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Proligue: Les prétendants mettent la tête à la portière
Proligue: Les prétendants mettent la tête à la portière
14 Septembre 2019 | France > ProLigue

Candidats déclarés à l'accession à l'élite, Cesson et Limoges en déplacement respectivement à Nice et à Sélestat ont déjà marqué leur territoire. Tout comme Massy, Pontault et Cherbourg. Dans le match entre petits budgets, Valence a écrasé Besançon.

par Yves MICHEL

Il n'avait pas anticipé la pose. Mais ce vendredi soir, sur le coup de 22h, Yassine Idrissi (notre photo de tête) avait de quoi être d'humeur badine. Après un long bail en Starligue, l'ancien portier toulousain a accepté le défi que lui proposait Limoges. Participer à une aventure au niveau inférieur pour le quitter le plus tôt possible et s'offrir une place parmi les grands. 1ère journée de la saison et 1ère victoire, qui plus est à l'extérieur chez un ancien pensionnaire de l'élite. Quinze parades à 44% à son actif, histoire de bien marquer son entrée dans un championnat où dans sa carrière, il n'avait mis qu'une seule fois les pieds, en 2012-2013 avec Nîmes. Limoges après un périple de près de 10h en autocar était venu en Alsace pour s'imposer et le résultat est à la hauteur du dessein. D'ailleurs, le match a été quasiment plié en moins de 15 minutes, les Haut-Viennois ayant creusé l'écart (3-7 à la 13ème). « On avait tout simplement bien préparé notre coup, assure Yassine Idrissi. Depuis le début, je demande aux gars de garder la tête froide et de ne pas s’enflammer par rapport à tout ce qui est écrit. La montée et même les play-offs qu’on nous prédit, sont encore loin. Donc débuter à l’extérieur, à Sélestat par une bonne performance, c’était important. Pour la confiance et pour la suite. » Limoges est resté aux commandes du début jusqu’à la fin, le gardien se chargeant de mettre en échec les tireurs alsaciens et lorsqu’après un énième temps fort (0-4), Limoges a augmenté son avance (7-13 à la 25ème), Sélestat n’a eu d’autres ressources que de courir après le score. « La tactique était très simple. En défense, on a choisi de ne pas trop monter sur les tireurs adverses. C’était la bonne tactique et puis, je voulais aussi montrer que j’étais là (rires). Cela a rassuré les gars et tout a bien fonctionné. » Pour preuve, lorsqu’à moins de deux minutes du terme, les Limougeauds menaient de 10 longueurs (21-31) sans pratiquement aucune opposition puisqu’à l’image de Nicolas Minne (2/8), les Sélestadiens avaient beaucoup tenté mais souvent échoué. En face, offensivement, le trio Léger-Rios et surtout Malfondet (auteur d’un remarquable 7 sur 7) sans oublier l’inlassable travail de sape de Juan Andreu ont fait la différence et ce succès (23-31) est parfaitement logique. Mais comme insiste Yassine Idrissi, « il faudra reproduire ce genre de prestation avec la même discipline, la même rigueur à toutes les journées, à commencer dès la semaine prochaine avec la réception de Cherbourg. En plus, dans le mythique Beaublanc (la salle des exploits des basketteurs du CSP). Il y aura une pression supplémentaire et certainement une autre intensité que ce soir. Mais ce 1er succès est un très bon levier. Mais on va se méfier de ce 2ème adversaire qui a fait un bon recrutement avec notamment Fred Beauregard. » Limoges s’affirme en favori de cette Proligue mais cela ne surprendra personne. Quant à Sélestat qui n'a pas tenu la comparaison, ce n'est pas ce vendredi que le slogan "l'instant gagnant" imprimé sur une banderole, a pris toute sa signification. Thierry Omeyer venu assister à la rencontre a pu mesurer tout le boulot à accomplir pour rivaliser avec les meilleurs.

Le diaporama du match Sélestat - Limoges par Fabien Jordhery


Cesson en roue libre

Dire que pour Cesson la balade à Nice était une promenade de santé est un raccourci facile. Et pourtant. Exceptées (et encore !) les huit premières minutes au cours desquelles les Azuréens ont essayé de s'accrocher (4-4), Allan Villeminot (photo ci-dessous) et consorts ont vite montré qu'ils n'avaient pas l'intention de faire du surplace. Ce match était le choc des extrêmes entre le plus gros et l'un des plus petits budgets de Proligue et cela s'est senti à tous points de vue. Les Niçois n'ont pas existé. Un déchet flagrant dans les intentions (Crivelli et Bulzamini en souffrance au tir) et des gardiens obligés de constater les dégâts. Dans les cages d'en-face pourtant, le bilan n'est pas plus productif. Avec deux parades comptabilisées à la pause, la stat n'était pas très glorieuse. Ni pour Pierre Rubens, encore moins pour Robin Cantegrel (un arrêt chacun). Qu'importe, la faiblesse de l'adversaire qui n'a rien proposé et a rendu les armes un peu tôt dans la soirée, a permis aux Bretons d'aggraver la marque (17-27 à la 50ème) et maintenir un écart de huit longueurs au final sans inscrire le moindre but dans les dix dernières minutes ! (19-27). Nice reste à sa place, Cesson qui a tout même perdu 9 ballons devra être plus rigoureux lorsqu'il s'agira de se mesurer aux plus costauds de la Proligue. Par exemple dès vendredi prochain, avec la réception de Pontault, un autre prétendant à l'accession. 



Pontault se remet dans le bain

Pontault-Combault, le futur adversaire des Cessonnais a momentanément tourné la page de l'élite et a repris son paquetage de fantassin. L'entame dans ce championnat de Proligue avec la réception de Saran était importante et les joueurs de Chérif Hamani ne voulaient pas rater leur entrée. Pourtant, les 1ères minutes vont s'avérer délicates avec une certaine fébrilité et trop de précipitation et des visiteurs qui se retrouvent très rapidement devant (0-3). Le temps de remettre de l'ordre dans la maison, d'ajuster quelques tirs et de profiter à leur tour, des erreurs adverses, les Seine-et-Marnais sur engagement rapide ou contre-attaque vont revenir et même prendre l'avantage. Ils vont l'accentuer et surtout dès cet instant, ne jamais le perdre (10-6 à la 19ème) aidés en cela par leur gardien Alejandro Romero (12 arrêts). Si côté saranais, "Chema" Rodriguez malgré ses 39 ans et son juene partenaire Romuald Kolle (6 buts chacun) ont montré qu'ils avaient encore des arguments, à Pontault, les tauliers Jean-Pierre Dupoux (7/8), Théo Avelange, Ludwig Appolinaire et le petit nouveau Hamza Kablouti (5 buts chacun) ont été efficaces. Ce succès (29-25) met Pontault en confiance à l'issue d'un match où de part et d'autre, il y a encore de nombreuses imperfections à régler.


                      Transfuge de Strasbourg, Arthur Muller réussit ses débuts avec Massy

Massy… service minimum mais suffisant

De retour en Proligue après une saison passée à l'étage inférieur, Billère sait pertinemment qu'il lui faudra être patient et avoir un appétit mesuré pour s'offrir une place de choix dans le championnat. La venue de Massy permettait de s'étalonner et malgré la défaite (26-30), les Béarnais peuvent retirer quelques motifs de satisfaction. Si les banlieusards parisiens ont pris les commandes et ont toujours fait la course en tête, il leur a fallu une entame de seconde période très intense pour mettre leur vis-à-vis à distance respectable (20-25 à la 41ème). Jusque-là le gardien massicois Nicolas Gauthier avait plutôt passé son temps à aller chercher le ballon au fond de ses filets (un seul arrêt dans les 30 premières minutes). C'est à l'usure et malgré en face un excellent Eduardo Reig Guillen (7/7) que Massy s'est imposé (26-30). Grâce aussi à la réussite d'une des recrues de l'intersaison, Arthur Muller. L'ancien Strasbourgeois s'installe d'ores et déjà en tête des buteurs avec 11 réalisations à 69%. A 25 ans, il pourrait être la révélation de cette Proligue. Le plus difficile pour lui restant de confirmer ses intentions et sa performance.

Un nul qui n'arrange pas Dijon

A Dijon, c'est plutôt la déception qui l'emportait après le nul (24-24) concédé face à Nancy. Malgré les 15 arrêts de Wassim Hellal et le 7 sur 7 d'Alexis Lemal, les Bourguignons n'ont pas su bien négocier leur money-time alors qu'ils avaient mené pratiquement durant toute la rencontre. Ce qui faisait dire à leur entraîneur Ulrich Chaduteaud que ce point était plutôt un point de perdu. Face à une équipe de Nancy qui elle aussi, a pu mettre en avant son gardien Obrad Ivezic (12 arrêts) et l'inamovible Yann Ducreux 5/8). Dijon a manqué de rigueur et a trop rendu de ballons dans les derniers moments cruciaux pour pouvoir l'emporter. Et finalement les Lorrains peuvent s'estimer heureux d'avoir pu ramener quelque chose de leur déplacement.

Valence profite d'un Besançon catastrophique

On le savait dès le départ, la tâche qui attend Besançon avec pour objectif le maintien, sera difficile. Qui plus est avec l'entrée en matière produite par les hommes de Dragan Zovko. Qui plus est à Valence chez un concurrent direct. Qui plus est au vu des dégâts et de l'ampleur du score. Une véritable avanie, une véritable démission. Même si les Francs-Comtois étaient privés d'Abdou Mané (problème aux dents), leur gâchette de la qualif en coupe de la Ligue, ils n'ont pas existé et par moments, on s'est même demandé ce qu'ils venaient faire à pareil niveau. En 1ère pérode, la cale avait pris l'eau mais tout était encore possible (11-7). Le portier valentinois Julien Salmon s'était déjà illustré (10 arrêts), il ne pensait certainement pas de son côté que dans le second acte, il toucherait la balle encore treize fois ! 23 parades pour l'ancien Nantais champion du monde juniors au Brésil en 2015 ! C'est assurément la meilleure stat de toute sa carrière et à presque 25 ans (il les aura ce mardi), elle est loin d'être finie. Parler du match n'est pas facile puisque pendant surtout trente minutes, le scénario a été à sens unique. Même si certains à Valence, se sont montrés un peu trop dispendieux (comme Pavade et son 2/9). Mais que dire du taux de réussite ou plutôt d'échec des Bisontins ? Aillaud à 7% (1/14), Arteaga et Franic à 20% (1/5), seuls Adrien Claire (6 buts) et le gardien Adamik (13 arrêts) ont tiré leur moitié d'épingle du jeu. Hier soir, Dragan Zovko était désappointé. Devant tant d'impuissance. Perdre à Valence certes mais pas de cette ampleur. Et il va lui falloir trouver les mots justes pour remettre ses joueurs en phase avec la réalité. La victoire à l'issue de la réception de Nice vendredi prochain est cruciale… pour ne pas dire vitale !

Cherbourg en toute logique

Tout comme pour Strasbourg qui accueille Billère. A Cherbourg, les joueurs de Denis Lathoud ont rêvé pendant plus d'une mi-temps. Ils rivalisaient avec leur adversaire, Romain Mathias (12 arrêts dans ce 1er acte) ayant le plus souvent repoussé l'échéance. Il suffira d'un voire même de plusieurs éclats à 20 minutes du terme pour que le match soit plié. De plus en plus pressants, les Normands ont pris une 1ère fois, le large (18-15 à la 41ème), les Alsaciens sont presque revenus à hauteur (19-18, 4' plus tard) mais ont aussitôt lâché prise (27-20 à la 54ème). Cet écart de sept longueurs sera maintenu jusqu'au buzzer (30-23) avec pour les mentions particulières côté Cherbourg, la belle prestation de la nouvelle recrue dans les cages, l'Israélien Dan Tepper (13 arrêts) et le 6/6 du gaucher canadien Justin Larouche. Dans le Cotentin, terre de passage, on sait composer avec toutes les cultures ! A Strasbourg, Denis Lathoud va devoir tirer profit de cette rencontre, notamment de la prestation de ses joueurs dans les trente 1ères minutes.

Journée 1
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreMTStats
ValenceBesançon271411-7>>
BillèreMassy263015-17>>
CherbourgStrasbourg302310-10>>
DijonNancy242411-11>>
NiceCesson192710-17>>
Pontault-CombaultSaran292614-12>>
SélestatLimoges233111-16>>


© Yves Michel
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