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Face au Danemark, les Bleus ne parviennent pas à convaincre
Face au Danemark, les Bleus ne parviennent pas à convaincre
5 Janvier 2020 | International > Euro

Ce dernier match face au Danemark devait permettre à Didier Dinart d'évacuer les quelques doutes qui subsistaient. Les Français se sont inclinés 30-31. Le sélectionneur tricolore a pu mesurer à quel point son équipe devait corriger quelques carences. Les Nordiques ont profité de quelques absences adverses en défense étagée. Si Wesley Pardin entré en seconde période a semble-t-il marqué de précieux points pour obtenir son billet pour l'Euro, Nicolas Claire lui a vu ses espoirs de voir la Norvège dès vendredi, s'évanouir. C'est le seul joueur de champ tricolore qui n'a pas mis un pied sur le parquet de l'Arena de Bercy.

par Yves MICHEL, à Bercy

Comme pour couper court à une question inquisitrice, à seulement cinq jours du début d’une compétition européenne, Didier Dinart a martelé que cette défaite face au Danemark « n’avait rien de plaisant » mais qu’il s’agissait « d’un match de travail ». Et de poursuivre, « Charge à nous de tirer les enseignements qui s’imposent pour ne pas commettre à nouveau les mêmes erreurs et bien entamer l’Euro. » Devant près de 15 000 spectateurs entassés dans les gradins de Bercy, les Bleus ont montré plusieurs visages. On était loin de la partie de plaisir qu’ils avaient vécue deux jours plus tôt à Metz contre une Serbie de faible niveau. L’adversaire dominical, champion du Monde et Olympique en titre en imposait. Et même si en début de rencontre, les Nordiques vont sembler être pris au dépourvu, contrôlant difficilement Nikola Karabatic très percutant… sur des un contre un avec notamment deux buts (dont son 1200ème) en 40 secondes. Jusque-là la 1-5 que le sélectionneur avait mis en place, avait perturbé la fluidité de l’attaque danoise. Et puis les Français sont devenus brouillons, tirant trop souvent dans la précipitation, sous-estimant le contre adverse ou pêchant par manque de lucidité.  Chez les Nordiques, on attendait Mikkel Hansen, on aura surtout droit à Michael Damgaard d’une mobilité et d’une précision déconcertantes. En ce milieu de 1ère période (8 de ses 11 buts), à lui seul ou presque, il va mettre en déroute le bloc français. La défense étagée avec un élément en pointe n’était plus une arme de dissuasion, d’où un passage à un système plus aligné. « J’ai vu plusieurs choses, souligne Didier Dinart. Sur la 1-5, il y a eu deux collectifs. Un qui en début de rencontre qui a récupéré des ballons et puis on est resté sur cette logique de rotations pour aller au bout des idées. Si on change tout de suite parce que cela ne fonctionne pas, je pense qu’il faut aller au-delà de ça au niveau tactique. » Toujours est-il que lorsque les Français ont montré un peu plus de solidarité et de vigilance devant leur zone, le Danemark a éprouvé un peu plus de difficulté à aller au terme de ses intentions. Dans ces six dernières minutes de la 1ère période, Elohim Prandi (photo ci-dessous) va prendre ses responsabilités, montrer son envie et sa force de caractère et trouver les bonnes solutions pour déverrouiller une situation devenue critique. L’écart sera réduit sans pour autant que toutes les craintes soient balayées.

Après la pause, Vincent Gérard peu à son avantage dans les 30 premières minutes (un seul arrêt) laissait (comme prévu) sa place à Wesley Pardin. Quelle pression pour le portier aixois ! En une période, il devait faire ses preuves, étaler son talent pour espérer gagner la décision du coach de le préférer à Yann Genty pour accrocher le wagon de l'Euro. Le Martiniquais qui en Provence a su véritablement s’imposer, va se montrer à son avantage. En 1ère mi-temps, il avait reçu l’aide de la transversale pour mettre en échec Mikkel Hansen à 7 mètres. Morten Olsen puis Niclas Kirkelokke vont croiser la route du gardien français qui va marquer les esprits et sans doute son entraîneur. « Le choix ne va pas être évident en ce qui concerne ce poste. Déjà, à ceux qui seraient tentés de me poser la question, je tiens à dire que le statut du n°1 n’est pas remis en cause. Vincent Gérard a fait ses preuves au plus haut niveau, il a produit de grandes prestations lors des compétitions internationales, il a été champion du Monde (en 2017). Il peut avoir un petit passage à vide. Pour partir à l’Euro, on va peut-être écarter un gardien. Si on prend en compte les deux rencontres, Yann Genty s’est démarqué contre la Serbie, Wesley a été efficace contre le Danemark. La décision sera prise en concertation avec Jean Luc Kieffer. » Portés par la réussite de Wesley Pardin, les Bleus longtemps à la traîne, étaient revenus à hauteur de leur adversaire (21-21 à la 39ème). Les vingt dernières minutes vont permettre à tout Bercy de s’enflammer et de croire à une embellie. De son côté, Nikolaj Jakobsen, le mentor danois qui avait bien profité de la profondeur de son banc, était revenu à des considérations plus… classiques. En remettant ce qui peut s’apparenter aux tauliers sur le parquet. Pardin ne relâchait pas sa vigilance mais en face Niklas Landin se montrait tout aussi inspiré. Trois arrêts suffiront au Danemark à reprendre une avance substantielle (+3). Les Français reviendront à une longueur et la course-poursuite va durer jusqu’au buzzer. Les Danois prennent leur revanche à Paris (30-31), eux qui en octobre, avaient cédé sur leur sol à Aarhus. Mais quelle valeur doit-on donner à ces deux résultats ? Ce qui va désormais primer, c’est le comportement de chacune des deux formations et des 22 autres en fin de semaine lors de leur entrée dans l’Euro.

Les Français s’y présenteront à seize. Deux noms sont donc à rayer de la liste. Vraisemblablement, un des trois portiers restera à quai et rentrera soit vers Aix, soit vers Chambéry mais aussi un joueur de champ. Nicolas Claire déjà peu utilisé contre la Serbie (à peine 7’), n’a même pas eu l’opportunité de participer à l’opposition face au Danemark. Est-ce qu'il est disqualifié pour autant ? « Il n’y a aucun enseignement à tirer par rapport à cela, s'agace Didier Dinart. On a quand même joué face aux champions du Monde et la règle n’est pas de faire des rotations pour faire plaisir à tout le monde. » Fin du suspens pour le demi-centre aixois et communication du groupe qui sera dans l’avion en direction de la Norvège, ce lundi à la mi-journée.

Le diaporama du match FRANCE-DANEMARK par Céline Dély


A Paris, Arena de Bercy
Golden League - 2ème Tour

FRANCE - DANEMARK      30 - 31  (Mi-Temps: 14-17)


Arbitres: Karim & Raouf Gasmi (France)
Spectateurs: 14822

Evolution du score:  3-1 (5) 6-5 (10) 7-8 (15) 9-10 (20) 11-15 (25) 14-17 (MT) 18-18 (35) 21-21 (40) 23-25 (45) 26-26 (50) 27-28 (55) 30-31 (FIN)



Les Réactions du côté des Joueurs

Ludovic Fabregas (pivot de l'EDF) : En première période, on a été dans un faux-rythme, les exclusions n’ont pas aidé à emballer le match et ça a été un vrai problème. En seconde période, on a donné de l’énergie en courant après le score et on a sans doute manqué de lucidité dans le dernier geste en fin de match. Mais face à une équipe comme le Danemark, même si on a l’impression qu’on n'est pas loin, on est quand même à trois buts, et ce n’est pas rien. On a su réagir mais ce n’était pas suffisant.

Valentin Porte (ailier droit de l'EDF)
: Il reste encore du boulot, ce match servait à s’en rendre compte. Jouer le Danemark allait nous montrer ce qu’il nous restait à bosser, notamment sur notre défense 1-5 qu’on est en train d’expérimenter. Ils ont vite réussi à trouver les failles. Mais dans l’intensité, c’était bien, c’était un bon match de hand. Il n’y a rien d’alarmant, la compétition est encore dans quelques jours.

Cédric Sorhaindo (capitaine et pivot de l'EDF) : On a vu une équipe qui a tout donné pour tenter de battre le Danemark. On n’est pas loin au final, un but, ce n’est pas grand-chose, il a manqué quelques détails pour y arriver. Le plus important est d’être conscient de ce que nous n’avons pas bien fait pour travailler dessus. Il faudra arriver le plus prêt possible pour le match face au Portugal, qui sera déjà capital pour la suite de la compétition.

Statistiques du match

France

Nom PrénomButTir%PbPdA2'Tps
5REMILI N2540% 1  25mn
7LAGARDE R11100%    15mn
8PRANDI E5956%1   24mn
9RICHARDSON M2540%1   14mn
10MEM D7978%1   34mn
11TOURNAT N11100%   111mn
12GERARD V       29mn
13KARABATIC N4757%2   32mn
15GREBILLE M     1 29mn
16GENTY Y        
19ABALO L1250%    34mn
20SORHAINDO C11100%    12mn
21GUIGOU M33100%    30mn
23FABREGAS L 1    134mn
24PARDIN W       30mn
26CLAIRE N        
27DIPANDA A2367%1  131mn
28PORTE V11100%    25mn
Nom PrénomArrêtTir%A7mB7m  Tps
12GERARD1186%01  30mn
24PARDIN51926%02  30mn

Danemark

Nom PrénomButTir%PbPdA2'Tps
1LANDIN JACOBSEN N       30mn
3KIRKELOKKE N1333%2   25mn
5BRAMMING M33100%    43mn
14ZACHARIASSEN A        
15SAUGSTRUP JENSEN M3475%   139mn
16GREEN J       30mn
18LINDBERG H1250%    30mn
19TOFT HANSEN R11100%    26mn
21MOLLGAARD JENSEN H     1 24mn
22MENSAH LARSEN M 1 11  23mn
24HANSEN M6967%21  23mn
25OLSEN M1333%1   08mn
26HANSEN J22100%    26mn
27DAMGAARD NIELSEN M111479%1   26mn
28ANDERSSON L      226mn
31ORIS NIELSEN N 1     11mn
32HOLM J22100%11  18mn
Nom PrénomArrêtTir%A7mB7m  Tps
1LANDIN JACOBSEN72330%02  30mn
16GREEN41822%01  30mn


© Yves Michel
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