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Mondial U19 M: La France sans tonus se classe 6ème
Mondial U19 M: La France sans tonus se classe 6ème
18 Août 2019 | International > Mondial

L'analyse est à la fois simple et douloureuse pour les Français. Ils ont totalement raté leur sortie du mondial des moins de 19 ans en se faisant marcher dessus par une équipe de Hongrie plus forte, c'est un fait et certainement plus concernée par un meilleur classement (20-31). Les Tricolores terminent à la 6ème place du tournoi. C'est mieux qu'à l'Euro l'an passé mais l'écart qui existe avec les équipes qui occupent le carré final est encore important.En finale de ce Mondial U19 et c'est une 1ère retentissante, l'Egypte a remporté le titre (32-28), aux dépens de l'Allemagne.

par Yves MICHEL

Comme entraîneur principal des moins de 18 et 19 ans, Eric Quintin boucle son 3ème cycle. Et pour l’ancien Barjot, le bilan est plutôt positif même si cette dernière génération ne lui a pas apporté de médaille. Il reste toujours autant passionné par ses « Minots » et par ce boulot de recherche constante de l’excellence. Avant de passer le relais des 2000-2001 à Yohan Delattre, il a accepté de se confier sur le présent, certainement pas sur le passé et largement sur l’avenir.

Eric, tout d’abord un mot sur cette surprenante victoire de l’Egypte…
Ils ont surtout des joueurs exceptionnels et ce sont les quatre qui étaient au Mondial U21. Je suis toujours pressé de voir ces jeunes talents mais au moins deux d’entre eux (le demi-centre et l’arrière gauche), je leur souhaite de jouer dans les plus gros clubs. En plus, super comportement et un staff qui a géré son groupe admirablement.

Concernant tes joueurs, ce dernier match laisse tout le monde sur sa faim…
J’étais logiquement déçu mais en même temps, comme c’était notre dernier match ensemble, je ne peux pas être triste vis-à-vis de tout le travail accompli. On a vu le témoignage de nos limites, en n’étant pas capables de faire deux matches corrects d’affilée.

6ème, la France est-elle à sa place ?
Par rapport à nos irrégularités, c’est une place plutôt bonne. Pour moi, les minots ont fait le boulot. C’est mieux qu’à l’Euro et je leur en suis relativement reconnaissant. Il faut rappeler que le groupe a été pas mal refait, il y a de nouvelles forces qui sont apparues comme les petits Gaillard ou De la Bretèche, le sentiment agréable c’est d’avoir la conviction qu’une équipe s’est constituée.

La petite stat qui fâche: la France dernière au classement… des duels !
Sur le côté droit par exemple, on ne va pas demander à Mathieu Salou d’aller au duel. Son registre est de jouer simple et loin. A l’opposé, on a quand même été en difficulté. Notamment dans l’engagement. Quand on voit jouer les Portugais, on est admiratif, ils passent entre une affiche et un mur ! Il y a là un motif de réflexion. Zaepfel a des capacités mais il a eu du mal à trouver la confiance, Vérin a fait du bon boulot mais ce n’est pas forcément un joueur d’évitement.


 
La problématique sur le poste d’arrière gauche est loin d’être résolue…
Rien n’est établi. On a eu un flux générationnel exceptionnel avec plein de gauchers, après côté arrières gauches, il faut voir venir. Il y a Romain Lagarde et je ne désespère pas qu’Aymeric Minne ait sa chance, même si ce sont des arrières plutôt demis. Derrière, il y a des Noah Gaudin, des Kyllian Villeminot, Elohim Prandi…

Et dans cette génération des 2000-2001, qui peut-on dégager ?
De but en blanc, je dirais Drévy Paschal mais il faut qu’il gomme ses irrégularités et un certain laissez-aller et bien-sûr Sadou (Ntanzi) parce que c’est celui qui lors des deux compét a porté l’équipe, c’est un peu le métronome. Pour autant, vu la concurrence qu’il va avoir à ce poste-là, qui plus est dans le club où il est (PSG), y’a du taff… Il y en a d’autres à suivre comme Antoine Tissot ou Charles Bolzinger.

C’est un pincement au cœur de se séparer de ces gamins ou l’habitude faisant…
Ah non, c’est toujours bizarre de les quitter car même si on ne se voit pas souvent, les moments qu’on vit sont très intenses. On stresse ensemble, on souffre ensemble, c’est particulier.

Les 2002-2003 arrivent…
Ce n’est pas ce que j’ai le plus spontanément à l’esprit. Il y a un besoin de souffler, la fatigue s’est accumulée.

En 2020, tu fêteras ta 6ème année comme entraîneur principal chez les jeunes, avec toujours la même envie ?
Ce n’est pas évident. Tu enchaînes sans trop de vacances et d’un point de vue familial, physique des fois, ça use… Mais c’est un métier tellement extraordinaire qu’on passe outre.

Vu les derniers résultats, la décision de continuer t’appartient…
Non, elle appartient à Pascal Bourgeais* (à droite d'Eric sur la photo ci-dessus). S’il estime qu’il faut passer la main, je le ferai mais de toute façon je ne le lâcherai pas au dernier moment. Il m’a beaucoup apporté, si je sens que c’est ma dernière, je le lui dirai suffisamment en amont pour qu’il puisse se retourner.

Pour rester sur du positif, cela n’en prend pas le chemin…
(rires)… alors… pas pour l’an prochain, avec Pascal on a déjà bossé sur le programme et comme l’été s’est plutôt bien passé, que j’ai un staff en or… on pourra compter sur moi.

*Pascal Bourgeais est l'adjoint de Quintin sur les U19 mais surtout le coordonnateur du projet de performance fédéral masculin à la FFHB



Sortie loupée

Un Nagy peut en cacher un autre et si en Hongrie, le patronyme est répandu et les deux hommes n'ont aucun lien de parenté, on a tout de suite pensé à l'aîné en voyant à l'oeuvre le cadet. L'arrière droit Laszlo Nagy a arrêté sa carrière à 38 ans à l'amorce de l'été, après 22 saisons passées sur les parquets. Benedek lui, est gardien de buts. Il n'a pas encore atteint la majorité civile (il aura 18 ans à la mi-novembre prochain) et affiche déjà les prémices de son talent. Ce dimanche, avec un total de 11 parades officiellement recensées (sans compter ses positionnements dissuasifs), il a totalement dégoûté les tireurs français et sera logiquement désigné meilleur joueur du match.

Inexplicablement, les Bleuets ne sont jamais entrés dans le match. En début de rencontre, ils ont pu s'illustrer sur ce qui est leur point fort, les décalages sur l'aile mais c'est à peu près tout. Le staff avait choisi de lancer d'entrée Loïck Spady dans les cages. Qualifié la veille face à l'Islande en lieu et place de Charles Bolzinger, le Parisien n'a pas attendu plus de 8 minutes avant d'être remplacé. Et pour cause, aucun arrêt n'avait été recensé pendant ce laps de temps. A sa décharge, la défense ne l'a pas franchement aidé. Notamment dans le central et sur les fermetures d'aile. Bref, la cata. Valentin Gouy qui a repris le chantier, n'a pas été pour autant à son avantage. Juste avant l'apparition du futur Raphaélois, Ntanzi venait d'égaliser (5-5). Ce que personne ne savait, c'est que les Français allaient prendre une raclée, encaissant 8 buts d'affilée et restant muets pendant plus de... treize minutes ! Ce résumé en une phrase explique à lui seul la faillite tricolore. Entre temps, la défense hongroise et son ultime cerbère avaient géré une situation qui ne leur avait pas demandé une débauche d'énergie. Les Français ont perdu pratiquement tous leurs duels et même sur des buts faciles, ils ont manqué de lucidité pour soigner la finition. Sans compter, les nombreuses sanctions et exclusions temporaires qui ont déferlé sur leur tête. Symbôles d'une impuissance chronique à trouver des solutions face à l'ensemble magyar qui rentrait au vestiaire avec une belle avance (9-18).

La 2ème période n'apportera aucun changement notable. Loïck Spady était revenu dans les cages et les Hongrois ne montraient aucune disposition à lâcher du lest pour que l'humiliation française soit moins dure à avaler. Parfois même, ils n'avaient pas à accélérer pour forcer la cadence. Pas la peine d'aller plus loin. Les Français n'y étaient pas au coup d'envoi, pendant les trente premières minutes, encore moins à la reprise. Dans le second acte, ils ont encaissé, un peu moins de buts mais n'ont jamais réduit l'écart qui a même atteint au plus fort, douze longueurs. Avec une attaque à 41% de réussite et des stats (voir plus bas) qui pour certains ont valeur de punition, il ne faut s'étonner de rien. Les Hongrois s'imposent sans surprise (20-31) et prennent la 5ème place du tournoi. La France est juste en dessous. Pour un bilan, ce classement reste très honorable (un rang de mieux par rapport à l'Euro l'an dernier) mais ce qui est gênant, c'est cette totale démission dominicale. Les 2000-2001 sont pour une grande majorité pêtris de qualitiés, ce qui leur manque encore, c'est de l'expérience, c'est évident, et franchir le cap de l'âge adulte. L'un étant très certainement lié à l'autre.



A Skopje (Nord Macédoine), Boris Trajkovski Arena
Match de classement 5-6 - dimanche 18 août 2019
FRANCE - HONGRIE   20 - 31  (mi-temps: 9-18)

Arbitres: Mariana Garcia & Maria Ines Paolantoni (Argentine)

FRANCE: Gouy (3a/18 - 23') Spady (0a/16 - 37') - Laden (2/4) Tissot (3/6) Gaillard (1/3) Ntanzi (1/4) Damatrin (2/2) Paschal (3/5) Lenne (2/2) Zaepfel (1/3) Thellier (0/3) Verin (3/6) Yamdjeu, Mandiangu, Salou (2/10)

HONGRIE: Gyori (n.u), Nagy (11/26) Merkovszki (6/11) - Holdosi (0/1) Bognar (5/7) Tovizi (n.u) Kecskes (6/7 dt 4/4 à 7m) Dely (1/1) Kohegyi (2/4) Hornyak (2/3) Melnyicsuk (1/1) Szuharev (2/3) Bajusz (5/6 dt 1/1 à 7m) Prainer (3/6) Gal (3/4) Vajda (1/1)

Evolution du score: 1-0 (1) 2-4 (5) 5-8 (10) 5-10 (15) 6-13 (20) 8-16 (25) 9-18 (MT) 11-20 (35) 13-22 (40) 15-24 (45) 17-29 (55) 20-31 (FIN)



L'Egypte sur le toit du monde

C'est une 1ère dans cette catégorie d'âge, l'Egypte a remporté pour la 1ère fois de son histoire, le titre de champion du Monde des moins de 19 ans. Ce dimanche, elle a battu sans trop de difficultés l'Allemagne (32-28 / MT 19-13). Trois semaines après avoir raflé le bronze en Espagne chez les U21, elle réalise ce qu'aucune autre équipe hors Europe n'avait réussi depuis la création du Mondial jeunes en 2005. Pour l'anecdote, l'Egypte n'a perdu qu'une seule rencontre pendant la quinzaine à Skopje. En phase de groupe, face à... la France (24-28).

La petite finale (3-4) a été remportée par le Danemark qui a lentement avalé le Portugal (27-35). Les Nordiques ont pris l'ascendant en fin de 1ère période (11-15 MT) et ont creusé l'écart à la reprise pour s'imposer sans trouver grande résistance.

Un peu plus tôt dans la journée, dans le match de classement pour la 7ème et 8ème places, l'Espagne a battu l'Islande (30-26 / mi-temps 12-8).

Classement final du 8ème Mondial masculin U19 en Macédoine

1

EGYPTE

7

 ESPAGNE

13

MACEDOINE

19

SERBIE

2

ALLEMAGNE

8

ISLANDE

14

ARGENTINE

20

ARABIE S.

3

 DANEMARK

9

JAPON

15

SLOVENIE

21

BRESIL

4

PORTUGAL

10

CROATIE

16

TUNISIE

22

CHILI

5

HONGRIE

11

SUEDE

17

BAHRAIN

23

NIGERIA

6

FRANCE

12

NORVEGE

18

TAIWAN

24

CANADA


© Yves Michel
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