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La Proligue reprend avec Denis Lathoud et tous les autres
La Proligue reprend avec Denis Lathoud et tous les autres
12 Septembre 2019 | France > ProLigue
Ce sont les derniers à reprendre leur championnat. Les joueurs des 14 équipes de Proligue entament la saison ce vendredi. Çà et là, les effectifs ont été remaniés et certaines têtes ont changé. Après avoir disparu de la circulation, Denis Lathoud fait son retour par la petite porte, à Strasbourg qu'il compte bien faire progresser. Les Alsaciens viseront le maintien, alors que Cesson, Pontault, Saran, Massy, Limoges, Nancy, Sélestat et Dijon lorgneront eux, vers les play-offs. Les autres avec leurs moyens tenteront de s'offrir une place au soleil.

par Yves MICHEL

"Le Grand" est de retour dans le handball français. Après un exil à l'étranger et deux années à l’Espérance de Tunis où après avoir connu le pire avec Dijon, il a redoré son blason et remporté deux titres nationaux et la Supercoupe d’Afrique. Le mal du pays était trop fort et c’est en Alsace que Denis Lathoud a posé ses valises l’été dernier. « Je suis resté quasiment deux saisons sans travailler, à attendre un coup de fil. Mais comme les places se raréfient et qu’il y a de plus en plus de monde sur le marché, cela devient difficile.» Sauf que Strasbourg n’a pas tiré un trait sur les qualités de meneur d’hommes de l’ancien Barjot. Le club est dans l’expectative. Sportivement relégué à l’étage inférieur, il est repêché comme Valence au dernier moment, bénéficiant de la rétrogradation administrative de Vernon et Grenoble. « Cela nous a quand même perturbés. Dans l’organisation de la préparation, du recrutement. Ensuite, on a eu quelques blessés. On ne savait pas trop où on allait. » Et puis le week-end dernier, les Alsaciens sur la pointe des pieds sont allés battre Cesson sur ses terres à l’occasion du 1er tour de coupe de la Ligue. « Même si on sait qu’on ne la gagnera pas, que cela ne fait pas partie des objectifs, c’est une victoire en match officiel. Cela nous donne des certitudes pour la suite. C’est très bon pour la confiance. » Denis Lathoud veut utiliser tous les leviers pour motiver sa troupe. Notamment ceux hérités d’une dernière saison plutôt chaotique et d’un environnement qui favorise l’éclosion des jeunes joueurs. « Les anciens de l’ESSAHB ont encore en eux le goût amer de la descente, ils sont revanchards car c’est totalement de leur faute. La plupart des gars qu’on recrutés (comme Moreau, Auffret ou Gérard) n’ont pas eu trop de temps de jeu dans leur dernier club. Ils ont faim de ballon et se sont investis à 120% dans le projet. Et puis il y a les jeunes. » Ceux de la formation qui n’étaient même pas nés lorsque leur coach signait avec l’équipe de France ses 1ers exploits à Barcelone en 1992, en Suède ou en Islande quelques années plus tard. «A 20 ans, ils vont pouvoir goûter à des matches de haut niveau. Et si certains saisissent leur chance, je n’hésiterai pas à les utiliser.» Parmi les plus petits budgets de Proligue (à peine plus d’1,1 M d’euros), les ambitions strasbourgeoises sont mesurées même si Denis Lathoud ne se refuse rien. « On va dire qu’on vise le maintien. Ici, il y a un réel projet et cela va aller crescendo. J’aimerais que cette équipe soit le poil à gratter de ce championnat. On a trois fois moins de budget que Cesson (3,35 M), cela ne nous a pas empêchés de les battre. Sur les huit mois de compétition, cela n’est pas du tout sûr qu’on tienne la distance par rapport aux grosses cylindrées. Il faudra quand même cibler nos priorités. » Et le déplacement à Cherbourg ce vendredi pourrait en être la 1ère. En tout cas, la réception de Billère, un des promus, une semaine plus tard est un incontournable.



Quatorze équipes dans les starting-blocks avec une phase régulière qui prendra fin le 8 mai 2020 avec les deux derniers condamnés à la descente, le 1er à l'accession directe puis des barrages (du 3ème au 6ème) et un Final Four (les 23 et 24 mai) avec les deux vainqueurs des barrages et les deux 1ers de la phase régulière. Ce dernier carré récompense le vainqueur de la finale (si ce n'est pas le 1er de la phase régulière) ou son dauphin. En fonction de leur budget, de leur histoire et du groupe de joueurs mis à leur disposition, toutes ces formations ne sont pas logées à la même enseigne.

Il y a ceux qui retournent en Proligue (Cesson et Pontault-Combault) et qui aimeraient ne pas y rester trop longtemps, ceux qui attendent le moment de réintégrer l’élite après y avoir déjà goûté (Saran, Massy, Sélestat, Dijon), ceux qui aspirent à franchir un cap et s’inviter à la table des grands (Limoges, Nancy), ceux qui la découvrent à nouveau en la retrouvant sportivement (Billère, Besançon) ou sur tapis vert (Strasbourg-Schiltigheim, Valence) et puis il y a Cherbourg et Nice (pensionnaires respectivement depuis 2014 et 2017) qui poursuivent leur route avec l’espoir de s’y maintenir.

Monter à l'étage supérieur après passage par les play-offs n'a jamais été profitable à l'équipe qui en a bénéficié. « Quoiqu’on en dise, je trouve que c’est une bonne idée, martèle Tarik Hayatoune, entraîneur de Limoges et représentant des techniciens de Proligue. Ce championnat n’a jamais suscité autant d’intérêt, n’a jamais été aussi homogène que depuis qu’il y a les play-offs. Il faut se rappeler que cela a été créé pour intéresser un diffuseur et récolter quelques droits télé. C’est aussi une démarche pour faire avancer notre sport. » Il y a des récalcitrants (en minorité) à la formule. Avançant que la certitude d'accession est trop tardive et que cela perturbe pour réunir le budget nécessaire et surtout convaincre les futurs nouveaux joueurs. « C'est vrai que monter c'est bien mais se maintenir est le plus difficile. Il faut anticiper et s'y préparer. Je sais de quoi je parle étant passé par deux cas différents (Billère où il était l’adjoint d’Arnaud Villedieu et Massy, plus près de nous, où après être monté en 2017, l’équipe est redescendue aussitôt). Tout le monde ne peut pas le faire, l'équilibre n'est pas évident à réaliser.» Toujours est-il que des favoris et des prétendants à la (re) montée se dégagent. 

En lorgnant vers les sommets…

En 1er lieu, Cesson qui reste un cas à part. Voilà dix saisons que les Bretons évoluaient au plus haut niveau. Flirtant depuis trois ans avec les profondeurs du classement, la corde a fini par céder. Malgré une élimination prématurée (mais ils ne sont pas les seuls parmi les gros bras) de la coupe de la Ligue, les "Irréductibles" semblent repartir sur de solides bases. Une salle toute neuve (le Glaz de 4500 places), un budget conséquent (le plus gros de Proligue - 3,35 M € - qui n'a pas bougé et a même augmenté par rapport au dernier exercice en Starligue), le même entraîneur (Christian Gaudin en photo ci-dessus) qui devra ressouder un vestiaire qui a été profondément remanié avec pas moins de 11 départs ou arrêt pour 8 arrivées. Si Cesson convoite la "Lune", il n'est pas le seul. Limoges et Nancy apparaissent comme les deux plus sérieux concurrents. Ne serait-ce par l'investissement financier consenti (2,8 M € pour les Haut-Viennois, un peu plus de 2,1 pour les Lorrains). Mais aussi par la volonté affichée. « A Limoges, on sait se montrer patient, explique Tarik Hayatoune (photo ci-dessous). Le club montera tôt ou tard et on ne se cache pas derrière notre petit doigt, on fait partie des favoris. Cette année, le recrutement est encore plus solide (Andreu le pivot d'Aix, Idrissi le gardien de Toulouse, Suty l'arrière de Nîmes, Léger, le jeune gaucher de Chambéry et Tike, l'ailier de Vernon). » Du côté des Nancéens, il y a surtout le parfum de la saison écoulée. 2èmes de la phase régulière, ils ont été sortis par Massy en barrages mais il y a surtout eu une demi-finale de coupe de France perdue face à Dunkerque. De quoi donner plus d'appétit. Alors le club a changé de coach (Benjamin Braux succédant à Stéphane Plantin), recruté quelques bons éléments comme Marche, Savic, Silva et Prévost) et gardé ses valeurs sûres comme le fidèle Yann Ducreux et le meilleur gardien du championnat l'an passé, le Serbe Ivezic.



Parmi la liste des prétendants, il y a toujours Saran. Les Loiretains toujours dirigés par l'inusable Fabien Courtial, ont plutôt misé sur une certaine stabilité. Le club a humé le parfum de l'élite entre 2016 et 2018 et frappe toujours à la porte. Recrutement raisonné avec l'arrivée du gardien champion du Monde U21 Kieffer et des joueurs à la carte de visite moins remplie mais qui ne demande qu'à montrer leur talent comme le Brésilien Ferreira da Silva ou deux joueurs issus de la N1, Canoine et Sacko. Sans oublier les cadres déjà en place comme le toujours vert Matthieu Drouhin (38 ans), meilleur buteur de Proligue avec 204 réalisations.

Sélestat a-t-il l'ambition mais surtout les reins assez solides pour avoir les mêmes prétentions de s'installer à la table des grands ? Dans la presse locale, le SAHB a affiché profil bas. Budget et masse salariale sacrément en régression d'une saison à l'autre, le mot "maintien" est le 1er qui vient à l'esprit. Huit départs pour quatre arrivées (dont Nicolas Minne et Thomas Capella), une saignée a été réalisée dans l'effectif. Les Alsaciens veulent aussi s'appuyer sur ce qui a toujours fait leur force, leur centre de formation. Pour le reste de la stratégie, rien n'est plus mystérieux. Christophe Viennet à la tête de l'équipe depuis 2017 après être resté huit saisons à Besançon se veut prudent.

Dijon, pensionnaire de l'élite pour la dernière fois en 2014 a pourtant bien négocié son mois de mai en s'invitant au Final Four de St Brieuc mais en se faisant laminer en demie par Créteil. Malgré un budget légèrement en baisse mais une masse salariale revue à la hausse avec un seul départ pour deux arrivées. Le gaucher ukrainien Macharashvili et la surprise du chef, le recrutement à la fin de la prépa, du pigiste de luxe, Johan Boisedu. D'ivry où il n'est pas resté en juin, il était rentré chez lui en Espagne. Ulrich Chaduteaud lui a passé un coup de fil et le presque quarantenaire (il y arrivera à la mi-décembre) a débarqué en Bourgogne. Elément de devoir et très expérimenté, le défi qu'il s'est fixé peut être bénéfique. A voir.



Parmi ceux qui rêvent toujours d'élite, il ne faut pas oublier le cas des équipes de la couronne parisienne. Pontault bien-sûr, pensionnaire à l'étage supérieur jusqu'en juin dernier et Massy que Tarik Hayatoune dirigeait lorsque l'équipe y a accédé puis est aussitôt redescendue. « Je connais bien Massy, je ne vais pas dire qu’ils n’ont pas envie d’y retourner mais il y a certains paramètres qui ne sont pas évidents à maîtriser. En Ile de France, le contexte est différent. La recherche de partenariats privés avec la concurrence qui existe dans tous les sports, remplir une salle, c’est beaucoup plus compliqué qu'ailleurs. Et même en Starligue, pour Ivry par exemple, ce n’est pas facile de faire le plein à chaque match.» Pourtant la saison dernière, Massy a rempli son contrat. Qualifiés pour le Final Four, les Essonniens ont été écartés d'un but en demie par… Chartres, le champion de Proligue. Le club est reparti sur de nouvelles bases avec un entraîneur très expérimenté (Jérémy Roussel qui a connu tous les niveaux, du très haut avec les filles de Metz aux garçons en passant entre autres par Aix et Chartres) et un recrutement homogène (six arrivées parmi lesquelles Imare et Halimi, deux jeunes prometteurs pour autant de départs) avec le maintien des "historiques" du club comme Enzo Cramoisy (photo ci-dessus), Johann Caron et Junior Réault.

A Pontault-Combault, l'apprentissage de l'élite a été douloureux (23 défaites, 3 victoires). Si le budget et la masse salariale ont sensiblement baissé, l'envie de performances est toujours présent. Cherif Hamani est resté aux commandes et a du compenser quelques départs (huit au total) et recruter en fonction des moyens qu'on mettait à sa disposition. Pas de noms qui claquent mais certains peuvent avoir une volonté de revanche (comme Kablouti ou Rodrigues). Dans un 1er temps, le technicien seine-et-marnais n'affiche aucune limite. "Wait and see" serait-il tenté de répondre à la question des objectifs. Pontault visera bien entendu le haut du classement avec d'entrée ce vendredi, la réception de Saran qui s'annonce déjà déterminante.


                              Nicolas Bordier et Nicolas Tricon toujours fidèles à Cherbourg

Poil à gratter oui mais de qui ?

Denis Lathoud avec Strasbourg parlait un peu plus haut de sa volonté d'être "le poil à gratter" de la Proligue. Cherbourg voire Besançon avec le très expérimenté Dragan Zovko peuvent aisément endosser ce rôle. Les Cherbourgeois sont des locataires assidus de la D2. Pour la 1ère fois de leur histoire, ils viennent de se qualifier pour le 2ème tour de coupe de la Ligue lors duquel ils affronteront St Raphaël. Il n'est pas si loin le temps où propulsés par le tissu régional normand, ils ambitionnaient de se structurer pour viser l'élite. Pas d'emballement dans le Cotentin, le maintien sera la 1ère étape. D'autant que Nicolas Tricon qui l'été dernier découvrait un nouvel environnement avec un effectif profondément remodelé, a capitalisé sur l'acquis de la dernière saison. De simples ajustements ont été faits au niveau de la troupe avec entre autres, les arrivées de Fred Beauregard et Robin Dupont-Marion, tous deux en provenance de Cesson.



Le handball chevillé au corps, Dragan Zovko et son accent inimitable témoignage d'une enfance passée dans l'ex Yougoslavie est à pas tout à fait 60 ans, un méthodique passionné. Il parait même que le Bosnien naturalisé français pense handball en dormant. Ne lui dites surtout pas que sa carrière d'entraîneur a plus les contours d'un pompier de service, appelé constamment sur diverses missions. Depuis qu'il est arrivé en France au siècle dernier, il a bourlingué un peu partout. Un véritable guide touristique à lui tout seul ! Il est même allé se perdre en Suisse et aussi au Qatar avant de revenir dans ce pays qu'il affectionne tant. Dragan n'a pas toujours eu en retour la considération qu'il méritait. D'autant que là où il a été dépêché en urgence (Créteil, Tremblay), il a toujours rempli sa mission. La stabilité qu'il espérait, il semble l'avoir trouvée à Besançon puisqu'à peine la montée de N1 assurée, le président Christophe Vichot (un esthète du jeu à 7) lui a proposé un contrat jusqu'en 2021 pour s'inscrire dans un projet calculé. S'installer dans cette Proligue et voir venir. Sauf que le surplace ne fait pas partie du vocabulaire de l'intéressé. Dès le 1er jour de la préparation, le discours a été clair, net et précis avec comme mot magique: travail. Avec un des quatre plus petits budgets du championnat (dans l'ordre décroissant Strasbourg, Besançon, Nice et Valence), le technicien ne fera pas de miracles mais il saura tirer partie du peu qu'il aura. Il compte simplement sur l'adhésion de tout un groupe relativement jeune mais pétri de talents comme la pépite Abdou Mané et Adrien Claire, le frère de Nicolas. Les deux arrières se sont brillamment fait remarquer la semaine dernière en coupe de la Ligue en inscrivant 10 et 8 buts du succès de leur équipe en terre dijonnaise. A Besançon, le choc des générations sera certainement la clé.



A Billère, Christian Laffite est toujours aux commandes. Inlassablement, le président béarnais a retrouvé un sourire qu'il avait perdu voilà un an lorsque son équipe préférée est descendue en Nationale 1. Mais avec quelques "grognards" dans le sillage de Jérémy Vergely (photo ci-dessus), elle ne s'est pas éternisée dans ce purgatoire. Il a maintenu sa confiance à Dragan Mihailovic, le spécialiste des montées en Proligue (4 en 13 ans). L'effectif est quasi méconnaissable d'une saison à l'autre. Treize départs (!) pour dix arrivées. Billère qui en coupe de la Ligue a tenu tête à Créteil avant de céder d'une longueur, veut repartir de l'avant. Les dirigeants ont appris des erreurs du passé et notamment de cette saison cauchemar (26 défaites en autant de matches) vécue parmi l'élite (en 2012-2013). Avec un budget qui n'a permis aucune folie (1,36 M €), Billère reste mesuré sans s'interdire de rêver.

A Nice, c'est le changement dans la continuité. Edu Fernandez parti prêter main forte à Jérôme Fernandez à Aix, c'est son adjoint, Asier Antonio qui a pris la suite. L'Espagnol essaiera de garder son équipe au dessus de la ligne de flottaison et trouver un peu plus de régularité par rapport aux précédents exercices où les Azuréens ont souvent flirté avec les bas-fonds du classement. Mais ce sera compliqué. Nicolas Minne ayant émigré vers Sélestat, la place de buteur patenté est libre. Le recrutement a été dosé en fonction du budget. Le gardien Clément Gaudin et ses partenaires s'attendent à souffrir. Autant être prévenus.

Et Valence n'a pas hésité une seule seconde. Budget minimaliste en saisissant une très belle opportunité, celle de bénéficier du prêt d'un champion du Monde. Après avoir paraphé son 1er contrat pro de trois ans qu'il débutera l'été prochain avec Nîmes, Tom Poyet (photo ci-dessous) se fera les dents dans la Drôme. Le pivot fait partie de la bande des 98-99 qui en juillet dernier est allée se couvrir d'or au Mondial des moins de 21 ans. Le Gardois voulait du temps de jeu, il va en avoir. Et il sera souvent dans le lave linge, balloté de tous les côtés au sein d'une formation qui ne pourra espérer que le maintien mais qui a bien recruté avec pour commencer un nouvel entraîneur Eric Forets et parmi les huit nouveaux, les très expérimentés Sassi Boultif et Sylvain Kieffer.



Journée 1
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseDatehoraire
ValenceBesançon 13/0920h00 
BillèreMassy 13/0920h30 
CherbourgStrasbourg 13/0920h30 
DijonNancy 13/0920h30 
NiceCesson 13/0920h30 
Pontault-CombaultSaran 13/0920h45 
SélestatLimoges 13/0920h45

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© Yves Michel
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