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EHF Cup : Nantes est parti de trop loin
EHF Cup : Nantes est parti de trop loin
23 Février 2020 | Europe

Lancé dans ce 3ème duel Européen avec un gros handicap (-6 à la pause), Nantes a certes eu le mérite de revenir dans le match... mais a manqué de lucidité dans le final pour l'emporter. Une défaite dommageable pour les hommes d'Entrerrios dans l'optique d'obtenir la première place du groupe.

Toujours plus haut…  toujours plus fort ? C’est le sentiment général au vu des dernières prestations marquantes du HBC Nantes. +14 passé à Ivry, 15 buts seulement encaissés à Dunkerque (15-34 au final), une série de six victoires de suite à Beaulieu et un leadership rapidement pris dans son groupe d’EHF Cup… on voit mal comment les Nantais pourraient s’arrêter en si bon chemin. C’est un peu vite oublier qu’en face, il y a un adversaire… Allemand de surcroît, actuellement 5ème de Bundesliga. Magdeburg et son international Danois Jannick Green prompt à effectuer ses premières parades (1-2, 7’). Le temps pour l’attaque locale de prendre ses marques… le duo Schmidt – Chrapkowski représentant une adversité de taille en secteur central. Pas mal d’imprécisions durant le premier quart d’heure de parts et d’autres, surtout côté Nantais à l’image d’un Kiril Lazarov tirant hors cadre à plusieurs reprises (0/5 aux tirs dans le premier acte) ou d’un Olivier Nyokas empêtré dans la nasse adverse. Les Nantais en panne d’inspiration et d’efficacité devant le but… carence peu appréciée par Alberto Entrerrios qui demande illico un temps mort. Vingt premières minutes poussives pour un HBCN en quête d’un réel décollage. Mais Magdebourg ne l’entend pas de cette oreille et appuie sur l’accélérateur aux abords de la 18ème minute (5-9). Damgaard et Schmidt sont dans les bons coups… un jeu sobre côté Germanique mais terriblement efficace.

Heureusement pour le « H », Emil Nielsen s’interpose pour laisser un temps son équipe dans la partie (8-9, 23’). Dans la lignée de sa prestation magistrale à Dunkerque (18 arrêts à 54% de réussite), le n°16 est le Nantais le plus en vue de cette première période (et de loin !). Car pour le reste, Nantes peine constamment (seulement 39% de réussite durant les trente premières minutes), un HBCN gêné aussi par des infériorités numériques pour le moins handicapantes. Et il y a de quoi s’inquiéter lorsque l’inévitable Schmidt porte l’avantage de la formation visiteuse à +4. Les poteaux s’en mêlent (souvent en défaveur des Nantais) et Magdebourg, sans crier gare, a déjà six buts d’avance au repos… un but sur le buzzer venant alourdir une première période à sens unique. Réaction d’orgueil forcément espérée au retour des vestiaires… à la 33ème minute, David Balaguer sonne la charge et permet à son équipe de revenir à -3. Le public Nantais se fait plus pressant et signerait des deux mains pour un come-back des Ligériens en deuxième période (14-17, 35’). Pressing intense sur Magdebourg mais les poteaux (encore eux) empêchent une réduction rapide du score (16-20, 39’). A défaut d’avoir été efficace en attaque placée, Kiril Lazarov retrouve des vertus de goleador sur les jets de 7 mètres. Un adversaire d’outre Rhin de plus en plus sur le reculoir … et Beaulieu rugit de plaisir à mesure que le retour Nantais se fait sentir (20-21, 44’).

Des regards dans le vide et une crispation palpable sur les visages Allemands à l’entame d’un dernier quart d’heure que l’on devine déjà suffoquant. C’est l’indispensable David Balaguer (trop souvent esseulé sur son aile) qui égalise. Et dans le même mouvement, Nicolas Tournat permet à Nantes de prendre l’avantage pour la première fois de la partie (22-21, 47’). Un 5-1 dévastateur que Magdebourg parvient à endiguer tant bien que mal. A l’image d’un Damgaard provocateur envers le public et passablement énervé par la tournure des évènements. Cette fois-ci, c’est sûr… Nantes a pris son rythme de croisière en attaque placée. Dans un money-time haletant, Magdebourg reprend l’ascendant à la 57ème minute. Il faut un nouveau souffle côté Nantais pour espérer l’emporter… un souffle que le « H » ne trouvera jamais. Cinq dernières minutes confuses auront raison des espoirs locaux, Kuzmanoski tuant le suspense dans la dernière minute. Un HBCN trop inconstant en ce dimanche soir pour espérer l’emporter. Coup d’arrêt face à un Magdebourg redoutablement efficace, il faudra l’emporter le week-end prochain en Allemagne avec un écart conséquent pour encore croire à la première place du groupe.

Le diaporama du match par Philippe Padioleau




Commentaires d'après-match :

Valero Rivera (ailier Nantais)
"On a été en dessous de notre niveau en première mi-temps. Après, on a été capable de faire preuve de caractère et de revenir dans le match. Mais on a mal géré les derniers ballons, ce qui nous a coûté la victoire aujourd'hui. On a des regrets parce qu'on fait un tel effort... et au bout on n'a pas la récompense. On a hâte d'être à jeudi (réception du PSG), il faut bien réfléchir à ce qu'on a mal fait pour éviter de refaire les mêmes erreurs. Eviter le manque de concentration... et surtout jouer plus calmement en attaque comme on le fait d'habitude".

Nicolas Tournat (pivot Nantais)
"On perd de trois buts, c'est frustrant... On aurait perdu de six buts, on se serait dit qu'ils étaient plus forts. Ce n'était pas le cas du tout. Le problème, c'est qu'on est mal rentré dans cette rencontre. On était moins agressif, on les a regardés. En attaque, on était trop statique... ce qui fait les six buts d'écart à la pause. Mais à la fin, on a montré qu'on avait l'équipe pour renverser la situation. Il nous manquait certainement de la lucidité et de l'énergie à la fin pour pouvoir gagner. Était-ce de l'appréhension au début parce qu'on attendait ce match avec impatience ? Je sais pas. En tout cas, on a montré une belle réaction. Ca paie pas. C'est surtout la première période qui nous fait défaut, on prend 15 buts sachant qu'Emil fait des arrêts en plus... il faut surtout ne plus reproduire une mi-temps comme celle-ci et apprendre à mieux rentrer dans ce genre de rencontre".

Aymeric Minne (arrière Nantais)
"C'était un gros match. Malheureusement, on n'a pas répondu présent. On passe à côté de notre première mi-temps parce qu'on manquait de rythme, on est tombé dans leur faux-rythme. Après, on a réussi à enflammer la seconde mi-temps mais ça n'a pas suffit. Je pense qu'on a été quelques uns à pas faire notre meilleur match. Contre une équipe comme celle-ci, ça paie cash. Il n'y pas que la première mi-temps qui nous coûte le match, on gère mal la fin de match. Ca fait un moment qu'on n'avait pas des fins de matchs aussi serrées à gérer. On apprendra pour les matchs futurs".

A Nantes, Palais des sports de Beaulieu
Le dimanche 23 février 2020 à 17h00
HBC Nantes - SC Magdebourg : 28 - 31 (Mi-temps : 9-15)
5.902 spectateurs
Arbitres :
MM. Andrei GOUSKO & Siarhei REPKIN (Biélorussie)
Délégué :
M. Gerhard REISINGER (Autriche)

Evolution du score : 1-2 (7’), 3-4 (12’), 5-8 (17’), 7-9 (22’), 8-11 (25’), 9-15 (30’), 13-16 (34’), 15-18 (39’), 19-21 (43’), 24-24 (49’), 27-28 (58’).

Nantes
Gardiens : Nielsen (14 arrêts), Dumoulin.
Joueurs de champ : Rivera Folch (3/6 dont 0/1 pen.), Buric (3/3), Nyokas (2/6), Lazarov (6/12 dont 3/4 pen.), Balaguer (5/7), Garcia Robledo, Tournat (5/5), Feliho, Ovnicek (1/2), Augustinussen (0/1), Pechmalbec (1/1), Minne (2/6), Briet, Damatrin.
Entraîneur : Entrerrios.

Magdebourg
Gardiens
: Green (9 arrêts), Thulin.
Joueurs de champ : Damgaard Nielsen (7/16), Musche (4/6), Smits (0/2), Hornke (1/1 dont 1 pen.), Musa, O'Sullivan (0/1), Chrapkowski (1/1), Kuzmanovski (3/5), Mertens, Pettersson (3/4), Steinert (1/2), Lagergren (2/3), Preuss (2/2), Schmidt (7/7).
Entraîneur : Wiegert.


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