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A Tremblay, Rastko est là pour remettre de l'ordre
A Tremblay, Rastko est là pour remettre de l'ordre
1 Septembre 2019 | France > LSL

Il a remporté la Ligue des Champions en 2003 avec Montpellier, arpenté un peu tous les parquets européens mais c'est à Tremblay que Rastko Stefanovic a écrit les pages les plus marquantes de sa carrière. Les bons comme les mauvais souvenirs. Il fait son retour en Seine St Denis aux commandes de l'équipe avec la ferme intention de lui redonner le rang qu'elle mérite.

par Yves MICHEL
 

A Tremblay, le budget est constant mais toujours conséquent (près de 3,8 millions d’euros). Et cela fait des années que cela dure. Même quand le club est descendu en Division 2, le porte-monnaie était bien garni. Depuis la finale de la coupe des coupes en 2011, l’équipe qui flirtait jusque-là avec le Top 3 de l’élite a constamment pris le mur. Un recrutement de joueurs pas toujours judicieux, de l’argent gaspillé, des résultats médiocres et un message des techniciens souvent opaque. La descente aux enfers était prévisible et elle a eu lieu. La saison passée, malgré quelques tiraillements, se classer 9ème de Starligue a relevé quasiment du miracle. Il fallait donc une personne qui incarne les valeurs de la maison séquano-dyonisienne pour remettre un peu d’ordre.

Après une année sabbatique passée à scruter ce qui fonctionnait ailleurs (à Montpellier notamment), à observer des joueurs aussi (à l’Euro U20), Rastko Stefanovic a accepté de relever le défi.  « Je fais presque partie des meubles de ce club (sourires). Surtout en tant que joueur et maintenant, je veux m’y imposer comme entraîneur. Il y a un respect mutuel entre nous. » Son arrivée était un secret de polichinelle, une évidence lorsqu’en novembre 2018, la direction du club a dévoilé qu’elle ne poursuivrait pas l’aventure avec Benjamin Braux. Le Slovène lui, a eu le temps de se préparer à l’idée. « Bien-sûr et c’est presque un luxe. Je peux dire que le recrutement a été bien pensé en fonction du budget. Pour l’instant, je suis très content de voir la façon dont tout ça se met en place mais j’ai appris avec l’expérience, que c’était à l’usage et surtout une fois que la saison a commencé, qu’on pouvait tirer les 1ers enseignements. Pendant cette année, j’ai rechargé les batteries. » Pourtant, l’intéressé n’a signé qu’un bail de deux saisons, durée assez courte qui peut surprendre pour bâtir un projet à long terme. « On peut l’interpréter différemment. Je suis sûr que cela va marcher et on pourra poursuivre sans problème. C’est moi qui ai réclamé deux ans, la sécurité de l’emploi ce n’est pas quelque chose qui m’inquiète. Je veux arriver à ce que ce club s’installe dans la continuité avec des résultats qui correspondent. » Le choix des hommes est tout aussi important. Il y a peu, les agents de joueurs avaient flairé le bon coup et pris Tremblay pour une vache à lait où placer un élément en perte de vitesse, était aussi aisé qu’un rossignol en fin de soldes. Des erreurs ont été accumulées, rien ne prédit que certaines ne seront pas renouvelées mais Rastko Stefanovic reste confiant. « Je pense qu’on a essayé et réussi de changer avant tout l’état d’esprit. Quel que soit le niveau de celui que tu recrutes, si l’ambiance n’est pas bonne, si le plaisir de jouer pour toi mais aussi pour les autres n’existe pas, tu n’arriveras à rien. L’année dernière par exemple, je n’ai pas senti d’émotions. Que les gars perdent ou gagnent, tu avais l’impression que c’était exactement la même chose. Où était la notion de sacrifice ? Il faut qu’il se passe quelque chose. » Dans une agglomération de 36 000 habitants où les loisirs et les installations ont fleuri à tous les coins de rue, où la population est relativement jeune avec tous les problèmes que cela engendre, le club de hand a un rôle très important à tenir. « Déjà, le fait d’amener du monde à la salle est important. Pour cela, il faut proposer du spectacle, pour qu’il y ait du spectacle, il faut des joueurs engagés à 100%, qui ont envie. Ensuite, il y a les jeunes. Il faut qu’ils viennent à la salle. Il faut leur proposer constamment un tour de magie. On doit les faire rêver. Même si on perd, on doit s’être battu, avoir mis la manière et n’avoir rien à regretter. » Tremblay valeur d’exemple, au pied des cités dortoir, le long de la ligne bondée du RER B et cette mauvaise réputation traînée comme un boulet. Le discours dépasse les objectifs de remplir la salle et d’avoir des résultats. Pour autant, si Pascal Papillon le président saura se montrer patient, le pragmatisme va reprendre ses droits et le classement sera scruté avec intérêt. 9ème budget de Starligue, Tremblay peut donc prétendre à un positionnement approprié. « C’est impossible de savoir à l’avance si on sera 8ème ou 10ème, pour rassurer tout le monde, je dirai qu’on va tout faire pour tout gagner. »  Le début de saison est on ne peut plus compliqué avec un mix entre grosses cylindrées (Chambéry, Montpellier, Nantes) et adversaires directs (Toulouse, Istres, Ivry, Créteil) contre lesquels il sera impératif de prendre des points. A la mi-octobre, sans être rédhibitoire, une 1ère tendance pourra être dégagée. « On va devoir aussi cibler certaines priorités mais on est conscient qu’un bon démarrage est primordial, notamment pour la confiance. A part six ou sept équipes, l’objectif initial (pour les autres), c’est le maintien. On sait que face à certains budgets, on ne pourra jamais rivaliser, c’est la raison pour laquelle il faut être plus malins, jouer aussi sur l’aspect psychologique, tu rencontres des hommes pas des machines. » Sept départs (Honrubia, Steins, Sevaljevic, Marche, Sako, Boultif, Bouity) pour cinq arrivées (Brkljacic de Massy, Diallo de Pontault, Del Arco de Logroño, Butorac de Presov et Kopco d’Ivry). Quatorze joueurs professionnels dans le sillage de l’incontournable et toujours vert Patrice Annonay (40 ans).


                         Patrice Annonay - Darko Arsic, gardiens du temple tremblaysien


L’imbroglio Alouini

Beaucoup se réjouissait du retour du meneur de jeu tunisien sur le sol français. Kamel Alouini avait déjà goûté à la LNH deux saisons entre 2008 et 2010 sous les couleurs d’Istres et avait laissé un assez bon souvenir. Il était ensuite rentré au pays avant de tenter l’aventure en Arabie Saoudite et atterrir la saison dernière en Roumanie au Dinamo Bucarest. En mars, l’officialisation de sa signature à Tremblay pour les deux saisons à venir (jusqu’en 2021) était actée, tout content de rejoindre son compatriote, le pivot Marouen Chouiref. Sauf que la transaction a tourné court. Le joueur avait une clause pour une année optionnelle avec les Roumains qu’il n’a pas su lever à temps. Certes, il disputera les poules basses de Ligue des Champions et joint par nos soins, espère (à 32 ans en juillet 2020), intégrer Tremblay en juin. Interrogé sur le sujet, Pascal Papillon nous a confirmé qu’il avait d’ores et déjà abandonné cette option et que sous sa présidence, Kamel Alouini ne porterait jamais les couleurs du TFHB.

© Yves Michel
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