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Les filles du docteur Weizman n'ont toujours pas abdiqué
Les filles du docteur Weizman n'ont toujours pas abdiqué
26 Mai 2019 | France > Coupe de France

Et de neuf pour le Metz Handball ! Absentes de la finale de la coupe de France la saison passée, les Lorraines ont rapatrié le Trophée à la maison. Elles détiennent d'ailleurs le record de victoires dans cette compétition comme celui en championnat de France (23) et feu la coupe de la Ligue (8). A la tête du club depuis quatorze ans, Thierry Weizman occupe la double fonction de président et de médecin. Entretien avec un personnage incontournable du hand national.

par Yves MICHEL, à Bercy

Elles le lui rendent bien toutes ces filles qu'il a vu défiler au moins depuis 2005 lorsqu'il a pris la présidence du Metz Handball. Des jeunes aux plus anciennes, le président est aussi le doc' et il peut ainsi veiller au plus près, depuis le banc à leur bien-être. Ce samedi, à l'issue de la finale remportée haut la main par les "Dragonnes" face à Brest (voir ICI), on l'a même vu esquisser plusieurs sourires de satisfaction.

L'équipe de Metz a-t-elle dépassé le temps où elle faisait des jaloux ?
Sincèrement, je crois qu'on n'est plus sur cette notion de jalousie. Je suis d'abord très content parce que c'est la récompense d'un travail de longue haleine, ce n'est pas en claquant des doigts qu'on décide dêtre champion de France ou qu'on décide de gagner une coupe. Cela valide le travail de beaucoup de gens, de Manu et son staff et d'un groupe exceptionnel.

C'est là votre grande satisfaction ?
Oui et même au-delà. La formation par exemple, est validée. On joue des matches avec plus de la moitié des joueuses formées à Metz donc c'est exceptionnel, c'est vraiment ce qu'on voulait faire et cela produit ces effets.

Face à la course à l'armement, c'est la seule façon pour s'en sortir non ?
C'est sûr que ce n'est pas financièrement parce qu'on n'a pas les moyens de lutter contre certains.

On voit à travers Brest par exemple, que l'argent ne fait pas tout...
C'est vrai. Je crois que ce qui paie, c'est le travail sur le long terme.

Et cela ne vous empêche pas de tout râfler, du moins sur le sol français...
Permettez moi de ne pas être déçu pour les autres... Je suis content pour les miennes, pour ma famille du club et puis, on ne fait pas notre chemin en fonction de ce que font les autres. Ils ont une façon de faire, suivent leur modèle, nous, on continue dans la voie qu'on s'est tracée basée sur le travail et la formation, un point c'est tout. Et quand on remporte quelque chose, on a le sentiment que cela nous conforte dans le choix qu'on a fait.

La Coupe et avant le championnat, ce n'est pas rien !
Oui mais bon, on ne nous a pas fait de cadeaux. On a joué des matches très engagés, on a été accroché à Toulon, il a fallu se sortir les tripes face à Nantes, on a eu du mal à Besançon, c'est un travail de tous les instants. Quand on fait le bilan, on se dit, il y a eu pas mal de succès mais quand on vit au jour le jour avec le groupe, on mesure encore un peu plus la difficulté.

Et quand on a approché cette Ligue des Champions de si près au Final Four...?
On a envie d'y revenir le plus vite (sourires). Tout ce qu'on a fait l'année dernière, c'était pour arriver au Final Four, vraiment. On avait le quart de finale en ligne de mire aussi... et là, on a encore plus envie d'y retourner. Il y a deux ans, je dirai pour plaisanter, on a loupé un match celui de Bucarest, cette année, on a raté une mi-temps, donc la saison prochaine, si on retient la leçon et on progresse, on doit être capable d'aller en finale. Mais la route est tellement longue, c'est tellement compliqué que je vais reprendre une expression du football: on va voir match après match. L'envie d'aller en finale a commencé par le titre de championne de France parce qu'on savait que si on ne le gagnait pas, on n'avait pas les moyens comme Brest, de demander une wild card. Et puis beIN sport retransmet le champion de France et pas forcément le 2ème, il faut payer pour ça.

On en revient au pouvoir de l'argent
Ben oui, c'est comme ça ! Je n'ai pas grand chose à dire sur le sujet. Je reste serein face à ces choses-là. Mais je le répète, le fait de vouloir aller au Final Four a commencé par la conquête du titre contre Nice et va maintenant continuer avec le 1er tour puis le tour principal qu'il faudra bien négocier pour aller en quarts etc, etc... dans l'espoir d'atteindre le carré final. Ce n'est pas un sentiment de vengeance mais on veut montrer qu'on est capable de faire encore mieux.

Vous êtes le seul président à suivre les matches en tant que médecin de l'équipe, est-ce une situation privilégiée ?
Je ne vous laisserai pas dire cela, il n'y a pas un président sur le banc mais un médecin !

Mais vous êtes quand même le président ! Voyez-vous le match d'une autre façon ?
J'ai à certains moments des dollars dans les yeux en me posant la question, est-ce que celle-là on la prend... je sais que cela peut me faire tant et tant, au niveau de la ville de Metz, pour les contrats d'objectifs, la masse salariale, etc... et quand on se qualifie pour le Final Four, je me dis, bling bling, on va toucher un petit pécule, j'ai des choses comme ça qui me viennent à l'esprit mais je reste dans mon rôle. Autant il y a quelques années sportivement puisque j'ai été joueur de D1 de 1977 à 1980, j'avais envie de m'immiscer un peu, autant là, le handball féminin a complètement évolué et puis en plus avec le technicien que nous avons, je me garderai bien de donner mon avis. Et puis en tant que médecin, il me faut rester concentré, prêt  à bondir au moindre bobo (sourires).

© Yves Michel
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