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Canada : Bien au-delà du simple résultat sportif
Canada : Bien au-delà du simple résultat sportif
12 Février 2005 | International > Mondial

Même si l’équipe canadienne masculine n’a rapporté aucune victoire du Championnat mondial de handball en Tunisie, ce qu’elle a accompli va bien au-delà du simple résultat sportif.
Faisant le bilan du cheminement ayant mené 16 Canadiens, dont 14 Québécois, aux Mondiaux de handball, qui ont eu lieu à la fin janvier en Tunisie, Jacques Goulet, directeur des opérations de la Fédération canadienne de handball olympique, place cette expérience canadienne au rang des exploits remarquables que seule une vue d’ensemble sur les sports collectifs au pays permet d’apprécier.

« Si notre équipe de handball a réussi, après 27 ans d’absence, à retourner au Championnat du monde, auquel ne sont invitées que les 24 meilleures des 110 formations nationales de la planète, c’est parce que la Fédération canadienne a cru et investi dans un programme de développement junior en l’an 2000 qui a donné ses fruits en 2004. Ce sont les mêmes joueurs qui ont grandi ensemble. C’est le chemin parcouru pour s’y rendre, beaucoup plus que le sommaire des matchs, qui doit retenir notre attention. Au handball, la compétition est immensément plus forte que dans d’autres disciplines, moins pratiquées dans le monde, comme le patinage de vitesse, où il est moins difficile, pour nous Canadiens, de monter sur le podium », souligne-t-il, suggérant de ne pas limiter le bilan aux cinq revers subis par l’équipe canadienne en ronde préliminaire.

« Il faut savoir, donne à entendre celui qui a accompagné l’équipe en Tunisie, que 90 pour cent des joueurs présents aux Mondiaux sont des professionnels, qui disputent de nombreuses parties internationales, appuyés par des budgets sans aucun rapport avec les nôtres. Nos attentes étaient modestes et les défaites prévisibles ».

Selon lui, les sports collectifs sont les parents pauvres de l’aide financière accordée par le gouvernement canadien au sport amateur. Aux quelque 52 000 dollars attribués par Sport Canada à la Fédération canadienne, plus une somme additionnelle de 90 000 $ (provenant de l’augmentation de 10 millions $ des fonds consacrés aux athlètes en septembre dernier) , il faut ajouter un montant de 18 000 $ du commanditaire Adidas qui est venu soutenir l’équipe en Tunisie et une contribution personnelle de 3 000 $ de chacun des joueurs.

« Quand on fait le total, constate Jacques Goulet, on est loin du budget de 1,4 million $ de l’équipe brésilienne qui s’est classée seulement trois positions devant nous. Mais cet argent a permis, depuis un an, d’aller chercher cinq victoires au Championnat NORCECA au Mexique en mai 2004 et une qualification aux Championnats panaméricains au Chili et de participer à un tournoi préparatoire en Hongrie avant les Mondiaux. Ce fut une année faste où l’argent a été bien investi.

« Ce n’est toutefois pas dans la culture canadienne de donner la priorité aux sports collectifs. Outre le hockey, aucun sport collectif canadien ne s’est démarqué sur la scène internationale au cours des dernières années. On préfère privilégier le sport individuel.  Dans ces conditions, il faut être humble dans nos attentes et savoir reconnaître l’effort et l’accomplissement à l’intérieur des paramètres que notre société a choisi d’établir. En d’autres termes, on a les résultats qu’on mérite ».

Reste que, selon lui, la délégation canadienne aura réussi, par sa seule présence au Championnat du monde, à offrir une nouvelle visibilité au handball et, surtout, à faire la promotion de l’activité physique.

« C’est pour ça qu’il faut conclure que le bilan de notre voyage en Tunisie est positif. Sherbrooke accueillera en 2006 le Championnat du monde juvénile de handball féminin et nos récents accomplissements ne sont pas étrangers au choix effectuée par la Fédération internationale.

« On parle beaucoup de santé au Canada. L’activité sportive est certes l’un des meilleurs moyens de rester en bonne santé et faire la promotion du sport ne peut être que bénéfique. Je ne sais pas si c’est la participation qui amène l’élite ou si c’est l’élite qui amène la participation mais une chose est certaine : il faut investir dans l’un et dans l’autre ».

Source : Jean-Pierre Boisvert - Sportcom - Canada

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