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LSL : Un rythme effréné pour la mise en route de la Starligue
LSL : Un rythme effréné pour la mise en route de la Starligue
12 Septembre 2019 | France > LSL

C'était sacrément prévisible, il y a de la casse et des incertitudes dès la 2ème journée. A commencer par Montpellier qui à Nîmes n'a pas réussi à refaire le coup des trois saisons passées. Cette fois-ci, c'est l'USAM qui a eu le dernier mot. Un de chute pour Nantes aussi à Paris mais plus surprenants, les ratés à domicile de St Raphaël face à Istres. Les Varois enchaînent sur une 2ème défaite d'affilée, tout comme Ivry et surtout Créteil battu par Chartres, un concurrent direct au maintien.

par Yves MICHEL (avec Anne CHAMPION à Nîmes)


A Nîmes, le président David Tebib a le cœur bien accroché. Déjà la semaine dernière à Ivry, il a passé les 60 minutes à l'écart, isolé dans la tribune supérieure de Delaune, à se ronger les ongles, même quand l'USAM menait largement au score. A domicile, le tableau est quasi identique. N'allez pas le déranger pour quelques motifs futiles pendant la rencontre. Il ne vous écoutera même pas, absorbé par ce qui se passe sur le parquet. Personne jusque-là n'est arrivé à le faire asseoir. Qui plus est quand c'est le voisin de l'Hérault qui se déplace au Parnasse. Car là, la suprématie régionale est en jeu et dans ce type de derby, le moindre détail compte. Au goût des Nîmois, Montpellier est donc trop souvent venu s'imposer à domicile et il fallait que la tendance s'inverse. Cardiaques s'abstenir car la décision s'est faite dans le money time. Avant cela, il y avait eu de quoi faire de belles images. Comme cette banderole déployée sur plusieurs mètres par le groupe de supporters du MHB, les Blue Fox, témoignage de l'amour porté à celui qui cette saison, a enfilé le maillot d'en-face. On pouvait y lire "Mika, on t'aime" façon graph street art. Le demi-centre ailier gauche a apprécié le geste et n'a pas oublié d'aller saluer ceux qui lui ont toujours rendu hommage. Notamment durant les vingt années qu'il a passées au MHB. Mais ce mercredi, il n'a pas oublié de quel côté ramer. Il a été un des facteurs X de l'équipe coachée par Franck Maurice. Très concentré, Michaël Guigou n'a fait aucun cadeau à ses anciens partenaires. « Bien-sûr que c'était particulier pour moi. Et je ne vais quand même pas bouder mon plaisir. Gagner face à Montpellier est un très bon résultat mais on a raté pas mal de choses ce soir. Malgré cela on s'est accroché mais il faudra montrer un peu plus de rigueur.» Nîmes avait mené durant toute la 1ère période, avant de céder les commandes à son adversaire. Jamais plus d'un but d'écart jusqu'à l'égalisation à 10 minutes du terme. Et puis le pivot suédois du MHB Pettersson a sonné la charge et Montpellier a pris trois longueurs d'avance. Jusque-là, les deux portiers (Ségo et Desbonnet) s'étaient neutralisés mais dans cette dernière ligne droite, c'est le Nîmois qui a eu plus souvent le dernier mot. Privant son club formateur de précieux ballons et surtout permettant à ses partenaires, non seulement de refaire leur retard mais aussi de conclure victorieusement grâce là aussi, à Rémi Salou, un ancien de la maison d'en-face. Montpellier a également payé au prix cher son indiscipline (double exclusion à la 54ème de Duarte et Pettersson). « C'est ce manque de rigueur qui nous fait défaut depuis le début de saison, peste Valentin Porte. On était pourtant bien, on menait au score et cette double sanction nous pénalise vraiment. A deux de plus, ils ont repris l'ascendant psychologique. La dernière action est significative. On récupère la balle (pour l'égalisation) mais on la perd sur un passage en force. Est-ce justifié ? Il faudra qu'on regarde ça à la vidéo. En tout cas, c'est sévère.»  La vidéo, les Nîmois, président Tébib en tête, auront bien le temps de la revoir. A 24h du début de la féria des Vendanges, un tel succès (25-24), même à l'arraché ne pouvait pas mieux arriver. Encore une fois, avec 19 parades (trois de plus que le Croate du MHB), Rémi Desbonnet a été le grand bonhomme de la soirée. Mais aussi éternel insatisfait. « On aurait pu se mettre à l'abri plus tôt ou du moins ne pas avoir à gérer un money-time aussi serré. Avec un Parnasse chaud bouillant, on aurait pu rêver meilleure conclusion. C'est une très belle victoire, on est en forme pourvu que ca dure. Je veux insister sur la performance des gars devant moi. Ce soir, je leur dois 3/4 des arrêts.» Quand les clameurs se sont apaisées, c'est à ce moment-là que David Tébib, rincé nerveusement a enfin pu savourer. Pour Montpellier, la défaite (la 2ème en moins de deux semaines après celle au Trophée des Champions) est amère mais devra être vite évacuée. Car samedi, c'est le début de la Ligue des Champions avec un géant à l'Arena, le Vardar, tenant du titre.

Le diaporama photos de Nîmes-Montpellier par Anne Champion


St Raphaël… ça devient sérieux docteur !

Il faut donc se pencher au chevet de Saint Raphaël. Il s'agira-là de notre 2ème focus de cette 2ème journée de Starligue. Le SRVHB reste pour le moment sur la lancée de la saison passée. Une infirmerie encore bien garnie, une volonté de ne pas recruter pendant la période des transferts, seul un changement au niveau du staff est intervenu. Mais toujours cette incapacité à s'affirmer en patron, surtout que le feu commence à prendre par les fondations. Istres est un sacré empêcheur de tourner en rond. Toute l'équipe a serré les coudes pour ramener du Var, un succès que peu de spécialistes avaient pronostiqué. C'était aussi sans compter sur l'insolente réussite là aussi, d'un gardien Mehdi Harbaoui. Avec 15 parades, l'Istréen de la fameuse génération 96-97 (celle qui chez les jeunes s'est souvent couverte d'or) s'est révélé essentiel. Son équipe avait pris la foudre une semaine plus tôt en accueillant Paris, elle a fait le dos rond pour mieux rebondir à St Raphaël. Mais quand même ! Car en-face, il a fallu contenir le remuant Caucheteux (11 buts sur 12 tentatives) et trouver des solutions pour refaire le retard accusé en 1ère période (5 longueurs au plus fort). « C’est le genre d’équipe assez lourde qui nous réussit plutôt bien. On avait bien préparé ce match, même quand on était mené, on ne s'est pas affolé, on a respecté ce qu’on s’était dit et le résultat est là. On a surtout gagné en montant des ballons. » A entendre Guillaume Crépain, un des tauliers istréens, tout s'est passé le plus simplement du monde. On en oublierait presqu'il y avait en face, le finaliste du Trophée des Champions 2018 et quart finaliste de l'EHF 2019 ! « On ne va certainement pas s'enflammer. Faire comme par le passé où on jouait bien contre certains gros et on n'arrivait pas à s'en sortir à domicile face à des adversaires plus directs. Ce qu'on s'est dit, c'est qu'il nous fallait minimum 4 à 5 victoires pour se maintenir et arriver autour de 8 points à Noël.» Loin de minimiser la performance d'Istres qui a donc pris son envol au retour des vestiaires pour ne plus rien lâcher et s'imposer (29-33), la situation dans laquelle se trouve St Raphaël pose questions. Si la semaine dernière à Toulouse, après une entame et une 1ère période catastrophiques, la pièce aurait pu retomber du bon côté, cette fois-ci, les manques ont été criants. Et Guillaume Crépain est tout à fait légitime pour se risquer à une expertise. « Il leur manque quand même leur axe Sarmiento-Lynggaard et c'est très pénalisant. Quand ces deux-là vont revenir, cela ne va pas être la même équipe. Peut-être d'ailleurs vaut-il mieux les prendre en ce moment. Nous, en tout cas, on a fait le boulot, ça nous a souris et on est très content.» A l'occasion de la 3ème journée, si Istres accueille Tremblay (qui ce mercredi a explosé Toulouse avec un écart de 9 buts !), St Raphaël se déplace à Nantes. Ce qui n'est pas pour rassurer l'entourage varois. Quoique… sans pression, les joueurs de Fortuneanu peuvent se surpasser. Pour l'instant , ils affichent un zéro pointé.

Le diaporama photos de Dunkerque - Ivry par Lorie Couvillers


Comme Ivry qui après avoir perdu à domicile face à Nîmes, a chuté en déplacement à Dunkerque. Circulez, il n'y avait vraiment rien à opposer. Les Nordistes ont tenu les commandes de la 1ère à l'ultime minute. Malgré de part et d'autre, un festival de pertes de balle. Malgré Mate Sunjic qui a fait le boulot dans les cages (12 arrêts), Ivry avait trop peu d'arguments à opposer à Dunkerque pour s'imposer. Dans le camp val-de-marnais, il faudra véritablement cibler ses priorités et cocher ses rendez-vous face à des adversaires directs pour ne pas se laisser distancer.

Créteil n'a pas tenu la distance

C'est exactement ce qu'avait prévu de faire Créteil en accueillant Chartres. Sauf que les Franciliens n'ont tenu la distance qu'une mi-temps. La 1ère qu'ils ont d'ailleurs fort bien débutée, menant très rapidement de six longueurs (7-1 après 10'), et maintenant quasiment l'écart jusqu'à la pause (16-11). Robin Molinié avait créé des brèches dans la défense de son ancienne équipe, Mickaël Robin avait souvent dégoûté les intentions des attaquants adverses. Les hommes de Pierre Montorier n'étaient-ils pas en sur régime ? On pourrait le penser car le retour des vestiaires leur sera fatal. Ils vont encaisser un 2-8 en 13 minutes, permettant aux Euréliens de passer enfin devant (18-19). « Cette entame de 2ème nous met complètement dedans, souffle le pivot cristolien Valentin Aman. A ce moment-là, on n'a pas su répondre au défi physique en défense. Ils nous ont perturbés par leur jeu rapide. On n'a pas réussi à les arrêter et ils ont pris confiance. La sortie de Michaël Robin ne nous a pas arrangés. Je ne sais même pas si l'action valait carton rouge. » L'ailier droit William Bénézit venait d'inscrire ce but qui permettait à Chartres de passer devant quand il s'est retrouvé allongé sur le parquet, un temps groggy. Après quelques secondes d'hésitation, l'un des arbitres Julien Mursch a décidé d'exclure définitivement le portier cristolien accusé d'avoir volontairement touché son jeune vis à vis. En visionnant les images, la sanction apparait très sévère (pour ne pas dire disproportionnée) car le geste de "Mickey" non intentionnel. Remplacé par le trop inexpérimenté Dylan Soyez, l'absence du gardien titulaire va se faire sentir. Les Chartrains qui avaient eu la bonne idée de substituer dans les cages, Sonne-Hansen à l'improductif Grahovac, avaient basculé en tête après avoir connu le pire dans le 1er acte. Le vent avait tourné et si Créteil entretiendra l'illusion en revenant souvent à égalité, le money-time lui sera fatal, devant combler un fossé de trois longueurs. Trois arrêts de Soyez entretiendront l'espoir… en vain. Cette victoire (26-27) est la 1ère pour Chartres cette saison parmi l'élite et elle suffit amplement au bonheur du staff et l'équipe. A commencer par son capitaine, Zacharia N'diaye. « Certains pensaient peut-être qu'on allait gagner le match facilement car on est sans doute potentiellement supérieurs à eux. Le groupe s'est imposé au mental. Lorsqu'on est remonté au score, on a montré toute notre détermination et c'est ce que je retiens. C'est aussi très prometteur pour la suite. S'imposer à Créteil est une étape importante dans notre objectif de maintien. Ce soir, il manquait quelques cadres (Furlan, Onufryienko), mais certains se sont dégagés. Cela nous permet de voir sur qui on peut compter. Maintenant, on sait à quoi s'attendre.» Sauf que ce sont trois obstacles de taille que Chartres va devoir consécutivement franchir (PSG, Nantes et Montpellier). Pour Créteil, le championnat risque d'être très long. Et ce n'est pas le déplacement à Nîmes, la semaine prochaine qui va rassurer les esprits.

Le diaporama photos de Créteil - Chartres par Yves Michel


Pour clôturer la soirée de ce mercredi, c'est au forceps que Paris est venu à bout de Nantes qui n'a jamais pris les commandes mais n'a rien lâché. A la pause, seuls deux petits buts en faveur des champions de France en titre séparaient les deux formations (18-16). Trop dispendieux et surtout indisciplinés, les Nantais peuvent d'ailleurs regretter ce 1er acte. Pour autant, dans le sillage d'un excellent duo Hansen-Sigurdsson, Paris n'a jamais donné l'impression d'être débordé. La victoire (32-29) même si en face, il y avait quelques blessés et qu'Olivier Nyokas a quitté ses partenaires touché à la cuisse, est ce que tout le monde retiendra. Surtout dans la perspective d'un autre rendez-vous tout aussi important qui attend Luka Karabatic et les siens, dès samedi en Ligue des Champions en déplacement en Croatie à Zagreb.

Ce jeudi, suite et fin de cette 2ème journée avec un autre belle et grande affiche entre Pays d'Aix et Chambéry.

Journée 2
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreMTStats
CréteilChartres262716-11>>
DunkerqueIvry262217-12>>
NîmesMontpellier252412-10>>
St RaphaelIstres293316-15>>
TremblayToulouse312218-9>>
ParisNantes322918-16>>
Aix en ProvenceChambéryce jeudi 20h45beIN 1 

Classement

PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Paris4220067542 
-Nîmes4220057502 
3Chambéry21100332518
4Nantes221105856-15
5Aix en Provence21100292514
6Tremblay22110565511
7Chartres2211052551-4
8Dunkerque2211050511-5
9Toulouse221105563-1-9
-Montpellier221106050-1 
-Istres2211058641 
12St Raphael020206166-2 
-Ivry020204858-2 
-Créteil020205163-2 





© Yves Michel
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