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Proligue: Cesson et Limoges frôlent la correctionnelle, Sélestat au RSA
Proligue: Cesson et Limoges frôlent la correctionnelle, Sélestat au RSA
12 Octobre 2019 | France > ProLigue

C’est ce qui fait en ce début de saison le piment de ce championnat de Proligue. L’indécision et surtout qu’aucun résultat n’est acquis à l’avance. A l’issue de cette 5ème journée, le constat est criant. Deux succès à domicile (pour Nice et Nancy face à Dijon et Strasbourg), un nul inespéré pour Cesson face à Cherbourg et pas moins de quatre victoires à l’extérieur. Notamment celle de Saran à Sélestat qui permet aux Loiretains de remonter au classement. En revanche déception du côté des Alsaciens. Malgré les propos apaisants mais sans concession de leur président, ils ont du souci à se faire dans leur capacité à aborder les rendez-vous importants.

par Yves MICHEL

A Sélestat, on n’a pas l’habitude de tirer des conclusions trop hâtives. Trois points récoltés après cinq journées et déjà 7 d’écart avec Limoges en tête du classement, mais personne ne veut céder à l’affolement. L’enchaînement de deux bons résultats (net succès sur Strasbourg et nul à Cherbourg) avaient laissé quelques satisfactions, seulement voilà, pour être régulier, il faut rester dans le projet de jeu et ne pas laisser l’initiative à l’adversaire. C’est ce que ce vendredi soir, les Alsaciens n’ont pas compris face à une équipe de Saran qui voulait sortir de l’inconfort dans lequel elle s’était glissée depuis le début de la saison avec seulement un succès à son actif. Sélestat a pris le match par le mauvais bout, se faisant rapidement distancer et courant après le score durant tout le 1er acte (13-18 à la pause). Un seul arrêt de gardien (Perisic) contre sept pour Sierra en face, un Romulad Kolle de feu (6/6) dans le camp loiretain à qui Thomas Cauwenberghs (notre photo de tête) donnait seul la réplique (5/7). Le huis clos des vestiaires a produit ses effets puisqu’à la reprise, les joueurs de Christophe Viennet ont réagi comme il le fallait, remontant leur handicap en sept minutes (20-19). Dès lors, tout était permis. Seulement, voilà… « C’est difficile de gagner un match lorsqu’on ne joue que vingt minutes peste Christian Omeyer, le président du SAHB. En ce début de seconde mi-temps, on a mis un surcroît d’activité, beaucoup plus d’agressivité, ce qui nous a permis de passer devant et d’être à +2 (25-23) à moins d’un quart d’heure de la fin. On y croyait vraiment et sincèrement, il y avait la place pour maintenir notre avantage. Malheureusement on est retombé dans nos travers. Sans doute liés à la débauche d’énergie dont on a fait preuve pour revenir au score. » Saran a laissé intelligemment passer l’orage en recollant au wagon et en évitant que l’hémorragie ne se poursuive. Pertes de balle, tir sur le poteau, exclusion temporaire de Nicolas Minne au plus mauvais moment, Sélestat a même reperdu de la distance et s’est retrouvé dans une situation inextricable dans le money-time (25-32 à la 57ème). Et l’écart n’a fait que se creuser jusqu’à l’ultime buzzer (28-35), Valentin Kieffer un ancien de la maison alsacienne entré au relais de José Manuel Sierra, mettant en échec quelques-uns de ses anciens partenaires. « On n’a vraiment pas abordé le match comme il le fallait, poursuit Christian Omeyer.  En Proligue où tous les matches sont compliqués, il faut être plus vigilant. 18 buts encaissés en 1ère, c’est déjà trop. Sur ce début de saison, on se doutait que ce serait difficile, surtout en rencontrant des prétendants aux play-offs. Il ne faut pas qu’on se cache derrière ça parce qu’on n’ira pas très loin. Ce vendredi, je le répète, il y avait moyen de faire un peu mieux, maintenant, on va affronter des équipes qui ont un budget inférieur mais qui ne nous feront aucun cadeau. Donc je dis, qu’il va falloir resserrer les rangs, ne pas céder à la panique mais on ne pas se permettre de ne jouer qu’une partie du match. Il va falloir être plus constant dans la durée comme on a su le faire contre Strasbourg. On n’a plus trop le droit à l’erreur dans les rencontres qui vont suivre. » Il n’y a certainement pas le feu dans le camp sélestadien mais le déplacement la semaine prochaine à Dijon est déjà capital. Quant à Saran, ce succès ouvre l’appétit mais Matthieu Drouhin et ses partenaires savent que l’équilibre est précaire et que pour remonter au classement et s’installer dans une zone plus confortable, il faudra confirmer. La réception de Nancy dans une semaine peut être considérée comme un véritable test voire une épée de Damoclès.

Le diaporama photos de Sélestat - Saran par Fabien Jordhery


Limoges prétend à rejoindre le plus haut niveau, le groupe a été composé dans ce sens mais de semaine en semaine, les hommes de Tarik Hayatoune devront franchir les écueils et déjouer les pièges. A Billère, tout était réuni pour le parfait traquenard. Un univers sépare les deux équipes. Et pourtant ! Au terme d’une prestation dont ils n’ont pas à rougir, les Béarnais ont bien failli faire vaciller l'actuel leader du championnat. Si Limoges grâce notamment à son ailier droit Yannis Mancelle et son gardien Denis Sedarevic a fait la course en tête durant 25 minutes, Billère a pris le contrôle des opérations peu avant la pause et l’a gardé jusqu’à l’entrée du money-time menant au plus fort de trois longueurs (21-18 à la 46ème). Le trop grand nombre de pertes de balle aurait pu être fatal aux Limougeauds qui dans le second acte ont surtout bénéficié de la vigilance de Yassine Idrissi (9 arrêts). Dans le final, ils ont fait la différence en mettant à profit les erreurs de leur hôte et grâce à un nouveau succès (24-26) poursuivent leur périple sans faute avec cinq victoires en autant de match. Billère qui est toujours à la recherche de son 1er succès à domicile aurait mérité certainement mieux.

C’est le point du match nul (26-26) mais surtout des regrets qu’a ramené Cherbourg de sa courte escapade à Cesson. Les joueurs de la Manche ont fait le plus souvent la course en tête (23-26 à la 57ème) avant d’être rattrapé par leur adversaire dans ces dernières minutes grâce notamment à deux réalisations de Mathieu Salou et de Sajad Esteki (photo ci-dessus) à 17 secondes du terme. L’Iranien, en retrait une semaine plus tôt à Limoges pour sa véritable entrée dans l’équipe après une lésion musculaire qui lui avait fait louper le début de saison, a plutôt rassuré ceux qui l’avaient recruté en inscrivant huit buts équitablement répartis sur les deux périodes. En face, Cherbourg malgré l’efficacité du gardien Sven Horvat (14 arrêts) et l’efficacité de l’arrière ukrainien Gunko  (8/9) aurait pu tuer tout suspens et espérer un meilleur résultat sans les 16 pertes de balle (le double par rapport à son vis-à-vis) qui lui ont été fatales. Cesson revient de loin mais traverse une période difficile après son revers à Limoges. La Proligue est un tout autre championnat où face à un concurrent qui arrive de l’élite, les adversaires n’ont pas grand-chose à perdre.

Le diaporama photos de Cesson-Cherbourg par Philippe Riou

Dijon a sans doute oublié que les matches même en Proligue duraient 60 minutes. Jusqu’au dernier quart d’heure, tout allait plutôt bien pour les Bourguignons. Face à Nice, ils avaient progressivement pris l’avantage. Franchement jusqu’à la pause (11-14) grâce notamment à l’efficacité de Virgile Carrière en attaque (4/4) et à l’efficacité de Wassim Helal dans les cages (9 arrêts dans ce 1er acte). Les deux acteurs fétiches de ces trente 1ères minutes ont été moins en réussite par la suite, les Azuréens n’ont rien lâché et même si leurs gardiens sont restés très peu convaincants, la fin de match leur a été favorable (28-26). Ils ont été tout simplement moins maladroits que leur adversaire qui a trop laissé de ballons en route pour pouvoir prétendre à mieux.  



Pontault est décidément sur courant alternatif. Une maille à l’endroit, une maille à l’envers. Si la semaine dernière, la réception de Nice avait été un échec, le déplacement à Valence a cette fois, été plutôt bien négocié. Les Seine-et-Marnais ont montré plus de rigueur, plus d’application et malgré une entame des plus poussives (5-2 à la 5ème) ils ont pris l’ascendant grâce à l’homme en forme du moment, Hamza Kablouti (notre photo). L’arrière tunisien a beaucoup tenté (14 tirs) et a mis juste ce qu’il fallait (8 buts) pour être efficace. En 2ème période, Valence qui a pu revenir à deux buts à l’entame du dernier quart d’heure, a trop perdu de ballons pour espérer mieux. Au final, l’addition est lourde (28-36). Les Drômois qui avaient bien débuté, rentrent progressivement dans le rang.


Adrien Claire comme tous les Bisontins a buté sur le gardien massicois Nicolas Gauthier

Métronomique  et surtout en pleine réussite Nicolas Gauthier ! Le gardien que Handzone avait mis en valeur avant le début de cette 5ème journée de championnat n’a pas sombré dans la suffisance. Bien au contraire ! Avec Massy qui se déplaçait à Besançon, il a réalisé sa meilleure prestation dans les cages. 24 arrêts (dont 13 en seconde période et 3 pénaltys sur 4) qui confortent sa 1ère place en tête du classement des meilleurs portiers de Proligue (82 parades en à peine 5 sorties !). Tout en maîtrise pour la formation dirigée par Jérémy Roussel qui a distancé son adversaire dès la 5ème (3/5) et ne lui a laissé aucun répit même si à la pause rien n’était décidé (13-14). Sauf que Besançon a totalement craqué dès la reprise encaissant un 0-4 en moins de 7 minutes. Dans ce contexte avec en face, un gardien en état de grâce, les Francs-Comtois ne sont jamais revenus et l’écart n’a fait que se creuser. Fait significatif, Abdou Mané, d’habitude si efficient, est resté en retrait (4 buts sur 14 tentatives), Brice Aillaud n’a pas été plus en réussite (2/9) tout comme le nouveau venu Xavier Labigang (1/5). L’addition aurait pu être plus corsée si Artur Adamik ne s’était pas illustré dans les buts bisontins. Treize arrêts qui auraient pu valoir au Tchèque les félicitations du jury. Mais ce vendredi, la prestation de Nicolas Gauthier a tout éclipsé !

Vingt minutes. C’est ce qu’il a fallu à Nancy pour se débarrasser de Strasbourg et trouver des solutions face à la réussite d’un intenable Xavier Moreau (4 buts en 13 minutes). Jusque-là, les Alsaciens avaient fait le nécessaire pour mettre le doute dans la tête des Lorrains (8-10 à la 17ème). Et puis d’un coup, lorsque surtout Obrad Ivezic (notre photo - 11 parades en 1ère, 19 au total) a commencé à sortir ses muscles et surtout montrer son expérience dans les bois, le vent a tourné. Les attaquants strasbourgeois sont devenus subitement muets à l’inverse de leurs vis-à-vis et à la faveur d’un 8-0 en moins de dix minutes, les Nancéens se sont envolés. Ils se sont pourtant offerts une petite frayeur peu après la reprise (20-18 à la 37ème) mais Strasbourg qui n’a jamais rien lâché, n’a jamais pu revenir à hauteur de ses hôtes. Avec neuf chacun, Yann Ducreux pour Nancy et Xavier Moreau pour les Alsaciens se sont livré un beau duel à distance. Mais Ivezic est le grand bonhomme du succès lorrain (31-27).

Journée 5
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreMTStats
ValencePontault-Combault283614-18>>
BesançonMassy202712-13>>
BillèreLimoges242614-13>>
CessonCherbourg262614-14>>
NancyStrasbourg312717-11>>
NiceDijon282611-14>>
SélestatSaran283513-18>>
Prochaine Journée | Journée 6
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreDateStats
BillèreCesson 18/10 
CherbourgNice 18/10 
DijonSélestat 18/10 
StrasbourgValence 18/10 
LimogesBesançon 18/10 
SaranNancy 18/10 
Pontault-CombaultMassy 18/10 
PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Limoges1055001421225 
2Massy854101451223 
3Cesson753111281150 
4Pontault-Combau.653201361271 
5Cherbourg551131281250 
-Nancy552211341371 
-Nice552211231362 
8Saran452301441371 
-Valence45230136137-3 
-Strasbourg45230137141-1 
11Dijon35131125132-1 
-Sélestat35131136144-1 
-Billère35131126134-1 
-Besançon35131116147-2 


© Yves Michel
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