mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
Proligue: Cesson et Limoges en patrons, Besançon garde espoir
Proligue: Cesson et Limoges en patrons, Besançon garde espoir
21 Septembre 2019 | France > ProLigue

A peine deux journées et les contours d'une saison en Proligue commencent à se dessiner. Le chemin sera long et semé d'obstacles, des surprises pourront intervenir lors de chaque journée, pour autant, Cesson et Limoges avancent à visage découvert. Derrière, il faudra attendre un peu pour savoir qui peut se mêler à la lutte. En bas, c'est encore flou même si Sélestat donne des signes inquiétants d'extrême faiblesse. Besançon, le promu a inscrit son 1er point.

par Yves MICHEL


Alors que Massy ne joue que ce samedi soir face à Valence, Cesson et Limoges sont déjà aux avant-postes de la Proligue. Jusque-là rien d’anormal. Les deux équipes sont les mieux dotées du championnat et ont clairement affiché leur objectif : accéder à l’élite au terme de la saison.

A Cesson (photo de tête), dans la confrontation entre les deux relégués de l’élite, Robin Cantegrel qui a vécu deux saisons à Pontault-Combault avant de rallier la Bretagne, ne voulait pas passer à travers cette 2ème journée face à ses anciens coéquipiers. Le gardien s’est très rapidement mis en évidence et a rassuré sur ses intentions. Trois dans les huit premières minutes. C’est à peu près le temps qu’a mis Cesson pour annihiler les espoirs des Franciliens (6-3). Dans le sillage d’un magistral Youenn Cardinal qui a frôlé le sans-faute (9/10), les joueurs de Christian Gaudin sont restés maîtres de la situation jusqu’à la fin. Jamais ils n’ont été mis en danger, notamment en 1ère période où l’écart sur les Franciliens n’a cessé de croître (18-11 à la 32ème). Conséquence du peu de déchet constaté au tir dans ce 1er acte mais aussi d’un bloc défensif qui a parfaitement tenu le choc et qui a gagné de précieux ballons. Pour autant, Pontault ne s’est avoué jamais battu et a amorcé un semblant de "remontada" à l’entrée du dernier quart d’heure, le gardien portugais s’illustrant à son tour (23-20 à la 47ème). Cantegrel avait laissé sa place dans les cages à Rubens Pierre qui n’a pas démérité. L’ancien pensionnaire du centre de formation de Montpellier a notamment fait preuve de sang-froid dans le temps faible que traversait son équipe. Cesson a bien réagi dans le money-time profitant aussi des maladresses de son adversaire pour s’imposer sans trop de discussion (29-24).  Affaire conclue avant d’enchaîner sur la suite, une nouvelle épreuve face à Dijon et surtout la confrontation au sommet, programmée début octobre, avec un déplacement à Limoges. Ce soir-là, on saura qui a la plus grosse. Toute allusion déplacée serait totalement mal venue.

Le diaporama de Cesson-Pontault par Philippe Riou


Résumer la réussite de Limoges face à Cherbourg au duo Mancelle-Ternel serait certainement réducteur. Et pourtant, l’ailier droit et le demi-centre ont contribué à pratiquement 50% du capital de leur équipe (8 et 6 buts). Yassine Idrissi peut-être moins conquérant que lors de la 1ère journée a apporté son dû (11 arrêts) mais il a pu mesurer la qualité de son vis-à-vis, celle du gardien israélien Dan Tepper (10 parades), efficace lorsqu’il s’est agi de faire douter les Limougeauds. D’entrée avec trois arrêts en moins d’une minute. Les tauliers de Beaublanc ont toujours mené mais sont restés sous la menace de leur adversaire durant toute la 1ère période et même au-delà (16-15 à la 31ème). Puis les duettistes évoqués plus haut ont remis les gaz alors que Cherbourg enchaînait les erreurs (perte de balle) ou manquait de réussite (tir sur le poteau). La sanction était immédiate, un 4-0 en moins de cinq minutes (20-15). Un avantage de cinq longueurs que les joueurs de Tarik Hayatoune conserveront pratiquement jusqu’à la fin (29-25), ayant intelligemment géré une double infériorité numérique à l’amorce du money-time.


Danijel Vukicevic, le Monténégrin gâchette du Grand Nancy MHB

Les temps sont durs pour Sélestat. Humiliés la semaine dernière à domicile (certes) face à Limoges, les Alsaciens se sont inclinés à Nancy. Non sans avoir posé quelques soucis à leur adversaire notamment par l’intermédiaire de Nicolas Schneider (10 buts), bien esseulé face au tandem Ducreux-Vukicevic (8 réalisations chacun). Les Lorrains n’ont pas eu pour autant la tâche facile puisqu’à la pause, rien n’était décidé (17-17), leurs gardiens Ivezic et Prevost ayant même fait remarquer leur totale incapacité à se montrer décisifs (1 arrêt chacun). A la reprise, c’est même Sélestat qui va prendre les commandes et jouer au chat et à la souris pendant presque un quart d’heure (22-23 à la 43ème). A la faveur de quelques parades d’Ivezic (enfin !) et de la maladresse sélestadienne, Nancy va repasser devant, préservant un avantage précaire qui sera confirmé dans le money-time. Les hommes de Benjamin Braux s’imposent à domicile (31-29)... sans plus. Il leur faudra être plus constants s’ils veulent se glisser dans la bagarre au sommet. Quant à Sélestat, le déclic se fait attendre. Avec un peu plus de rigueur, la pièce aurait pu basculer du bon côté.



Que ferait Saran sans son fidèle grognard, Hadrien Ramond (photo ci-dessus)  ? A 31 ans, l'ancien Nancéen est la pierre angulaire de l'édifice loiretain. Et il l'a encore prouvé ce vendredi en étant avec un 8/8, le principal bourreau de Dijon. De vrais buts de pivot qui ont totalement démoralisé une formation bourguignonne qui s'est accrochée pendant les vingt 1ères minutes avant de céder par la suite. Saran éphémère locataire de l'élite pendant deux saisons (entre 2016 et 2018) a toujours donné l'impression de contrôler son sujet. Sensation renforcée dans le second acte où l'écart n'est jamais descendu en dessous de 4 unités. Frigorifié, Dijon a été souvent sanctionné et n'a existé que par son pigiste de luxe Johan Boisedu (7 buts). En face, l'autre élément de satisfaction est la complémentarité entre les gardiens. Si on connaissait le talent de José Manuel Sierra (9 arrêts), son binôme n'est pas resté les bras croisés. Valentin Kieffer (photo ci-dessous) a rangé sa médaille d'or obtenue au Mondial des moins des 21 ans dans la vitrine aux souvenirs et se consacre pleinement à sa nouvelle mission. Et quand il a pris le relais de l'Espagnol, l'ancien Sélestadien a gardé la même dynamique (8 parades). C'est prometteur et une bonne assurance tout risque pour le groupe managé par Fabien Courtial qui ouvre son compteur par un succès probant (30-24).



Si Sélestat a du mal à porter haut les couleurs de l'Alsace, Strasbourg prend cette tâche à cœur. Face à Billère, un adversaire direct s'ils visent le maintien, les hommes de Denis Lathoud ont assuré l'essentiel et ont inscrit leurs premiers points de la saison (28-25). Rien n'a été simple, loin de là mais le résultat est là. Et pour la confiance, c'est essentiel. Les Béarnais notamment sécurisés par leur jeune gardien Joris Labro (12 arrêts) se sont accrochés durant 45 minutes, menant même à plusieurs reprises (15-17 à la 36ème). Mais le trop grand nombre de pertes de balle et une certaine maladresse devant le but adverse leur ont été fatal. A Strasbourg, et c'est une réelle satisfaction, si les tauliers Skatar et Bonnemberger se sont illustrés (6 buts chacun), Moreau et surtout Yvan Gérard ont été à leur manière (6 et 7 réalisations) décisifs. De quoi ramener le moral après un 1er raté à Cherbourg et surtout avant le derby, vendredi prochain, à Sélestat.



Dragan Zovko "On va s'accrocher… même à une paille !"

A 58 ans, Dragan Zovko n’a plus le temps de rêver. Il utilise ce qu’on veut bien lui fournir et essaie de composer avec. C’est la raison pour laquelle en ce début de saison, il a réclamé à qui voudrait bien l’entendre, une certaine dose de patience. Pour voir l’équipe qu’il a faite monter de Nationale 1 acquérir un niveau qui lui permette de rivaliser sans trop de difficultés avec ses adversaires directs. « Exceptés 4 ou 5 joueurs (Claire, Popovic, Karanovic, Adamik, Aillaud), les autres n’ont pas encore le niveau de la Proligue. J’ai réclamé un peu d’indulgence pour donner une plus-value à chacun. Il faut que mes joueurs augmentent leur bagage technique pour retrouver un peu plus d’efficacité. » Ce n’est un secret pour personne, l’ambition bisontine est limitée au maintien. Du moins cette année. Mais le temps ne s’arrête pas et ce début de calendrier est impitoyable car justement, Besançon se voit proposer d’entrée ses rivaux déclarés à sa portée. Et après la fessée infligée par Valence, le test face à Nice s’avérait d’une grande importance. Si d’entrée, les gardiens dans chaque camp (Adamik pour les locaux, Makaria pour les Azuréens) se sont neutralisés, c’est Nice qui a viré en tête à la pause (14-17) grâce notamment à l’insaisissable ailier gauche Jordi Deumal. Après avoir inscrit 7 buts dans le 1er acte, l’Espagnol de 25 ans terminera à 11 réalisations, provoquant l’enthousiasme de l’entraîneur bisontin. « Quand on le voit jouer, il fait ce qu’il veut avec la balle. C’est une pépite qui aurait sa place dans n’importe quelle équipe de Starligue. » Deumal s’est livré à un véritable duel à distance avec le talent local Abdou Mané. A peine remis d’un problème dentaire, l’arrière gauche qui avait raté le déplacement à Valence, a retrouvé son tempo. Dix buts, trois de mieux que son partenaire Karanovic. Pour autant, cela n’a pas suffi. Et les Bisontins ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Après avoir été copieusement dominés pendant près de 45 minutes, ils ont eu un sursaut d’orgueil et à la faveur d’un 4-0 en dix minutes, sont revenus à hauteur (25-25). Ils se sont même offert le luxe de s’assurer à la 57ème, un matelas qu’on pouvait croire conséquent (31-28). C’était sans compter sur la détermination niçoise malgré l’exclusion définitive de Mathieu Diaz (31-31). A 15 secondes de la fin, le gaucher Elias Bahna (18 ans à peine) se complique l’existence, perd le ballon et Besançon respire sur la contre-attaque adverse lorsque pratiquement sur le buzzer, Adamik met en échec Léo Fauvet. « Si on ne tient compte que de la fin du match, il y a bien-sûr de la déception et c’est un point perdu, analyse Dragan Zovko. Mais honnêtement, sur l’ensemble, ce résultat est mérité. Lorsqu’on est mené de 4 buts, on aurait pu ne pas s’en remettre. Je pense que cela a été un beau match pour les spectateurs mais cela n’a pas été la même chose pour l’entraîneur. Quand on mène de 3 buts si proche de la fin, on ne doit pas céder comme on l’a fait. En plus, sans notre gardien, on peut leur laisser la victoire ! » L’apprentissage se poursuit pour les Bisontins et le chemin de croix est encore long. « Tous les points vont coûter très cher, on va s’accrocher, même à une paille ( !)  Il ne faut pas se laisser abattre mais c’est vrai, on va être obligé d’aller faire des perfs chez des équipes qui nous sont supérieures. » Ce sera le cas vendredi prochain face à Saran. 
 

Journée 2
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreMTStats
BesançonNice313114-17>>
CessonPontault-Combault292416-11>>
StrasbourgBillère282514-14>>
LimogesCherbourg292516-14>>
NancySélestat312917-17>>
SaranDijon302415-11>>
MassyValencece samedi 21/0920h30 
Prochaine Journée | Journée 3
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseDate
ValenceLimoges 27/09 
BesançonSaran 27/09 
BillèreCherbourg 27/09 
CessonDijon 27/09 
NancyPontault-Combault 27/09 
NiceMassy 27/09 
SélestatStrasbourg 27/09 
PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Cesson4220056432 
-Limoges4220060482 
3Nancy3210155531 
4Cherbourg221105552-17
5Pontault-Combau.221105355-13
6Saran2211056531-3
7Strasbourg2211051551-7
-Valence2110027141 
-Massy2110030261 
10Nice1201150580 
-Besançon1201145580 
-Dijon120114854-1 
13Billère020205158-2 
-Sélestat020205262-2 


© Yves Michel
Partager
Identification nécessaire pour ajouter une réaction
Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
(C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
joueurs | équipe | actualités