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Mondial U19 M: La France ne galvaude pas sa fin de compétition
Mondial U19 M: La France ne galvaude pas sa fin de compétition
17 Août 2019 | International > Mondial

Malgré le réveil qui a sonné très tôt et un match de classement qui pouvait laisser des doutes sur une totale implication, les Français ont non seulement fait le boulot mais en plus, ont séduit. Avec plus d'envie et de maîtrise et dans le sillage d'un super Valentin Gouy et d'un métronomique Drévy Paschal, ils ont battu l'Islande (24-30)... rajoutant des regrets après le seul match dont ils sont passés au travers, le quart contre le Portugal. Ils atteignent leur objectif de faire mieux qu'à l'Euro croate l'an passé. Ce dimanche à 13h00, ils affronteront la Hongrie pour le classement de la 5ème à la 6ème place.

par Yves MICHEL


Simplement pour l'honneur et l'honneur est sauf ! Jeudi soir après leur cinglante élimination des quarts par le Portugal (26-31), les têtes étaient basses et le moral dans les chaussettes. Les Minots d'Eric Quintin n'avaient pas trop envie de s'étendre sur le sujet et ils savaient sans leur faire un peu plus remarquer, qu'ils étaient passés à côté de leur sujet. Impossible aussi d'évoquer ces deux matches de classement qui restaient à disputer et qui auraient bien pu figurer déjà pour le 1er, comme une affiche de demi-finale puisque l'an passé à l'Euro U18, les Islandais avaient terminé 2èmes derrière la Suède et juste devant le Danemark, la Croatie, l'Espagne, l'Allemagne et... la France.

La programmation de ce rendez-vous à 10h30 à la Boris Trajovski Arena, antre du Metalurg Skopje n'incitait pas à se surpasser pour figurer entre la 5ème et la 8ème place. Malgré la quelque vingtaine de supporters tricolores qui soutient le clan tricolore depuis le début de l'épreuve. Et pourtant...



Les Français étaient apparemment mieux réveillés que leurs vis-à-vis. Le chrono n'avait pas dépassé les 40 secondes, Sadou Ntanzi donnait le ton, la défense bien orchestrée autour de Jordan Yamdjeu était parfaitement en place et surtout Valentin Gouy qui avait du rajouter une potion vivifiante dans son bol matinal de céréales était au rendez-vous. Le gardien villeurbannais va illuminer toute la 1ère période. Il commencera par un double arrêt dans le cours du jeu et s'offrira deux parades à 7 mètres ! De quoi mettre en confiance des partenaires qui allaient faire vivre le ballon au point d'obliger souvent les Islandais à la faute. Il y aura très peu de déchet dans ce 1er acte. Une progression idéale concernant le score même si les Nordiques profitant d'un manque furtif de vigilance des Français parvenaient à refaire partiellement leur retard (3-4 après 8'). Mais comme Gouy était sur des ressorts et Vérin sur puissance hydraulique, les Bleuets remettaient de la distance. Il y avait du rythme des deux côtés et la pression française va encore plus s'accentuer à l'entrée de Lucas De La Bretèche (ci-dessous), empoisonneur en chef de l'attaque islandaise et surtout gratteur de ballon. Sur le banc, ni Eric Quintin, ni Pascal Bourgeais n'avait à intervenir... ou si peu. Et rentrer aux vestiaires avec six longueurs d'avance était la meilleure assurance tous risques que pouvaient souscrire les Tricolores (10-16).

Ils avaient eu raison de consulter leur courtier car leur reprise va être catastrophique. Du moins des plus brouillonnes. Une défense islandaise un peu plus étagée empêchant les Français de soigner leur approche, un manque d'agressivité à l'autre extrémité du terrain vont permettre à leur adversaire de créer un certain désordre et de revenir à trois buts, Sadou Ntanzi trompant enfin Sigmundsson alors que son équipe était restée muette durant plus de six minutes ! Cette alerte sera bien enregistrée et les Bleuets vont repartir de l'avant. Sur le même tempo qu'en 1ère période et les Islandais commettre les mêmes erreurs de jugement, ne sachant pas trop placer leur défense ou manquant de percussion sur l'attaquant adverse. Tout souriait à nouveau au clan tricolore. Eric Quintin avait poussé une mini gueulante (juste ce qu'il faut) et cela avait payé. Et pour ne pas rester sur ses seules 30 premières minutes où il n'y avait rien eu à redire, Valentin Gouy remettait le couvert. Ce minot-là déborde de tempérament et quand il est en confiance, il peut produire la prestation qu'il a proposée ce samedi. Ce n'est pas un hasard s'il sera désigné meilleur joueur du match, après avoir laissé les cages toutes chaudes à... Loïck Spady.



Quel choix judicieux du staff tricolore et en particulier de Daouda Karaboué d'avoir procédé à cette rotation. Sans sous-estimer "Charly" Bolzinger qui a sauvé tant de fois la baraque, impliquer le portier du PSG en couchant son nom sur la feuille de match s'est avéré un excellent coaching. Car le gamin formé comme bien d'autres (Paschal, Vérin,...) à la sauce antillaise, lui à l'Étoile de Morne à l'Eau en Guadeloupe s'est illustré dès son entrée puis dans le gros quart d'heure qu'il passera sur le parquet, à deux reprises à 7 mètres ! Le dénommé Orn Einar Sindrason ne s'en est toujours pas remis ! Quand en plus les Nordiques vont ajouter une double infériorité numérique à leur passif et l'entraîneur Rikardsson être prié d'arrêter de protester, on sentait que le match était plié. Les Bleuets iront jusqu'à posséder huit buts d'avance et se permettront même quelques fantaisies plus ou moins fructueuses. A la différence du camp islandais où la pépite Thratarsson (plus jeune joueur à 17 ans du Mondial A en Allemagne en janvier) n'a pas participé une seconde à la fête, Eric Quintin a fait tourner tout son groupe. Et quand à la fin, la sirène a retenti, ses joueurs pouvaient avoir le sourire. Se lever de si bonne heure avait porté ses fruits (24-30).

Pour que le contrat soit totalement rempli, il faudra encore être sur le pont ce dimanche. La bonne nouvelle c'est que le réveil sonnera moins tôt. Pour être d'attaque dès 13h et choisir entre la 5ème et la 6ème place du Mondial. Pour l'adversaire, ce sera la Hongrie (pour une revanche de la phase de groupe) qui n'a jamais été inquiétée par l'Espagne (29-24) causant des dégâts magistraux au sein de la "Rojita" en 1ère période. 



A Skopje (Nord Macédoine), Boris Trajovski Arena
Match de classement 5-8 / samedi 17 août 2019
ISLANDE - FRANCE   24 - 30 (mi-temps: 10-16)

Arbitres: Alexys Zuniga & Raymel A. Reyes (Cuba)

ISLANDE: Sigmundsson (56' 11a/40) , Oskarsson S. (4') - Gautason (8/11 dt 0/1) Oskarsson A. (2/5) Sveinsson (1/8) Valencia (n.u) Sindrason (3/8 dt 1/3) Ramos Rocha (1/3) Omarsson (2/2) Gislason (2/2) Thorarinsson (3/6) Freysson, Hinriksson (2/5 dt 0/1 à 7m) Thrastarson (n.u) Stefansson

FRANCE: Gouy (42' - 15a/31) Spady (18' - 6a/14) - Laden (3/3), De la Bretèche (2/4), Tissot (2/3) Gaillard (0/2), Ntanzi (7/8) Damatrin (1/2) Paschal (6/6 dt 2/2 à 7m) Lenne (1/1) Zaepfel (1/1) Thellier (2/5), Verin (2/3) Yamdjeu, Mandiangu (0/1), Salou (3/6)

Evolution du score: 0-4 (4) 3-4 (8) 4-5 (10) 4-8 (15) 7-11 (20) 8-14 (25) 9-16 (28) 10-16 (MT) 13-16 (33) 15-20 (38) 16-21 (41) 16-24 (45) 19-25 (50) 21-27 (55) 24-30 (FIN)



La suite du programme de la journée

Boris Trajkovski Arena

résultat

Match de classement 5-8 (13h)

HONGRIE - ESPAGNE

29-24   (MT 13-8) 

Demi-finale (17h30)

EGYPTE - PORTUGAL

   41-36  (MT 20-19) 

Demi-finale (20h00)

ALLEMAGNE - DANEMARK

   31-23   (MT 13-9) 

Pour les Français, il restera un match de classement (5-6) à disputer face à la Hongrie ce dimanche à 13h00
La petite finale (3-4) entre le Portugal et le Danemark est programmée à 15h30, la finale totalement inédite entre l'Egypte et l'Allemagne à 18h00.

© Yves Michel
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