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CDF F : Peggy Chappe-Giral, la quadrature de Noisy
CDF F : Peggy Chappe-Giral, la quadrature de Noisy
20 Février 2020 | France > Coupe de France
A bientôt 41 ans, l’ailière droit de l’entente Noisy/Gagny a passé la moitié de sa vie dans le club de Seine-Saint-Denis. Viscéralement passionnée, amoureuse du jeu, elle n’en finit plus de jouer les prolongations. Et compte bien avoir encore un peu de rab dans cette Coupe de France qui lui a donné sa plus belle émotion. Samedi soir, sa formation reçoit Saint-Maur. Un derby de la petite couronne parisienne entre les dernières représentantes de N1 et une solide équipe de D2.


Entre les immeubles de bureaux et le cœur de ville, où se niche le gymnase du Clos de l’Arche, la pyramide des âges de l’entente Noisy-le-Grand/Gagny culmine très, très haut. En son sommet, plus de vingt ans de hand francilien vous contemplent. Celles au compteur de Peggy Chappe, épouse Giral, ailière droite née en mars 1979, et plus que jamais active dans la poule 3 de Nationale 1. A titre purement indicatif, la doyenne officielle de la LFH-LBE est une « gamine » de presque 37 ans : la Brestoise - et future Péageoise - Marta Mangué...

« C’est ma vingtième saison à Noisy, rembobine la quadra. Avant, j’avais fait trois saisons à Ormesson, en Nationale 2. On voulait monter en N1, mais on n’avait pas réussi. Du coup, toute l’équipe s’était dispatchée. Notre coach de l’époque, René-Paul Dessertenne, avait aussi quitté le club. Il est venu coacher à Noisy-le-Grand. On a été deux à choisir de le suivre. »

« Je continue à apprendre »

Depuis la transhumance de l’été 2000, la native de la Queue-en-Brie (commune voisine du Val-de-Marne), où elle « intervient au niveau des écoles » comme éducatrice sportive, n’a jamais abandonné son fief de Seine-Saint-Denis… hormis pour donner naissance à des jumelles (dont l’une a aussi pris goût à la petite balle collante), en juin 2012. Un enracinement digne des deux décennies montpelliéraines de Michaël Guigou. Un anachronisme, dans un paysage où le mercato est ouvert aux quatre vents, 365 jours par an. « Jouer à son niveau à son âge, après avoir eu des jumelles, c'est un truc de fou », encense son ex-coéquipière au pivot (2015-2019) Anne-Sophie Frau, depuis peu à Ajaccio (N2).

« Ce n’était pas envisageable d’arrêter, et ça ne l’est pas, assène Peggy Chappe-Giral. Ce qui me motive, c’est la passion. J’aime jouer au hand, le regarder, être sur les terrains. Je ne me vois pas sans ça. Malgré mon âge, je continue à apprendre, à peaufiner les petits détails. Tant que je prends du plaisir sur le terrain, je me régale. Plus le temps passe, plus j’apprécie la compétition, plus que les entraînements ! »

Pour Mézuéla Servier, « la sportive dans toute sa définition »

Des séances codirigées par Safwann Khoudar, l’entraîneur principal (par ailleurs celui des Niçois, en Proligue)… et l’une de ses partenaires de jadis, Mézuéla Servier. L’ex-arrière gauche/demi-centre internationale porte un regard attendri sur celle qui « m'envoyait en kung-fu » au moins une fois par match. « C’est la sportive dans toute sa définition, ses valeurs. Généreuse, bienveillante, toujours ouverte, elle s’est toujours donné les moyens d’être à la hauteur. Dans sa motivation, elle n’a pas changé. » Selon la technicienne, sa numéro 7 excelle aussi dans l’art de la transmission « de ce qui nous a fait vibrer, rendu performantes, du cœur qu’on avait » aux jeunes du collectif présent : Coura Camara, Romane Damiens, Estelle Nelson, 20 ans ou moins…

Coéquipières entre 2002 et 2009, année de la retraite sportive de Servier, les deux femmes ont disputé une demi-finale de Coupe de France, contre Metz et ses championnes du monde première époque, en avril 2005. Un temps où le dernier carré se jouait sur un même week-end et un même parquet (celui de Besançon, en l’occurrence). « Un vrai bonheur, avoue PCG (2/2 ce jour-là). On finit à -3 (20-23), et il y avait match nul à la mi-temps (10-10). Malgré quelques erreurs, on s’est battues jusqu’au bout pour leur faire face, de tenir un maximum. » En dehors d’un barrage d’accession en D2 « grandiose », en 2002 à Bordes, aucun autre match ne lui a laissé un souvenir aussi fort.

Elle jouera encore la saison prochaine

Et s'il y avait un troisième temps fort, dans pas longtemps ? Dernière équipe de N1 en course en Coupe, Noisy-le-Grand ne s'interdit absolument pas de scalper les voisines (moins de 10 km de distance) de Saint-Maur, qualifiées pour le play-off de D2, pour humer un peu plus encore le parfum de l'épopée d'il y a quinze ans. « Sur ce type de match, on n’a absolument rien à perdre. On ne peut qu’agréablement surprendre. On a su surprendre Rennes chez nous (24-21 en seizième, le 16 novembre, face à une autre équipe de D2), en étant un petit peu au-dessus de ce qu’on peut produire en championnat. J’espère qu’on sera également au rendez-vous samedi, pour se faire une petite place en quarts de finale. »

Eternelle, alors, Peggy Chappe-Giral ? De retour dans l'antichambre avec Noisy la saison prochaine, s’il y a remontée directe (*) ? « Tout ne dépend pas que de moi. Je suis consciente qu’en termes de performance, je peux parfois un peu moins être dans les attentes du club. Le staff me connaît depuis assez longtemps (sic), ce sera à lui de trancher. Après, c’est sûr que je serai sur les terrains la saison prochaine. » A 41 ans passés, donc. Notre petit doigt nous dit que les débats sur l’âge d’équilibre la font doucement rigoler…

(*) Noisy/Gagny est quatrième de son groupe de N1 après 13 journées (sur 20), à deux points du leader, Yutz.


Metz et Brest y sont déjà
Ligue des Champions oblige, Metz et Brest ont oblitéré leurs tickets pour les quarts de finale dès mardi. Avant de s’envoler pour Rostov, les Mosellanes ont facilement écarté Toulon (23-33). « C’était un bon match à enjeu. Nous avons bien défendu et couru derrière, synthétise l’ailière droit Ailly Luciano. Les filles ont bien géré et su plier le match. » Y compris Xenia Smits, dont le retour aux affaires, après son opération de l’épaule droite, a surtout été d’ordre défensif (1/1 au tir).

Sans Amandine Tissier, les Finistériennes ont, pour leur part, moins galéré qu’en avril 2019 (succès capillotracté en demi-finale, 21-23) pour battre Celles-sur-Belle, pensionnaire VAP de Division 2. Avec Monika Kobylinska et Alicia Toublanc (5 réalisations chacune) en fers de lance, elles ont pris les devants d’entrée (1-4, 6e) pour ne jamais les lâcher (10-16 à la 29ème, 12-22 à la 42ème, 21-27 score final). Place maintenant à la réception de Györ en C1, première place du groupe en jeu.

Pendant ce temps, les six autres qualifiés seront connus vendredi et samedi. Outre le derby francilien qui désignera le représentant des divisions inférieures en quarts, l’attention se focalisera sur Paris 92 – Nice (les joueuses de la capitale avaient gagné de 6 buts en championnat) et Nantes – Fleury-les-Aubrais, première rencontre des Ligériennes depuis la mise sur la place publique des tests de grossesse…

Le diaporama de Celles sur Belle - Brest par Mazzol




Les huitièmes de finale en bref
Vendredi, 20 heures : Bourg-de-Péage - Chambray-les-Tours ; Dijon - Besançon ; Paris 92 - Nice (à Meudon).
Vendredi, 21 heures : Nantes - Fleury-les-Aubrais.
Samedi, 19 heures : Noisy/Gagny (N1) - Saint-Maur (D2).
Samedi, 20h30 : Plan-de-Cuques (D2) - Mérignac.
Déjà joués : Toulon - METZ 23-33 (9-17) ; Celles (D2) - BREST 21-27 (10-16).
Clubs de LBE sauf mention.

© Laurent Hoppe
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