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EDF M : Revenus un peu de nulle part
EDF M : Revenus un peu de nulle part
26 Octobre 2019 | International

Poussifs en attaque, oublieux en défense, les Français ont longtemps couru derrière l’Espagne dans la finale de la manche danoise de la Golden League. Mais en resserrant les boulons en défense devant un Yann Genty (Photo titre) royal dans les duels et avec une base arrière Prandi – Lagarde – Mem proposant de très jolies choses en terme d’animation offensive, les Tricolores sont revenus de nulle part pour empocher la victoire finale 36-34 aux jets de 7 mètres. Arriver à se relever d’un prestation assez terne. Jouer son jeu jusqu’au bout face à une défense ibère parfois limite. Surpasser un arbitrage assez compliqué à décrypter. Finir sur une séquence impeccable de jets de 7 mètres. Voilà ce que les Français auront réussi à faire dans ce match et c’est déjà beaucoup.

Même si on peut admettre un petit sentiment de hold-up sur la finalité du match, reste que les Bleus ont su relever la tête après avoir été bien dominés par les Espagnols. Dominés sur beaucoup de plan. Tactiquement d’abord, avec une défense ibère faite de pièges et de chausse-trappes dans lesquels les Français sont souvent tombés par manque de vitesse, d’engagement et parfois de simplicité. Techniquement ensuite. Perdant beaucoup trop de ballons en première période et donnant ainsi les munitions à l’Espagne pour jouer sur grand espace et se régaler de tirs faciles, même si Vincent Gérard a sans doute empêché une plus grande dérive dans le domaine. Mais il ne restait pas grand-chose de la belle prestation de jeudi face aux Danois. L’Espagne avait aussi un petit voire un gros plus dans le domaine physique… Enfin en défense, et si les Tricolores pensaient jouer un match tranquille de préparation à fleuret moucheté, certains Espagnols ne se sont pas fait prier pour les faire changer d’avis… Dans le domaine la paire Maqueda – Guardiola va être à la limite et même la dépasser assez souvent. Encouragés par un duo arbitral danois très passif et surtout un peu fluctuant dans ses décisions. Il faut dire que quand tout le monde envoie un peu du lourd, les arbitres ont tendance à être plus cléments que quand un ou deux joueurs seulement mettent en avant le défi physique et les interventions à la limite. Bref, si Gédéon Guardiola va finir par être rattrapé par la patrouille en fin de match, lui et ses compères en défense auront fait un sacré chantier pendant 50 minutes.

En seconde période, la France va être à deux doigts de lâcher la rampe et laisser filer une Espagne qui déroulait tranquillement son jeu. Heureusement, la révolte va partir de la base… Enfin des buts tricolores. Au relais d’un Vincent Gérard déjà très en verve, Yann Genty va se lancer dans un show dont Le Phare raffole ! Pastis et duels gagnants à toute heure pour le portier chambérien dans ce match. Il va empêcher la Roja de faire le grand trou et permettre aux Mem, Lagarde et Prandi de prendre le relais du drapeau de la révolte. Avec beaucoup plus de vitesse, beaucoup plus de liant dans les transmissions et surtout n’hésitant pas à faire la passe de plus pour que le tireur ait vraiment ses aises face à des gardiens espagnols très solides eux aussi. Ce trio là, comme face au Danemark, va relancer complètement la France dans cette rencontre. Du – 5 un peu irrémédiable, ils vont faire que la France va réussir à recoller à 23 partout et surtout ne plus rien lâcher. Pourtant quant à +1 pour l’Espagne et 13 secondes à jouer, Didier Dinart posait son dernier temps-mort, il fallait espérer un dernier coup de génie d’un joueur pour que les Bleus s’en sortent. Un jeu à 7, Dika Mem qui s’engouffre dans l’espace extérieur et les Bleus égalisaient à 31 partout. Comme le veut le règlement de cette compétition amicale, place à la séance toujours attractive des jets de 7 mètres. Et à ce petit jeu, les Tricolores, Michael Guigou, Nedim Remili, Nicolas Claire, Dika Mem et Elohim Prandi vont faire dans l’impeccable. Ce ne sera pas le cas de Valero Rivera qui verra son tir sorti par un Wesley Pardin qui voulait se mettre au diapason de ces deux partenaires.

Une bonne semaine de travail. La mise en place d’une nouvelle défense 5-1 qui peut se muer en 6-0 selon les mouvements adverses. Deux victoires, même si la dernière s’est faite par l’intermédiaire des jets de 7 mètres. L’émergence de plus en plus affirmée d’une base arrière faite de la génération des 96-97 et 98-99. La Golden League version danoise aura été un bon cru pour les Tricolores. Juste un bémol extérieurement, le pourquoi du rappel de Nicolas Tournat dans ce groupe et qui est resté 120 minutes durant les fesses sur le banc tricolore. Si c’était pour ne pas le faire jouer, peut-être que de tester un certain Aymeric Minne n’aurait pas fait tâche dans les débats…

Le diaporama du match par S. Pillaud - FFHB


A Aalborg,
Le samedi 26 octobre 2019 à 13h30
Golden League
France - Espagne : 36 - 34 (Mi-temps : 15-18 - FT : 31-31)

4 000 spectateurs
Arbitres : MM Jesper Kirkholm Madsen et Henrik Mortensen (Danemark)

Evolution du score : 4-3 5°, 6-6 10°, 8-9 15°, 10-11 20°, 13-15 25°, 15-18 MT - 16-20 35°, 19-22 40°, 22-23 45°, 24-27 50°, 28-29 55°, 31-31 FT. 36-34 7M.

Les réactions

Romain Lagarde (Au micro de BeIN Sport) : « C’est toujours un plaisir de retrouver l’équipe de France. Sur ces semaines de regroupement on essaye de bien travailler et de rester concentré. On a peu de regroupements dans l’année et avec l’Euro qui va arriver très vite, c’était important de réussir face à des équipes qui sont très souvent dans les derniers carrés. On a pu aussi mettre en place une nouvelle défense, c’est bien d’avoir deux options dans ce compartiment du jeu. Face à cette équipe on s’est fait un eu endormir, il arriver à tricoter devant nous et réaccélérer et marquer. On sait que c’est compliqué de jouer contre eux mais on est resté soudé et au final on a fait un match intéressant. »

Ludovic Fabrégas (Au micro de BeIN Sport) : « Déjà il faut noter les deux victoires, même si la dernière se fait aux tirs au but, c’est important de retrouver le gout de la victoire, de gagner des matches, surtout qu’on n’en aura pas beaucoup avant le début de l’Euro. Face à l’Espagne on fait un match correct, même si on a un peu manqué d’engagement alors que face au Danemark on a eu plus d’agressivité, de prestance et gagner au Danemark c’est toujours bien ! On a réussi à travailler sur la 5-1 en défense car c’est important d’avoir une option supplémentaire en cas de soucis avec la 6-0 comme ça a pu être le cas en demi-finale du Mondial ou on n’avait pas trouvé de solution alternative. Avec une défense étagée en option on est mieux armé. On espère enchaîner deux saisons avec l’Euro et cet été les JO. Mais là on est concentrés sur l’Euro. Car on veut se qualifier pour les jeux mais aussi regagner un titre, remettre l’équipe de France tout en haut de l’affiche. »

Les statistiques

France
Gardiens : Genty 30, 8 arrêts, Gérard 30’, 10 arrêts, Pardin 1 arrêt sur pen.
Joueurs de champ : Remili 3, Lagarde 3, Prandi 5, Mem 8, Tournat, N.Karabatic 1, Grebille 2, Abalo 3, Sorhaindo, Guigou 5, L.Karabatic 4, Fabregas 1, Claire 1, Porte.
Exclusions temporaires : Sorhaindo 24°, Fabregas 26°, Lagarde 37°, Prandi 41°

Espagne
Gardiens : Peres de Vargas Corrales
Joueurs de champ : Maqueda 4, Rivera 5, Entrerrios 4, Dujshebaev 5, Canellas  5, Serdio 3, Morros, Arino, Guardiola, Gohi 1, Solé 7, Balaguer, Costoya, Figueras.
Exclusions temporaires : Maqueda 18°, Guardiola 8° et 37°
Carton rouge : Guardiola


© François Dasriaux
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