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Aix respecte le protocole Anti virus
Aix respecte le protocole Anti virus
28 Août 2020 | France > LSL

La Covid n'a pas épargné l'effectif de Pays d'Aix à tel point que le club a du renoncer à son match aller de Ligue européenne prévu ce samedi face à Irun. Malgré tous les soucis rencontrés pendant la préparation, Thierry Anti, le nouvel entraîneur tente de positiver. Il espère désormais pouvoir compter sur un effectif au grand complet parmi lequel figure Ian Tarrafeta, un des grands espoirs du handball espagnol.

par Yves MICHEL


Ce samedi, Pays d'Aix aurait du accueillir le club de la Bidasoa Irun à l'occasion du 1er tour préliminaire de la Ligue européenne. Ce match aller n'aura pas lieu et tout se jouera sur le retour, le dimanche 6 septembre en terre basque. Face à la pandémie du coronavirus qui a décimé depuis quelques semaines l'effectif provençal (5 joueurs pros et 2 du centre de formation déclarés positifs), les dirigeants provençaux avaient réclamé le report de la rencontre à mercredi. L'EHF n'a pas donné suite en raison du refus de la ligue Asobal de décaler sa 1ère journée de championnat. La préparation du PAUC a été perturbée par les contraintes liées à l'épidémie. Tout l'effectif (équipe pro et centre de formation) a été placé à l'isolement pendant dix jours et la reprise de l'entraînement n'a eu lieu que ce mercredi. « C'est simple, depuis mon départ de Lisbonne, souligne Thierry Anti, j'ai du diriger cinq séances de handball. En six mois, ce n'est pas génial. Toutefois, il est normal d'appliquer le protocole sanitaire dans sa totalité et ne prendre aucun risque. Un samedi après l'entraînement un joueur m'a informé de sa perte d'odorat. Pour éviter toute propagation, on a préféré laisser tout le monde à la maison. Du coup, tous nos matches amicaux ont été annulés.» Depuis la mi-mars , le quotidien de la planète est rythmé par l'évolution du virus. Le handball français a programmé sa reprise officielle dans quatre semaines mais rien n'est moins sûr. Un guide sanitaire d'une quinzaine de pages a été distribué à tous les niveaux. On peut d'ailleurs s'étonner que les instances aient attendu si longtemps pour procéder à sa diffusion. « On doit faire face à un phénomène qui pour l'instant, n'est pas contrôlé. Il faut s'adapter sans savoir de quoi sera fait l'avenir et surtout si on retrouvera une situation d'avant virus. Ce qui est important, c'est d'avoir une harmonisation des décisions. Certains sports mettent en place des protocoles validés ou non par les autotités et on a le sentiment qu'il y a parfois un  manque de clarté. On sait d'ores et déjà que si le pouvoir sportif devait nous imposer le huis clos, la saison ne reprendra pas.» A 61 ans et pour son retour dans le championnat tricolore, Thierry Anti aurait sans doute imaginé un contexte différent, plus apaisé.


                                  A Aix, Thierry Anti retrouve son meneur de jeu Nicolas Claire

Et surtout orienté exclusivement sur le handball. A Aix, à la tête d'un effectif en partie renouvelé par un recrutement de joueurs auquel il n'a pas participé. « Je ne devais arriver que la saison prochaine, mon contrat débutait en 2021 (jusqu'en 2024). J'ai vite su que je ne vivrais pas une 2ème année au Portugal mais à Aix, il y avait un staff encore en place et il fallait agir avec tact. Et puis les dirigeants ont accéléré le mouvement, Jérôme Fernandez a décidé de ne pas poursuivre. J'aurais pu travailler avec lui mais cela ne s'est pas fait. J'ai fait un énorme effort financier pour avancer ma venue. J'ai été sensible à ce que mont dit les dirigeants qui ne voulaient pas gérer une année de transition complexe. » Après Créteil, Pontault, Paris, Nantes et le Sporting Lisbonne, le technicien se retrouve dans une région et surtout un environnement dont il découvre les atouts. « Je suis content d'être ici pour avancer avec un club qui a accompli un très bon travail depuis plusieurs années mais qui n'est pas encore reconnu à sa juste valeur. Je me sens totalement investi à faire évoluer ce qui a été entrepris. Même si je suis arrivé tardivement, je connais l'ensemble des joueurs présents.» En 1er lieu, Nicolas Claire, le patron de l'attaque qu'il avait quitté sur le départ pour la Provence alors qu'il venait de passer six saisons à Nantes à ses côtés. Si la cohabitation entre les deux hommes a parfois connu quelques soubresauts, la relation est établie. Au poste de demi-centre, le Réunionnais aura dans son sillage une perle du handball espagnol, capitaine de la Rojita (génération 98-99), Ian Tarrafeta (voir plus bas). Une sacrée belle recrue qui n'a rien coûté au club puisqu'en fin de contrat. William Accambray est l'autre élément moteur du changement aixois. "Willy" revient en France après avoir quitté par la petite porte le PSG et être passé par la Hongrie (Veszprém) la Slovénie (Celje) et la Biélorussie (Brest). A 32 ans, le triple champion du monde, champion olympique en 2012 et d'Europe a encore quelques beaux arguments à faire valoir. Deux autres Espagnols (les gauchers Imanol Garciandia et Javier Munoz), l'Islandais Kristjan Örn Kristjansson et le pivot croate Marko Racic renforcent un groupe déserté par Martin Larsen (Leipzig - ALL), Vid Kavticnik (Nîmes), Iosu Goñi (Chambéry), Noah Gaudin (Sonderjyske - DAN), Jordan Camarero (Cesson), Oriol Rey (Granollers - ESP) et Darko Cingesar.  « On a pris du retard sur la préparation, c'est certain, constate Thierry Anti. On va rester pragmatique et ne pas s'emballer. Il y a du potentiel chez chacun, à moi de trouver la bonne carburation. Il va falloir rééquilibrer certaines choses avant d'avoir l'ambition d'un club de très haut niveau.» Et ce qu'a fait le Parisien avec le HBC Nantes peut servir d'exemple. En rajoutant au plan de charge cette dose d'incertitude liée à l'environnement sanitaire.



Ian Tarrafeta, une sacrée bonne pioche pour Aix

Même si ce n'est pas lui qui est allé le chercher à Granollers, Ian Tarrafeta (notre photo) n'est pas un inconnu pour Thierry Anti. « Il est issu d'un club que je connais bien, un club formateur. J'avais même envisagé de le recruter l'été dernier pour le Sporting mais il fallait régler une clause de transfert de 50 000 euros et on avait renoncé. Je suis vraiment content de le retrouver à Aix. C'est un jeune (21 ans), demi-centre dans le style de Sarmiento. J'attends de voir s'il est capable de jouer comme Raul Entrerrios en inscrivant beaucoup de buts.» Sur cet aspect, le coach aixois peut être rassuré car le Catalan qui a été la révélation de l'année en Liga Asobal a inscrit 75 buts en 19 matches. Et après neuf ans à user ses semelles sur les parquets espagnols, Ian Tarrafeta Serrano a décidé de franchir les Pyrénées, quitter un certain confort et s'essayer au championnat français. « C'est un challenge qu'il me fallait tenter et la décision n'a pas été trop difficile à prendre. Quand j'ai reçu la proposition d'Aix (en novembre 2019), j'étais dans la perspective d'un changement de vie. Il fallait que je trouve un contexte où j'ai plus de responsabilités dans un championnat au niveau plus relevé. Il me fallait quitter la maison.» Une maison familiale pour l'enfant de Sabadell, de père catalan et de mère française d'où son aisance parfaite lorsqu'il s'agit de passer d'une langue à l'autre. « Je peux encore mieux faire car il me manque encore du vocabulaire notamment pour échanger avec mes coéquipiers sur le terrain mais ça va venir. Je comprends tout ce que j'entends et je me fais comprendre donc c'est l'essentiel.» Dès son arrivée en Provence, le jeune Espagnol n'a donc pas eu de difficultés d'adaption, drivé dans le club par le pivot Inaki Pecina. « Depuis la reprise, on a surtout travaillé l'aspect physique. Cela tombe plutôt bien puisque c'est un des domaines où je dois évoluer. Je ne connaissais pas trop l'environnement du club mais les premières impressions que j'ai sont vraiment bonnes.» Une tête bien faite et un caractère réfléchi, Ian Tarrafeta sait qu'il devra faire face à une concurrence certaine sur une base arrière aixoise très expérimentée avec parmi les droitiers, William Accambray, Baptiste Bonnefond, Karl Konan qui veut étoffer son bagage offensif et... Nicolas Claire, son aîné de 12 ans et titulaire naturel sur le poste de demi-centre. A moins que Thierry Anti ne casse les codes et parvienne à des associations inattendues. « Ce sera lui le n°1 sur le poste et j'espère profiter de toute l'expérience qu'il a. Ce sera intéressant de comprendre comment il aborde les situations de jeu. C'est génial pour moi de travailler avec quelqu'un qui a joué des grands matches européens. Je ne suis pas opposé à une certaine polyvalence. Jouer au milieu ou à gauche, l'adaptation ne me gène pas. Cela peut apporter un peu plus de mobilité et de fluidité dans le maniement du ballon.» Comme la plupart de ses partenaires, l'arrière aixois attend avec impatience ce dimanche 6 septembre où il espère pouvoir enfiler le maillot du PAUC à l'occasion du 1er match officiel de la saison contre Irun. L'acte fondateur pour celui que l'on présente outre Pyrénées comme une des pépites du handball national. D'ailleurs Jordi Ribera, le sélectionneur des Ibères l'a en ligne de mire et l'a déjà convoqué pour un rassemblement juste avant le Mondial 2019.

© Yves Michel
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    Travail
    ronaldo cunha nascimento | Vendredi 28 Août 2020 (12h45)
    Une grande équipe, un grand entraîneur et beaucoup d'histoire à travers les âges, le French Handball a cette organisation et cette prudence à propos de covid19, et chaque travail, action et projet est dans les situations actuelles. handezone publie l'histoire, l'équipe fait un travail préventif et organisationnel des compétitions et c'est ce qui fait du French Handball une référence mondiale. pour l'organisation de sa publicité et le sérieux du travail des professionnels qui font du sport un métier sérieux. tout commence par l'organisation.
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