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Rémi Desbonnet: "L'USAM Nîmes est à un tournant"
Rémi Desbonnet: "L'USAM Nîmes est à un tournant"
19 Novembre 2019 | France > LSL

Un parfum de coupe d’Europe, celle de l’EHF vient cette semaine, accompagner le quotidien de Nîmes qui doit également se maintenir aux avant-postes du championnat. Après Chartres ce mercredi, les Gardois et leur gardien Rémi Desbonnet auront un défi plus important à relever samedi face aux Hongrois de Csurgoi, victorieux à l’aller de trois buts.  Cette 10ème journée de Starligue sera également marquée par l’affiche entre Montpellier et Aix.

par Yves MICHEL

A Nîmes, ces derniers jours, les anciens du club ont ressorti l’album aux souvenirs. De cette époque où à la fin des années 80 et au début de la décennie suivante, l’USAM enflammait la salle Neruda ou les Arènes couvertes pour briller en coupe d’Europe et en championnat. Justement, 25 ans plus tard, les Gardois peuvent renouer avec leur passé. Ils sont entrés le week-end dernier en coupe EHF et réalisent une excellente entame en Starligue. Cette semaine est capitale avec ce mercredi, la réception de Chartres, pour ne pas se laisser décramponner du haut de classement et trois jours plus tard dans un Parnasse, espérons-le, incandescent, retrouver les Hongrois de Csurgoi pour le match retour avec trois buts à remonter. Même face à des adversaires largement à leur portée, Rémi Desbonnet et ses partenaires ont un défi de taille à relever. Le gardien nîmois se replonge dans le contexte européen après l’avoir connu à un plus haut niveau avec Montpellier. Avec la ferme intention de poursuivre l’aventure le plus loin possible.

Rémi, tout reste à faire dans ce 3ème tour qualificatif…
C’est sûr que c’est une déception de ne pas avoir ramené un résultat, après il ne faut pas minimiser la performance de Csurgoi. Ils ont fait le match qu’ils avaient imaginé en imposant leur rythme, bénéficiant du contexte à domicile avec une salle qui pousse fort et de l’arbitrage. Mais bon, il y a le retour chez nous et trois buts d’écart, ce n’est pas injouable.

Vous a-t-il manqué un peu de roublardise en Hongrie ?
Il nous manque encore l’expérience de ces confrontations européennes, Csurgoi par exemple, ça fait 4 ou 5 ans d’affilée qu’ils disputent ce genre de barrages même s’ils ne sont pas allés au-delà. On est conscient de cela mas ce n’est pas pour autant qu’on ne veut pas être ambitieux.

Avec des supporters qui espèrent beaucoup…
On sent c’est vrai un énorme engouement et une attente mais cela ne nous met pas plus de pression, ce qui est sûr c’est qu’on se rend compte de la chance qu’on a à participer à cette compétition. Historiquement, vu les antécédents du club même si la dernière fois, ça remonte à 25 ans, on s’est fixé comme objectif de bien y figurer.

C’est un parfum particulier même si ce n’est pas la Ligue des Champions ?
C’est sûr en plus il faut bien se rendre à l’évidence que maintenant la LDC est très compliquée à atteindre et que le sportif n’entre pas seul en jeu. Quand on voit quels clubs sont engagés en EHF, il y a de quoi prendre cette épreuve très au sérieux. Pour Nîmes en tout cas, y participer prend tout son sens.

Un bonus plus qu’une fin en soi ?
En fait, je considère que ce n’est pas une fin en soi de la disputer. L’aboutissement c’est de participer au Final Four ou de gagner le titre. Avec toute l’humilité que doit avoir un club qui la redécouvre. Mais si on est content de passer de nouveaux maillots et de disputer deux matches, on serait vraiment très bête. On est conscient de notre valeur et on sait qu’on a des armes à opposer à des adversaires européens. Donc on a vraiment envie de pousser l’aventure plus loin.

A un peu plus du tiers du championnat, quel bilan fais-tu pour l’USAM ?
On est, je pense, à un tournant de la vie de notre équipe. Ce bilan serait extraordinaire sans cette défaite chez nous face à Créteil maintenant c’est fait et on ne va pas le rabâcher jusqu’à la fin de l’année. On est dans le wagon de tête avec 12 points, on est encore engagé dans les coupes, on est vraiment à notre place.

Qu’est-ce qui différencie ce début de saison des autres ?
Sur les 2-3 dernières années, on était habitué à démarrer fort avec des résultats qu’on n’attendait pas forcément. Cette saison, les 1ers matches s’annonçaient compliqués. Le succès contre Montpellier aurait pu être un vrai détonateur mais derrière, on a mis un petit peu plus de temps à s’affirmer et il y a eu le faux-pas face à Créteil. Autre différence avec le passé, c’est que ça étonne moins notre public de jouer les 1ers rôles. On a l’impression d’être conforme à notre tableau de marche quand les années précédentes on pouvait croire qu’on créait un exploit monumental. Il faut aussi souligner que le championnat est très homogène et qu’excepté Paris, les autres équipes peuvent réaliser une perf. En plus, la saison écoulée en D1 a été remarquable avec un Top 5 qui ne permet aucune confrontation en dessous de la 6ème place. Je n’avais jamais connu cela.

D’ici la trêve il y a des points à prendre, à commencer par Chartres mercredi…
La question ne se pose même pas, d’ici la mi-décembre, il y a des matches sur lesquels il faut capitaliser, il y a aussi des confrontations directes dans les autres matches qui vont pouvoir nous permettre de rester dans ce trio voire aux cinq 1ères places de Starligue. Mercredi, la victoire est impérative.

Sans craindre que le retour européen vienne polluer les esprits ?
On ne doit pas se laisser envahir par un environnement qui est persuadé qu’on va rétablir la situation. On sait depuis le début qu’entre deux tours européens, il y a des échéances nationales et qu’il ne faut certainement pas les négliger. On sera mobilisé contre Chartres comme on le sera quelques jours plus tard pour l’EHF, de toute façon, gagner mercredi ne peut que nous mettre en confiance pour ce qui suit. On a trop souvent été dans la position du petit poucet pour ne pas savoir qu’un club européen est la cible idéale.

Six points d’avance au classement après sa victoire sur Montpellier, le PSG écrase le championnat et a désormais une marge pour voir venir la suite avec sérénité. Sauf improbable déraillement, voilà les Parisiens bien partis pour accrocher un 6ème titre d’affilée. Seule incertitude dans le camp parisien, l’indisponibilité de Nedim Remili blessé à la cheville droite (entorse) dimanche en début de rencontre face à Flensburg et qui a d’ores et déjà déclaré forfait pour le court déplacement à Créteil, contre son ancien club. Privé de son gaucher, la formation de la capitale a des solutions et les moyens d’enchaîner sur un 10ème succès dans le Val-de-Marne. Le promu peine à quitter la dernière place et reste sur six matches sans victoire.

Derrière Paris, la bagarre s’organise puisque cinq équipes sont à égalité de points (12). Quatre disputent l’Europe (dont Nîmes), une seule (Toulouse) connait une fréquence moins soutenue. Le Fenix est la belle surprise de ce début de saison. Les hommes de Philippe Gardent ont réussi leur examen de passage en s’imposant face à des adversaires a priori plus costauds qu’eux. Ils n’ont pas perdu depuis le 25 septembre et leur visite à Paris. Ce mercredi, ils accueillent Ivry dans le dur depuis trois matches face à des grosses cylindrées. De son côté, Nantes qui est loin d’avoir convaincu à domicile devant les Norvégiens d’Arendal (courte victoire d’un but) devra se méfier d’Istres.

L’affiche de cette 10ème journée opposera Montpellier à Aix et inévitablement le perdant sera (momentanément ?) décramponné du wagon des poursuivants. Les partenaires de Diego Simonet (photo ci-dessus) sortent d’un 8ème match de Ligue des Champions ragaillardis, ce qui a atténué la déception trois jours plus tôt d’une défaite face au PSG. Les Aixois eux, ont bien négocié leur entrée en EHF en allant conséquemment s’imposer à Chambéry (+5). Rien ne va plus en Savoie où même en championnat, les résultats ne sont pas à la hauteur du niveau de la saison passée. Le déplacement jeudi à St Raphaël n’est pas pour rassurer Pierre Paturel et ses camarades d’autant qu’après une entame catastrophique, les Varois sont sur une pente ascendante (7 pts récoltés en 4 matches).

Derrière, Dunkerque a une bonne occasion de rester au contact. Pour cela, les Nordistes devront écarter Tremblay dont les performances sont assez décevantes. Les Franciliens qui occupent l’avant-dernière place sont toujours à la recherche de leur 1er succès à l’extérieur. Le déclic aura-t-il lieu dans le Nord ?

LSL - Journée 10
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseDatehoraire
CréteilParis 20/1120h30
DunkerqueTremblay 20/1120h30 
NantesIstres 20/1120h30 
NîmesChartres 20/1120h30 
ToulouseIvry 20/1120h30 
MontpellierAix en Provence 20/1120h45 
St RaphaelChambéry 21/1120h45
PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Paris1899003012469 
2Toulouse12952226025938
3Nîmes12952225924532
-Aix en Provence1295222422361 
5Montpellier129522254240-1-1
6Nantes1296302802391-9
7Dunkerque994412262291 
8Istres79351236256-24
9Ivry79351235245-33
10St Raphael793512542613-7
11Chambéry69252248240-1 
12Chartres59261233268-1 
13Tremblay49270224259-2 
14Créteil39171232261-1 


© Yves Michel
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