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Proligue: Belle soirée pour certains, très mitigée pour d'autres
Proligue: Belle soirée pour certains, très mitigée pour d'autres
28 Septembre 2019 | France > ProLigue

Valence ayant décroché, seules les équipes de Limoges et de Cesson conservent la tête de la Proligue avec trois succès en autant de matches. Cela risque de changer la semaine prochaine puisque les deux leaders sont appelés à s'affronter. De son côté, Sélestat grâce notamment à Nicolas Minne, a remporté le derby face à Strasbourg. Nancy a été surclassé par Pontault tandis que Besançon a ramené Saran à un moindre niveau.

par Yves MICHEL


Sélestat tient toutes compétitions confondues, son 1er succès de la saison. Et même si on veut relativiser avec la faiblesse de l'adversaire, ce succès face à Strasbourg est important. Parce qu'il permet donc aux joueurs de Christophe Viennet d'ouvrir leur compteur mais aussi d'affirmer leur suprématie départementale. La justesse à 7 m d'Yvan Gérard (4/4) et la volonté affichée par Lucien Auffret (5/6) n'ont pas suffi à représenter un vrai danger. Sélestat a tué le suspense au bout de 8 minutes (5-2) et le fossé n'a fait que se creuser. A la pause, la sanction était déjà difficile à encaisser (19-10). Strasbourg avait déjà à son passif, dix pertes de balle et du côté de ses gardiens, un bilan désastreux, traduction d'une défense qui n'avait pas rempli son rôle. En face en revanche, tout avait plutôt bien fonctionné. Un minimum d'erreur, un gardien (Vladimir Perisic) bien en place (8 arrêts en 1ère, 7 en seconde) et surtout un métronome qui va s'afficher tout au long de la rencontre. Car cette saison, Sélestat a eu la bonne idée de recruter Nicolas Minne (notre photo de tête). L'arrière gauche avait déjà montré l'étendue de son talent lors de son dernier passage à Nice et il ne demandait qu'à s'exprimer dans une structure un peu plus expérimentée. Il n'avait pas pu le faire lors des deux 1ères sorties sous ses nouvelles couleurs, il a crevé l'écran à la 3ème. Huit buts et trois passes décisives. De quoi le mettre en confiance et tirer ses partenaires vers le haut comme Thomas Cauwenbergh (6 buts). Comme à la pause, les Sélestadiens avaient annihilé tout espoir du côté de leurs voisins, ils n'ont eu qu'à maintenir leur avance. Ce qu'ils ont parfaitement fait jusqu'au bout (35-26). On attend désormais une confirmation face à un vis-à-vis un peu plus "outillé".  

Trois questions à Nicolas Minne, homme du match

Vous vouliez vous racheter par rapport à un début de saison ratée ?
C'est un peu ça. En fait, il nous fallait lancer la saison puisque les deux 1ers matches face à deux prétendants au titre (Limoges et Nancy) étaient difficiles. Dans un contexte particulier (décès dans la semaine d'un bénévole rattaché à la réserve du SAHB), en plus, c'était un derby, donc on avait vraiment à cœur de réaliser une grosse prestation et on a bien réussi.

Le match a été à sens unique...
On leur a mis la pression d'entrée, on a été agressif en défense et surtout on a pu développer notre jeu rapide. On savait qu'ils n'ont pas beaucoup de rotations et on les a usés. Contrairement aux deux 1ères journées, j'ai senti que notre équipe était plus focalisée sur elle-même que sur l'adversaire. On a fait preuve d'énormément de rigueur pendant 60 minutes. C'est vraiment le succès d'un groupe car à sa manière, chacun a apporté quelque chose.

A titre personnel, tu fais toi aussi ta véritable entrée…
Je m'étais loupé il y a deux semaines car j'étais contrarié par une blessure et ce soir, je voulais vraiment montrer à ceux qui m'ont fait confiance et à moi-même que je suis capable de performer à un niveau qui est supérieur à ce que j'avais connu jusque-là. Mais bon globalement, je ne vais pas m'enflammer. Les matches qui arrivent auront valeur de test (Cherbourg, Saran, Dijon) et on n'aura pas droit à l'erreur, du moins il faudra ramener le maximum de points sur ces trois confrontations.

Le diaporama de Sélestat - Strasbourg par Fabien Jordhery


Non pas qu'il ne veuille pas nous parler mais Benjamin Braux a préféré ne pas s'étendre sur le sujet. A l'issue de la défaite à domicile de son équipe face à Pontault-Combault, le coach de Nancy était obsédé ou plutôt contrarié par une seule statistique: les 17 ballons perdus par ses joueurs. A partir de ce constat, l'ancien Tremblaysien n'avait pas grand chose à rajouter. Les Lorrains ont commencé à disparaître des radars dès le 1er quart d'heure et faire preuve d'une incroyable fébrilité jusqu'à la pause. Yann Ducreux et Obrad Ivezic (comme souvent) étant les seuls à garder la tête au-dessus de la ligne de flottaison. Quatre longueurs à remonter, tout était encore possible. Il fallait pour cela que l'équipe en ait les moyens. Elle va persister dans ses travers et même les accentuer, huit buts d'écart (14-22) à la 44ème, le scénario était plié. Elle avait si peu montré jusque-là, il n'y avait aucune chance qu'elle remonte à la surface. La faute aussi à une équipe de Pontault très appliquée avec une parfaite répartition des tâches et surtout moitié moins de ballons perdus.



Théo Avelange (photo ci-dessus) à la manœuvre (8/10), Jean-Pierre Dupoux toujours aussi précieux (6/8), il est plaisant de voir que les Seine-et-Marnais se manifestent autrement qu'en manquant de tact. « En championnat, cela faisait très longtemps qu’on n’avait pas gagné à l’extérieur, soupire Chérif Hamani, le coach pontellois. C’est vrai que ce type de victoire montre une forme de solidarité, d’engagement et d’esprit de groupe. Maintenant, il faudra poursuivre sur ce chemin durant toute la saison. Nancy est une belle équipe qui fait partie des favoris de ce championnat. On les avait bien observés et on a su les manœuvrer comme il le fallait. Je suis satisfait de notre énergie en défense et du rythme qu’on a mis avec un parfait respect du plan de jeu. Après, on a profité des passages à vide de Nancy. On les a peut-être pris au bon moment. » Sans trop le revendiquer, Pontault-Combault veut s'affirmer comme un prétendant aux play-offs. et plus, si affinités.



On ne va certainement pas s'enthousiasmer parce qu'une équipe plutôt qu'une autre s'est imposée. Prenons par exemple Limoges prétendant à l'accession qui se déplaçait à Valence, repêché de N1 et qui jusque-là n'avait battu que des adversaires de son niveau. On ne peut pas dire qu'un succès par trois buts d'écart soit très convaincant pour les Hauts-Viennois. Les Drômois peuvent avoir des regrets. Sylvain Kieffer lui, a fait ce qu'il devait faire. Avec 11 buts (à 84%), l'ancien Chartrain n'a rien à se reprocher. Ni même Jackson Pavade, Maxime Arvin-Bérod ou Tom Poyet. Mais les autres ? Trop de déchets et d'approximations dans les intentions au tir leur ont coûté ce qui aurait pu prendre la forme d'un exploit. A leur décharge, les Mouillon, Galas, Boultif, Cabit et Quintallet sont tombés sur la muraille dressée par le gardien adverse Denis Serdarevic (notre photo - 14 arrêts). Yannis Mancelle a rendu une copie (7/8) qui mérite mention, Calandre, Ternel et Ingars ont montré leur régularité mais c'est à peu près tout. Les joueurs de Tarik Hayatoune qui n'ont jamais été inquiétés (en faisant la course en tête du début jusqu'à la fin), ont laissé pas moins de 13 ballons en route et auraient pu être sous la menace de leur hôte si celui-ci s'était montré plus discipliné. Limoges a eu l'opportunité de tuer le match. Notamment à vingt minutes du terme, lorsque les Valentinois se sont retrouvés en double infériorité numérique. Ils ont plutôt bien géré l'instant puisqu'à la 48ème, ils n'avaient que deux longueurs de retard, la situation restant stable dans le money-time (29-31 à la 58ème). Les Limougeauds ont gagné… sans plus. Ils devront être plus incisifs et moins dispendieux si la semaine prochaine, ils veulent inquiéter Cesson qui leur rend visite.  



Les Bretons eux, se sont offerts une séquence "sueurs froides" en entame de match. En fait, ils n'ont pas du réaliser que les arbitres avaient donné le coup d'envoi. Bilan: 0-3 pour Dijon et l'obligation ensuite, de courir après le score. Vingt minutes seront nécessaires pour que le retard soit rattrapé. Merci à Robin Cantegrel qui avait sauvé quelques meubles jusque-là et qui continuera à le faire sur l'ensemble du match (15 arrêts au total) et surtout à Florian Delecroix (4 réalisations d'affilée au meilleur moment) pour que la pièce tombe enfin dans son camp (11-10 à la 24ème). Dès lors, les Cessonnais piqués au vif sont restés maîtres du tableau d'affichage et ont empêché les Bourguignons de revenir. Comme Limoges face à Valence, les joueurs de Christian Gaudin auront une frayeur à l'entrée du money-time, Dijon revenant à deux longueurs (23-21). Le temps d'un temps mort pour secouer ses joueurs, le double champion du Monde avec les Barjots obtiendra satisfaction et pourra cocher sur son tableau de marche, son 3ème succès consécutif (25-22).

Le diaporama de Cesson - Dijon par Philippe Riou


Cette fois-ci, ils n'ont pas craqué. Face à Saran, les joueurs de Besançon sont restés concentrés jusqu'au bout. Une semaine après avoir décroché leur 1er point face à Nice (en ayant eu la sensation de pouvoir gagner ce duel mais aussi de le perdre), ils ont tenu tête à une équipe prétendument plus forte qu'eux. Pendant un peu plus de 40 minutes, les deux formations se sont livrées à un véritable chassé-croisé. Quand l'une était devant, l'autre ne tardait pas à la doubler. Pas plus d'une ou deux longueurs d'avance, rien n'était joué. Et puis à l'entame du dernier quart d'heure, profitant d'une répétition de maladresses, les hommes de Dragan Zovko ont pris le large sur contre-attaque. Trois bientôt quatre buts supplémentaires, cela sentait plutôt bon. Sauf qu'à 3 minutes du dénouement, Saran avait remonté son retard (29-28). Il suffira d'un arrêt (le 14ème) d'Artur Adamik, si précieux durant cette rencontre pour écarter le danger et permettre aux siens de l'emporter (31-29). Si à Besançon, c'est surtout la jeunesse qui s'est illustrée avec notamment un somptueux Abdou Mané (8 buts) et l'importance d'Adrien Claire (6 buts et 4 passes décisives), Saran a pu compter sur ses aînés. Chema Rodriguez (39 ans bien frappés - 6 buts), Matthieu Drouhin (38 ans - 5 buts), Manuel Sierra (41 ans - 15 arrêts). Mais malgré leur talent, cela n'a pas suffi. Et les locataires de la Starligue encore en 2018, ont perdu des points précieux qui manqueront peut-être lors du jugement final. A Besançon, le travail mais surtout l'opiniâtreté du coach commencent à payer.



Billère a inscrit son 1er point sur les tablettes (26-26) et doit s'en satisfaire car sur sa dernière possession, à la sortie d'un temps mort posé par Nicolas Tricon, Cherbourg aurait pu quitter le Béarn victorieux. Si durant tout le match, aucune équipe n'a pris l'ascendant, un homme, le gardien de buts normand a encore brillé (15 arrêts). Dan Tepper (photo ci-dessus) est la bonne surprise de ce début de saison. Arrivé cet été d'Israël, sa terre natale, il a été déterminant dans la performance de son équipe. Comme face à Strasbourg lors de la 1ère journée et à un degré moindre, contre Limoges.

C'est aussi un gardien, celui de Massy qui a brillé ce vendredi soir. Grâce à ses 17 parades (à près de 46%), Nicolas Gauthier a largement contribué au succès des Essonniens en visite à Nice et a même pris la tête du classement des portiers de la Proligue (44 arrêts au total). Les hommes de Jérémy Roussel ont pris l'avantage dès les 1ères minutes (8-13 à la 22è) avant de profiter du total effondrement des Azuréens dans le dernier quart d'heure. Après leur revers à domicile la semaine dernière face à Valence, c'est leur 2ème victoire (23-32) de la saison en Proligue après celle à Billère. A noter la belle performance de l'arrière Arthur Müller (photo ci-dessous / 9 buts).


Journée 3
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreMTStats
ValenceLimoges293213-17>>
BesançonSaran312914-13>>
BillèreCherbourg262614-13>>
CessonDijon252213-11>>
NancyPontault-Combault222710-14>>
NiceMassy233213-17>>
SélestatStrasbourg352619-10>>
PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Cesson6330081653 
-Limoges6330092773 
3Valence432108372-11
4Massy4321088761-1
-Pontault-Combau.4321080771 
6Cherbourg3311181780 
-Nancy331117780-1 
-Besançon3311176871 
9Sélestat23120878819
10Strasbourg231207790-1-9
-Saran231208584-1 
12Billère1302177840 
-Dijon130217079-2 
-Nice130217390-1 


© Yves Michel
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