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Les Sœurs de la Côte se lancent à l’abordage
Les Sœurs de la Côte se lancent à l’abordage
27 Juin 2020 | National > Nationale 1F

L’été est le temps de la construction des effectifs, de la mise en place des projets et de la projection vers l’avenir en se fixant des objectifs. En ce moment, au Pays Basque, on le fait et même plutôt deux fois qu’une avec la création de l’entité « Côte Basque » issue des clubs d’Anglet – Biarritz et de Bayonne. Une nouvelle structure qui se veut ambitieuse et déterminée à continuer à grimper les échelons dans les saisons à venir. Tour d’horizon du pourquoi, comment et avec qui, avec la cheville ouvrière de ce projet, Mickael Moreno.

Le Handball basque oublie les déboires du Rugby
Marier deux sections existantes des villes de Bayonne et Biarritz, on a souvent entendu ce refrain, mais plutôt en Rugby et à ce niveau, tout est tellement compliqué entre l’histoire, les supporters et les dirigeants que rien n’a jamais réussi à aboutir. Au niveau Handball, les choses étaient plus simples. D’abord parce que le Pays Basque n’a pas trop d’histoire au niveau Handball et encore moins féminin et que rapidement, l’idée que rien ne pouvait réellement se construire pour aller au haut niveau de pouvait se faire sans une alliance. Initiée il y a 4 ans, surtout au niveau des jeunes, cette alliance n’avait pas pu se faire au niveau des seniors quand les deux clubs ont réussi leur montée en N1. Résultat Mickael Moreno était parti à Octeville voir si l’herbe y est plus verte et avait réussi du très bon travail avec la remontée des Normandes en D2F puis un maintien solide et prometteur. Sauf que tout en bas, au sud de la côte atlantique, le désastre de la saison en N1F avec 4 victoires cumulées pour les 2 clubs d’Anglet-Biarritz et Bayonne et un retour en N2F avait cette fois décidé les deux clubs à prendre le taureau par les cornes.

La finalisation d'un projet longtemps repoussé
Alors Mickael Moreno est revenu aux affaires et les choses ont vite avancé : « On avait déjà fait du bon boulot au niveau des jeunes, les – de 18 avaient réussi de très belles performances en championnat de France en gagnant leur championnat et ça a permis de vraiment faire bouger les choses. Et puis, on n’a pas l’histoire du Rugby, tout le monde a compris qu’il fallait former une entité capable de viser le haut niveau. Alors très logiquement, cette entente et la création de Côte Basque Handball a pu être possible. » Alors l’union tant attendue a vu le jour, a réalisé un championnat 2019-2020 en N2 F impeccable avant qu’il ne soit interrompu par le COVID-19 et naturellement a retrouvé sa place en N1F. Le premier étage de la fusée était assemblé.

Se souvenir du passé pour forger l'avenir
Mais revenir en N1F est une chose, s’y maintenir en est une autre, on le sait particulièrement bien au Pays Basque. Alors, pendant que le jeu était mis entre parenthèse, Mickael Moreno et tous les dirigeants se sont attelés à monter une équipe capable de décrocher ce maintien. Et là comme toujours, le budget est la clef de tout cela, le manager de Côte Basque en est totalement conscient « On sait pertinemment que le maintien et la consolidation pour pouvoir viser plus haut dans quelques saisons passe par un budget fort. Heureusement, autour de nous le sport féminin de haut niveau n’existe quasiment pas. Cela nous ouvre quelques opportunités, et puis avec les villes d’Anglet, de Biarritz et de Bayonne, on a 3 portes ouvertes vers le partenariat privé et public. Le budget est donc monté à 200 000 €. » Un budget sérieux mais pas dément pour jouer un maintien. Il a fallu donc être intelligent au niveau recrutement et monter un collectif solide. « On a des très bonnes jeunes, on a une assise et une vraie dynamique qui se sont créées la saison dernière et qui sont déjà très intéressantes. Alors, on a surtout cherché à renforcer là où on était le moins performants. Dans ce domaine, on est très contents des arrivées d’Aurea Faure, Melissa Marques, Melissa Boucher et Gabriela Velichkoska, qui sera d’ailleurs la seule pro du groupe. Ces 4 joueuses vont amener expérience et stabilité de jeu dans un groupe qui est plein de promesses »

Une star pour voir éclairer la route
Certes, sur le papier, ces 4 nouvelles joueuses sont de belles recrues, mais là où le club de Côte Basque a fait fort c’est en signant Fernanda Franca Da Silva, la Brésilienne championne du monde en 2013 et professionnelle au club espagnol de Bera Bera. Mais contrairement à ce que l’on peut penser, le club basque n’a pas du tout cassé sa tirelire pour faire venir la star brésilienne chez lui « Cette arrivée est une opportunité magnifique, rien de plus ! En fait Sarah Herzog notre pivot de la saison dernière est la compagne de Rudi Seri qui jouait à Irun. Alors on est allé voir des matches à Irun. Et là on a fait la connaissance de Fernanda qui elle, est la compagne du Chilien Rodrigo Salinas, grand ami de Rudi. Fernanda qui venait d’avoir un enfant ne voulait plus partir sur 3 ou 4 jours, être coupé de son enfant si longtemps, et notre projet l’a intéressé rapidement. 1 Elle reste très proche de son compagnon. 2 En N1F les déplacements se font sur la journée, 3 cela lui permet de jouer à un niveau solide quand même. Alors les choses se sont faites naturellement et très simplement. Et Fernanda ne sera que conventionnée la saison prochaine ! Comme toutes les autres joueuses du groupe, hormis Gabriela Velichkoska. » Un formidable plus que Mickael Moreno n’envisage pas de cantonner à l’aile gauche, la place à très haut niveau de la joueuse brésilienne « Je sais qu’en sélection elle pigeait au post de demi-centre, et je pense que la base arrière avec Gabriella (Velichkoska), Aurea (Faure) et Fernanda (Sa Silva), cela peut nous permettre de jouer un maintien pas trop stressant. Car on sait que la redescente décrédibiliserait le projet. Si on veut pouvoir viser plus haut dans 2 ou 3 saisons, cela passe par un maintien la saison prochaine, sans cela on aura fait un grand pas en arrière… »


Fernanda Da Silva sous le maillot brésilien aux JO de Rio

© François Dasriaux
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