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William Accambray... Meshkov, une passerelle vers les Bleus ?
William Accambray... Meshkov, une passerelle vers les Bleus ?
10 Septembre 2019 | Europe > Champion's League

William Accambray joue toujours au handball et au plus haut niveau ! A Meshkov Brest, dans un club qui depuis quelques années, affiche de sérieuses ambitions sur la scène européenne. Dès samedi, l'arrière français dispute à Porto, son 1er match de la saison en Ligue des Champions. Il compte aussi se rappeler au bon souvenir de l'équipe de France et de Didier Dinart dont il n'a plus de nouvelles depuis bientôt deux ans.

par Yves MICHEL


Fin juillet, William Accambray a atterri en Biélorussie, à Brest à la frontière polonaise, engagé pour une saison par le club de Meshkov. Depuis qu'il a quitté le PSG pour Veszprém en 2017, son parcours a été tortueux. Il n'a porté qu'une saison le maillot du club hongrois avant d'être prêté à Celje (Slovénie). A Brest, l'arrière international qui disputera la Ligue des Champions (dans le groupe B avec Montpellier, Vardar, Veszprém, Kielce, Porto, Kiel et Zaporozhye) espère revenir au 1er plan. Un retour en équipe de France fait toujours partie de ses objectifs. Sa dernière sélection remonte à fin 2017, avant une blessure au tendon d'Achille qui l'avait privé de l'Euro en Croatie.

Comment t’es-tu retrouvé à Brest en Biélorussie ?
En fait, on a convenu d’une rupture avec Veszprém, j’avais quelques propositions en France (selon nos informations avec Nîmes et Aix) mais en pesant le pour et le contre, celle de Meshkov avec l’assurance de disputer la Ligue des Champions était la plus intéressante. Cela s’est conclu assez rapidement en fin de saison.

En revanche, tu n’as signé que pour une saison…
Oui, si j’étais resté à Veszprém, c’était ma dernière saison donc on s’est calé sur ça. Pour la suite, je verrai. Je n’ai pas fait un gros déménagement, j’ai débarqué là-bas avec deux sacs (sourires).

Comprends-tu l’étonnement de ceux qui t’ont vu partir pour Meshkov ?
Non pas forcément. Car c’est un bon club qui a beaucoup progressé, qui se qualifie régulièrement pour les 8èmes de Ligue des Champions. Ils ont fait des efforts sur le recrutement, ça prend vraiment bien. Je ne regrette vraiment pas d’être là. Voilà un peu plus d’un mois que je suis ici et je me sens parfaitement intégré.

Qu’est ce qui change fondamentalement ?
Pas grand-chose même s’ils sont très attentifs au bien-être du joueur. Quand je suis arrivé avec les nouvelles recrues, le club a mis un guide à notre disposition pour visiter la ville. Jamais je n’avais vécu pareille attention. C’est très intéressant car je découvre une nouvelle culture, un nouveau fonctionnement.

Brest, c’est à peu près la population de Nice mais ce n’est pas la côte d’Azur…
J’ai été vraiment agréablement surpris par l’environnement. J’étais venu jouer ici une ou deux fois auparavant mais je n’avais pas vu grand-chose. Je m’attendais à une ville austère sur le modèle de l’ex URSS, ce n’est vraiment pas le cas, c’est très moderne, la ville s’est parait-il métamorphosé en 5-6 ans. Il y a juste un peu la barrière de la langue parce qu’ici la plupart des gens ne parlent pas anglais, excepté dans le club et c’est finalement le plus important.


    William avec les recrues de Meshkov dont l'ancien Istréen Kankaras et l'ancien Chambérien Panic

Tu vas disputer la Ligue des Champions, dans le même groupe que Montpellier
Il n’y a pas que Montpellier, je vais retrouver Veszprém, Kiel,… donc quoiqu’il arrive, il y aura des matches de haut niveau. C’est intéressant aussi parce qu’on joue la SEHA League avec de fortes oppositions, Veszprém l’a réintégrée.

Ta carte de visite a-t-elle encore de la valeur en Biélorussie ?
Ils sont a priori contents que je sois là car on m’interroge souvent sur ce que j’ai fait auparavant notamment en sélection nationale, la France est une référence avec les titres qu’elle a acquis donc ça compte. Ensuite, je ne suis pas là pour faire valoir un statut. Le coach (espagnol) m’a expliqué qu’il avait besoin de l’aide de tout le monde et notamment de joueurs expérimentés comme moi.

Ces dernières années, tu as été contrarié par des blessures… Tu as un peu disparu des radars. As-tu par exemple, la sélection encore à l'esprit ? 
Oui, bien entendu, d’autant plus que c’est une année olympique. Mon dernier souci, au tendon d’Achille remonte à presque deux ans maintenant, j'ai retrouvé tous mes moyens mais depuis, personne ne s’est soucié de moi. 

                   "J'ai toujours en moi cette envie de retrouver l'équipe de France"

Comment cela ?
Je n’ai pas eu le moindre message, le moindre appel du sélectionneur. C’est très frustrant car j’ai toujours en moi cette envie de retrouver l’équipe de France. Aujourd’hui, je suis dans le flou total malgré une bonne saison à Celje où j’ai joué la Ligue des Champions.

Un message t’aurait fait plaisir…
Ce n’est pas la question que cela fasse plaisir, je pense tout simplement que cela aurait été légitime. J’ai passé 8-9 ans en équipe de France… avant ma blessure, j’étais appelé, après, non. Alors que j’ai retrouvé un certain niveau. Je n’ai pas changé de numéro de téléphone. Didier et "Gino" l’ont peut-être perdu (sourires) !

Gardes-tu un œil sur ce qui se passe en France ? 
Bien-sûr ! Surtout que maintenant tous les matches sont retransmis. Je ne suis pas sûr qu’on assiste à un mano a mano entre uniquement Paris et Montpellier. Beaucoup de clubs ont changé, pour certains comme Nantes, il va peut-être falloir un petit temps d’adaptation mais on voit que d’autres, comme Nîmes qu’on a joué en prépa, c’est déjà du solide. Ils ont fait une bonne saison. Ensuite, il y a Chambéry et puis Aix, pour ne parler que du haut du tableau. Aix a un projet qui court sur plusieurs années.

Aix, c’est un club qui pourrait te séduire ?
Le recrutement est en rapport avec les ambitions. Ils construisent quelque chose d’intéressant. De plus, ils semblent avoir les moyens financiers pour y parvenir, c’est un très beau projet en tout cas.

Mais encore ?
C’est un très beau projet… (rires)

C’est une destination qui pourrait t’intéresser ?
Oui, tout à fait.



Le groupe B de la Ligue des Champions


Plus l'élite est resserrée, plus les groupes sont relevés. Si les Macédoniens du HC Vardar (tenant du titre), les Hongrois de Telekom Veszprém (finalistes avec le Français Kentin Mahé) mais aussi Kielce (4ème du Final Four avec cette saison, sa toute nouvelle recrue, l'ex Nantais Romaric Guillo) font figure de favoris dans ce groupe B, il restera trois billets à attribuer. Cinq équipes se les disputeront. Montpellier tentera d'éviter sa sortie de route de la précédente édition. Vainqueurs en 2018, les Héraultais ont été incapables de se qualifier pour les 8èmes. Ils auront fort à faire face aux Allemands de Kiel (lauréats de la coupe EHF) et de retour au 1er plan. Attention aussi aux Portugais du FC Porto qui renouent avec l'épreuve suprême après 4 ans d'absence. Reste donc les Biélorusses de Meshkov Brest qui lors des 4 dernières saisons sont sortis de la phase de groupe et ont atteint les 8èmes et les Ukrainiens de Zaporozhye qui eux aussi se sont retrouvés lors du précédent exercice parmi les seize meilleures formations d'Europe.

Les matches de la 1ère journée du groupe B de LDC

samedi 14 septembre
à 17h15                       Montpellier HB (Fra) - HC Vardar (Mac)
à 18h30                       FC Porto Sofarma (Por) - HC Meshkov Brest (Blr)

dimanche 15 septembre
à 17h00                       Telekom Veszprém HC (Hon) - HC Motor Zaporozhye (Ukr)
à 19h00                       THW Kiel (All) - PGE Vive Kielce (Pol)

© Yves Michel
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