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EHF : Nantes suffoque à Mangin
EHF : Nantes suffoque à Mangin
11 Novembre 2019 | Europe

Face au tenant du titre de la Coupe EHF, Nantes n'a pas existé à domicile. Une affiche de gala ratée par l'équipe Ligérienne et un lourd handicap de 8 buts qu'il sera quasi-impossible à combler en Hongrie. La faute à un manque de caractère, de justesse… la faute aussi à un adversaire autrement plus expérimenté emmené par des joueuses Françaises (Aoustin - Niombla) inspirées.

La tête des mauvais jours chez les joueuses du NAHB sur les coups de 20h ce dimanche. Les yeux dans le vague et une terrible sensation d’avoir manqué son rendez-vous. Sévèrement battu (24-32) devant ses supporters, le collectif Ligérien ne s’attendait pas à une telle fessée. « C’est un résultat final qui fait mal et c’est décevant de pas avoir joué à son niveau. On a pris l’eau en défense, on n’a pas eu d’arrêts de gardiennes », un constat sans concession du président Nantais, Arnaud Ponroy. Pourtant, tout se présentait de belle façon lorsque les Nantaises enclenchent les premières attaques. Cinq premières minutes idéales (5-1)… et puis plus rien ! Rideau complet sur le reste du match. Car le technicien de Siofok Tor Odvar Moen siffle très vite la fin de la récréation. Le temps de remettre de l’ordre dans la maison orange et noire, le Siofok HK revient rapidement dans la partie en égalisant dès l’entame du second quart d’heure. Dès lors, la machine Nantaise s’enraye et la domination adverse prend peu à peu de l’ampleur (8-11, 19’). Le technicien Nantais Allan Heine déplore « trop de buts facilement concédés. Pour affronter ce genre d’équipes, il faut que tout le monde soit au top ». Et à défaut de collectif performant, on notera tout de même la performance de Lotte Grigel, la demi-centre Danoise du NAHB, seule éclaircie dans la grisaille ambiante. « On a essayé mais ça n’a pas suffi. Toutes les pièces ne se sont pas mises en place pour réaliser un grand match. Il y a des jours comme ça ». Ce qui peut passer contre des équipes Françaises de milieu de tableau de championnat ne passe pas face à une équipe de la trempe de Siofok. Seule Grigel a à peu près tenu son rang chez les cadres de l'équipe. Auteur de 9 buts dans cette partie dont plusieurs réalisations avant l’entame du dernier quart d’heure (ce qui a permis de ne pas totalement sombré au pire des moments), Grigel a été souvent l’arbre qui cachait la forêt avec le concours épisodique de la jeune Orlane Ahanda.

SIOFOK EN MODE ROULEAU COMPRESSEUR

En face, Silje Solberg est comme un poisson dans l’eau, la cage Magyare ne tremblera qu’à 24 reprises au cours des soixante minutes de jeu… preuve de la confiance engrangée au fil des minutes. Passé cinq minutes balbutiantes, « on était bien plus denses en défense » se réjouit une Gnonsiane Niombla percutante et diablement précise face au but. Six réalisations personnelles pour l’internationale Tricolore… une influence majeure sur le scénario du match, tout comme la prestation de Camille Aoustin, une nouvelle fois en réussite sur son aile (5 buts). Avec quatre buts d’avance à la pause, Siofok continue son travail de démolition en seconde période. A vrai dire, un second acte à sens unique tant le visiteur Hongrois a fait ce qu’il a voulu. Nerea Pena enquille les jets de 7 mètres, Tomori et Niombla les tirs longues distances… et le score ne cesse de gonfler jusqu’à atteindre huit voire neufs buts d’avance à certains moments. Siofok a joué « comme une équipe d’expérience. On s’est appliqué à avoir toujours la maîtrise » indique Camille Aoustin. De quoi faire taire un public de Mangin venu en nombre (2.500 spectateurs) mais qui a vite compris qu’il ne s’enthousiasmerait pas au moins pour une réaction d'orgueil… car Nantes n’avait pas les ressources pour réduire au moins l’écart abyssal concédé jusque-là (23-30, 53’). Triste spectacle au coup de sifflet final. A défaut de croire en une qualification pour les matchs de poules, Nantes doit se remettre la tête à l’endroit. Réaction d’orgueil attendue le week-end prochain en terre Hongroise, Blandine Dancette et ses coéquipières veulent désormais montrer que ce n’était « pas le vrai Nantes. On veut montrer notre vrai visage ». La tâche s’annonce ardue lorsqu’on sait que Siofok met du rythme et impose un pressing constant à domicile. L'Europe s'arrêtera donc dès ce mois de Novembre pour le NAHB mais nul doute qu'il aura appris de cet échec patent pour espérer très vite revenir sur la scène continentale.

Le diaporama du match par Philippe Padioleau




A Nantes, Complexe sportif de Mangin
Le dimanche 10 novembre 2019 à 18h00
Nantes Atlantique HB - Siófok KC Hungary : 24 - 32
 (Mi-temps : 12-16)
2.610 spectateurs
Arbitres : MM. Daniel FREITAS & Cesar CARVALHO (Portugal)
Délégué EHF : Mme Jutta EHRMANN-WOLF (Allemagne)

Evolution du score : 5-1 (5'), 6-5 (11'), 7-7 (15'), 8-11 (19'), 10-14 (25'), 12-16 (30'), 13-20 (34'), 16-23 (39'), 20-25 (44'), 21-28 (50'), 23-32 (56').

Nantes
Gardiennes
: Placzek (7 arrêts), Gabriel (1 arrêt).
Joueuses de champ : Baudouin (1/3 dont 0/1 pen.), Cabral Barbosa (1/6), Mitrovic, Escribano (1/2), Dancette (1/2), Grigel (9/15), Kieffer, Lignières (1/4), Ahanda (5/8), Loquay (2/2), Boldholt (3/3).
Entraîneur : Heine.

Siófok
Gardiennes
: Solberg (13 arrêts), Szikora.
Joueuses de champ : Janjusevic, Pena Abaurrea (5/8 dont 5/5 pen.), Jezic (4/5), Kobetic (4/9), Drabik (1/1), Aoustin (5/6), Böhme (2/5), Such, Tomori (5/8), Wald, Harsfalvi, Niombla (6/8), Lapos, Mazak-Nemeth.
Entraîneur : Moen.
© Davy Bodiguel
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