredi en 8èmes de finale, le rôle qu'il aura à tenir est primordial.

par Yves MICHEL


Pour qu’un 8ème de finale ne soit pas un aboutissement et pour être encore concerné par le sel de la compétition, les Tricolores doivent écarter la Norvège. Le dessein est à leur portée, si tant est qu’ils s’en donnent les moyens et qu’ils fassent preuve d’un peu plus de rigueur. Les cinq premiers matches qu’ils ont disputés ont été d’inégale valeur. A l’image de l’arrière droit Mathieu Salou. Le Cessonnais a mis du temps à entrer dans la compétition. Lundi face à la Suède, il a réalisé une excellente 1ère période (5 de ses 7 buts inscrits en 13’) mais par la suite, ses intentions ont été moins franches (59% d’échec au niveau du tir). «Je suis conscient de cette irrégularité, répond l’intéressé. Collectivement, on doit faire en sorte de réduire au maximum les temps faibles, on doit pouvoir se mettre à l’abri plus rapidement et surtout rester devant. Individuellement, je sens que je progresse et je sais que si j’insiste sur mes points forts, la réussite sera là. » Le gaucher de 2.02 m pour 95 kg sent inévitablement le poids des responsabilités. C’est un joueur à gros potentiel et la puissance de son bras doit être une des armes de la base arrière tricolore. Sa mobilité peut arriver à désorganiser n’importe quelle défense. « J’y travaille et en plus je dois montrer l’exemple. Je suis dans cette équipe quasiment depuis le début. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Le groupe a souvent été renouvelé. Ici, la moitié des gars n’avaient jamais participé à une compétition de leur vie. C’est d’ailleurs ce qui fait la différence avec la génération précédente où un sept a été constitué dès le départ. Mais on sent qu’entre nous, il y a quelque chose qui est en train de naître. Il y a une bonne ambiance et la volonté d’aller dans le même sens.» Gravement blessé en mars (ménisque), il lui a fallu quatre mois pour s’en remettre. Et encore… on lui en avait prédit six pour retrouver un niveau honorable. « Tout ce temps, j’ai surtout manqué de pratique de ballon, je n’ai pas pu m’entraîner comme je le souhaitais et comme il l’aurait fallu. Je suis arrivé sur la prépa au Mondial assez frais. Physiquement, je n’ai pas perdu grand-chose car pendant trois mois, j’ai fait du Crossfit avec un kiné. » Et il faudra du grand Mathieu et d’une grande équipe de France pour écarter la Norvège, ce mercredi (18h30) et s’ouvrir les portes des quarts de finale. «On nous fait remarquer qu’on les a déjà rencontrés à l’Euro l’an passé et qu’on les a battus (30-29). C’est vrai, on a progressé d’une saison sur l’autre mais eux-aussi. On sait qu’il y a de la place pour continuer à aller de l’avant. On s’attend en tout cas à un gros combat mais je pense que d’avoir affronté les Suédois qui ont à peu près le même style de jeu, peut nous être profitable. Enfin, on verra. » On l’aura compris, les Bleuets restent prudents. Sans pour autant se mettre une inutile pression. Atteindre le carré final fait partie des objectifs mais vu les circonstances et les difficultés rencontrées jusque-là, personne n’ose le claironner. « Il faut rester humble. Ce dont je suis sûr, c’est qu’on va se donner à fond pour franchir l’obstacle. C’est un match éliminatoire et demain soir, tout peut s’arrêter. Le plus difficile serait d’avoir des regrets à la fin de cette rencontre. Mais très sincèrement, il y a une certaine sérénité dans le groupe. Ceux qui étaient là juste avant nous ont montré le chemin pour arriver au sommet. On veut s’en inspirer. On fait 7ème lors du dernier Euro, on a encore rien gagné, on a peut-être une équipe moins forte qu’eux mais on a l’envie et surtout la hargne pour réussir.»  Le propos se veut fédérateur. Il ne reste plus qu’à attendre l’échéance pour voir si les seize Bleus sont disposés à aller dans le même sens.



La Norvège avance sans bruit

Alors qu’on attendait l’Espagne afin qu’il y ait un clin d’œil aux U21 d’il y a trois semaines à Pontevedra, c’est finalement la Norvège qui se retrouve sur le chemin des Français en 8ème de finale. Deux buts de mieux que la "Rojita" lui ont permis de gagner une place au classement. Les Nordiques sauront ce mercredi aux alentours de 20h00 si c’était une bonne affaire. Durant ce Mondial, leur parcours a été correct et sans artifice. Deux raz-de-marée attendus face au Chili et à l’Arabie Saoudite (+15 et +12), une leçon infligée à une Slovénie hors du coup  (+9), un nul face à l'Espagne (28-28) et une seule défaite, assez large face à l’ogre croate (22-32). Le parcours est sensiblement identique à celui des Français avec la même perf en défense (118 buts encaissés) et en attaque avec un léger avantage pour Sadou Ntanzi et ses partenaires (+161 contre +157). C’est à 6 mètres que les Norvégiens ont converti la plupart de leurs réalisations. « En fait, souligne Pascal Bourgeais, il faudra veiller à ne pas prendre des buts à l’intérieur faciles pour pouvoir se donner des possibilités de jeu rapide et les contrer dans ce domaine-là. Ensuite, il faudra garder la maîtrise de nos nerfs. Eviter de se faire trop sanctionner. » Dans ce domaine, les Tricolores sont loin d’être les derniers de la classe. Ils sont 4èmes au classement du fair-play alors que les Norvégiens eux, sont avant-derniers. « On ne fait pas de la Norvège un futur champion du Monde même si tout est possible, poursuit l’adjoint d’Eric Quintin mais c’est une équipe qui monte en pression. C’est une équipe extrêmement physique et très dure en défense, chaque but coûte très cher à l’attaque et derrière, ça joue très vite en trouvant donc le pivot dedans. » La dernière confrontation entre les deux formations remonte à l’an passé à l’Euro en Croatie. Lors du 1er match de la phase de poule et les Bleus ne s’étaient imposés que d’une longueur (30-29). Submergés dans les 1ères minutes, ils étaient parvenus à stabiliser leur jeu même s’ils avaient subi la pression adverse. Mais le couperet n’était sur aucune des têtes. « Je dirai qu’aujourd’hui, la France a un rôle d’outsider. Le constat que j’avais déjà fait à l’Euro se vérifie encore plus ici. Beaucoup d’équipes sont proches les unes des autres. Le Danemark et la Croatie sortent semble-t-il du lot, il se trouve qu’ils ne sont pas dans notre moitié de tableau, il faudra savoir en profiter. » Pour autant, sans brûler les étapes et envisager retrouver le vainqueur de Portugal-Macédoine en quarts, l’obstacle norvégien devra être surmonté. Parmi les joueurs en vue de cette équipe, la ligne d’avants est très séduisante avec le pivot Helsinghof (parmi les plus adroits de la compétition avec 19 buts inscrits sur 20 tentatives), les deux ailiers droits Lillelien (excellent dans le jeu rapide) et Lindqvist, l’ailier gauche et meilleur réalisateur (21 buts) Mads Rekstad (photo ci-dessus) et le demi-centre Langeland. Les Français qui ont eu droit aux séquences vidéo de David Fayollat savent à quoi s’en tenir.



Sagosen était déjà le bourreau des Français

Il y a tout juste six ans au Mondial Jeunes en Hongrie, la Norvège emmenée par un certain Sander Sagosen avait éliminé les Français génération 94-95 assez lourdement (13-21) en 8ème de finale. Avec huit buts à son actif, le demi-centre aujourd’hui parisien avait été un des bourreaux face aux Seri, Tritta, Traoré, Tournat ou Delecroix. La Norvège avait échoué en quarts face aux futurs champions du Monde danois. Les Français avaient terminé 13ème. Deux étés plus tard, avec la même génération, ils montaient sur la plus haute marche du podium Juniors au Brésil.  Ironie du sort, les Bleuets avaient pris leur revanche sur les Norvégiens en 8èmes en s’imposant (24-20). Sander Sagosen déjà sélectionné chez les "A" avait fait l’impasse sur la compétition. 

Les affiches en 8èmes de finale (ce mercredi 14 août) 

Jane Sandanski Hall

Boris Trajkovski Hall

14h00    EGYPTE - SLOVENIE

14h00    ARGENTINE - ALLEMAGNE

16h15    CROATIE - HONGRIE

16h15    ISLANDE - JAPON

18h30    FRANCE - NORVEGE

18h30    DANEMARK - TUNISIE

20h45    ESPAGNE - SUEDE

20h45    PORTUGAL - MACEDOINE


© Yves Michel
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