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Starligue: Le Val de Marne renaît, St Raphaël au pied du mur
Starligue: Le Val de Marne renaît, St Raphaël au pied du mur
19 Septembre 2019 | France > LSL

L'exploit revient à Créteil qui va s'imposer à Nîmes de six buts au Parnasse où il est si difficile de briller. Ivry aurait pu connaitre un sort identique si Pays d'Aix n'avait pas trouvé les ressources nécessaires pour revenir dans le money-time et arracher le nul. Dans l'Hérault, Montpellier a remporté la confrontation au sommet d'un petit but face à Chambéry. Ce jeudi, St Raphaël joue très gros à Nantes qui récupère Cyril Dumoulin. Ce championnat déjà dominé par le PSG, démarre sur des bases complètement folles !

par Yves MICHEL

On mettra cela sur le compte du sursaut d'orgueil. Ce sentiment qui fait qu'une équipe à qui on a prédit avant même que la compétition ne démarre un avenir funeste, qui se prend les pieds dans le tapis dès ces deux premières sorties mais qui veut montrer à ceux qui l'ont déjà enterrée qu'elle possède des vertus. Ce mercredi, les deux représentants du Val de Marne étaient animés des mêmes valeurs. Créteil a renversé la montagne nîmoise en s'imposant au Parnasse (29-35), Ivry a bien failli sortir de Delaune avec les deux points du succès. Il en aurait été ainsi si Pays d'Aix qui avait été copieusement dominé pendant plus de 40 minutes, n'avait pas fait le forcing dans le money-time pour arracher un nul… inespéré (23-23).

Mais la plus belle signature de cette soirée revient à Créteil. Qui aurait misé même sa chemise usagée sur un succès des joueurs de Pierre Montorier en déplacement à Nîmes ? Pas grand monde. Dans leur antre du Parnasse la saison dernière, les Gardois ne s'étaient inclinés qu'à trois reprises et excusez du peu, face à Chambéry, Nantes et Montpellier. Créteil le promu s'inscrit en tête de la liste des enquiquineurs. Et sans la photo finish puisqu'avec six longueurs de mieux, l'écart est important. Si l'incontournable Boïba Sissoko (10 buts à 91%) et Robin Molinié (9 à 75%) ont été les principaux pourvoyeurs du succès cristolien, c'est toute une équipe qui a fait preuve d'une solidarité exemplaire. « Je crois que la différence s’est faite sur l’état d’esprit, explique Robin Molinié (notre photo de tête). Quand on se rappelle l’agressivité que Nimes avait mise contre Montpellier, cela n’avait rien à voir et nous, vexés par la défaite à domicile face à Chartres, on avait la rage au ventre et cela a été notre moteur durant tout le match. Et surtout, on les a amenés là où on le voulait. L'USAM est très forte sur le jeu rapide, après en attaque placée, c'est moins efficace. On n'a pas trop perdu de ballons et du coup, ils n'ont pas pu développer ce qui fait leur force. » Créteil a fait véritablement le trou à l’amorce du second quart d’heure (10-13 à la 17ème) mais à la faveur d’un contre, d’un arrêt de Paul Téodor ou d’une perte de balle adverse, Nîmes a rallié la pause en tête (15-14), maintenant très furtivement cet avantage au retour des vestiaires. L’équilibre était précaire, les Gardois n’arrivant pas à se sortir des griffes de la 1-5 mise en place par Créteil avec Guynel Pintor en position avancée. « Leurs gros shooteurs ont eu un peu de mal à se lancer mais de notre côté offensivement on a géré le bon tempo, poursuit le demi-centre cristolien, on a gardé notre lucidité et calmé le jeu lorsqu’il fallait le faire. Lorsqu’ils repassent devant à la mi-temps, on s’est dit qu’on avait peut-être laissé filer notre chance. » Sauf que Créteil n’a rien lâché et a réussi à reprendre les commandes (19-20 à la 38ème) pour ne plus les quitter et tisser sa toile au point de laisser leur hôte sans réaction. Malgré pourtant le 7/7 de Sanad ou les 6 buts de Tobie, l’addition finale reste salée, une différence de six buts (29-35), c’est énorme. « Gagner ici et prendre nos 1ers points de cette façon, c’est exceptionnel. Evidemment qu’on doit se servir de ce succès collectif pour envisager la suite. C’est important aussi de débloquer le compteur aussi rapidement dans la saison. On montre qu’on peut emmerder tout le monde. Mais on ne s’enflamme certainement pas. » Coup d’arrêt pour Nîmes qui restait sur un sans-faute, tout comme Pays d’Aix, tenu en échec à Ivry.



A Ivry, Pays d'Aix ne méritait pas de gagner

Là aussi, Pays d'Aix qui avait tant maîtrisé son sujet la semaine passée face à Chambéry avec Nicolas Claire sur un nuage, survolant les débats, ne s’est visiblement pas présentée dans le Val-de-Marne avec les mêmes intentions. Ou plutôt, c’est Ivry qui ne lui en n’a pas laissé l’occasion. Une défense de fer, agressive et très mobile avec un axe central Ooms-Mathieu Bataille intraitable et autour des éléments déterminés à vaincre ou mourir les armes à la main. A aucun moment dans cette 1ère période, les Provençaux ne se sont sentis à leur aise, multipliant les pertes de balle, pour être rapidement dominés au tableau d’affichage (4-1 à la 10ème). Cet écart va même s’accentuer dix minutes plus tard et se stabiliser à la pause (12-7). Jusque-là, seuls les gardiens s’étaient véritablement mis en valeur, Mate Sunjic pour Ivry, Wesley Pardin (notre photo - qui terminera à 15 parades) dans le camp opposé. Expliquant aussi le peu de buts inscrits. Mais Ivry ne pouvait pas continuer sur le rythme du 1er acte. Les intentions étaient moins franches, les pertes de balle à sens unique ou les tirs mal ajustés plus nombreux. Aix va en profiter pour revenir (17-17) à la faveur d’un pénalty inscrit par Gabriel Loesch, meilleur réalisateur de la rencontre (7/9). Il restait un bon quart d’heure, Ivry va reprendre confiance et alors que tout le monde pensait que l’affaire était pliée (22-20 à la 55ème), Pays d’Aix va encore une fois profiter des carences de son adversaires pour revenir (23-23). « On ne mérite pas de gagner, reconnait plein de lucidité l’ailier aixois Matthieu Ong. Ça aurait été un très bel hold-up. Ce qui nous pénalise c’est d’avoir couru après le score durant tout le match et de ne pas avoir été en mesure de les inquiéter et si Wesley ne fait pas ses arrêts, on aurait pris lourd. On a été moins en réussite que contre Chambéry, on touche beaucoup la barre, en face Sunjic a fait son boulot, il y a eu une somme d’erreurs individuelles vraiment pénalisante. Heureusement qu’Ivry craque un peu à la fin parce que je ne vois pas comment on aurait pu s’en sortir. » A voir les mines déconfites de Baptiste Bonnefond (volontaire mais trop souvent sanctionné) et Nicolas Claire qui sont restés longtemps prostrés sur le banc, Aix n’est pas reparti d’Ivry plein de confiance. Les Val-de-Marnais eux, devront se contenter du minimum. Ce petit point pris sur un des prétendants au podium. Mais c’est un début qui pourrait compter.

Le diaporama photos de Montpellier-Chambéry par Patrick Davignon


Montpellier sur le fil dans un Bougnol qui ne fait pas le plein

Un classique comme au bon vieux temps lorsque Montpellier et Chambéry dominaient sans partage le championnat de France. Pour ce rendez-vous de début de saison, quelques nouvelles têtes ont fait leur apparition. Certaines aussi faisaient défaut. C'est le cas à Montpellier pour Truchanovicius, Afgour et Soussi, Nikola Portner lui, ayant laissé sa place de n°2 à Kévin Bonnefoi. Car dans les cages héraultaises, le patron adoubé par Patrice Canayer, c'est Marin Ségo et ce n'est pas près de changer. Du moins, c'est le Croate qui a débuté la rencontre. Une entame équilibrée où les locaux se montrent un peu plus à leur avantage (5-2 à la 10ème). En face, Chambéry serre les dents, laisse passer l'orage et à la faveur du 5ème arrêt de Yann Genty et d'un but d'un ancien de la maison bleue Jean Loup Faustin, recolle au score avant de prendre le large (11-14 à la 25ème). Entre temps, Bonnefoi avait fait son apparition dans les cages du MHB alors que son homologue va déserter les siennes. Contraint et forcé par la paire arbitrale. Exclu définitivement en toute logique, après être sorti de sa zone et avoir touché puis déséquilibré Valentin Porte en possession du ballon. Pas de choc mais un contact qui ne laisse aucun doute sur la nature de la sanction. Cette péripétie va décontenancer le bloc chambérien et Montpellier va retrouver assez de vivacité pour repasser devant juste avant le retour aux vestiaires (15-14). A la reprise, les débats sont tout aussi serrés. Chambéry est mené et arrive à exister grâce à des buts de raccroc. Kévin Bonnefoi en profite au passage pour montrer quelques traces de son talent. Le duo Gasmi est obligé de sévir une seconde fois en sortant encore un rouge. Arthur Anquetil, un autre pensionnaire des lieux il y a encore deux ans, est sanctionné pour s'être essuyé les mains sur les joues de Diego Simonet. Les Savoyards ont d'ailleurs accumulé les fautes et se sont fait naturellement sanctionner. L'arbitrage n'est pas dans l'interprétation mais plutôt dans l'application stricto sensu du règlement. A l'entame des dix dernières minutes, Montpellier a un petit matelas de trois longueurs d'avance (26-23), avantage précaire mis à mal par Chambéry (26-27 à la 54ème). L'atmosphère devient irrespirable, Bougnol retient son souffle. Patrice Canayer a besoin d'un peu plus de lucidité et vient de poser deux temps-morts en très exactement 2'06. Le physique montpelliérain donne des signes de faiblesse mais c'est Valentin Porte qui trouve des solutions malgré de belles parades de Julien Meyer. Marin Sego est revenu dans les cages du MHB et avec deux arrêts consécutifs, le Croate signe un retour gagnant. Une perte de balle de Costoya permettra à Yanis Lenne sur contre-attaque de donner l'avantage aux siens (28-27). Les Savoyards auraient pu obtenir l'égalisation si l'ultime ballon avait été tactiquement et techniquement mieux négocié. Personne dès lors n'aurait crié au scandale dans un palais des sports qui n'a pas fait le plein pour cette affiche. Les temps changent… 

avec la collaboration de F. Dasriaux

Le diaporama photos de Toulouse - Dunkerque par Mélody Ramirez

Pour les trois autres rencontres de ce mercredi, une certaine logique a été respectée même si excepté à Toulouse où le Fénix dans le sillage de ses deux gâchettes Ilic et Solé (9 et 7 buts) a dominé en 1ère période et ne s'est débarrassée de Dunkerque que dans le money-time pour finalement s'imposer 31-28, à Istres et à Chartres, le 1er acte a été pour le moins rocambolesque.

A Istres, Tremblay avait un turbo fixé aux semelles à tel point qu'après 24 minutes, les hommes de Stefanovic avaient fait le trou (7-12). Les Provençaux ne vont jamais abdiquer même s'ils devront attendre l'entrée du dernier quart d'heure pour enfin devenir maîtres chez eux (19-18). Mehdi Harbaoui, encore lui parvenait au bon moment à dévier les trajectoires adverses et maintenir son équipe au-dessus de la ligne de flottaison. C'est le capitaine istréen Nicolas Boschi qui aura le dernier mot (24-23).

A Chartres, dans une salle d'une autre époque, totalement désuète pour accueillir une telle affiche, le PSG n'a finalement pas été à la fête. Les Parisiens avaient-ils déjà en tête le match de Ligue des Champions qui les attend dimanche face à Szeged ? On pourrait le croire tant les vingt 1ères minutes ont été accrochées. Et puis quand tout le monde s'y est mis chez les champions de France en titre avec un Vincent Gérard très inspiré dans ses cages (13 arrêts), tout est rentré dans l'ordre. Sans pour autant forcer sur l'accélérateur. Les locaux ont fait ce qu'ils ont pu, avec leur moyen et c'est à leur honneur. Mais il serait grand temps qu'on leur construise rapidement une salle digne de ce nom. Ils ne cèdent que de six longueurs (30-36) face à un adversaire au budget cinq fois supérieur au leur et qui s'est passé des services du Danois Mikkel Hansen resté dans la capitale. Paris bénéficie pleinement de cette 3ème journée en s'installant (déjà) seul en tête de la Starligue.

A Nantes, St Raphaël n'aura pas trop le choix


Ce jeudi soir, tous les regards seront braqués sur la Loire Atlantique puisque Nantes accueille St Raphaël. Ce match est déjà capital pour les Varois puisqu'ils n'ont toujours pas marqué le moindre point et que le dernier revers à domicile face à Istres inspire quelques doutes sur le niveau de l'équipe. En cas de défaite ou de partage des points, St Raphaël ne décollerait pas de la place de dernier. L'ailier droit Arthur Vigneron (notre photo) a accepté de répondre à nos interrogations.

Ce qui a surpris ce sont ces deux défaites face à des adversaires qui semblaient à votre portée ?
Oui c’est tout à fait ça. Qu’on perde contre une grosse armada comme Paris, c’est une chose mais Istres, sans les sous-estimer, ce n’est pas normal. Ce qui est paradoxal, c’est qu’on travaille bien à l’entraînement et que l’ambiance au sein du groupe est bonne. L’image qu’on donne en match est différente. On a l’air perdu sur le terrain autant en attaque qu’en défense, cela ne nous ressemble pas.

Les absences majeures dans l’équipe peuvent être un début d’explication…
On sait à quel point Dani (Sarmiento) et Alex (Lynggaard) sont importants mais il faut pouvoir s’en sortir quand ils ne sont pas là. Istres avait comme nous quatre arrières et il n’y a pas de raison qu’on ait été inférieur. A Toulouse, même si au final on perd, on comble un sacré trou, on a eu une réaction d’orgueil. Malheureusement, on n’en a pas tiré les leçons.

Nantes n’est peut-être pas le meilleur endroit pour une réhabilitation…
On peut l’interpréter de plusieurs façons. On sait de toute façon que si on ne s’investit pas à fond, on va le payer cash. Je pense qu’on est capable de battre Nantes mais on l’a vu, de perdre également contre des équipes moins armées. Notre marge de manœuvre est étroite et il nous faut prendre chaque adversaire avec la même détermination.

A quoi peut prétendre St Raphaël cette saison ?
On a les moyens de jouer le Top 6 mais ce n’est pas une bonne idée de se mettre la pression en se fixant tel ou tel objectif. Notre exemple c’est Chambéry l’an passé qui a avancé sans trop se poser de questions. En ce moment, c’est plus difficile, on va bientôt récupérer nos blessés mais d’ici là, il faut retrouver un état d’esprit et ça commence donc par ce déplacement à Nantes. 



A noter qu'à Beaulieu, le public nantais aura l'occasion d'encourager les débuts de la recrue espagnole, l'arrière gauche Antonio Garcia Robledo et le sympathique retour de Cyril Dumoulin (notre photo) Le gardien de l'équipe de France s'était blessé lors du match pour la médaille de bronze au Mondial au Danemark, le 27 janvier dernier. Il avait été victime d'une rupture des ligaments croisés du genou gauche, le rendant indisponible durant donc pendant presque huit mois. L'infirmerie du "H" n'en sera pas pour autant vidée, puisqu'après l'épaule de Gurbindo et la pubalgie de Pechmalbec, est venu se rajouter Olivier Nyokas, touché la semaine dernière à la cuisse. De son côté, Rock Feliho qui avait raté le début de la compétition officielle fera son retour au sein de la défense.

Journée 3
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreMTStats
ChartresParis303614-17>>
IstresTremblay242311-13>>
IvryAix en Provence232312-7>>
NîmesCréteil293515-14>>
ToulouseDunkerque312814-14>>
MontpellierChambéry282715-14>>
NantesSt Raphael ce jeudi20h45beIN 1 

classement

PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Paris63300103843 
2Aix en Provence5320181760 
3Nîmes432108685-11
4Montpellier4321088771-1
-Toulouse4321086911 
-Istres4321082872 
7Chambéry231208882-28
8Nantes221105856-15
9Chartres231208291-11
10Créteil2312086921-1
11Dunkerque231207882-1-5
12Tremblay231207979-1-8
13Ivry1302171810 
14St Raphael020206166-2 


© Yves Michel
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