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EDF M : La Serbie en hors d’œuvre
EDF M : La Serbie en hors d’œuvre
3 Janvier 2020 | International
Les Bleus ont fait exploser la Serbie ce soir à Metz (40-26) ! Un score plus que large mais qui reflète parfaitement la sur-domination des Français face à une équipe serbe en pleine reconstruction et qui a choisi de se passer de toutes ses stars quasiment. Plus que sérieux pendant 50 minutes, guidés par un Luc Abalo flamboyant, les Tricolores ont déroulé un premier match de préparation sans doute un peu trop simple. Une chose est sure, cela ne devrait pas être du même topo dimanche au POPB face au Danemark !


Que le temps passe vite... La première période contrôlée, souvent emballante, de l'équipe de France, émaillée de quelques gestes exquis (le premier des trois buts de Prandi, en un-contre-un, l'extension défensive de N. Karabatic pour récupérer un ballon), a paru presque trop courte. Bien sûr, il y en a eu une seconde pour se rassasier, pour finir d'éparpiller une Serbie dépassée, incapable de déclencher des contre-feux. Et à l'aune de sa prestation à Metz, 258ème chapitre d'un roman bleu aussi long que son bras gauche, on peinerait à croire que Luc Abalo est l'un des aînés de la sélection. Qu'il la fréquente depuis près de quinze ans...

Un grand enfant de 35 ans, l'ailier droit du PSG. Plus jeune que les jeunes à l'état civil. Les Mem, Prandi, Richardson, qui se sont exprimés sans modération après le changement de côté. Toujours frais, dispos, capable de soulever les foules par sa dextérité, son funambulisme devenu une marque déposée. Un chabala en amuse-bouche (2-1, 3ème), une montée de balle conclue par un poteau rentrant juste après (3-1, 4ème), une cible au second poteau toujours trouvée... L'esthète, crédité de sept réalisations (la barre des 800 en bleu se rapproche), a tout réussi, hormis le franchissement de deux mastards en... pivot à gauche (53ème). Une broutille.

« J'ai pris beaucoup de plaisir. Ca faisait un moment que je n'avais pas eu huit tirs en trente minutes. J'aime ces matches-là. Quand tu es bien dans la tête, ça se passe bien. » Et quand on est bien entouré, au hasard par un Dika Mem passé maître ès décalages ce vendredi, la confiance s'élève de plusieurs crans. « C'est un joueur qui est très bien avec l'ailier. J'ai joué avec de très grands arrières, et Dika fait partie de ces joueurs à la qualité de passe extraordinaire. »

Incontestablement, cet Abalo enjoué, inspiré et inspirant, n'a pas pris une ride. Difficile de l'imaginer quitter la scène dans quelques mois, au terme de son contrat avec Paris et, souhaitons-le, de quatrièmes Jeux Olympiques... Personne, autour de lui, n'a pris ombrage de son état de grâce, bien au contraire. Ni Nedim Remili, meilleur marqueur de la soirée (8/10) et impeccable à 7 m. Ni Valentin Porte, aussi aérien que son binôme, surtout quand Remili le lance sur grand espace. Ni le régional de l'étape, Vincent Gérard, qui a assuré le minimum (4/17 arrêts en première mi-temps) avant l'entrée, satisfaisante de Yann Genty (7 parades).

A une semaine d'entamer l'Euro (France – Portugal, à Trondheim), tout a convergé dans la même direction pour la troupe de Didier Dinart. Celui d'un début d'année en douceur, d'une présentation de vœux collective et enjouée, avant la générale de dimanche après-midi, contre le Danemark. A Bercy, tout près d'Ivry, là où Luc Abalo a commencé à construire sa légende. « Il faut être content de ce qu'on a fait, mais rester humble, ne pas dire qu'on va tout défoncer à l'Euro parce qu'on a gagné aujourd'hui, préconise l'ailier droit. Demain, on reprend le travail. »


Valentin Porte : « Physiquement, on est prêts »
« Etre très bien entré dans le match, avoir gardé ce rythme pratiquement tout le match, ce sont des bons points. Tout n'est pas parfait, évidemment, mais dans le fond, c'était intéressant. Avec tout le respect que je dois à l'équipe de Serbie, ce n'était pas leur plus beau visage ce soir. A mon avis, on ne peut pas trop se jauger là-dessus. Rendez-vous dans deux jours pour une toute autre opposition... Physiquement, dans l'envie et l'investissement, on est prêts (pour l'Euro). Tactiquement et techniquement, on en saura plus après le Danemark. »


A Metz, Les Arènes
Le vendredi 3 janvier à 20h45
France - Serbie : 40 - 26 (Mi-temps : 22-13)

4 000 spectateurs
Arbitres : MM Carmaux et Mursch (France)
Evolution du score : 4-2 5°, 9-6 10°, 11-6 15°, 14-9 20°, 19-11 25°, 22-13 MT - 27-13 35°, 31-17 40°, 35-19 45°, 37-22 50°, 39-23 55°, 40-26 FT.

Les statistiques du match

France

Nom PrénomButTir%PbPdA2'Tps
5REMILI N81080%23 127mn
7LAGARDE R22100%11  24mn
8PRANDI E3475%11  22mn
9RICHARDSON M1250%2   15mn
10MEM D1425%14  31mn
11TOURNAT N22100%    17mn
12GERARD V 1     29mn
13KARABATIC N22100% 11 24mn
15GREBILLE M1250% 1  30mn
16GENTY Y   1   29mn
19ABALO L7888%1   31mn
20SORHAINDO C22100%11  09mn
21GUIGOU M3475% 1  27mn
23FABREGAS L2367%1   35mn
24PARDIN W        
26CLAIRE N       07mn
27DIPANDA A11100%   220mn
28PORTE V55100%1  123mn
Nom PrénomArrêtTir%A7mB7m  Tps
12GERARD41724%00  29mn
16GENTY71644%01  29mn

Serbie

Nom PrénomButTir%PbPdA2'Tps
7VUJIC S3475%3   25mn
9CRNOGLAVAC N3650%1  135mn
10DUKIC M2367%    24mn
13PESIC Z11100%    14mn
14RADIVOJEVIC B3475%1   34mn
19ILIC N11100%    35mn
20PUSICA M1333%1   36mn
21ILIC V4580%    24mn
23NIKOLIC Z1333%1   16mn
24KUKIC L3475%11  29mn
25ZELENOVIC N2633%2   22mn
31SRETENOVIC S 3 4  126mn
33MARSENIC M22100%1 1 24mn
38MOSIC I   1  104mn
76CUPARA V       36mn
90IVANISEVIC T       23mn
Nom PrénomArrêtTir%A7mB7m  Tps
76CUPARA52619%13  36mn
90IVANISEVIC1195%02  23mn




L'autre match du jour : toujours vert, le Danemark

A la différence de fin octobre, sur son sol (29-29, puis 33-31), le Danemark n'a pas recouru aux jets de 7 mètres pour gagner un énième remake de la finale planétaire 2019. En dépit d'un temps faible significatif, de la crainte - toute relative - de subir une « Aalborg inversée » (deux buts de retard, 20-22 à la 48ème, après en avoir eu trois d'avance au repos, 15-12), les champions olympiques et du monde se sont reposés sur leur totem vert pour raisonner leurs dauphins norvégiens.

Sublime en première période (50 % d'arrêts), émoussé la moitié de la seconde comme ses copains du champ, Jannick Green a retrouvé toute sa classe dans le moment de vérité. Deux parades consécutives du gardien de Magdebourg, sur montée de balle (52ème et 53ème), ont lancé un sprint final victorieux, emmené par les ailiers, Johan Hansen à gauche et Jacob Holm à droite (25-25, 58ème puis 28-25 et 28-26, 60ème).

Les Parisiens de Scandinavie, eux, ont brillé de concert dans la demi-heure initiale : le deuxième quart-temps a appartenu à Mikkel Hansen (8/13 au total), tandis que Sander Sagosen (8/15), par ses flèches soudaines et ses prises d'intervalle, a maintenu à lui seul la Norvège dans la rencontre. Avant de laisser les autres (Björnsen, O'Sullivan) faire souffler la fronde dans le second acte.

A Metz, Les Arènes
Le vendredi 3 janvier à 18h15
Danemark - Norvège : 28 - 26 (Mi-temps : 15-12)

4 000 spectateurs
Arbitres : MM Gasmi et Gasmi (France)
Evolution du score : 2-1 5°, 4-1 10°, 6-4 15°, 10-7 20°, 13-10 25°, 15-12 MT - 16-16 35°, 17-18 40°, 20-20 45°, 22-22 50°, 25-23 55°, 28-26 FT.
© Laurent Hoppe
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