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LDC M:  Gonzalez - Dujshebaev, l'élève a-t-il rattrapé le maître ?
LDC M: Gonzalez - Dujshebaev, l'élève a-t-il rattrapé le maître ?
25 Avril 2019 | Europe > Champion's League

Dernier quart de finale en Ligue des Champions masculine, ce samedi à 18h00, le Paris St Germain se déplace en Pologne, dans l’antre de Kielce. Un duel qui promet d’être intense, théâtre épique pour deux fins stratèges du hand européen. D’un côté l'hôte parisien Raul Gonzalez face à son ancien mentor à Ciudad au début des années 2000, Talant Dujshebaev. A quelques heures de la 1ère manche de ce grand rendez-vous, l'Hispano-russe de Kielce a accepté de répondre à nos questions.

par Yves MICHEL


Après le fiasco nantais face à une équipe de Barcelone qui ne s’est jamais départie de son sérieux et de la maîtrise qu’elle a eue sur le match de mercredi compromettant la qualification du "H" au Final Four, les chances françaises pour Cologne vont désormais surtout reposer sur le PSG. Les Parisiens ont rendez-vous avec leur destin une 1ère fois ce samedi sur le coup de 18h, à Kielce en Pologne avant de retrouver leurs mêmes adversaires, la semaine suivante, le dimanche 5 mai à Coubertin (17h).

Depuis que le PSG version qatari dispute l’épreuve européenne, c'est la 3ème saison que les deux équipes sont opposées. En 2016, carrément en demi-finale à Cologne où les Polonais s’étaient imposés de deux longueurs (28-26) et l’an dernier en quarts, où ils avaient eu du mal à exister, laissant le verdict à Nikola Karabatic et ses partenaires (+6 à l’aller à Kielce et +3 au retour porte de St Cloud). Ce qui change fondamentalement cette année, c'est le face à face des entraîneurs. D’un côté, le presque inamovible Talant Dujshebaev à la tête de l’équipe polonaise depuis janvier 2014, de l’autre, Raul Gonzalez, arrivé cette saison dans la capitale. Les deux hommes se connaissent parfaitement, ils ont même réalisé un bout de chemin ensemble à l’époque de Ciudad Real puis Atletico Madrid, pendant huit saisons, le Parisien comme adjoint du 1er où ils auront dans leur effectif, Didier Dinart, Luc Abalo, Jérôme Fernandez et Xavier Barachet. 

Il nous a semblé intéressant de solliciter cet entraîneur aussi atypique qu'attachant. Nous ne remercierons jamais assez Magda Pluszewska, l’attachée de presse de PGE Vive Kielce d’avoir joué les bons offices.

Talant, pour les deux clubs, la Ligue des Champions commence-t-elle au niveau de ces quarts ?
Je ne vais pas répondre pour Paris mais pour nous, non. Elle a vraiment débuté en 8ème lorsque nous avons éliminé Motor Zaporozhye. Cela n’a d'ailleurs pas été si facile que cela.

Est-ce particulier de rencontrer le PSG ?
Pas vraiment. En début de saison, j’ai tout de suite pensé que Paris et Barcelone termineraient en tête de leur groupe et qu’il y aurait une opportunité de retrouver le PSG. J’avais vu juste. Vous dire que nous aurions aimé un autre adversaire, n’est pas peu dire.

Et est-ce que c’est spécial de retrouver Raul Gonzalez ?
Le temps a fait son œuvre. Ce n’est pas la 1ère fois qu’on va se retrouver en face l’un de l’autre, à la tête d’une équipe. La 1ère fois que ça a eu lieu (en quarts de finale de la LDC en avril 2015, Talant avec Kielce avait battu le Vardar de Raul sur les deux manches), là c’était particulier. Mais ensuite, nous avons eu l’habitude d’affronter le Vardar Skopje donc c’est devenu presque normal. Ces deux équipes ont souvent joué les 1ers rôles. Là, c’est sa 1ère année à Paris. Je ne sais pas comment on va réagir mais je le confirme… lorsqu’on s’est affronté pour la 1ère fois, c’était plus émouvant. 

Vous partagez une histoire commune à Ciudad. Cela fait partie des bons souvenirs ?
Bien entendu. Mais bon… les souvenirs. J’adore Fabio Capello (grand joueur mais surtout entraîneur de foot passé par l’Italie et l’Espagne de la fin des années 90 au début 2000), il a dit une fois, qu’il ne fallait pas vivre pour le passé mais pour l’avenir. Je suis tout à fait d’accord. Je me remémore très bien cette époque mais je ne m’y raccroche pas.

Vous avez vu Raul progresser en tant qu’entraîneur. L’élève a-t-il dépassé le maître ?
Ah mais je ne considère pas Raul comme mon élève ! C’est mon ami et je dirais même mieux, c’est mon frère !

Y’a-t-il quand même du Talant Dujshebaev en Raul Gonzalez ? Y-a-t-il des éléments de ressemblance ?
A vrai dire, je n’en sais rien. Chacun a sa personnalité. Mais comme je n’aime pas parler de moi, si vous voulez que je vous dise qui est le meilleur, qui est le moins bon, je n’y arriverai pas (sourires).

Qui part favori dans ce face-à-face entre Kielce et Paris ?
(Sans hésitation) Paris bien-sûr ! Cela va de soi. Je le disais avant même que la saison ne débute. Je pense qu’au même titre que Barcelone, le PSG peut remporter la Ligue des Champions. Et juste derrière, je vois Pick Szeged. Mais je vous rassure, nous allons défendre nos chances et nous ne faciliterons pas la tâche de Paris.

La pression est plutôt sur Paris ou sur Kielce ?
Ecoutez, il est normal que nous ayons aussi de la pression sur les épaules. Le club a un statut à défendre et nous avons déjà gagné l’épreuve. Mais je le répète, Paris est favori et cela nous décharge un peu Nous avons actuellement quelques joueurs blessés (Dani, son fils cadet out jusqu'à la fin de saison suite à une rupture des croisés - Michal Jurecki, fracture métacarpienne - Julen Aguinagalde incertain en délicatesse avec une cheville) et certains matches ne se sont pas déroulés comme je l’aurais voulu. Mais tout est remis à plat sur ces quarts avec donc une chance de passer.

A ce sujet, le double succès du PSG l’an dernier en quarts est-il important pour le contexte ?
Quelques mois ont passé, quelques joueurs ont changé, cela peut être différent. D’ailleurs, je l’espère ! Et puis Omeyer nous avait fait beaucoup de mal chez nous (sourires) 

Il y a beaucoup de rumeurs concernant les difficultés financières de Kielce. Vous-même vous avez cédé une partie de votre salaire et lancé un appel aux sponsors. La situation s’est-elle améliorée ?
Je suis très content que la question soit posée. J’ai trouvé naturel d’aider mon club, les joueurs ne nous ont pas lâchés et les sponsors ont apporté leur contribution. Tout est rentré dans l’ordre.

Barcelone et Paris s’intéressent à Luka Cindric. Le laisseriez-vous partir avant la fin de son contrat en 2021 ?
Je ne change jamais de position à ce sujet. Je suis entraîneur d’une belle équipe avec des joueurs engagés du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante. Il peut toujours arriver un moment où l’un d’entre eux émette le souhait de nous quitter. J’ai toujours dit que je ne forcerai jamais quelqu’un à rester contre son gré. Actuellement Luka est à Kielce, il est dans mon effectif et je compte sur lui jusqu’au 30 juin.

Et s’il veut partir avant 2021 ?
J’ai répondu à la question, non ? (sourires)

Vous avez recruté Nicolas Tournat pour 2020. Là aussi, désirez-vous le voir arriver plus tôt ?
Non, nous respecterons ce qui a été décidé. Nous sommes ravis de l’avoir avec nous et croyez moi, nous l’accueillerons très chaleureusement.

Raul Gonzalez est à Paris, Didier Dinard à la tête de la sélection, du trio de Ciudad, vous êtes le seul à ne pas avoir un lien avec la France. Cela vous intéresserait-il de travailler chez nous ?
(rires) Bien-sûr pourquoi ? Mais pour le moment, je suis satisfait de ce que j’ai et du projet que je dois mener ici. Mon contrat court jusqu’en 2023, je me sens bien à Kielce, j’espère que j’arriverai jusqu’au terme et que même je le dépasserai. Si je dois choisir une autre orientation et qu’à la fin de ce contrat, il y ait une opportunité, pourquoi pas ? Je connais et j’aime la France. C’est un pays de handball, ce n’est pas un problème pour moi ! (sourires)

Quel est votre carré gagnant pour Cologne ?*
A l'entame de la saison, j’aurais dit: Paris, Barcelone, Szeged et Kielce. Bon, vous avez remarqué qu’il y a un souci car ce sera soit PSG, soit nous. Nous sommes à notre réelle place puisque nous n’avons pas terminé 2ème ou 3ème de la phase de groupe. Vous voulez vraiment que je donne un pronostic ? Sans animosité parce que je respecte vraiment tous les clubs, je dirais Barcelone, Szeged, Veszprém et 50/50 entre Kielce et Paris. Ce sera mon dernier mot (sourires).

* l’interview a été réalisée avant les quarts de finale aller dont voici (plus bas) un récapitulatif des résultats et Talant Dujshebaev n'a pas vu venir l'écrasante domination du Vardar ce jeudi soir, face à Szeged (31-23). Le technicien "polonais" devra donc peut-être revoir son pronostic.


                                         Alex et Talant, le père et le fils unis pour le même objectif

Quarts de finale aller de la LDC masculine
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreDateStats
Flensburg (All)Veszprém (Hon)222824/04>>
Nantes (Fra)Barcelone (Esp)253224/04>>
Vardar Skopje (Mac)Szeged (Hon)312325/04>> 
Kielce (Pol)Paris (Fra) à jouer 27/0418h00 

Animés par la paire Kristopans (futur PSG) - Karacic (8/12 chacun), les Macédoniens de Vardar Skopje sont les seuls pour le moment à s'être imposés à domicile (31-23) face à Szeged. Reste à savoir si les Hongrois ont la capacité de renverser la tendance et remonter cet écart de huit buts. C'est quand même fort peu probable voire impossible.

© Yves Michel
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