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LBE : Entre excitation et crainte
LBE : Entre excitation et crainte
7 Septembre 2020 | France > LBE

Mercredi, le premier championnat hexagonal va se lancer avec la première journée de LBE. Une nouvelle formule plus lisible, 14 équipes, des effectifs qui se sont pour la plupart renforcés, tout serait presque idéal si au-dessus de tout cela ne planait pas la véritable crainte que la pandémie de COVID mette tout cul par-dessus tête en empêchant le championnat d’aller à sa fin.

Le Coronavirus dans toutes les têtes
Autant évacuer la chose le plus vite et mettre de suite en évidence ce risque que beaucoup pensent majeur. Cela à plusieurs titres… D’abord économiquement, et c’est la préoccupation de beaucoup, une saison de nouveau « blanche » et entre la crise économique majeure qui se profile pour ne pas dire qui est déjà présente et un championnat où les portes de sorties sont quasi inexistantes pour finaliser un classement en cas de catastrophe. La LBE pourrait bien perdre une bonne partie du crédit si durement gagné depuis une dizaine d’années en cas de fin en queue de poisson. Entre une Ligue des Champions et une EHF League qui vont squatter les week-end comme jamais. Un calendrier international qui multiplie les compétitions et le nombre d’équipes dans celles-ci sans trop de discernement et un calendrier interne à la LFH qui ne prévoit quasi rien en mode de repli . Clairement, on a de quoi être un tantinet pessimiste vu la tournure qu’ont pris les matches amicaux d’avant saison. Car le protocole sanitaire est impitoyable ! En cas de cas de COVID, c’est tout l’effectif d’un club qui est mis en quarantaine, et à cela peut se rajouter l’équipe que celle-ci vient d’affronter. La cascade peut entraîner un paquet de matches reportés à des dates qu’il faudra tenter de trouver. Et un assouplissement des règles sanitaires ne semble pas dans l’air du temps, et celui-ci , si il arrivait, pourrait bien être attaqué de front par les inquiets de tout bords. Bref, la LBE risque bien de marcher sur des œufs pendant un long moment… Et en cas d’omelette il ne restera pas grand monde pour ramasser les coquilles… Entre perte de crédibilité médiatique et catastrophe économique au niveau des partenaires, on pourrait bien compter des implosions de clubs sur les doigts des deux mains.

Et pourtant sportivement, ça devrait avoir un vrai cachet
On pouvait penser qu’en passant à 14, la LBE allait diluer son potentiel humain et économique. Au contraire, les clubs ont fait un vrai travail en profitant de l’arrêt intempestif des compétitions la saison dernière pour se construire des effectifs qui ressemblent à du très joli pour beaucoup d’entre eux. En premier évidemment le Brest BH qui non seulement a gardé ses plus beaux joyaux, mais y a ajouté des Jaukovic et Loseth tandis que Laurène Catani venue de Toulon pourrait être une très jolie surprise. Metz, lui va devoir se refaire un collectif… 9 départs, 8 arrivées, bref, Manu Mayonnade a du pain sur la planche pour mettre tout cela en musique et la préparation n’a pas été de tout repos. Mais l’ADN du club messin est tel qu’on ne se fait trop de mouron pour lui. Celui qui pourrait bien s’inviter dans le mambo à deux temps pour en faire une valse à trois temps, c’est bien le Nantes AH. Kpodar, Hagman, De Paula, Sylla, etc… Cela ressemble à une énorme montée en puissance du club ligérien. Mais des ambitieux il y en a encore bien d’autres parmi lesquels Paris 92, Fleury, Nice, les habitués du genre, voire Dijon qui lui aussi a fait sa mue et on pourrait bien y adjoindre un Bourg de Péage aux ambitions clairement à la hausse. Alexandra Nascimento, Fie Woller, Claudine Mendy, Marta Mangue et la pépite Lena Grandveau, il y de quoi passer un cap et aller jouer l’Europe si tout se met bien en place.

La autres auront tous aussi des ambitions, Chambray semble avoir stabilisé son collectif et Jérôme Delarue est assez optimiste sur le potentiel de son groupe pour la saison à venir. Toulon Saint Cyr s’est offert lui aussi une grosse révolution. 8 départs, autant d’arrivée, et un changement de coach avec l’arrivée de Laurent Puigségur. A voir combien de temps tout cela mettra à se mettre en place. Mais si tout arrive vite, alors clairement le potentiel pour jouer les trouble-fêtes est bel et bien là. On sera sans doute un peu plus inquiet pour Besançon… L’ESBf, habitué du haut de tableau, a sans doute beaucoup perdu à l’intersaison, surtout ses taulières. A voir comment va se passer la dernière saison de Raphaëlle Tervel qui a annoncé son départ à la fin de celle-ci. En tout cas, elle aura réalisé un sacré boulot durant ses années à la tête du collectif bisontin. Mérignac a connu une saison 2019-2020 bien compliquée.. 19 matches, 19 défaites. Une chose est sure, impossible de faire pire. A voir si les 12 départs pour 8 arrivées vont changer la donne. On peut penser que oui, mais clairement Philippe Carrara à un beau défi devant lui. Reste les deux promus… Saint Amand revient après un essai en 2018-2019 et a changé son logiciel en changeant beaucoup plus son collectif qu’il ne l’avait fait lors de sa première montée. A voir si cette fois ci sera la bonne et si Florence Sauval et ses joueuses sauront éviter le bis repetita. Pour Plan de Cuques c’est le grand saut vers l’inconnu. Si Grégory Capelle a lâché l’affaire et Angélique Spincer est arrivée après avoir redonné à la Stella Saint Maur son lustre. Pour l’effectif, c’est là, par contre très calme. Au moins la cohésion sera un atout dès le début du championnat. A voir si cela sera suffisant sur la distance des 26 journées de championnat.

A suivre : Les coaches l’ont dit !

© François Dasriaux
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