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Guillaume Gille accepte de relever le défi tricolore
Guillaume Gille accepte de relever le défi tricolore
28 Janvier 2020 | International

Devant la pression exercée par les joueurs-cadre de l'équipe de France après l'échec cuisant du récent Euro, Joël Delplanque, le président de la Fédération Française de Handball a tranché. Avec l'aval du DTN Philippe Bana, il a confirmé le limogeage de Didier Dinart et son remplacement à la tête des Bleus par son adjoint, l'ex international Guillaume Gille. Sa mission: ressouder la structure et préparer en toute sérénité le prochain Tournoi de Qualification Olympique en avril à Paris afin d'obtenir un billet pour les J.O de l'été au Japon.

par Yves MICHEL

A trois jours près, nous revoilà plongés quatre années en arrière. Du déjà vécu et une méthode éprouvée par Joël Delplanque, le président de la FFHB et son DTN Philippe Bana lorsque sous la pression de joueuses-cadre, ils avaient décidé d’écarter Alain Portes (après lui avoir accordé leur soutien) et rappelé aux affaires son prédécesseur Olivier Krumbholz. L’urgence de retrouver l’apaisement, de faire face à la situation dans le contexte d’une année olympique et la préparation d’un TQO quelques mois plus tard, était une nécessité. Chez les garçons, le 12 janvier dernier après que le président fédéral ait adopté un discours de façade au micro de RMC Sports en maintenant sa confiance à Didier Dinart, le climat déjà bien entamé s’est détérioré au point que quelques joueurs et non des moindres sont montés au créneau pour appuyer sur les dysfonctionnements. L'ancien défenseur des Bleus devenu coach principal avant le Mondial 2017 n’avait plus grâce à leurs yeux. Deux semaines plus tard, Joël Delplanque a tranché et Philippe Bana lui a emboité le pas.  « C’est un échec collectif qui ne souffre d’aucune excuse. Nous avons pris notre temps pour analyser pour aller au fond des choses. On a entendu le staff, les joueurs, pour essayer de comprendre cet engrenage. On a identifié certaines souffrances relationnelles qui mettaient en danger le projet. Il existait de vrais déchirements et une rupture de lien. La crispation de Didier l’a poussé à s’isoler. » La rupture était dès lors consommée, la confiance perdue et Didier Dinart ne pouvait plus prétendre à poursuivre sa mission. Le président et le DTN n’ont pas voulu prendre ce risque à moins de trois mois d’un Tournoi de Qualification Olympique. L'épreuve aura certes lieu à Paris-Bercy mais la France devra affronter la Croatie, vice-championne d’Europe, le Portugal, l’équipe qui en Norvège a commencé à la pousser vers le précipice et la Tunisie, le vice-champion d’Afrique. « Cette rupture avec Didier nous secoue. Elle n’enlève rien à ce l’on pense de lui. […] Passée cette décision, il a fallu dessiner le portrait de celui qui conduirait l’équipe vers les JO. Il fallait quelqu’un pour rassembler. Quelqu’un d’humain, capable de refaire du ciment entre les joueurs. D’où notre idée de proposer cela à Guillaume Gille. » Le Valentinois de naissance, ancien arrière de Chambéry et Hambourg et qui a porté à 308 reprises le maillot tricolore avait rejoint le staff des Bleus en septembre 2016 comme adjoint de Didier Dinart. Le voilà projeté sur le devant de la scène.  Le DTN a bien souligné qu’il s’agissait d’une mission à court terme. « C’est une mission commando. Ce sera lui le patron, à lui d’offrir les outils aux joueurs pour performer.» 1ère étape : du 17 au 19 avril pour le TQO et si ça passe, 2ème étape : la préparation et l’aventure nipponne aux Jeux à Tokyo durant l’été. Ce lundi matin, Guillaume Gille est resté fidèle à son image. Dans l’humilité et la retenue. «J’ai ce matin, une pensée pour Didier qui vit une situation délicate. J’ai désormais une énorme responsabilité avec l’envie de préparer au mieux le TQO. J’ai l’âme bleue et j’ai envie de me mesurer à ce défi. » Durant les 3-4 semaines à venir (on parle même de début mars), le nouveau patron tricolore devra communiquer sur la composition de son staff et notamment dévoiler le nom de son adjoint. « On est dans l’obligation d’aller chercher de nouvelles ressources, notamment au niveau technique avec le poste d’adjoint. L’idée est de proposer rapidement un nouveau staff. Mais il n’y aura pas d’annonce aujourd’hui. Il faut du temps. » Il est fort peu probable que la recherche s’opère à l’extérieur de la maison France. C’est plus d’une répartition des tâches dont il est question qu’un sage qui viendrait conseiller "Gino". Un temps évoquée pour apporter leur expérience, l’arrivée de Patrice Canayer ou de Thierry Anti ne semble pas d’actualité. Du moins dans l’immédiat. Alors vers qui se tourner ? Vers la filière fédérale ? Un technicien comme Yohan Delattre, le coach des moins de 21 ans et qui excelle dans le domaine depuis sa prise de fonction en 2013, pourrait avoir le profil idéal. D’autres noms pourraient sortir du chapeau. Mais rien ne sera fait dans l’urgence, c’est la raison pour laquelle Guillaume Gille veut se donner le temps de la réflexion. L’équipe de France traverse une crise, c’est un fait. Quelques mois avant une échéance olympique capitale. En acceptant cette mission, l’aîné de la fratrie l’a fait en connaissance de cause et a mesuré la difficulté de la tâche.



Thierry Anti : « Qu’on ait pensé à moi est plutôt flatteur. Pourquoi pas ? »

Le bouillant ancien coach de Nantes désormais à la tête du Sporting de Lisbonne (Portugal) n’avait jusque-là rien demandé. Il nous a même assuré n’avoir de son côté jamais évoqué le sujet. Mais à 60 ans Thierry Anti fait partie de la liste de ceux qui pourraient devenir sélectionneur des Bleus. Sa légitimité est incontestable. Depuis trois semaines, il est resté discret, s’amusant que certains médias lui prêtent certaines idées. Ce lundi, il a accepté de répondre à nos questions.


Comment as-tu réagi en voyant ton nom évoqué pour prendre en main l’équipe de France ? Cela t-a-t ’il fait sourire ?
Non, pas du tout. Cela me fait plaisir que le monde du handball pense à moi parce que je fais partie de ce monde. J’y ai œuvré pas seulement en tant que joueur ou coach, j’ai participé à la construction de la Ligue, à celle du syndicat des entraîneurs donc j’en connais tous les recoins. Qu’on ait pensé à moi est plutôt flatteur, mais je ne sais pas quelles sont les intentions des dirigeants de la Fédération.

Tu n’as jamais été contacté par qui que ce soit ?
Sur ce sujet, pas du tout.

Patrice Canayer lui, a pris les devants et a fait des offres de service…
Ce n’est pas ma façon de procéder. Jamais… Jamais, je n’ai fait ça.

Pour le moment, il n’a eu qu’une fin de non-recevoir…
Je pense que nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Comment cela ?
… (silence)

Pour le moment, tu es lié avec Lisbonne comme lui est lié à Montpellier…
Je ne suis lié à personne ! Je respecte tout le monde. Actuellement j’entraîne le Sporting, on va jouer en coupe ce mercredi et en championnat ce week-end, tout est reparti donc je me concentre sur cela. Mais je le répète, je fais partie de la famille du handball au national et à l’international.

Que penses-tu de la décision de demander à Guillaume Gille de succéder à Dinart ?
Ce n’est pas mon problème ! Même si je suis attentivement depuis le Portugal tout ce qui touche le hand français, je reste en retrait et sur ce genre de décision, je n’ai pas à donner mon avis.

Si demain, la Fédération te demandait d’avoir un rôle de conseiller, de superviseur, cela t’intéresserait-il ?
Je suis partagé. Intéressé ou pas n’est pas la question. Si à moments donnés, je peux aider le hand national et que les gens qui décident pensent que je peux servir à quelque chose et que de mon côté, j’estime que c’est aussi le cas, je dis… pourquoi pas ? Mais aujourd’hui, je ne revendique rien ! La seule chose que je peux affirmer, c’est que j’aime le handball français. Savoir si on va avoir besoin de moi, ce n’est pas à moi qu'il faut poser la question.

En prévision du TQO, la France a-t-elle toutes les chances de se qualifier pour les Jeux ?
Toutes les chances… non. Elle a ses chances face à de sérieux concurrents. Le Portugal a montré et je l’avais annoncé, son niveau. Les Portugais n’étaient pas en capacité de gagner l’Euro mais ils pouvaient en faire douter plus d’un et c’est ce qui s’est passé. Ils valent la Slovénie ou l’Allemagne. C’est une nation qui sur un tournoi olympique, peut terminer 2ème. Et n’oublions pas qu’il y aura aussi la Croatie !

Des craintes donc ?
La France aura l’avantage de jouer à la maison. Il ne faut surtout pas s’enflammer… ni paniquer et vouloir tout jeter par rapport à ce qui a été fait. Mais on doit prendre conscience qu’il y aura de vrais adversaires.

© Yves Michel
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Gino be good !...
emmanuel clerc | Mercredi 29 Janvier 2020 (09h25)
Si on pouvait éviter Petit Canayou... Sur la gestion des hommes, je me souviens des histoires-affaires de paris, les frères Kara, Gajic, Honrubia, Tej... Et on ne peut pas dire que le coach montpelliérain ait alors fait montre d'empathie et de solidarité avec ses joueurs... On se souvient aussi de la façon dont fut traité M. Guigou, un historique du club... L'erreur Dinart doit servir de leçon... Comme doit l'être le manque de réactivité des instances depuis la chute progressive de l'EdF depuis 2017, avec ces coaching incompréhensibles, ces temps morts désespérants, ces castings tape-à-l'oeil...
Reste qu'il faudra du temps, en tout cas plus de trois mois, pour construire quelque chose de durable dans cette période de transition, de renouvellement, d'inclusion de la jeunesse dans une maison à fort caractère historique... Et la mission est salée pour GG... Toutes les équipes du monde ne souhaitent que se venger des humiliations infligées par la plus grande équipe de l'histoire de ce sport... Les cadres doivent jouer le jeu, comme les plus jeunes, et l'encadrement permettre aux générations de s'épauler plutôt que de se concurrencer...
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