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César Castro s'offre une tranche d'exotisme aux Antipodes
César Castro s'offre une tranche d'exotisme aux Antipodes
28 Août 2019 | International

Il n'est pas le 1er et ne sera certainement pas le dernier à tenter l'expérience du handball à l'autre bout de la planète. Depuis quelques jours, César Castro a quitté son Val-de-Marne natal et l'US Ivry pour l'Australie et ce mardi, avec sa nouvelle équipe de l'université de Sydney, il a pris part à la 1ère rencontre comptant pour le Super Globe.

par Yves MICHEL

C’est à Istres, le 6 juin dernier lors de l’ultime journée de championnat que César Castro a porté pour la dernière fois, le maillot "rossoneri" de l’US Ivry. Après toute sa formation passée dans le club du Val-de-Marne et deux années de statut pro, l’ailier droit a non seulement décidé de tourner la page mais également de changer d’air. « Une certaine lassitude s’était installée et honnêtement, je ne prenais plus du tout de plaisir avec Ivry. J’avais peu de temps de jeu et il me fallait impérativement passer à autre chose. La question de prolonger aurait pu se poser mais j’ai vraiment pris ma décision. J’ai quitté le club. » En soi la démarche peut paraître classique mais lorsque 17 000 kilomètres plus loin et deux mois plus tard, il se retrouve à Sydney, dans une mégapole de 5 millions d’habitants, le dépaysement est total. « J’avais un de mes meilleurs potes qui partait aussi, donc je n’ai pas hésité. Il me fallait rompre avec une certaine routine, saisir l’opportunité de parler anglais et certainement pas pour faire fortune (rires). » Flanqué d’une licence en gestion, l’intéressé déboule sur le sol australien sans trop savoir vers quelle voie s’orienter et surtout le temps que cela va durer. Au pire, il peut s’offrir un break d’un an sans trop se soucier de l’avenir. « Je n’ai pas trop attendu pour me rapprocher de l’université de Sydney, je savais bien-sûr qu’il y avait une équipe qui tenait la route et qui disputait même des compétitions intercontinentales. Et quand tu es vraiment à l’intérieur, tu te rends compte que ça travaille sérieusement, dans une bonne ambiance avec un bon état d’esprit. Et comme il y a des joueurs qui ont déjà bien pratiqué, ça joue bien. Honnêtement, cette équipe-là pourrait figurer en Proligue française » De là s’imaginer que l’Australie est une nouvelle terre de handball et que l’université de Sydney va s’exporter un peu partout dans le monde, l'image a du mal à entrer dans les têtes. En juillet dernier, l’équipe nationale des moins de 21 ans a participé au Mondial de la catégorie en Espagne. Les roustes ont été mémorables (dont le fameux record face à la France de 17-51) mais un 1er pas a été fait au niveau international.



De son côté, Sydney Uni entretient une constante, celle de participer régulièrement au Super Globe, l’épreuve de prestige de l'IHF, caution de nations pas très regardantes sur les droits d'autrui et dotée de prix avantageux. Après neuf éditions consécutives au Qatar, cette année, la Fédération Internationale a décidé de déménager son fleuron et l’installer en Arabie Saoudite. César Castro qui depuis début août avait repris l’entraînement et la préparation n’aurait manqué le rendez-vous sous aucun prétexte. Et depuis ce mardi, en compagnie de quinze autres de ses camarades (dont trois autres Français Arnaud Delhon-Bugard, Kevin Loureiro et Thomas Gerstch), il est entré en compétition. Face à un mastodonte, Ni plus, ni moins, le vainqueur de la dernière coupe EHF et 2ème de Bundesliga, le THW Kiel. « C’est vrai que c’était déséquilibré, qu’on n’a rien à voir en temps normal avec ces gars-là, mais je trouve qu’on n’a pas été ridicules, loin de là. On ne s’est quand même entraîné au complet que depuis une semaine. Là, on rivalise pendant le 1er quart d’heure, on n’a que cinq buts de retard à la mi-temps mais c’est vrai qu’on prend la foudre par la suite. En face, il y avait la grosse équipe sauf Duvnjak n’a pas joué. » Sydney a finalement abordé ce défi sans complexe bien briefé oar Michael Roth, son coach qui a œuvré si souvent en Bundesliga. « On pourra dire qu’on a bougé Kiel ! (rires) » L’addition est quand même salée (27-41), César Castro lui a pris sans complexe quelques tirs et s’est illustré à cinq reprises. Les joueurs de Filip Jicha (qui a succédé à l’emblématique Alfred Gislason) continueront leur progression dans l’épreuve et devraient tôt ou tard retrouver le FC Barcelone ou le Vardar Skopje. Pour Sydney, la suite sera un peu plus modeste, même si les autres adversaires proposés sont de qualité. Mais qu’à cela ne tienne, l’Ivryen d’origine et ses potes ont d’ores et déjà atteint leur défi. Montrer à la face du Monde que la discipline ne dépareille pas au pays des kangourous. En fin de semaine, la tribu cosmopolite regagnera sa terre australe. Et César reprendra ses études. « Je suis des cours d’anglais à l’université et de management à distance. Ça dépend de l’EM Grenoble et je communique avec eux par internet. Donc le problème de la distance n’est pas à prendre en compte. Je n’ai pas encore totalement choisi ma voie. » Et le handball dans tout ça ? César Castro ne ferme aucune porte mais un retour en France n’est peut-être pas à l’ordre du jour, au terme de cette année où il va véritablement profiter d’un environnement exceptionnel. « Je suis vraiment sous le charme. Tout est beau et tous les gens sont sympas. Le contact est permanent. Cela fait donc trois semaines que j’y suis, j’ai l’impression d’avoir des potes de toutes nationalités et de longue date. C’est actuellement la période hivernale, il doit faire autour de 16 degrés le matin et 21 l’après-midi (sourires). » En attendant de revenir dans son petit paradis, César Castro participera aux matches de classement du super Globe et avec ses partenaires, il pourrait bien se voir proposer l’équipe de New York dont c’est la 1ère participation à l’épreuve et où évolue un certain Benjamin Briffe (ex Toulouse, Cesson et Pays d’Aix), le frère de Romain, l’arrière de Chambéry. Les Américains n’ont pas eu plus de chance que les Australiens. Face au club local d'Al Mudhar, ils ont quand même explosé en plein vol, en s’inclinant (13-33), l’aîné de la famille bretonne étant sorti sur blessure.

© Yves Michel
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