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Metz saute sur l'occasion
18 Janvier 2005 | Europe

Un but d'avance à l'aller, six hier aux Arènes: les Messines ont brillamment décroché leur billet pour les huitièmes de finale de la Coupe de l'EHF. Une attaque retrouvée, une défense hermétique, tels sont les secrets de la réussite des championnes de France au mental et au physique très affûtés.

Ce match retour des seizièmes de finale de la Coupe de l'EHF a tenu toutes ses promesses. Indécis jusqu'à dix minutes du terme, il a finalement basculé en faveur des championnes de France. Logiquement, à force de courage pour remporter les duels âpres à tous les coins du parquet.

Contrairement à l'aller à Stockholm, cette fois les Messines ont haussé leur niveau en attaque. Oublié leur maigre 51% de réussite au tir. Hier, Isabelle Wendling et ses coéquipières ont donc fait nettement mieux: 31 buts sur 53 tentatives, un excellent 58,4 % est ainsi venu sanctionner leur allant (55,5 % à la pause) et leur prise d'initiatives et de risques. En face, Skuru a fièrement relevé le défi (13/18, soit 72,2 % en première période) pour descendre ensuite leurs stats: 25/46, soit 54,3 % au finish.

"Nous avons eu plus de réussite devant le but, malgré la valeur de leur gardienne, reconnaît Bertrand François. Et tout le monde a marqué." Néanmoins, le paradoxe se situe dans les trente minutes initiales durant lesquelles les Lorraines ont trouvé moins de solutions. "Sans doute, les filles étaient-elles contractées. Elles se sont mis la pression devant. Et on prend encore quelques contres, car on recule."

En seconde période, la double stricte imposée à Vesna Horacek et Sonia Ajaguin a, curieusement, ouvert des espaces dans lesquels se sont engouffrées Laura Orfèvres, Kathy Piejos ou encore les pivots et Christine Vanparys. Cette dernière a été remarquable par son sens du sacrifice: victime d'une luxation ouverte de l'index droit, sa blessure a été suturée il y a trois jours. Kiki a joué sous calmants et en serrant les dents. Extraordinaire! C'est ce que l'on appelle l'amour du maillot, la conscience professionnelle.

"Quelque chose à prouver"

La sortie de Ljungdahl-Rapp a également certainement pesé lourd dans le déroulement de la deuxième partie de la rencontre. Même si les Scandinaves n'ont pas cédé une once de terrain, les Messines ont livré un match plein et entier une heure durant devant un rival qui n'avait plus rien à perdre depuis sa défaite dans sa salle (23-24) la semaine passée. "Elles ont abattu crânement leur dernière carte", relève François qui la joue modeste, comme à son habitude.

L'entraîneur mosellan a d'ailleurs pu, fidèle à sa philosophie, faire tourner son collectif alors que l'enjeu était loin d'être gagné. "Tout le monde est dans le coup, explique-t-il. Tout le monde a besoin de temps de jeu et a quelque chose à prouver."

Hier soir, ce sont quatorze Messines qui sont allées au bout d'elles-mêmes, au bout de leur talent et de leur solidarité, pour décrocher leur billet pour les huitièmes de finale de la Coupe d'Europe. La valeur de Skuru relève d'autant leur performance. Deux victoires: il n'y a pas photo. Metz a largement mérité sa qualification, même si tout n'est pas encore parfait. Cette équipe-là peut aller loin. Elle en a l'envie et les moyens. Mais il est trop tôt pour rêver.

"L'objectif est atteint"

Isabelle Wendling: "Skuru n'avait plus rien à perdre et a tout essayé. Les Suédoises nous ont même présenté une défense plus haute qu'à l'aller, ce qui explique nos difficultés au début. Nous étions peut-être un peu contractées, car on n'était sûr de rien. Mais on s'est lâché..."

Lenka Cerna: "Je suis heureuse de cette qualification, car Skuru a lutté jusqu'au bout. On le savait. On s'y était préparé. Tout s'est joué dans les dix dernières minutes. C'était un match difficile. La victoire n'en est que plus belle."

Laura Orfèvres: "Ce genre de défense haute me convient. Je suis plus à l'aise dans les un contre un ou les feintes. Je m'attendais à une victoire plus large, mais nous ne sommes pas tombées dans le piège de nous dire "C'est chez nous, ce sera facile." Nous avons encore des points à régler en défense, mais l'important est que nous sommes conscientes de ces lacunes. On travaille pour avancer."

Delphine Guehl: "L'objectif est atteint. On a trouvé les solutions, on a enchaîné. Si la défense a parfois peiné, en revanche, en attaque, on n'a pas eu trop de problèmes."

METZ 31 SKURU 25

Palais omnisports des Arènes. Mi-temps: 15-13. Arbitres: MM. Sarajlic et Vukusic (Cro). 2 000 spectateurs. Penaltys pour Metz: Nitescu (50e); pour Skuru: Arfwidsson (19e, 37e, 41e, 57e, 59e). Exclusion à Metz: Guehl (22e); à Skuru: Ljungdahl-Rapp (13e, 33e, 38e). Carton rouge: Ljungdahl-Rapp (3x2'). Pertes de balle à Metz: 8; à Skuru: 9.

* METZ - Gardiennes: Cerna (1re à la 55e, 13 arrêts), Leynaud (56e à la 60e, 1 arrêt). Les marqueuses: Guehl (1/4), Kanto (1/2), Lannes (0/1), François (1/1), Orfèvres (7/8), Vanparys (3/8, dont 0 pen./1), Ajaguin (3/6), Piejos (2/3), Vogein (3/6), Wendling (2/2), Horacek (5/7, dont 0 pen./1), Nitescu (3/5, dont 1 pen./1).

* SKURU - Gardiennes: P. Löfberg (1re à la 60e, 13 arrêts dont 2 pen.), Ljungquist. Les marqueuses: Ljungdahl-Rapp (5/6), Arfwidsson (7/14, dont 5 pen./5), Viberg, Gustafsson (5/9), Karlsson (2/2), Ekström (2/3), Helgesson (0/3), Bang (3/4), A. Löfberg (0/3), Miezgova (1/3).

© Lionel Willems
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