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CE Police J3 : Une claque salutaire ?
CE Police J3 : Une claque salutaire ?
18 Juin 2004 | International > CE Police

Pratiquement qualifié sauf catastrophe ultime, les Bleus n’ont pas su ou pu enchaîner une passe de trois victoires.
Privés des services de son pilier défensif Stéphane Carrère, suspendu pour ce match suite à son exclusion de la veille, et de Philippe Julia, son inspirateur offensif, suite à la rencontre impromptue entre sa cuisse et une hanche du plus bel acier norvégien, les hommes de Thierry Mayeur se trouvaient bien handicapés pour cette rencontre.

France Danemark 16 – 21 (Mi-temps : 9-9)

Mais la confiance régnait quand même du coté des Bleus, car même en cas de défaite, il aurait fallu une vraie déroute (17 buts) pour que la France ne se qualifie pas et une belle fessée (9 buts) pour qu’elle ne finisse pas première de sa poule.
Est-ce qu’inconsciemment, ils ont trop pris en compte ce paramètre, le fait est que le match n’a pas eu la saveur des deux précédents.
Même sans parler du résultat, la manière fut loin d’y être, hésitant en attaque, butant sur un gardien danois en chaleur et ne trouvant des solutions offensives collectives que par à coup, la France a, sans conteste, loupé complètement ce match.
Plus de volonté chez les Danois aussi peut-être, eux qui jouaient vraiment la « qualif » sur 60 minutes, en tout cas, avec encore une entame de match plus que douteuse, et une remontée dans les dernières minutes de la première mi-temps, les tricolores n’ont pas su reproduire leur deuxième mi-temps de la Norvège.
Quelques satisfactions auront parsemé ce match pour le staff français quand même, la bonne rentrée de William Fruit qui fut un des seuls arrières à vraiment tirer son épingle du jeu, le gros rendement de la paire Turchi – Stamboulyan dans les buts et au final une défense assez performante, et pour finir un Saladine Chenanef remuant en diable, aussi poison en attaque que vif en défense.


Voilà pour le chapitre crédit, pour le chapitre débit, la litanie est plus longue, mais cela aura sûrement pour effet de savoir dans quel domaine la performance doit progresser.
Une base arrière encore trop timorée et en butte à un gardien assez perturbant dans ses parades, des ailiers qui n’ont pas pu prendre une troisième fois le match à leur compte, mais est-ce que cela est toujours possible à ce poste, et encore une petite propension à trop chatouiller les cotes adverses ou parler avec des arbitres suisses qui visiblement oublient leur français une fois sur le terrain. Dernier coup du sort aussi la blessure de Guillaume Slendak, certainement l’arrière le plus percutant en attaque qui a laissé son épaule sur un contact tout en arrachage et destruction avec la défense danoise.

Mais finalement, rien de tout cela n’est grave, si samedi à 17H00 les Bleus arrivent à se reprendre face à un des deux «gros» de la compétition, l’Allemagne.
Le match ne sera pas simple, la France pas forcément favorite, mais c’est peut être un mal pour un bien au final.

Les autres matchs

Comme prévu mais avec plus de difficultés, l’Allemagne s’est défait de la Grèce et se qualifie ainsi pour les demi-finales de cet Euro en gagnant par 25-20 (Mi-temps 10-6) le premier match de la journée.
Mais en face de la puissance teutonne, les Grecs ont réussi à opposer un jeu tout en vivacité et prise de risque individuelle qui aurait pu finalement payer bien plus que de logique.
Avec un peu plus de réussite et quelques erreurs supprimées, on aurait pu voir une belle fin de match au couteau.
Au final, force est restée à la rigueur toute germanique mais la Grèce se sera, à l’image de son équipe nationale, fait une image bien sympathique sur cette compétition.

Dans l’autre match de la poule B, les Suisses que tout le monde voyait passer à la moulinette roumaine ont finalement fort bien résisté à l’armada du Dynamo Bucarest : 19 - 37 (Mi-temps : 10-18).
Loin au-dessus du niveau de leurs deux premiers matchs et bénéficiant des absences régulières de la défense des Roumains, la Suisse dans la foulée d’un Ralf Blattler, véritable postulant au titre de meilleur gardien du tournoi, est sortie sous les vivas du public et si elle finit bonne dernière de la compétition aura gagnée une estime fort méritée.

La Norvège a fait ce qu’elle avait a faire en s’imposant 30 – 27 (Mi-temps 14-14) face à la Lettonie, mais, elle n’était pas maître de son destin et le petit écart lui ôtait pratiquement tout espoir de qualification pour les demi-finales en cas de victoire du Danemark face à la France, et la suite leur prouvera que leurs craintes étaient bien réelles.

© François Dasriaux
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