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TDC: Montpellier veut conserver le seul bien qu'il lui reste
TDC: Montpellier veut conserver le seul bien qu'il lui reste
29 Août 2019 | France

Quatre jours avant le coup d'envoi officiel de la saison 2019-2020 en Starligue, le Trophée des Champions réduit sur une seule journée, propose à Limoges, une affiche PSG-Montpellier, des plus intéressantes. De quoi donner le ton à un feuilleton de 26 épisodes qui espérons-le sera riche en surprises et rebondissements.

par Yves MICHEL


Le Trophée des Champions avait débuté en 2010 dans le bling bling de Monaco, il s'était ensablé sur les rivages de Tunisie avant de revenir sur le sol français. La formule sur deux journées n'étant plus aussi courue, elle se déroule désormais, sur un match sec. Entre le vainqueur du championnat et son dauphin. C’est aussi pour répondre aux desiderata des joueurs qui après le vent de fronde exprimée à l’issue du Mondial 2019 avaient demandé aux instances de réduire les cadences et de gommer le superflu. PSG-Montpellier, c'est du déjà vu mais une affiche toujours attrayante que le public de Beaublanc, l’antre du basket limougeaud saura apprécier. Le Trophée des Champions, c'est aussi la seule récompense décrochée la saison dernière par les Héraultais. « C’est ce qui ouvre la saison et même si cela ne veut rien dire pour la suite, on en sait quelque chose, le gagner renforce la confiance. Vu la qualité de l’adversaire, ce sera tout sauf un match amical.» Du côté de Melvyn Richardson (notre photo de tête), la prudence est donc de mise. Dans le camp héraultais, la saison écoulée ne restera pas parmi les meilleures. Les circonstances rappellent sans cesse la précarité d’une situation. Champion d’Europe en mai, incapables d’aller au-delà de la phase de groupe, neuf mois plus tard. Une blessure qui a mis longtemps à se refermer et qui hante certaines mémoires. « C’est évident que tu ne sors pas indemnes d’une telle situation. On a vraiment tout essayé, on s’est accroché au moindre espoir d’atteindre ces 8èmes et cela ne nous a pas souris. Si cela s’est déroulé ainsi, c’est qu’on ne devait peut-être pas le mériter. »  Montpellier a donc recherché l’électrochoc nécessaire. Il fallait qu’une page soit tournée, au moins trois figures emblématiques du club l’ont quitté. Le départ de Vincent Gérard (voir par ailleurs) avait été largement anticipé, celui de Michaël Guigou a débouché sur un feuilleton qui a fini par lasser, celui de Vid Kavticnik a été finalement le moins discuté. Pays d’Aix le réclamait, Montpellier ne voulait pas prolonger le bail de celui qui est entré dans sa 35ème année. Huit départs pour cinq arrivées dont trois significatives, Marin Sego dans les cages, Gilberto Duarte, sur le poste d’arrière gauche et Yanis Lenne juste devant. « Contrairement à ce qui s’était passé avant, poursuit Melvyn, il y a un véritable brassage. Mais ceux qui arrivent par exemple, ne sont pas des inconnus et surtout ils ont derrière eux de l’expérience. Ils savent où ils arrivent et connaissent parfaitement les exigences du club. » De l’avis même des quelques observateurs présents sur le récent EuroTournoi, le MHB a donné des gages de stabilité. Notamment en finale face au modèle étalon que pouvait représenter Szeged. Avec une belle solidité défensive et une attaque performante. La véritable satisfaction par exemple est venue de Benjamin Afgour qui a pris encore un peu plus d’épaisseur et surtout retrouvé une certaine adresse au tir. Sur la base arrière, il faudra attendre un peu pour valider l’utilité de Gilberto Duarte qui offensivement doit encore régler la mire. Mais dans l’ensemble, ce Montpellier-là est séduisant et ne demande qu’à s’affiner. « Il y a c’est vrai encore du boulot, acquiesce le gaucher international. Quelle équipe est totalement prête en cette période ? D’ailleurs, ce n’est pas le but. Je trouve qu’on avance bien, le seul petit truc, c’est qu’avec certains comme Marin (Sego) ou Gilberto, il y a encore la barrière de la langue mais c’est normal. On arrive quand même à communiquer. » Cette saison, Montpellier s’est même offert le luxe d’entretenir trois gardiens de haut niveau.



Financièrement, c’est un réel investissement et à terme qu’en sera-t-il sur le plan de la cohabitation ? Jusque-là, le problème ne s’est pas posé puisque Kévin Bonnefoi est blessé et qu’à Strasbourg par exemple, Patrice Canayer a déroulé le tapis rouge à Sego, sa recrue croate, Nikola Portner étant utilisé à doses homéopathiques. Dans un récent entretien, le technicien héraultais nous a assurés que pour les trois intéressés, « la règle du jeu est déterminée dès le départ, le choix est assumé par les joueurs. » Et d’insister « il y aura donc un n°1, un n°2 et un n°3 dans une hiérarchie qui peut être amenée à évoluer en fonction des blessures et des contreperformances. » En tout cas, pour le moment, cette hiérarchie est très claire. C’est le natif de Mostar qui tient la corde et qui n’est pas prêt de la lâcher mais on peut aisément deviner lequel des deux autres fera les frais de ce combat de coqs.

Melvyn Richardson lui, est bien éloigné de ce type de considération. De par son statut d’international, la saison qui arrive, peut déboucher sur du grandiose. Le parcours en club mais également en équipe de France avec comme perspectives l’Euro en janvier et surtout l’opportunité de se qualifier pour les Jeux de Tokyo, en août 2020. « Oufff… Ce serait très mal venu de se projeter sur ce qui pourrait se passer l’été prochain. Déjà, il faudra se qualifier. Je me concentre sur l’immédiat, sur le 1er rendez-vous qui est le Trophée des Champions face au PSG. » Paris-Montpellier, l’affiche est-elle la préfiguration du mano a mano qui va accompagner toute la saison ? « L’erreur à ne pas commettre, serait de ne se focaliser que sur un adversaire. Il faut avant tout s’occuper de notre jeu, le championnat est tellement relevé qu’on peut se faire surprendre partout. Pour gagner cette compétition, il ne suffit pas uniquement de battre Paris, il faut essayer de battre les 12 autres équipes. C’est une remise en questions permanente, en plus, il y aura la Ligue des Champions et là aussi, des matches très difficiles. L’an passé, on s’est raté alors qu’on détenait le trophée, il y a toujours des choses inattendues. Je ne pense pas que cette année, beaucoup de personnes voyaient le Vardar atteindre le Final Four ? Et en plus, ils le gagnent. C’est pareil pour nous, un an plus tôt. Je pense que l’essentiel réside dans la constance. » Lors des neuf éditions du Trophée des Champions, Montpellier et le PSG se sont imposés à trois reprises.  Une égalité parfaite qui sera évidemment mise à mal, ce samedi sur le coup de 20h00.

En lever de rideau de ce Trophée des Champions, à 15h00, Limoges (Proligue) accueillera Chartres (promu en Starligue)

© Yves Michel
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