mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
Guillaume Marquès : « Ne pas revenir en arrière ! »
Guillaume Marquès : « Ne pas revenir en arrière ! »
27 Mai 2020 | France > LBE
Directeur Général du Chambray Touraine Handball, Guillaume Marquès se projette déjà vers la saison prochaine. Oublié une saison un peu compliquée alors que les deux précédentes, le club tourangeau avait flirté avec l’Europe. Place à une nouvelle saison faite à la fois de stabilité et de renouvellement dans la banlieue de Tours. Entretien avec celui qui a fait le passé du club et qui forge son futur.

Le futur, uniquement le futur
Comme tout entretien en ce moment, la première question est « Comment avez-vous vécu cette fin de saison hors normes et ce confinement ? » Pour Guillaume Marquès, cela va vite, très vite, déjà il est dans le coup d’après et si cette saison 2019-2020 a été celle de l’inconnu, la suivante est un peu celle de toutes les peurs. « Cette crise a, évidemment, fragilisé le monde sportif, on le sait. Mais au niveau du Handball féminin, les coûts sont loin d’être exorbitants, c’est peut-être ce qui fait notre force. Il va falloir faire le dos rond un peu, mais surtout conserver le statut actuel. Ne pas revenir trop en arrière structurellement et financièrement, baisser le budget, mais pas trop, pour pouvoir repartir vers le haut dans les années à venir. Notre chance c’est que le cahier des charges de la LFH est très bas (700 000 € et 8 contrats pro ndlr). Tous les clubs sont au-dessus du million d’Euro de budget avec au moins 10 pros. Cela laisse une petite marge qui sera sans doute utile la saison prochaine. Cette saison, le chômage partiel accordé par l’état compense peu ou prou les pertes. Par contre il va falloir être prudent la saison prochaine…»


Huis clos ? Niet absolu !
Mais au-delà des pertes ou manques que va pouvoir générer la crise du COVID-19, c’est dans la nouvelle formule de championnat que Guillaume voit une chance et de quoi être rassuré pour cette saison 202-2021. « On va avoir, normalement, un championnat complet, sans couperet style Play Down ! Il y aura une seule descente en fin de saison. De quoi avoir une certaine stabilité et tranquillité d’esprit ». Reste que le budget et le public resteront encore et toujours le nerf de la guerre, le DG du CTHB le dit sans ambages : « Je crois que le mot d’ordre pour tout le monde sera « Prudence Financière » ! Passer à 14 et voir des clubs déposer le bilan en cours de saison serait une vraie ruine du handball féminin professionnel… Déjà la condition essentielle est qu’on ne joue pas à huis clos. Clairement ce serait une catastrophe ! On a besoin de la billetterie, de vendre les matches avec du public pour que les partenaires croient en nous. Générer un vrai spectacle vivant. Sans cela, on va tout droit à la catastrophe économique pure et simple pour tout le handball national »


Flirter avec le top 5
A Chambray on a déjà bien intégré tout cela, les départs sont un tout petit plus nombreux que les arrivées, car au club on veut pouvoir avoir une opportunité de se retourner. En bref, comme on dit garder une poire pour la soif. « On avait l’idée de trouver une gardienne pour remplacer Kamilla (Kantor) qui repart en Hongrie. Au final, cela n’a pas pu se faire et on se dit que de partir avec le duo Linda (Pradel) – Andréa (Novellan) est suffisamment rassurant pour qu’on ne se précipite surtout pas. Avec le retour, on l’espère tous, de Simonetta (Planeta) fin octobre, début novembre, on aura un groupe très équilibré avec un vrai leader charismatique comme Ana Rodrigues Belo qui s’est imposée en quelques matches chez nous. » Un groupe un peu régénéré, des recrues qui apporteront des deux côtés du terrain, cela peut donner quoi dans l’idéal en fin de saison pour Chambray ? « Ne pas se faire peur, et si possible repartir sur la dynamique qui nous avait vu flirter avec les places européennes il y a une et deux saisons. Théoriquement, on n’est pas dans cette cour là… Mais je me dis que bien des choses peuvent se passer et que Chambray peut peut-rêver de titiller ces places-là. Mais il faut aussi que l’on se reconstruise un gros staff »

Un staff à reconstruire
Car si côté joueuses, la stabilité est de mise, c’est plutôt côté staff que la révolution est arrivée sans trop le vouloir… Vincent Philippart ayant décidé de revenir à ses première amours, la formation et de répondre favorablement à l’offre de la FFHB de prendre ne charge le pôle excellence de la Guadeloupe. Dans le même temps, Fabien Vedel qui devait prendre la place de Vincent Philippart qui se rapproche de Toulouse pour des raisons familiales, le staff du CTHB côté pro doit se remplumer sérieusement ! Guillaume Marques ne se cache pas, il décrit le portrait de celui qu’il espère trouver ! « On veut trouver un responsable du centre de formation qui travaille avec Jérôme (Delarue) au quotidien. Qui soit son adjoint dans les entrainements, puisqu’il aura en charge le centre de formation qui s’entraîne avec le groupe pro. Qui soit aussi son adjoint sur les matches de LBE quand la N1F lui en laissera la possibilité. Bref, un formateur aguerri capable de se projeter vers le monde des pro. » En bref « Si tu es Titre 6 Jeune avec de fortes envies, contacte-moi au secretariat@cthb.fr » pourrait parodier Guillaume Marquès !


Vincent Philippart avec Guillaume Marquès


Les mouvements à Chambray au 27 mai 2020


© François Dasriaux
Partager
Identification nécessaire pour ajouter une réaction
Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
(C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
joueurs | équipe | actualités