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LBE : Les coaches l’ont dit !
LBE : Les coaches l’ont dit !
8 Septembre 2020 | France > LBE

Après la mise en perspective de la saison avec la présentation des tenants et aboutissants de celle-ci. Place à la parole de coaches qui, s’ils n’ont pas les mêmes besoins et objectifs, craignent tous pour la pérennité de cette saison et savent qu’ils vont devoir sans doute « faire avec ».

Laurent Bezeau, coach du Brest BH, est satisfait de sa préparation, mais comme tout son groupe a hâte que tout se lance. " Il est temps que ça commence, la préparation a été très, très longue et tout le monde a envie que tout cela débute. On s'entraîne, on s'entraîne, mais c'est pour faire des matches et avec le COVID on n'a pas réussi à faire autant de matches que souhaité. On savait qu'il y aurait autant de préparation individuelle que de joueuses. Mais on a réussi à s'appuyer sur le patrimoine de l'an dernier, maintenant il faut réussir à intégrer 2 ou 3 nouvelles joueuses. Pour le moment je suis satisfait, ce sont des filles à l'écoute et qui n'ont pas eu de souci à s'intégrer car elles sont vraiment sympas et qui sont dans le projet du club. Concernant nos objectifs, clairement on joue la première place du classement comme toute équipe constituée avec de l'ambition. Maintenant à voir comment tout cela va se dérouler… "

Jérôme Delarue, le coach du Chambray THB est arrivé en cours de saison, avec celle-ci qui s’est terminée en queue de poisson, autant dire qu’il n’a pas eu trop de temps pour imprimer sa patte. Il s’est concentré sur le recrutement pour composer un groupe qu’il pense beaucoup plus cohérent. « On n’a gardé une certaine stabilité dans le groupe, on s’est attaché à avoir plus de rotations sur la base arrière, ce qui nous faisait défaut et avec les jeunes qui arrivent, on va avoir un groupe beaucoup plus homogène. On sait que cette saison risque d’être « chahutée » avec le COVID et les règles de sécurité, et que l’on va devoir s’adapter parfois en 24 ou 48 heures. On restera sans doute un moment sur l’incertitude au niveau des joueuses disponibles. Le principal sera d’avoir rapidement un bon socle de base de joueuses et après sans doute on aura un peu à naviguer à vue. Mais, pour moi la plus grosse crainte c’est que la saison n’aille pas à son terme… Ce serait une catastrophe pour les partenaires et donc pour l’économie du Handball professionnel féminin ! »

Yacine Messaoudi, coach de Paris 92 engage sa deuxième saison aux rênes du club de la capitale. Il se retrouve avec un effectif totalement chamboulé et sa patte de formateur va être mise à contribution pour faire de ce groupe une des équipe ambitieuse du championnat. « On a fait une préparation juste satisfaisante sur le plan émotionnel. On a du réapprendre toutes les composantes de l'activité. On est un groupe qui a énormément souffert de la rupture, alors pour nous, juste retrouver le terrain c'est une victoire et cela se sent. On a envie de jouer, la préparation a surtout été bonne du point de vue collectif et humain en se servant du contexte. Maintenant je leur répète que l'on est l'équipe la plus jeune de France et que cette saison va s'évaluer dans notre capacité à progresser et à se transformer. Il faut que nos erreurs soient gommées le match d'après, mais si on ne se refuse rien, on sait aussi que notre effectif a été renouvelé à 60% et qu'il nous faudra du temps pour être compétitif. Je suis très satisfait des nouvelles joueuses, le portrait-robot de nos recrues, c'est une joueuse qui à 24 - 25 ans mais qui a déjà une expérience du contexte international mais qui ont encore une marge de progression et en tant qu'ancien responsable de centre de formation, c'est dans mon ADN et je m'éclate avec ce groupe ! »

Guillaume Saurina, coach du Nantes AH, est maintenant seul aux commandes du groupe après le retour d’Allan Henne au Danemark. Avec un recrutement plus que solide, Nantes a de quoi venir titiller les grands du championnat : « On a un effectif avec beaucoup de nouvelles joueuses dans un nouveau projet de jeu autant défensivement qu'offensivement, même si le match de préparation contre Paris va nous manquer un petit peu, il aurait permis de digérer pas mal de choses vues avant, les conditions sont ce qu'elles sont. Certaines équipes n'ont même pas eu de matches amicaux, on ne doit pas se plaindre et se rendre compte de la chance qu'on a eu de faire une bonne préparation vu les conditions. On n’est jamais vraiment près, mais on a fait en sorte d'être le mieux possible, les filles se sont bien approprié le projet de jeu et même si cela manque encore de fluidité, elles ont vraiment bien bossé, car la préparation a été longue et très particulière. On a réussi à créer un vrai groupe qui nous permettra de passer les moments où on sera moins bien dans le jeu en s'appuyant sur l'envie du groupe. en termes d'objectif on va d'abord essayer de ne pas subir le COVID, clairement, cela va rendre le championnat compliqué, les groupes qui sauront gérer le mieux cela, auront de bonnes chances en fin de saison. Ensuite tenter de faire mieux que la saison dernière et donc de continuer à faire progresser le club. Pour le COVID, les joueuses doivent se responsabiliser, mais entre une joueuse pro internationale et une jeune qui sort du centre de formation, la compréhension des impératifs du professionnalisme ne sont sans doute pas au même niveau. Mais on est à l'abri de rien, pour preuve l'expérience du match amical face à Chambray où une joueuse de Chambray a été déclarée positive 2 jours après, ce qui nous a obligé en tant que cas contact a annuler les entraînements et le match amical face à Paris pour apprendre ensuite que c'était un faux positif, ce genre de mésaventure montre que l'on risque de voir pendant la saison... »

© François Dasriaux
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