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Euro U19F : les Bleuettes veulent tenir leur rang
Euro U19F : les Bleuettes veulent tenir leur rang
10 Juillet 2019 | International > Juniors
Tenante du titre de la catégorie, la France entame jeudi l’Euro U19 dans la position d’outsider, avec une équipe jeune qui ne demande qu’à grandir durant la compétition hongroise.

C’était il y a deux ans à peine, un triomphe européen face à la Russie (31-26) pour un premier titre des équipes de France féminines jeunes. Mais le renouvellement fait que la comparaison n’a pas lieu d’être et, à partir de jeudi, ce sont de jeunes Bleuettes qui vont croquer dans le Championnat d’Europe U19, à Györ (Hongrie). «La génération précédente recelait de joueuses qui commençaient à mettre le nez en D1, rappelle Eric Baradat, le sélectionneur, qui énumère un 7 majeur étiquetté « LFH » avec Mauny et Deba aux ailes, des arrières polyvalentes comme Nocandy, Sagna, Blonbou ou Ekoh, et une Depuiset déjà vue avec Toulon dans les cages. Là, la caractéristique de cette génération 2000-2001 est d’être composée essentiellement de 2001, car c’est là que se situent les meilleurs potentiels pour le renouvellement de France A selon moi. » 

Cette fois, seules la pivot Adja Ouattara (11 matchs avec Paris 92), pas encore majeure, la gardienne Floriane André (8 matches avec Nantes, lire plus bas) et l’arrière Laura Lasm (18 matches avec Dijon) ont vraiment goûté à l’élite.


Le problème posé, reste à évaluer les forces en présence, afin de savoir ce que peuvent espérer ces Bleuettes. Le tournoi des Quatre nations, disputé le week-end dernier au Portugal, a donné quelques enseignements avec une défaite face aux locales (26-28) sans certaines joueuses, rentrées en France pour les oraux du bac, un nul face à l’Espagne, futur vainqueur (20-20), et une victoire face aux solides Allemandes (27-19). La défense, « en 0-6 ou en 1-5 de zone » avec Ouattara devant, a donné quelques garanties, en particulier face au voisin germanique. Le jeu en transition, lui, reste un axe de progrès. 

« C’est l’axe fort, la recherche de verticalité, de profondeur, expliquait Baradat au début de la préparation. On manque de puissance physique et de savoir-faire dans le maniement du ballon, donc ce sera un peu poussif en attaque placée. Pour compenser cela, dans l’immédiat, le programme est d’améliorer notre défense et le changement de statut. »

Tout ça pour quoi ? « Quand tu es la France, avec ce qu’a fait le handball français, tu ne peux pas te permettre d’aller sur une compétition juste pour dire bonjour, tu es obligatoirement une nation majeure », sait le coach. Passer le tour préliminaire apparaît comme le minimum. Pour cela, il faudra finir parmi les deux meilleurs en affrontant la Slovaquie (jeudi), la Slovénie (vendredi) et la Russie (dimanche). « La Slovaquie est une bonne équipe, on va en baver au premier match, prévient le Béarnais. C’est un match capital. Ensuite, j’ai la sensation que la Slovénie est un ton un peu en dessous. Quant à la Russie, elle joue le titre. L’objectif est de gagner les deux premiers matches, et à partir de là inverser les rapports de force, que ce soit face à la Russie ou au tour principal avec le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas ou la Croatie. » 

Autant d’adversaires de qualité qui semblent barrer la route des demi-finales européennes pour la France, « dont il faut plus attendre au Mondial (l’an prochain) qu’à l’Euro », dixit Baradat. Mais d’ici là, autant apprendre en gagnant pour les coéquipières de la Fleuryssoise Suzanne Wajoka.


Floriane André : « On arrive avec beaucoup d’énergie »

Avec Adja Ouattara et Laura Lasm, la gardienne Floriane André fait partie de celles qui ont vraiment goûté à l’élite la saison dernière. A dix-neuf ans, la Nantaise au gabarit intéressant (1,84m) détient même le titre honorifique de meilleure gardienne au pourcentage d’arrêts (pour les gardiennes ayant effectué plus de 10 arrêts), avec 38% de réussite en 8 matches (36/96). Elle devra être une joueuse majeure du collectif français pour faire durer le voyage.

« Comment abordez-vous cette compétition ?
On est arrivées un jour avant, ce qui nous permet de bien nous préparer pour le match d’ouverture, avec beaucoup de travail vidéo en amont. On arrive avec beaucoup d’énergie et d’envie dans cet Euro. On a toutes vécu la 10e place mondiale l’an dernier, avec beaucoup de frustration, et on a vraiment envie de faire quelque-chose ici. Comme le dit Eric (Baradat) : il faut faire la meilleure place qu’on peut + une !

Avec un premier match décisif face à la Slovaquie…
Ce premier match peut être piège, tout le monde arrive requinqué et avec l’envie de faire quelque-chose. L’équipe qui perd là va être obligée de battre la Russie pour espérer se qualifier au tour principal ensuite… C’est une équipe à notre portée mais il ne faut pas qu’on tombe dans la facilité, on doit donner le maximum.

Que retenez-vous du tournoi des 4 nations, disputé le week-end dernier ?
On est montées en puissance tout au long du tournoi, on a su affronter la difficulté et voir ce qu’on pouvait donner dans des vrais matchs, avec une vraie opposition. Le dernier match contre l’Allemagne a pu nous rassurer, alors que les deux premiers c’était pas trop ce qu’on voulait produire. Défensivement, ç’a été un autre combat, j’ai trouvé beaucoup mieux dans l’esprit collectif. Nous sommes sur une bonne dynamique en arrivant ici.

Vous faîtes partie des rares joueuses à avoir évolué en D1. Qu’est-ce que cela change ?
Il y a des différences dans la vitesse de jeu, dans l’expérience, dans la gestion des émotions. Cela donne plus de confiance. Qu’on a déjà goûté à la D1 veut dire qu’on a un niveau, qu’on est capables de produire des choses, cela nous donne confiance et peut-être une approche de compétition plus sereine que les autres, du fait de cette expérience.  On est aussi plus exigeantes en sachant qu’on a vécu ce niveau. Donc nous sommes exigeantes entre nous et on s’encourage, car certaines peuvent ne pas être très sereines à l’approche de l’Euro car elles n’ont jamais vécu cela. »



La sélection française
Gardiennes : Floriane André (Nantes) ; Tifenn le Cloarec  (Brest) ; Laura Portes (Metz).
Ailières : Aminata Cissokho (Aubervilliers) ; Suzanne WAJOKA (Fleury) ; Julie Le Blévec (Metz) ; Mélina Peillon (Fleury). 
Arrières : Audrey Dembélé (Fleury) ; Laura Lasm (Dijon) ; Lilou Begon (Fleury) ; Ilona Di Rocco (Metz) ; Clarisse Mairot (Besançon) ; Emma Jacques (Metz) ; Éva Jarrige (Brest).
Pivots : Maelys Kouaya (Saint-Maur) ; Adja Ouattara (Paris 92).

Le programme des Bleuettes
Groupe A
Jeudi, 18h30 : France – Slovaquie ; 20h30 : Russie – Slovénie.
Vendredi, 18h30 : France – Slovénie ; 20h30 : Russie – Slovaquie.
Dimanche, 18h30 : France – Russie ; 20h30 : Slovaquie – Slovénie.
Les deux premiers du groupe sont qualifiés au tour principal.
Tous les classements de l’Euro U19 en cliquant ici.

Handzone
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