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LSL: Nantes chipe la place de dauphin à Montpellier
LSL: Nantes chipe la place de dauphin à Montpellier
20 Décembre 2019 | France > LSL
On attendait Montpellier derrière l'intouchable PSG, c'est finalement Nantes qui a réalisé l'exploit de s'imposer à Bougnol (28-29) et s'installer en solitaire à la 2ème place du classement. Grâce à leur solidité défensive, les Nantais ont été dominateurs en seconde période et ils ont tenu le choc lorsque les Héraultais ont décidé de se réveiller. La phase aller se termine sur cette perf' du "H". La trêve ponctuée par l'Euro arrive au bon moment. 


par Yves MICHEL 

Terminer l'année civile en beauté. C'est le vœu des 14 équipes de l'élite qui depuis mercredi disputaient la dernière journée de la phase aller. Certaines y sont arrivées, d'autres non. Mais c'est de Montpellier qu'est venue la surprise puisque Nantes a mis fin à l'invincibilité à domicile des Héraultais en championnat. Leur dernier revers dans l'antre de Bougnol remonte au 20 mars 2019 face à Ivry. Du coup, Montpellier qui ambitionnait s'installer seul à la 2ème place du classement juste derrière le PSG devra méditer la leçon. Même si rien n'est figé et que l'après trêve peut réserver quelques surprises.  

En 1ère période, si Montpellier a donné l'impression de prendre le jeu à son compte avec à deux reprises une avance substantielle de trois longueurs au tableau d'affichage, Nantes ne s'est jamais affolé et a réussi à revenir à la hauteur de son hauteur. Les contres et l'abattage phénoménal de Dragan Pechmalbec en défense combinés à l'apparition d'Emil Nielsen dans les cages (3 arrêts en moins de 4') vont s'avérer décisifs. Tout comme le rendement offensif de Rivera, Lazarov et Tournat (notre photo de tête). Les Héraultais avaient souvent profité des nombreux ballons offerts par le "H" et avaient pu déployer leur jeu rapide. A la pause, tout était à faire (15-15). Le retour des vestiaires sera largement au bénéfice des Nantais qui vont tirer parti du manque de rigueur de leur vis-à-vis. Pénalisé sur plusieurs pertes de balle, et contrarié par une bonne couverture défensive adverse, le MHB va se faire distancer et bientôt accuser un retard de quatre buts (20-24 à la 44ème). Sur un temps mort, Patrice Canayer va prendre la décision qui aurait du s'imposer bien plus tôt. Sortir un Marin Sego totalement improductif et le remplacer par Kevin Bonnefoi. L'ancien Nantais va rapidement montrer son efficacité et l'écart va se réduire conséquemment (25-26 à la 52ème). Qui allait craquer le 1er ? Les Héraultais vont plusieurs fois avoir l'occasion de revenir à égalité sans pour autant y parvenir. Il aurait fallu plus de justesse dans les intentions et surtout un peu plus de réalisme devant le but. A moins de deux minutes du terme, le suspense était entier même si Nantes était toujours devant (28-29). Montpellier avait choisi de défendre très haut, annihilant toute initiative adverse. Bonnefoi va faire le boulot dans sa zone mais c'est Nielsen qui en face aura le dernier mot avec une parade déterminante sur Melvyn Richardson. C'est un MHB petit bras, en retenue et souvent dépassé qui termine l'année civile devant son public. « Il nous a manqué beaucoup de choses ce soir, conçoit Patrice Canayer. C’est une vraie déception. Elle est sur les comportements, sur ce qu’on a dégagé durant le match. On a été fébriles, tendus. Je n’ai pas aimé. On a eu des difficultés à franchir un certain cap, on manque de confiance à l’image de Richardson (2/8) ou de Villeminot (qui a pourtant rendu des stats honorables 4/5 avec un 7 m râté). Il va falloir que certains joueurs assument leur statut mais sur ce match, nous n’avons pas joué comme un favori, on a été trop timoré. »  Nantes au contraire, est monté en puissance et envoie un signal fort avant de partir en vacances. Voilà plus d'un mois que les joueurs d'Alberto Entrerrios n'ont pas concédé la moindre défaite toutes compétitions confondues. A l'exception de Gurbindo et Balaguer, ils ont récupéré leurs blessés parmi lesquels Dragan Pechmalbec qui ce jeudi en défense a été le véritable poison pour les attaquants montpelliérains avec de nombreux contres et de ballons grattés.

Le diaporama photos de Montpellier - Nantes par Patrick Davignon


Montpellier espérait réaliser une bonne opération après surtout durant cette 1ère phase, avoir pris l'ascendant sur Aix et Toulouse. Les défaites face à Nîmes dans le Gard, contre Nantes à Bougnol et Paris à Coubertin sans oublier les deux nuls face à St Raphaël et Istres ne leur permettent pas de s'affirmer en véritable rival du PSG. Au plan national, les champions de France en titre, ont écrasé la concurrence. Dunkerque, leur dernière victime, a craqué après vingt minutes, prenant un 10-1 en moins d'un quart d'heure. Ensuite, le scénario était écrit d'avance et Mikkel Hansen est parmi ceux qui se sont le plus amusés (9 réalisations à 100% pour le Danois). Comme souvent, il y aura donc deux courses en tête du championnat. Celle de Paris (13 victoires pour autant de rencontres) et celle des autres. Derrière Nantes et Montpellier, Nîmes et Toulouse tiennent la distance. Ces trois dernières formations sont d'ailleurs dans le même mouchoir avec 18 points (seule la différence de buts les sépare). Mercredi, le Fénix a relevé la tête en allant s'imposer largement à Chartres et du coup termine l'année civile sur une très bonne note avec pour le 10ème budget du championnat, un bilan très honorable. Pour Nîmes, ce final a donné lieu à une amère déconvenue puisque les Gardois ont été victimes du sursaut de St Raphaël. On se rappelle que les Varois ont passé les six 1ères journées en queue de classement. Et puis il y a eu un déclic et un point pris face à Montpellier, suivi de quatre victoires, une rouste à Paris et derrière, deux succès. Bilan : les hommes de Rares Fortuneanu se retrouvent à la 7ème place (à un point d’Aix). Nîmes est passé totalement à côté de son sujet, distancé dès la pause (-7), perdant par moments ses nerfs malgré un semblant de rigueur retrouvé dans le second acte. A 10 minutes du terme et un but à remonter, il y avait encore l'espoir de renverser la tendance mais la disqualification (sévère) d'Elohim Prandi et un manque de pertinence dans certains choix ont permis aux Raphaélois de s'imposer dans le sillage du Biélorusse Gayduchenko (9 buts).



Derrière, un mini-break est réalisé. Juste devant St Raphaël, Pays d'Aix conclue chaotiquement cette phase aller. Les hommes de Jérôme Fernandez ont enfin arrêté l'hémorragie de trois revers consécutifs. Il leur fallait battre Tremblay mais cela n'a pas été sans mal puisque les Franciliens grâce notamment à Luka Brkljacic (8 réalisations) et leur portier Darko Arsic (11 arrêts) n'ont jamais baissé la tête surtout lorsque les Provençaux avaient pris de l'avance. Un but de Jordan Camarero à 59" du terme a dénoué la situation (28-26). « On paie une certaine fébrilité au shoot en début de match et en 2ème mi-temps sur la construction du jeu, fait remarquer Jérôme Fernandez au micro de beIN Sports. On a réussi à faire un écart de 5 buts mais cela n'a pas été suffisant parce que Tremblay a pris des risques et nous sommes tombés dans le piège. Naïvement, on s'est trop précipité. Heureusement, on termine avec deux points, sinon, on aurait eu beaucoup de regrets. Après quelques vacances, il va falloir revenir avec beaucoup d'enthousiasme et se remettre au travail car dès février, cela va démarrer très dur avec des matches tous les trois jours.»  Rappelons que Pays d'Aix a réussi à se qualifier pour la phase de groupe de la coupe EHF.

Ce jeudi, en fin d'après-midi, Chambéry a réalisé l'essentiel en prenant le meilleur face à Istres. Si au final, le score (29-23) parait conséquent au bénéfice des Savoyards, ce n'est que dans le dernier quart d'heure qu'ils véritablement pris l'ascendant sur leur adversaire. Les Istréens ont fait jeu égal et ont mené par moments durant 45 minutes (21-21). Trop de pertes de balle, malgré les arrêts d'Arnaud Tabarand ont pénalisé l'équipe entraînée par Gilles Derot.



A Créteil, on s'est enfin offert un bol d'air. « Cela fait du bien de pouvoir se dire qu’on est encore en vie, que rien n’est perdu et qu’on peut garder espoir avant d’aborder la 2ème partie de championnat. On part en vacances un peu plus sereins. » Le cri du cœur est unanime. Après le succès des Cristoliens face à Ivry. Le 1er à domicile de la saison qui permet aux partenaires de Valentin Aman (notre photo) de garder le contact avec ceux qui comme eux, vont lutter pour le maintien parmi l’élite. Si le succès des Cristoliens ramène le sourire sur certains visages, il ne rassure pas le voisin du Val-de-Marne. 7ème défaite d’affilée en championnat pour les "Rossoneri" à qui on prédisait un avenir plutôt dégagé après des résultats probants face à Aix, St Raphaël ou Chambéry. Force est de constater que même si 2 points séparent les Ivryens de la zone de relégation, l’inquiétude existe. D’autant qu’après la trêve, le programme qui les attend est démentiel avec en 6 journées, les réceptions de Montpellier, St Raphaël et Toulouse et les déplacements à Nantes et Aix-en-Provence. L’avantage lors de ces matches retour est de recevoir deux adversaires directs comme Tremblay et Créteil.

Le diaporama photos de Créteil - Ivry

Starligue   | Journée 13
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreStats
ChartresToulouse2430>>
CréteilIvry2724>>
St RaphaelNîmes3027>>
ParisDunkerque3625>>
ChambéryIstres2923>>
Aix en ProvenceTremblay2826>>
MontpellierNantes2829>>
PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Paris2613130045535813 
2Nantes201310303923455 
3Montpellier1813832376348-17
4Nîmes1813832386351-11
5Toulouse18138323763621-8
6Aix en Provence14136523493531 
7St Raphael13136613703792 
8Dunkerque1113571325336-3 
9Chambéry10134723513422 
10Istres913481336374-2 
11Chartres813382333379-1 
12Ivry713391334361-7 
13Tremblay5132101324375-22
14Créteil51321013403841-2


© Yves Michel
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