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CE Police : Merci pour tout
CE Police : Merci pour tout
20 Juin 2004 | International > CE Police

La France n’a pas réussi à gravir la dernière marche, elle était trop haute, l’armada du Dynamo Bucarest est restée invaincue sur la compétition.
Mais en produisant encore un jeu de grande qualité de cœur et d’engagement, les Bleus ont fini de conquérir le cœur du public Yonnais présent en masse dans la salle Omnisport.
Dommage car il avait la place pour faire un nouvel exploit, mais la puissance offensive roumaine aura eu raison de la grosse défense française.
Revenir de ces championnats d’Europe avec une médaille d’argent est déjà un exploit qu’aucune sélection France Police n’avait réalisé depuis 1992 avec une médaille de bronze.

France – Roumanie : 28 – 31 (Mi-temps : 14-16)

Comme à son habitude, la France commençait timidement la partie, un petit peu pataud en attaque, moins sur leurs jambes en défense, les Bleus se trouvaient rapidement mené de 2 buts. Il faut dire qu'en face, le futur joueur de Saint-Raphaël, Dan Rares Fortuneanu, faisait feu de tout bois à son poste de demi-centre pour mener brillamment l'attaque roumaine.
Si ce jeune joueur fut le bourreau des français sur la finale, il faut aussi admettre que visiblement le club de Jean Nita ne s'est pas trompé en jetant son dévolu sur ce diable de roumain.
Sauf que si les Roumains démontraient que leur attaque restait la meilleure du tournoi, il en n’était pas de même pour la défense.

Philippe Julia, un moment en échec commençait son show, Guillaume Szlendak achevait son épaule en en "envoyant" quelques belles, et Johnny Voss trouvait le chemin des filets, tandis que Bastien Cismondo trouvait les solutions en appui.
Les Bleus recollaient au score et s'engageait alors une furieuse bataille de "A toi, a moi" qui allait durer tout le long du premier acte.
Chaque équipe va prendre un petit avantage, en premier les hommes de Thierry mayeur qui vont mener 14-12 avec plusieurs balles de +3, mais Iulian Strat venait suppléer Mircea Iordan dans les buts pour le malheur de la salle.
Mettant en échec les tireurs français, il permettait à son équipe de faire la bascule en tête à la pause.


Dommage, car sur cette fin de première mi-temps, les Français avaient eu l'occasion de faire basculer la rencontre.
En loupant cette occasion, ils allaient, sans le savoir, tout simplement donner la rencontre aux Roumains, ou plutôt, ils allaient donner aux Roumains, l'opportunité de la prendre. Car sans conteste, ce ne sont pas les Français qui vont, en deuxième période, perdre le match, mais bel et bien les coéquipiers de Ion Mocanu qui vont la gagner.


De plus en plus impressionnants en attaque, serrant enfin leur défense autour du toujours redoutable "Mocky", les Roumains allait mettre la France au supplice. Arrivant même jusqu'à faire remplacer Jérôme Turchi par Rémi Stambouliyan. A ce moment de la partie, la Roumanie possédait 7 buts d'avance et on ne voyait pas comment les affaires tricolores pourraient se trouver à la hausse à la bourse de l'or.

Mais la rentrée de "Bouly" va au contraire donner un regain de gnac à cette défense.
En prenant le pas sur les tireurs des Carpates, l'ex de l'OM allait relancer ses couleurs et redonner de la voix à toute la salle.
Changement de décor, une mise en place offensive étonnante mais payante de la part du staff tricolore avec en base arrière un trio Cismondo - Desrumeaux - Julia qui mettait les grands gabarits roumains au plus mal. Et avec un gardien qui "pétait tout", une France qui petit à petit refait son handicap.
A revenir à 4 buts à 5 minutes de la fin et pouvoir envisager une fin monstrueuse.
Hélas encore 2 ou 3 arrêts de Strat, quelques munitions perdues par fatigue et la France venait mourir sur les talons des jaunes.


Dommage ? Oui parce qu'il y avait eu la possibilité de faire un exploit. Non, parce que la Roumanie sur le tournoi a largement démontré qu'elle était pratiquement intouchable. Seule une France exempte de toute maladresse aurait pu en venir à bout.
Mais après 5 matchs en 6 jours, les organismes bleus étaient un peu trop justes pour que l'on puisse leur demander une telle perfection face au demi-finaliste de la Coupe EHF.

En tout cas, chapeau messieurs, en plus d'avoir régalé le public Yonnais tout au long de la compétition, toute la troupe a su faire preuve d'une gentillesse et d'une disponibilité que beaucoup d'enfants de la Roche sur Yon garderont longtemps en mémoire.
Quelques-uns partiront, a l'instar de Jérôme Turchi qui a fait ses adieux sur le match, et qui aura fait couler beaucoup de larmes. Voir "Pépère" faire craquer toute la salle était certainement une des plus belles choses de cette finale.
Si ce groupe avec des départs, mais aussi certainement des arrivées, sait garder cet état d'esprit, il y aura de vrais lendemains de bonheur pour le handball policier français.
Il suffisait de voir comment les Bleus allaient être célébrés sur le podium pour en être sur et certain.
Tout le monde pouvait dire : "Merci pour tout, et surtout revenez-nous vite !" Pour paraphraser un gardien du groupe France qui fait plus d'1.90m, "On est des psycho-dingues ! Mais on est avant tout, des potes", et bien ça se voit et aussi ça se transmet sacrément vite !

Au plaisir messieurs, et encore une fois :
Merci pour tout !

Les autres matchs

Grèce – Norvège 34 – 36 AP (31-31)

La Norvège sera le 5° de ces Championnats d’Europe, en s’imposant après prolongations face aux Grecs, les Norvégiens ont quelque peu effacé leur déception de jeudi soir, mais cet accessit fut plus que dur à obtenir, en effet les grecs, malgré encore un gros déchet technique dans leur jeu, ont vraiment posé des problèmes à la puissance des Nordiques.
Dynamiques en diable et tentant en permanence leur chance sur du jeu simple à deux, les Hellènes sortent la tête bien haute de cet Euro.
Pour la Norvège une 5° place un peu triste au regard de leur début de tournoi, mais à l’inverse du Danemark, la Norvège n’a pas su faire progresser son niveau de jeu.

Allemagne – Danemark 33 – 31 AP (28 – 28)

Duel de cousins, de voisins pour cette petite finale, et pour avoir de droit de monter sur la « Caisse » les deux équipes se sont livrés une bataille au couteau.
En terme d’intensité de jeu ce match aura été jusqu’aux, comme le match précédent, prolongations. Encore un peu juste au niveau de l’attaque, les Allemands n’ont pas eu en face d’eux une défense du niveau de celle proposée par les Bleus la veille.
Heureusement pour eux car avec un peu plus d’application défensive, les Danois auraient pu plier le match dans le temps réglementaire.
Au lieu de cela, ils ont donné leur chance aux Allemands qui ne sont pas fait prier pour la prendre dans le temps additionnel.
Un dernier tir raté du Danemark et l’Allemagne empochait une belle médaille de bronze en lot de consolation de leur demi-finale perdue.

© François Dasriaux
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