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PRL: Cherbourg à l'assaut des montagnes !
PRL: Cherbourg à l'assaut des montagnes !
21 Novembre 2019 | France > ProLigue

Après un week-end de coupe de France galvaudé par certains, la 10ème journée de Proligue réserve quelques affiches intéressantes comme Nancy-Cesson ou Limoges-Saran. Massy le co-leader attendra samedi la visite de Sélestat. A Cherbourg, le bilan à plus d'un tiers du championnat est positif avec une 3ème place mais les matches à venir seront très révélateurs pour le club de la Manche.

par Yves MICHEL


Nicolas Tricon (notre photo de tête) a toujours son franc-parler et des idées bien arrêtées. Avec une équipe en pleine reconstruction la saison passée et un recrutement pour certains, inattendu, l’ancien coach de Montélimar a su créer un état d’esprit au sein de la formation cherbourgeoise. Ce qui lui vaut d’occuper la 3ème place de Proligue à seulement un point de Massy et Limoges, les co-leaders et deux sur Nancy et Cesson, les poursuivants immédiats. L’équilibre est précaire d’autant que ce qui attend l’équipe de la Manche d’ici la trêve est plutôt corsé. Elle devra notamment accueillir Pontault (ce mercredi), Nancy (la semaine suivante) puis aller à Massy à la mi-décembre avant de terminer l’année civile face à Besançon, l’actuel dernier. Des difficultés majeures qui serviront de vrai révélateur.

Nicolas, à Cherbourg peut-on être satisfait de ce début de saison ?
Déjà par rapport à la saison passée, on partait de loin avec une équipe un peu expérimentale. Je n’avais pas l’ossature pour espérer se balader en haut de tableau. Cette année, on a un peu plus d’équilibre.

Le discours, l’approche ont-ils changé par rapport à ce qui se faisait avant ? 
On ne peut pas rester planqué pendant 50 ans ! Et puis l’entame qu’on a réalisée, on ne l’a volée à personne. On est parti avec l’objectif de faire mieux que la 9ème place de la saison écoulée, ce qui à l’époque était même inespéré au vu de la situation. Et là, on est en train, enfin, les joueurs se mettent à lorgner vers les play-offs. Je suis bien obligé de mon côté de m’adapter aux circonstances, je ne vais pas les couper dans leur élan.

Pourtant à l’intersaison, tu remettais en question ta présence dans le club…
Ce qui s’est passé, c’est que je découvrais l’environnement et j’ai mis du temps à m’y faire. A Cherbourg, ils sont presque plus fous qu’à Marseille ! 

Comment ça ? Cela mérite une explication…
Quand l’an dernier, on a perdu le 1er match face à Massy (-11), personne ne m’a calculé. Au VIP ce soir-là, personne ne m’a serré la main, j’étais transparent. Une semaine plus tard, on va gagner à Nice (+1) et je reçois 30 messages de félicitations, ça fait réfléchir et un peu refroidi. Je me suis dit, s’ils n’ont pas un peu de stabilité émotionnelle par rapport à l’évènement, cela va être compliqué. Pendant toute la saison, je me suis demandé ce que je faisais là et comment je faisais mon boulot que de de savoir si j’avais envie d’entraîner.

Apparemment, cela s’est amélioré…
Oui. Je pense qu’on me fait un petit peu plus confiance car tout ce que j’avais annoncé est arrivé. Les rôles de chacun ont été mieux répartis et j’ai eu les coudées franches pour recruter. On a surtout fait venir des gars avec un état d’esprit qui correspond au club. Ici, il y a une vraie attente, une vraie ferveur populaire (2500 spectateurs de moyenne), une mentalité… "ilienne" qui fait que les gens sont proches les uns des autres. Le savoir être du joueur tient une place  importante au même titre que ses qualités handballistiques.

A quel niveau peut-on situer le groupe ?
Nos résultats sont tellement différents d’un match à l’autre que je n’en sais toujours rien ! On ne se connait pas nous-mêmes. Je pense qu’avec les trois matches qui arrivent, on va pouvoir se faire une bonne idée.

Pontault, Nancy, Massy, trois cols à escalader en trois semaines…
On attaque l’Alpe d’Huez donc on va voir ! D’autant qu’on a un besoin de points à prendre car on sait qu’en février, on devra aller à Nice, à Nancy, recevoir Saran, ce 1er mois (d’après-trêve) sera terrible. Et on peut se retrouver en début d’année 2020 avec aucune victoire. On risque aussi de jouer les juges de paix par la suite car on va recevoir Massy, Cesson et Limoges et ces grosses équipes vont tout faire pour venir gagner chez nous. Sans parler des autres qui ont des objectifs différents.

Peut-on parler d’ambition, existe-t-il une feuille de route à suivre ?
Les dirigeants m’ont dit : « il faut faire mieux avec pareil ! »  (rires). On s’y attèle. Mieux c’est 7 ou 8ème mais bon, pour l’instant, on en est qu’à un tiers du championnat. Rien n’est fait. Je le répète, ce qui nous attend d’ici la trêve répondra à beaucoup de questions.

A commencer par la visite de Pontault ?
Avec ce droit d’être peut-être encore bien placé à Noël, il faut jouer libéré, sans pression même si comme ça s’est vu à Saran, on est mieux à l’extérieur qu’à domicile. 

Le club peut-il nourrir dans les années à venir de hautes ambitions ? 
Aujourd’hui, on est à un virage. Le modèle dans lequel s’est construit Cherbourg pour arriver là est mort, reste à savoir si le club a la capacité de prendre ce virage. Il y a des atouts dans cette région, au plan économique notamment et surtout nous n’avons aucune concurrence sur le haut niveau avec d’autres sports. Avec un vrai projet, une vraie organisation, il y a un truc à faire. J’ai eu l’occasion de me balader un peu partout et ici, c’est supérieur à St Raphaël, Toulouse, Istres... à plein d’endroits. Quand je vois que St Raphaël joue parfois devant 500 personnes, ça donne envie de pleurer.  



Cette 10ème journée va faire bouger les lignes. A tous les étages. A commencer par le haut du classement. Outre Cherbourg-Pontault Combault, deux confrontations peuvent retenir l'attention. Il sera intéressant de suivre le comportement de Limoges face à Saran et celui de Cesson à Nancy.

Limoges-Saran: en championnat, les hommes de Tarik Hayatoune doivent se relancer après s'être inclinés il y a un peu plus d'une semaine à Massy sur la plus petite des marges (-1). Un résultat logique tant la prestation de certains sur la base arrière et dans les cages n'a pas été à la hauteur des espérances. Voilà coup sur coup, que le favori à l'accession tombe à l'extérieur alors que jusque-là, il n'avait fait aucun faux-pas à domicile et le nécessaire ailleurs. Saran de son côté alterne le bon et le mauvais. Si Romuald Kolle (notre photo ci-dessus) est l'homme en forme du moment chez les Loiretains, ils doivent soigner leur capacité à tenir un score dans le money-time. Cela leur a été fatal à domicile contre Cherbourg. Là aussi, les portiers ont été déficients. Sierra et Kieffer sont en quête de rachat. En mai dernier, lors de l'ultime journée de championnat, les deux formations s'étaient quittées sur un nul (26-26).


                  A Cesson, Christian Gaudin debout devant le banc… l'image n'est plus de circonstance

Nancy-Cesson: La semaine dernière, l'extra-sportif est venu se mêler des affaires bretonnes. La ligne était parait-il brouillée entre Christian Gaudin et un noyau dur de joueurs. Les dirigeants de Cesson ont décidé d'écarter sans le virer (car les indemnités seraient conséquentes) l'ancien gardien double champion du Monde et de mettre en avant Sébastien Leriche, arrivé à l'intersaison pour gérer le centre de formation. Christian Gaudin qui s'inscrit aux abonnés absents quand on le sollicite, a suivi le match contre Valence, assis sur le banc sans pouvoir influer sur le jeu et la tactique. Leriche a managé en apparence. Mais cette victoire est née de la seule volonté des joueurs présents sur le parquet. Certains comme Robin Cantegrel se sont étonnamment réveillés. Le portier sélectionné en juin en France "A" a réalisé 16 arrêts, presque autant que ce qu'il avait fait lors des trois matches précédents. Embellie face à Valence qui permet aux Cessonnais de rester en contact avec le wagon de tête, désillusion 4 jours plus tard en coupe de France face à Caen (6è de N1). Menés de huit buts en début de 2ème période, les Caennais ont refait progressivement leur retard pour arracher leur qualification sur le fil. Christian Gaudin était sur la feuille de match et Leriche toujours présent debout sur toute la longueur du banc. Valence, c'est l'avant-dernier, Nancy c'est un autre calibre. Un révélateur. Les Lorrains sont ex aequo au classement avec leur adversaire du soir. En Proligue, ils restent sur trois succès consécutifs dont le plus probant face à Limoges. Yann Ducreux et ses partenaires qui ont été eux aussi éjectés de la coupe nationale par Annecy (3è de N1) sont en quête de rachat même si plusieurs pros avaient été laissés au repos. Ils ont un bon coup à jouer. Sylvain Hochet et Cesson, également. Sinon l'effet Leriche pour, dixit un dirigeant "donner de la fraîcheur", n'aura eu aucun impact. Ou si peu.



Les quatre rencontres restantes seront bien entendu, dignes d'intérêt. Massy qui attendra samedi pour accueillir Sélestat tentera de poursuivre son mano a mano en tête de classement. Les Essonniens ont la 2ème meilleure attaque de Proligue (derrière Saran), le meilleur gardien (Nicolas Gauthier) et restent sur un succès probant face à Limoges. L'élimination assez nette (-11) ce week-end de la coupe de France par Vernouillet (4è de N1) a plutôt l'apparence d'un leurre, Jérémy Roussel ayant aligné une équipe amputée de 12 pros, seuls Halimi et Nassim Bellahcène encadraient des pensionnaires du centre de formation. Les Alsaciens eux sont toujours en course en coupe mais souhaiteraient poursuivre leur remontée en Proligue. Ils viennent de s'imposer consécutivement face à trois mal classés (Billère, Valence, Besançon).

Juste derrière, Strasbourg et Nice débarrassés de cette coupe qui apparemment est un fardeau pour un club de D2, se retrouvent face à face. Les joueurs de Denis Lathoud ont réalisé un sans faute à domicile alors que les Azuréens font preuve d'inconstance.

Besançon et Dijon qui se rencontrent et Valence qui accueille Billère devront soigner leurs arrières. Malgré Abdou Mané (notre photo) meilleur buteur du championnat dans leur effectif, les Bisontins de Dragan Zovko ont du mal à décoller. L'occasion leur est donnée de le faire face à des Bourguignons à la recherche d'une identité et d'un fond de jeu depuis le début de la saison. A domicile, Valence est en danger. L'adversaire béarnais ne craint personne et se révèle imprévisible. Capable de battre Cesson et Pontault, d'aller partager les points à Dijon et face à Cherbourg. Le promu est pour le moment le trouble-fête de ce championnat.

PROLIGUE   Journée 10
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseDatehoraire
ValenceBillère 22/1120h00 
BesançonDijon 22/1120h15 
CherbourgPontault-Combault 22/1120h30 
StrasbourgNice 22/1120h30 
LimogesSaran 22/1120h30 
NancyCesson 22/1120h30 
MassySélestat 23/1120h30 
PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Massy14972025222611
2Limoges149720250222-1-1
3Cherbourg1395132482304 
4Cesson1195312342161 
-Nancy1195312432353 
6Pontault-Combau.1095402462341 
7Sélestat994412442393 
8Strasbourg89450235230-13
9Saran89450258257-1-1
10Billère893422292370-2
11Nice79351224239-2 
12Dijon692522192370 
13Valence49270225251-7 
14Besançon39171218272-6 


© Yves Michel
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