mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
Metz les ébranle, Vag les submerge !
Metz les ébranle, Vag les submerge !
24 Février 2004 | Europe

  Un mal pour un bien… Nul ne sait quel enseignement les dirigeants bisontins tireront d’une d’ores et déjà bien médiocre saison ententiste.

Car en s’inclinant lourdement hier en une terre scandinave qui n’avait rien de la place forte européenne, les bisontines championnes européennes en titre ont réalisé une contre performance d’envergure.

Certes, frêles triomphatrices de cette même équipe sept jours auparavant, les filles de Christophe Maréchal n’auront jamais réellement paru en mesure d’inquiéter la furia norvégienne.

A l’image d’un premier but gag qui voyait dès la première minute Hilde KVIFTE inscrire le premier but de la rencontre face à des cages désespérément vides (01-00), la partie allait rapidement tourner en une véritable leçon.

Sans modifier un dispositif technico-tactique qui avait déjà porté ses fruits lors du match aller, et une défense en 6-0 des plus efficaces, les locales dominantes concrétisaient dès la 4ème minute un premier avantage, laissant Hilde KVIFTE réaliser son premier doublé (02-00 03’57), tandis que les bisontines échouaient à quatre reprises devant la gardienne LUNDE.

Il fallait donc attendre la 5ème minute pour voir Sandrine DELERCE inscrire le premier but bisontin de la partie (02-01), et si sa camarade de toujours : Véronique PECQUEUX égalisait à la 7ème minute (02-02), Marianne FARDAL ABSJORNSEN reprenait quelques seconde plus tard un avantage qu’elle n’allait plus laisser échapper.

Superbes de maîtrise, expertement guidées par leur non professionnel de coach (Lars Sigurd GITMARK éxercant le reste de sa semaine en hopital !) les norvégiennes toujours aussi vives en attaque et aussi peu nombreuses sur le banc (12 éléments au total) menaient un véritable enfer à des bisontines souvent trompées en défense.

De trous de souris en début de partie, les failles bisontines se transformaient bientôt en véritable boulevard. Et si après une énorme débauche d’effort, les co-équipières de Carmen AMARIEI parvenaient à regagner les vestiaires avec un passif de trois unités, les doutes et les incertitudes techniques demeuraient l’apanage des visiteuses.

La seule éclaircie ne provenant qu’au probant succès dégagé par l’entrée en jeu de la gardienne Vanessa LECLERC qui comblait enfin aux absences de l’ex internationale russe : Marina KHATKOVA.

Par crainte d’un triomphe sans péril et donc par peur d’une victoire sans gloire, le staff ententiste relançait –il dès le début de seconde période Marina KHATKOVA.

Sept minutes exactement, au cours desquelles, les plans défensifs élaborés par Christophe MARECHAL se voyaient  systématiquement décryptés.

Un sérieux coup au moral et à la confiance qui semblait dès lors déstabiliser l’équipe ententiste. Le mal était fait, la fatigue physique s’avérant bientôt accentuée par une détresse morale. Seules sur le parquet, sans solutions, les bisontines après avoir un temps réussi à rester à hauteur respectable se voyaient dès la 38ème minute emportées par un véritable raz de marée norvégien. En moins de 7 minutes, l’ensemble de la logique bisontine pourtant quadruple championne l’année dernière se voyait elle balayée par la réussite des Ropstad, Kvifte et consort. Soit un magistral 7-0 qui portait dès lors les norvégiennes à dix unités de distance (28-18).

Superbes collectivement, rassurées par un système de jeu joué à la perfection, rassemblées autour d’une motivation forte mais aussi par le show de Katrine et « Kikki » Lunde, Vag déroulait. Et si Carmen AMARIEI, Myriam SAID MOHAMED, Stéphanie FIOSSONANGAYE et Véronique PECQUEUX tenteront courageusement leur chances, la réaction s’avérait trop tardive.

Eliminée dès le premier tour de la ligue des champions, supprimée après trois petits tours de la coupe EHF-compétition que les dirigeants ententistes reléguaient l’année dernière au troisième rang des compétitions européennes- l’ESBf désormais revenu à son rôle d’outsider hexagonal devra à condition de réussite et de crédibilité analyser les causes d’une défaites et les raisons d’un malaise qui semble aujourd’hui fortement influer sur un groupe naguère conquérant.

 

 

Fiche Technique :

 

KRISTIANSAND. Karusshallen. 1.000 spectateurs. Arbitrage de MM. Shal et Konoplyaskyy (UKR). Mi-temps : 19-16.

Joueuses exclues 2' : Delerce (14e), Herbrecht (42e) à Besançon. Birkeland (49e), Ropstad (57e) à Vag.

·  Evolution du score : 2-0 (4e), 2-2 (7e), 5-2 (8e), 11-7 (14e), 12-10 (20e), 15-10 (25e), 18-16 (30e), 20-18 (37e), 28-18 (44e), 28-23 (54e), 31-24 (56e), 31-26 (60e).

ESB (F)

Gardiennes : Khatkova (1re-28e puis 31-38e, 3 arrêts dont 0/4 pen. ), Leclerc (28e-30e puis 38e-60e, 8 arrêts dont 0/2 pen.).

Les marqueuses : Fiossonangaye 4/7 (0/1 pen. ), Delerce 3/10, Racine, Pecqueux-Rolland 4/5, Herbrecht 2/4, Tervel 2/4, Castioni 4/5, Saïd-Mohamed 1/4 (1/1), Grundisch, Baudouin, Akoa 0/1 (0/1) Lungu 6/11 (3/3).

VAG

Gardiennes : Ka. Lunde (1re-60e, 17 arrêts dont 1/5 pen. ), Holmesland.

Les marqueuses : Kvifte 8/14 (1/1 pen. ), Flo Berge 3/3, Ropstad 3/4, Asbjornsen 4/8, Birkeland 1/3, Fugelstad 0/1, Kr. Lunde 12/15 (5/5), Daland, Svantesson, Vinknes.

 

 Réactions:

Christophe Maréchal : « On ne mérite pas de gagner ce soir. Maintenant, quand je vois qu'à l'entraînement on évolue à 50 % de nos capacités, il est clair que ce n'est pas possible d'évoluer à 100 % en match. Alors pour ce qui est du match-référence à l'extérieur que chacun attendait, on peut toujours repasser…Nous n’avons pas joué correctement, et à chaque fois qu’on a manqué un tir, on a encaissé un but en contre. Nous avons des joueuses qui sont capables de marquer des buts aux meilleures gardiennes du monde, et là on a passé plus de dix minutes sans marquer. De plus, on ne siat plus faire de défenses dures. Le niveau de jeu à l’entrainement doit s’approcher de celui du match, et en fait, nous en sommes loin. Je ne dis pas que les filles sont les seules en tord, je me demande si je suis le bon coach pour les faire travailler. Il nous faudra repartir de l’avant. Cette défaite est un résultat inquiétant pour notre fin de championnat. Nous devrons faire un très gros résultat face à Fleury les Aubrais. Une facon de constater ou non la volonté de mes filles ».

 

 

  Sandrine Delerce : « Ce soir, tout le monde a pris une leçon de handball. De l'organisation du voyage et d'arriver seulement la veille en fin d'après-midi à la dernière seconde de jeu sur le terrain. Pour l'équipe, je remarque que l'on n'a pas su s'arracher sur le terrain pour aller chercher cette qualification, mais surtout que l'on ne sait plus s'arracher et c'est cela qui est grave ».

Vanessa Leclerc : « On s'est rendues compte trop tard que la qualifaction restait possible mais on est retombées dans nos travers. Pourtant, on avait une envie pas possible, on s'est encouragées et soutenues comme rarement. Mais finalement, cela n'a pas marché. Et la déception est énorme, à la hauteur de nos espérances ».

Sources : L’est Republicain-Le Progrès.

Kristine Lunde (n°13 et capitaine Vag) : « Franchement, on ne savait pas trop où on allait. On a joué notre jeu et comme ça allait bien, on a continué. Ensuite, ma soeur a fait la différence dans les buts. Mais franchement, compter 10 buts d'avance sur Besançon, c'est terrible ! … Nous sommes d’autant plus surprises que nous redoutions un changement brutale de stratégie de la part de Besancon, nous bénéficions ainsi de la fougue et de l’envie de notre groupe mais nous craignons avant tout l’expérience des bisontines et leur faculté à diversifier leur jeu tel que la France l’avait fait lors du mondial. Nous avons joué nos gammes, sans les modifiées et cela à payé »

 

 Lars-Sigurd Gitmark  (Entraîneur de Vag): « C’est une très belle victoire pour Vag, notre équipe a su faire preuve d’une énorme cohésion face à une équipe qui nous inspirait un profond respect. Cette victoire est celle d’un collectif, mais aussi celle d’un club qui aura tout fait pour notre qualification ».

 

Y.D : Et pourtant vous ne disposés pas tous et toutes d’un statut professionnel…

L-S. G : « C’est vrai, et c’est encore un inconvénient. Car même si nous sommes encore assez nombreux à trouver un équilibre à mener deux vies presque dissociées, ce qui nous permet aussi de garder les pieds sur terre. Il est vrai que j’aimerai aussi pouvoir parfois donner l’exclusivité au handball afin de préparer certaines échéances… . »

 

Y.D : Comment avez-vous préparé ces deux rencontres ?

L-S.G : « Avec un cœur gros comme ca !  Avec l’envie et la curiosité d’un collectif jeune qui abordait pour la majorité son second rendez vous européen ! Je tiens en cela à remercier nos dirigeants qui n’auront pas hésité à faire des efforts financiers conséquents. Nous permettant ainsi d’effectuer nos déplacements dans de très bonnes dispositions.

C’est une bonne chose pour un staff novice dans l’organisation de tels évènements, quand je vois le déplacement et les conditions dans lesquelles se sont déplacées les bisontines, je pense que nos dirigeants ont su parfaitement gérer l’aspect logistique de ces rencontres.

D’un point de vue technico-tactique, nous avons très rapidement pu bénéficier des vidéos de Besançon, dont notamment leurs matchs de supercoupe d’europe et de quelques statistiques assez utiles: Un réel atout. »

 

Y.D : Comment envisagez vous la suite de cette compétition ?

L-S.G : De la même facon que nous l’avons abordé, c'est-à-dire avec cette envie de bien faire pour ne rien regretter !

 

Crédit photos: Atle Drøsdal et Yannis Drapier

Plus de photos sur: www.vipers.no

© Yannis Drapier
Partager
Identification nécessaire pour ajouter une réaction
Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
(C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
joueurs | équipe | actualités

La Coupe de France en Live
avec Handvision